Voilà ce que, personnellement, j´en pense.
L´Homme, comme tout autre animal, est composé de cellules animales hétérotrophes et est soumis à une série d´instincts, il n´est donc pas éloigné, à l´état primitif, de l´animal. Il ne tire sa spécificté d´une hypertrophie du système nerveux, tout bon généticien vous le dira. Cette hypertrophie seule ne l´arrache pas à ses instincts, elle lui donne le pouvoir de le faire. Et c´est ce que son évolution lui a permis : il s´est progressivement socialisé, la raison lui a montré que le progrès se fait avec les autres, et non pas contre eux ; plus il s´est socialisé, plus il a mis de barrières entre sa condition et sa nature. Voilà la définition de l´Homme : celui qui a maîtrisé sa nature. Cela exclut les enfants en bas âges, on ne nait pas Homme, on le devient. Tirez-en les conclusions, je n´ai pas que suivre un fil logique. Donc, pour distinguer droits naturels de l´être humain, et droits de la nature, il faut donc prouver que l´être humain ne fait pas partie de la nature, ce qui me semble faux.
La nature de l´Homme le soumet donc aux lois de la nature, quels sont les droits qu´il acquiert en naissant ? Tous, s´il est fort, aucun, s´il est faible. Le droit naturel n´est que celui que celui du plus fort sur le plus faible.
Pourquoi, alors, vouloir se réclamer de la nature ? L´Homme doit être tout, sauf conforme à sa nature. L´être humain ne devient Homme qu´en mettant des barrières entre lui et sa nature. Le concept de ´droit´ devient donc affreusement subjectif. Si l´Homme n´a aucun droit individuel, seule une communauté peut lui en donner (concept d´interdépendance) mais en exigeant des devoirs en retour. Quels droits pour quels devoirs ? Comment répondre à cette question tant elle est subjective ?