République d’Inde, Ahmadabad, Aéroport International Sardar Vallabhbhai Patel
L’Antonov du colonel Ahmed se posta face à la piste 05/23 de l’aéroport.
« - Bon. Messieurs, c’est l’heure de vérité. Toi, fit le colonel en s’adressant au copilote, je compte sur toi pour m’épauler en cas de pépin, compris ? Bon… »
Ahmed fixa la piste avec appréhension. Puis, après quelques secondes de réflexion, il appliqua les freins de parc et s’assura que les commandes de vol étaient libres et correctes. Il vérifia et régla les instruments de vol et il vérifia également la jauge de carburant. Les aiguilles dépassaient les 30 gallons. Tout était parfait. Les indiens avaient correctement fait le plein. Le colonel poussa la commande de richesse a fond, puis il vérifia a nouveau les deux robinets de sélecteurs de carburant. Ils étaient bien enclenchés.
« - Je règle le compensateur de profondeur. » fit Ahmed, ajoutant le geste à la parole. Il régla aussi le compensateur de direction. Il poussa la manette des gaz à 1800 tours/minute. L’avion gronda plus fort, mais n’avança point, grâce aux freins de parking. Ahmed vérifia les magnétos. Entre chaque contact, l’avion enregistrait une baisse de <150 tours/min. Avec ces vérifications, le tachymètre et le débitmètre carburant s’affolaient.
« - Je vérifie le bon état de l’hélice. » expliqua Ahmed au copilote, en tirant la commande d’hélice et en la poussant plusieurs fois. L’hélice exécutait ainsi le cycle plein petit pas/bas petit pas/plein petit pas. Ahmed vérifia le dépressiomètre, les instruments moteurs, l’ampèremètre et le panneau annonciateur. Ahmed priait pour que tout se passe correctement. Il baissa les gaz jusqu'à 800-1.000 tours/min, et il activa les feux à éclats.
« - On est jamais trop prudent. » assura t-il aux hommes d’équipage.