Incomprehensible, le moderateur à effacé ce sujet et ne m´explique pas en quoi il etait hors chart, je le reposte meme si bien sur l´energie deployée en arguments ne sera plus la etant donné que les gens ne vont pas repeter mot pour mot leurs arguments 50 fois.
* Le bon sens, c´est qu´à partir du moment où la collectivité embauche un fonctionnaire, il faut bien le payer, et non seulement le payer, mais lui donner les moyens de travailler, un bureau, un siège, de préférence un téléphone, et payer ses vacances, sa retraite, etc. ;
* Le salaire brut moyen d´un fonctionnaire se situe autour de 200.000 francs et la règle, dans les industries de services est que pour avoir le coût total d´un employé, il faut multiplier par deux le salaire brut. Ce qui signifie que tout fonctionnaire coûte en moyenne environ 400.000 francs. Argent qu´il faut bien prélever quelque part par l´impôt, que ce soit par la TVA, l´impôt sur le revenu, la taxe professionnelle ou les prélèvements sociaux ;
* A la demande du Parlement, des spécialistes de l´OFCE, se sont penchés il y a quelques années sur les effets d´un accroissement de l´impôt sur l´emploi et sur l´économie française à travers des modèles très élaborés. Ils ont pu montrer que tout prélèvement supplémentaire de 10 milliards se traduirait au bout de 5 ans par des disparitions d´emplois s´étageant entre 20.500 (TVA) ou 34.500 (taxe professionnelle) suivant le type de prélèvement choisi. C´est que tout prélèvement est loin d´être neutre pour l´emploi ;
* Des prélèvements supplémentaires, s´ils sont prélevés directement sur l´entreprise, font basculer dans le rouge et font déposer leur bilan aux entreprises fragiles qui parvenaient à peine à l´équilibre. S´ils sont effectués par le biais de la TVA, l´effet est moins direct, mais il aboutit à renchérir le coût des produits et à réduire les consommations, donc le chiffre d´affaire des entreprises ; c´est comme si l´on forçait les Français à consommer plus de fonction publique et moins de voitures, d´électroménager ou de prestations artisanales, ce qui conduit à la fermeture de certaines de ces entreprises.
Donc, si l´on imagine le recrutement de 20.000 fonctionnaires, c´est environ 8 milliards de prélèvements supplémentaires qu´il faut envisager, soit 16.000 à 27.000 chômeurs supplémentaires. Avec la précision de ce type de calcul, c´est à peu près du "un sur un" : un fonctionnaire nouveau, un chômeur de plus.
http://www.ifrap.org/archives/livres/ATFSC.htm
institut Français pour la Recherche sur les Administrations Publiques