Passée en douce le 7 juillet, soit peu après le meurtre de Joe Van Holsbeeck, la circulaire « PLP 41 » du ministre de l’Intérieur Patrick Dewael (VLD, parti libéral flamand) entend faire de l’école « un point de contact » pour la police.
http://www.staatsbladclip.be/lois/2006/07/24/loi-2006000523.html
Je cite:
"L´environnement scolaire offre des opportunités pour mettre en place des réseaux. Il offre, aux jeunes des possibilités de développer un réseau social sûr visant le bien-être collectif. Mais il peut permettre à des personnes ou des organisations qui ont un style de vie et/ou une vision « déviante » de s´y développer également et d´influencer ces jeunes d´une manière négative. Dans les deux cas, on vise les mêmes jeunes « clients »."
"Je demande donc à la police locale de prendre des mesures d´accompagnement, fondées sur les principes et/ou les piliers du Community Policing afin de contribuer - avec les autres partenaires - à un environnement scolaire sûr."
Comment juge-t´il les visions "déviantes"?
Par le simple fait qu´un responsable trouverait tel ou tel chose "déviante", selon Dewael, il peut l´interdire.
En lisant la circulaire on s´apperçoit qu´il fait le rapprochement entre entre brosseurs et délinquants, donc entre enseignement et contrôle social, il criminalise indirrectement tous ceux qui ne s’épanouissent pas dans le système scolaire belge et jette la suspicion sur tous ceux à qui l’école n’a pas su donner l’envie d’aprendre.
Il y a peu de temps le Premier ministre Guy Verhofstadt avait évoqué des « points de contact » où l’on pourrait signaler les étudiants brosseurs ou détenteurs d’armes. Bonjour la delation.
Ceci n´est pas une loi (heureusement), mais "simplement" une circulaire.
Mais au vu du peu de bruit qu´elle a fait, On peut avoir peur que ça ne devienne réalité.
Ceci est innacceptable et nous nous devons de réagir.