Ouais, j´ai tout de suite pensé au point Godwin en lisant ton message.
Sérieusement, si tu es capable de me donner un exemple d´illégitimité sans doute serais-tu capable de définir la légitimité car il me semble qu´il faut comprendre un principe pour pouvoir l´utiliser au travers d´un exemple.
Par contre, l´aspect légal et donc légitime qui, d´un point de vue matérialiste, se confondent est LARGEMENT discutable puisque ces actes ont étés perpétrés par un gouvernement de fait qui s´est imposé par la force. Ses mesures n´étaient donc pas des lois car, comme le faisait remarquer Rousseau, la loi du plus fort cesse d´être loi quand celui qui l´impose cesse d´être le plus fort, donc la notion de loi n´apporte rien à celle de prérogative. Par exemple, un esclave ne serait esclave que tant qu´on pourrait l´y contraindre. Au contraire, une vraie loi n´est loi que tandis que ceux qui y sont soumis l´acceptent, attendu que, dans une démocratie, les citoyens acceptent de reconnaître la volonté de la majorité comme étant la leur.
Si ces actes avaient été perpétrés par une démocratie ou tout autre forme de gouvernement légal, aussi choquants soient-ils il nous aurait fallu les reconnaître comme étant justes, légaux et légitimes.