Un autre référendum sur l´UE serait "une folie", selon Sarkozy
PARIS (Reuters) - Le traité constitutionnel sur l´Europe, rejeté par la France et les Pays-Bas en 2005, est mort et proposer un nouveau référendum aux Français serait une folie et sonnerait l´arrêt de mort de l´Europe, estime Nicolas Sarkozy.
Interrogé dans une interview accordée au Monde publié mercredi sur la proposition de Ségolène Royal et de François Bayrou de soumettre un nouveau texte à référendum, le candidat de l´UMP à l´élection présidentielle répond :
"C´est une folie. La Constitution préparée de façon excellente par Valéry Giscard d´Estaing est morte, parce que les Français ont dit non, et les Néerlandais aussi. Le rapport de forces en Europe ne permet pas d´avoir une nouvelle constitution".
"Faire voter un nouveau référendum, c´est se mettre en situation de faire battre l´Europe et donc de la démanteler (...). Aux électeurs du centre qui croient en l´Europe, je veux dire qu´un nouveau référendum tuerait l´Europe", dit Nicolas Sarkozy.
"C´est pourquoi je propose de la doter de quelques règles institutionnelles qui lui permettront de mieux fonctionner : un président, une règle de l´unanimité modifiée", ajoute-t-il.
S´il est élu le 6 mai, le président de l´UMP souhaite "aller vite" pour relancer le processus européen et s´engage, dès la première semaine de sa prise de fonctions, à se rendre à Bruxelles et à Berlin.
"Il faut régler les choses entre la présidence allemande de ce semestre et la présidence française" du second semestre de 2008, estime-t-il.
A Bruxelles, il proposera de suspendre tout élargissement avant l´adoption de nouvelles institutions. A Berlin, il prévoit d´engager avec la chancelière Angela Merkel une discussion sur "la refondation de l´axe franco-allemand et son contenu".
Nicolas Sarkozy, qui, à l´instar de sa rivale socialiste, a accusé la Banque centrale européenne de pratiquer une politique de taux d´intérêt trop élevés qui pénalisent les exportations, réfute l´idée qu´il ait pu modérer ses attaques dernièrement contre la BCE.
"Je n´ai pas fait machine arrière ! Je continuerai de poser le problème de la politique de la BCE", dit-il, avant d´ajouter : "La France sera de retour sur la scène européenne".
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euh, c´est quoi ce foutage de gueule? on a voté non, alors on représente pus, trés démocratique pour le coup...