Bah voilà, après Thespok, v´là Farakir qui me copie. M´enfin...
Euphoria
Niveau -1 de la Colmeia; virologie...
-"Les analyses du virus ont-elles effectuées au -8?" demanda le professeur Cohen à un de ses collègues, qui s´avançait vers lui en passant le SAS de décontamination, vêtu d´une tenue de protection.
-"Oui. C´est tout à fait prêt... Bon, allons voir le sujet n°13." répondit le laborantin. Cohen mit sa capuche et son masque de protection, et s´engagea avec son compagnon dans une autre antichambre de décontamination, qui débouchait sur une salle entièrement blanche, éclairée par deux néons. Un lit d´hôpital, une table et une desserte, le tout en acier, constituaient le seul mobilier. Sur un mur, un grand miroir, ou plutôt, une longue vitre fumée. Les deux scientifiques, tout à fait anonymes sous leurs vêtements de protection, s´approchèrent du lit, où une forme remuait sous les draps blancs. Cohen souleva le linge, et dévoila un homme pris de convulsion, le teint jaune, et crachant sang et glaires.
-"Depuis combien de temps est-il contaminé?" demanda t-il à son collègue, qui sortit un petit PDA de sa poche.
-"Innoculation du virus le Jeudi 13 Mai, à 23H12 et trente secondes.Cela fait trois jours, professeur..." expliqua le laborantin, visiblement inférieur hiérarchiquement à Cohen.
-"Merci Wilkins. Il se tourna vers le malade qui gesticulait et soufflait de plus belle. Bonjour n°13. Vous avez passé une bonne nuit?".
N°13 regarda Cohen dans les yeux. Un regard suppliant.
-"Qu´avez... Qu´avez... Moi... A moi, fait, vous? Maladie, hein?... Da..." bredouilla t-il avec un fort accent russe.
Wilkins nota quelque chose sur son petit PDA.
-"Nous allons essayer un traitement sur vous n°13. Tendez votre bras..." dit Cohen sur un ton mielleux.
-"Nooon... Pitié, non... Faites à moi comme vous avoir fait à Boris... Moi, jetez-moi dans le trou... Mais plus de piqûres... Par pitié!" cria le cobaye en se mettant sur son séant, tandis qu´une larme de sang coulait le long de sa joue, creusée et parsemée de petites tâches blanches.
-"Vous allez être bien sage... N°14 ne fut pas un bon patient, et il a beaucoup souffert de ses erreurs avant d´être jeter à la poubelle... Tendez votre bras, 13..." lança le scientifique en haussant la voix. Le cobaye, visiblement épuisé, hocha la tête en signe d´approbation. Pouvait-il tomber plus bas? Wilkins sortit une fine séringue remplie d´un liquide verdâtre. L´aiguille transperça la peau fragile du pauvre n°13, et éjecta la solution dans ses veines.
-"Maintenant, dormez. si ça se trouve, vous allez vous en sortir, sinon... Nous devrons continuer nos recherches sur un autre chiffre." commenta le virologue en regardant le russe se rallonger sur son lit, qui venait d´être tâché par une fuite quelquonque. Une flaque visqueuse, d´une couleur brunâtre tirant sur le rouge, s´étalait sur les draps.
-"Il n´a plus beaucoup de temps... Je suis etonné qu´il n´ait pas perdu la raison..." pensa tout haut Wilkins.