République d’Irak, près de Basra, aérodrome militaire de Basra
Les deux An-24 « Coke » étaient dans les hangars. Les appareils étaient anciens, ils dataient des années 80. Autant dire qu’aujourd’hui, dans les années 2020, il était plutôt antédiluvien. Par endroits, la peinture s’effaçait, révélant le gris métallisé de la coque et des taches de rouille apparaissaient. En outre, les instruments de bord étaient archaïques et certains ne fonctionnaient plus. Mais, pour une mission comme celle-ci, ces vieux appareils soviétiques suffiraient.
Une foule d’ouvriers en bleu de travail s’affairaient à charger des caissons réfrigérés a bord des appareils, sous l’œil d’Abdelkader Khorasan, le PDG d’Ifri. Il surveillait les va-et-vient et s’assurait que tout allait pour le mieux. Soudain, un des ouvriers fit tomber un caisson dans un terrible fracas. Le caisson s’ouvrit, répandant sur le sol bétonné du hangar, un grand nombre de cartouches de calibre 5,56.
« - Faites attention avec ces trucs ! C’est fragile ! » hurla le PDG a son employé. Celui-ci se confondit en excuses, et se mit a remettre les cartouches dans le caisson.
Le téléphone cellulaire de Khorasan se mit à vibrer. Le PDG le retira de sa poche plaquée et répondit :
« - Oui, j’écoute ?... Aaaaah, monsieur Hussein, quel plaisir de vous entendre ! Vous portez vous bien ?...Ah, ravi de l’entendre… Oui, c’est bon, les caisses sont en train d’être chargés dans les avions… Oui, monsieur comptez sur moi…. Je n’y manquerais pas… Au revoir monsieur le président. »
Abdelkader raccrocha et jubila intérieurement. La mission a venir, avait tout pour être intéressante…