République d’Irak, Près de Bagdad, Batterie de S-300
Un S-300 se trouvait sur un terrain vague désert, dans la banlieue de Bagdad. A l’intérieur de la cabine du lanceur, quelques soldats se serraient dans le petit compartiment. Tous était installés à leurs postes, devant les écrans de contrôle et les écrans radars. La cabine empestait le thé et la cigarette. Un portrait du Raïs ornait l’un des murs de la cabine, et pêle-mêle sur les consoles de commandes, s’alignaient des photos de famille, des bibelots en argent, et même un narguilé. Les soldats étaient détendus. Ils discutaient entre eux, tout en jouant aux cartes, assis sur leurs sièges pivotants. L’un des soldats jeta un rapide coup d’oeuil sur l’écran de contrôle… Et il eut un haut-le-cœur quand il aperçu plusieurs signatures radars s’approcher de Bagdad.
« - On a un problème ! Appareils en approche ! Ce ne sont pas des irakiens ! » fit l’homme en faisant pivoter son siège face aux écrans de contrôle.
Aussitôt, les militaires s’installèrent à leurs postes.
« - Je met en place les rampes de lancement ! » fit un soldat en pressant un bouton. Il y’eut alors un léger chuintement au dehors, signe que la rampe du S-300 s’élevait.
« - Je me charge des coordonnées de tir ! » s’exclama un capitaine, en se munissant d’un carnet et d’un stylo, et en fixant avec attention son écran de contrôle.
« - Prévenez moi lorsque vous les obtiendrez. Je me charge du tir. » fit l’officier de tir.
Il se passa quelques secondes, lorsque le soldat donna le signal du lancement. L’officier souleva la pellicule de verre qui recouvrait le bouton de tir, puis il appuya sur celui-ci.
Quatre missiles de S-300 filèrent vers les AMX palestiniens.
Plus loin, une dizaine d’autres batteries faisaient de même.