Darkman01 Posté le 01 octobre 2008 à 20:52:56
Je n'ai jamais dit le contraire. Valcmwa parlait d'une entité centrale au sens d'un etat ultra-puissant comme en URSS qui planifiait absolument tout. C'est pour ça que je disais que ce n'était pas le cas dans les fiefs féodaux.
Une entité centrale peut l'être pour quelques villages ou même quelques hameaux. C'est le principe de la seigneurie (qui est la base féodale et non le fief... Une seigneurie peut être un fief ou un alleu, un fief est un fief. Il y a une différence entre la conception juridico-politique et la conception fiscale et "diplomatique")
réciproquement."
C'est faux bien sûr... La bourgeoisie ne peut se développer à plein dans une société féodale. Il faut qu'elle soit beaucoup plus libérale, que les échanges soit libérés, que le commerce ait le moins d'entraves possible. La société d'Ancien Régime imposait un carcan trop étroit pour cela. La bourgeoisie a pris le pouvoir politique en 1789 en france, en 1648 en Angleterre,..., dans le but d'imposer une société plus libérale.
Tu fais une confusion regrettable. L'Ancien Régime commence avec la fin de la guerre de Cent Ans ou avec François Ier selon les auteurs et finit avec la Révolution Française. L'époque féodale commence avec la fin de l'Empire Romain, connaît des hauts et des bas avant de reprendre de la vigueur au moment du déclin de l'empire carolingien et de ses déchirements jusqu'au XIV ou XVe siècle. Déjà, cette confusion est nuisible, très largement. On sait que les historiens du courant marxiste ont voulu faire durer le féodalisme jusque très tard, mais c'est une erreur d'analyse qui recouvrait différentes phases de l'exercice du pouvoir et des relations sociales. Les Républiques marchandes d'Italie du Nord sont aux mains de la bourgeoisie par exemple. Pas mal de villes ont des excellentes relations, certes parfois interrompues, entre les "bourgeois" et la noblesse, notamment à Toulouse, Béziers, tu retrouves aussi une forme libre et entière du pouvoir bourgeois dans les villes franches. De même l'expression "redorer le blason" qui apparait, si je ne m'abuse, dans cette période et qui a une étymologie toute particulière.
Le modèle bourgeois, capitaliste, est en opposition avec les sociétés féodales, où l'artisanat et les économies fermées prédominent.
Tu fais une erreur que je qualifierais d'idéologique. Le bourgeois, ce n'est rien d'autre que l'habitant d'une ville à la base, sans distinction de fortune ou de métiers. De même, tu as du mal à contextualiser ton propos. Le bourgeois du XIIe siècle n'est pas du tout celui du XIXe tout comme les modèles économiques sont à des années-lumières. Autant vouloir comparer la puissance de l'armée du duc de Vienne en 878 et celle de la Prusse en 1870...
Oui, l'économie du moyen-âge est basée sur l'artisanat. Il est vrai qu'il n'y a pas de grande production indutrielle comme à partir du XVII ème siècle, et que les productions sont trop fragmentées pour qu'il y ait des conseils décisionnels, mais cela n'en fait pas pour autant un point commun avec le communisme.
Je n'en étais pas à faire des analogies avec le communisme moi... Je corrigeais tes erreurs, avec certes, une petite pique au passage.
Je n'ai jamais dit le contraire.
Excuse moi alors^^ Mais comme tu parlais de la monarchie...
Oui, bien sûr, mais ils sont surtout accordés aux nobles, aux religieux et la classe capitaliste naissante (marchands, propriétaires terriens, industriels). Les ouvriers de base n'en ont que très peu, que tu le veuilles ou non.
La classe capitaliste naissante... Tu serais étudiant en Histoire, on te brûlerait vif pour une telle hérésie
Plaisanterie mise à part, tu te trompes. Les guildes et corporations procuraient des privilèges à leurs membres (des jours chômés spécifiques, des droits particuliers lors des processions, des règlements de conflits économiques particuliers etc...). C'est hyper complexe les privilèges et en fait l'abolition des privilèges de 1789 a surtout permis à l'Etat de ne plus avoir d'intermédiaire.