Tout le monde s´accorde à dire que les élections d´avril 2007 changeront le cours des choses en France, qu´un nouveau gourvernement fera du bien, et blablabla (non, l´introduction n´est pas un plagiat d´un texte philosophique).
Mais !
Le conflit gauche/droite et l´inévitable vainqueur d´un des camps ne serait-t´il en fait qu´une illusion au fait que quelque soit le camp (car il s´agit bien d´un camp, plus qu´un programme électoral !) gagnant, les choix, réformes, et décisions politiques pour les cinq années à venir ne seront formés que grâce au désir ET à l´accord du peuple français, après contestations, négociations et grèves ? Plus simplement : n´allons-nous élire que des personnes qui devront se contenter de répondre aux seules attentes des Françaises et Français, sans pouvoir innover, proposer, autrement que ce que la majorité désire ou rejette ?
Car la tendance sur ces deux dernières années est ainsi. La majorité ne veut pas ce qui est proposée par le gouvernement, parce que ce n´est pas de l´idée du peuple. Le CPE ? La belle preuve que le gouvernement ne peut jouir de son droit d´autorité ! Les réformes des retraites spéciales ? Sacrilège, ne touchez pas au grizzly !
Les affaires extérieures s´en sortent, car le rôle du gouvernement est préservée. Mais au final, ces affaires ne changent pas d´un camp à l´autre. Le ministère ne peut pas évoluer à sa guise, elle doit agir suivant les situations internationales, comme le décident les autorités supérieures. Conseil de sécurité de l´ONU, mouvements communs d´aide (FINUL...), Union Européenne... Le seul choix est de ne pas agir, ce qui amène sanctions et pointage du doigt.
Aurons-nous droit à une politique économique aussi commune à chaque camp ? Toujours chercher la solution au chômage, devoir comprendre le sens premier du mot "économie", répondre aux crises Franco-Internationales (pétrole, automobile, éternelles menaces asiatiques...), ou à une longue descente aux enfers du modèle social ?
L´interrogation reste là : la démocratie est-elle si bien en marche que la République et ses institutions, son autorité en premier lieu, deviennent menacés et incompatibles ?