Je ne fait pas de politique, je ne suis pas non plus économiste, simplement je m´intéresse à ces sujets. Je cherche la vérité, pas à imposer quoi que se soit. Mais il est vrai que je suis engagé.
Engagé à convaincre sur ce que je crois être les véritables problèmes de la France, et éventuellement ce que j´imagine être des solutions. Pour cela je dois me baser sur une analyse rigoureuse, et peu importe si elle va l´encontre de ce que pense la majorité.
°Mon point de vue :
Le problème numéro un de la France est le chômage. Au delà du taux que l´on donne, il y a de nombreuses conséquences économiques et sociales.
Les chômeurs ne sont pas toujours les mêmes (heureusement), du coup avec un chômage de masse beaucoup de Français vont passer par des périodes sans emplois où logiquement leur niveau de vie va baisser. Rappel : Le pouvoir d´achat est calculé pour les salariés, pas pour ceux qui vivent d´allocations (indemnités chômages, RMI...).
Le chômage de masse a des effets indirects : multiplication des contrats courts (CDD, intérim) et surtout développement du temps partiel---> à quoi bon augmenter le SMIC si on ne propose des emplois que de quelques heures par semaines ?!
Aussi le rapport de force tourne vers l´employeur face aux salariés lorsqu´il y a plus de demande d´emplois que d´offres , d´où la pression sur les salaires.
Finalement revenir au plein emploi (3 ou 4% de chômeurs) doit être l´objectif prioritaire pour améliorer la vie des Français. La campagne électorale risque de porter largement sur le pouvoir d´achat, tant mieux, mais concrètement qu´elles seront les actions prises après
2007? L´augmentation du smic jusqu´à 1500€ brut en 2012 ne me choque pas : c´est une augmentation inférieur aux 5% par an depuis 2003. Mais mesure-t-on les conséquences d´un smic si élevé?
1) Un smic trop élevé rend plus chère le coût de l´embauche. Lorsque la production qu´apporte un salarié devient inférieur à ce qu´il coûte à l´entreprise , elle n´embauche pas. Donc un smic élevé rend inemployable
de nombreux jeunes et moins jeunes non qualifié.
2) Lorsque les salaires augmentent au mieux de 3% par an, les 5% pour le smic entraine un tassement dans l´échelle des salaires vers le bas. Résultat un jeune qui rentre sur le marche du travail avec un bac+2 n´obtiendra probablement pas plus que le smic : pas de différence avec un jeune qui quitte l´école à 16 ans sans diplôme. C´est injuste socialement, et l´injustice sociale coûte à l´efficacité de l´économie.
De nombreux pays n´ont pas de smic et des salaires supérieurs aux nôtres.
A long terme les salaires dépendent de la productivité des salariés car si les salaires progressent plus vite que les profits les entreprises coulent, et si ils progressent moins vite alors les entreprises ne trouvent plus de débouchés pour leurs produits ,donc elles coulent aussi.
Il faut que le niveau de vie des ménages suive le progrès technique où la machine capitaliste dérape, cela ne dépend pas de la bonne volonté des gouvernements ou des entreprises.
A cour termes cependant ce sont les rapports de forces entre employeurs et salariés qui dominent l´évolution des salaires ( taux de chômages, smic, rôle des syndicats...).
Aujourd´hui je pense que la baisse du taux de chômage est la meilleure façon d´influencer le partage de la richesse dans les sens des salariés.
Les hausses successives du smic risquent de relancer l´inflation, les délocalisations, plus que le pouvoir d´achat.
Des hommes politiques responsables doivent avoir le courage d´aller à l´encontre de ce qui plait et fait élire lorsque cela ne profite pas à la nation ( plus facile à dire qu´à faire).
Précision, on parle de plus en plus du phénomène des travailleurs pauvres : des millions de salariés qui ne gagnent pas assez pour être au-dessus du seuil de pauvreté. Cela semble paradoxal par rapport à la hausse officiel du pouvoir d´achat. Cela ne l´est pas : les travailleurs pauvres sont
---> des salariés à temps partiel forcés (souvent des femmes)
---> des salariés à contrat précaires ( CDD,intérim)
Donc toujours les conséquences du chômage.
Hausse du niveau de vie pour les salariés ne signifie pas obligatoirement amélioration de la qualité de vie pour tous. Les problèmes français: chômages, insécurité, intégration des minorités, dette publique et déficit de la sécurité social, problème d´accès au logement...
Il faut remarquer que les difficultés d´accès au logement des français proviennent moins du niveau des prix que de l´offre qui ne suit pas la demande. J´ai été surpris d´apprendre que plus de la moitié des français touche une allocation logement! De quoi comprendre avec l´augmentation du nombre de propriétaire, la raison du relatif faible poids du logement dans le budget du ménage type de l´insee. A ce propos le projet socialiste pour 2007 prévoit un "bouclier logement" : plafonnement à 25% maximum du revenu pour la part du logement. Je considère comme plus intelligente cette mesure que les hausses sans fin du smic.
Concernant les politiciens, ils savent bien que combattre le chômage passe par des créations d´emplois, donc par une plus forte croissance économique (les entreprises embauchent en cas de hausse de l´activité). Cette croissance dépend en majeur partie des politiques économiques et est donc de la responsabilité des gouvernements. Mais lorsque les politiques sont mauvaises ils essaient de s´exonérer de cette responsabilité. Donc ils minimisent le rôle de l´Etat dans la croissance ("c´est la faute à l´Europe", "à la mondialisation", " au pétrole",...)
Aussi ils peuvent pas cynisme renforcer la tendance des gens à chercher des coupables faciles : tous est fait pour assimiler un chômeur à un fainéant, un rmiste à un profiteur oisif. Dénoncer le blocage de la société par les jeunes ou encore les fonctionnaires aident également à les dédouaner de leur inaction.
Au final pendant la campagne électorale ils surestiment leur capacité d´agir, puis la minimisent une fois au commande.
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Je ne compte pas faire de politique, mais si j´avais à me présenter aux élections voila ce que pourrait-être mon programme.
- Un seul contrat de travail flexible : licenciement aisé et sans indemnités mais avec préavis et paiements des congés payés.
- Sécurisation des parcours professionnelles avec accompagnement individualisé des chômeurs : droits élargies à la formation en continue et indemnités généreuses contre obligation d´accepter les offres d´emplois disponibles après un certain délais. Fusion des Assedic et de ANPE.
- Suppression du RMI et des ASS (allocation spécifiques de solidarités pour les chômeurs en fin de droit) contre absence de durée maximum d´indemnisation chômage.
- Suppression du statut de fonctionnaire. Agent publique = salarié du public ( fin de l´emploi a vie et évaluation régulière des performances avec promotions pour les méritants). Sous traitance des fonctions administratives à des agences privés sous contrat.
- Réduction d´au moins 20% des agents du service publiques et réorganisation global des effectif en fonction des besoins.
- publication (sur internet) du détail des dépenses par ministères ou par fonctions : introduction d´un contrôle citoyen de l´argent publique au niveau national et local.
- Effort financier important pour la recherche publique et pour les universités. Redistribution des moyens de l´enseignement secondaire vers le supérieur et des filières "d´excellences" (prépa) vers l´université.
- Sélection imposée à l´entrée à l´université avec direction des étudiants en fonction des besoins de l´économie ( en finir avec la surpopulation des filières Staps, philo, sociaux...)
- professionnaliser les diplômes universitaires en organisant stages obligatoires et présence plus forte de l´entreprise en milieu étudiant.
- Refonte du programme en primaire et collège : priorité au savoir essentiel (Orthographe, mathématique et histoire-géo)
- Accès facilité des français de tout âge à une requalification complète ("écoles pour adultes")
- Modernisé les formations courtes (CAP,BEP) pour profiter des "niches" d´emplois dans le bâtiments, hôtellerie-restauration et les services à la personne.
- Atteindre 3% du Pib ( richesse nationale) en moyens accordés à la recherche et développement. Réorganisation des priorités de la recherche fondamentale ( Ex : moins pour le nucléaire, l´aérospaciale, plus pour les nanotechnologies, les biotechnologies et les sciences de la cognition)
- Fusion de la CSG avec l´impôt sur le revenu (IR); CSG progressive (et non plus proportionnelle). Niveau d´imposition élevé et fortement progressif. Assiettes d´impositions pour les bas salaires ( "impôts citoyen unique et acquitté par tous").
- Fin du système de financement professionnelle de la Sécurité Social et passage à une base fiscal. Donc fin des charges sociales pour les salariés et les employeurs. Mais impôts sur les sociétés à 35% ( contre 33 aujourd´hui) et augmentation de l´IR en conséquence.
- Tva à 22%
- Fin de l´ISF ( impôt de solidarité sur les grosses fortunes). Mais imposition du patrimoine élevé par intermédiaire de la CSG fusionnée avec L´IR. La CSG devient donc une contribution des hauts revenus sur leur patrimoine immobiliers et financiers.
- Véritable politique de soutien aux entreprises de tailles moyennes en forte croissances ( "les gazelles"), fortement créatrice de richesses et d´emplois. Il faut prévoir un équivalent (si possible à l´échelle européenne) du Smaull Business Act des Américains, c´est à dire ouverture des marchés publiques pour les petites entreprises innovantes.
- Réaliser une coopération effective entre laboratoires publiques, université et milieu entrepreneuriale. Eviter les mesurettes coûteuses et sans lendemain tels les "pôles de compétitivités".
- Inciter fiscalement et par subventions l´exportations dans les marchés émergents ( notamment en sécurisant les prises de risque).
Comme les lignes qui précédent le montrent je crois que ce pays a besoins d´un lot de réformes audacieuses. Les idées principales du changements sont qu´il faut privilégier la protection des personnes sur la protection de l´emploi. Qu´une refonte du financement et du mode d´action des administrations et de la Sécurité sociale est indispensable. Aussi il y a l´idée que la mondialisation efface pas le rôle de l´Etat mais lui impose de redéfinir ses missions, et surtout que devant la concurrence asiatique la poursuite de la croissante des nations déjà enrichies passe par une fuite en avant technologique. Les pays émergents se battent sur le prix, notre force doit venir de la qualité. Ne viser pas forcément moins chère mais mieux à tous les niveaux.
D´autres propositions que celles que j´ai émises sont évidemment d´intérêt. Concernant l´Europe, le logement, l´approvisionnement énergétique et la pollution, la sécurité au quotidien, les infrastructures publiques et notamment le secteur hospitalier, liste non exhaustive...
Création d´emplois, hausse du niveau de vie, amélioration du climat social tout cela est possible.
C´est conscient de nos forces et de nos faiblesses que l´on peut avancer, dénigrer l´ensemble de la classe politique ou lui faire une confiance
aveugle revient au même : cela n´aide pas.
Pouvoir critiquer et juger en connaissance des faits, c´est déjà les inciter à mieux faire, et ça c´est le travail du citoyen dans une démocratie.
Joli programme. Mais qui élira un candidat sur cette base ?
Je veux dire, ce sera pas super-populaire... Je pense que c´est le genre de programme qu´il vaut mieux garder dans ses cartons et sortir une fois qu´on est élu. Non ?
Pour êtres élu il te faudrait mentir un peut plus.
La c´est limite ![]()
Je suis d´accord avec tes propositions, car à mon avis, les premières réformes doivent avoir lieu dans l´administration. Mais je doutes que ce soit possible, le syndicat des fonctionnaires a du poids et peut, malheureusement, faire facilement plier nos politiques.
Niveau d´imposition élevé et fortement progressif.
la baisse des impôts est un argument électorale de poids, on l´a vu avec Chirac qui l´avait promis àn chaques fois, sans jamais réellement le faire. Je suis aussi pour un impôt élévé, à la manière des pays scabdinaves comme la Suède.
Et je souhaites aussi une impositions par pourcentage, sauf sur les bas salaires. Par exemple, on établit le taux d´imposition à 30% pour tous (c´est juste un exemple).
Je suis pour des grande reforme, l probleme ´cest qu´avec un programme comme sa, tu passera jamais, car c´est impopulaire, il vaut mieux mantir sur ton programme et revennir a ds chose qui plaise plus, et une foi que tu est elu tu realise ton vrai programme.
J´ai vu un truc qui m´a plu l´autre jour dans "C dans l´air": on peut légitimer une hausse des impots de façon citoyenne. Puisque après tout, c´est bien l´impot qui finance le service public, les infrastructures...
Même un candidat de gauche peut légitimer une hausse des impots s´il présente correctement son projet. Et ce serait pour une foie une façon de parler "franchement" aux électeurs. On peut réver...
pas mal comme programme a part la suppression du RMI et la tva a 22%.
Il y aura toujours des pauvres gens qui auront besoin du RMI pour survivre.
Et une tva ausi élevée risque de faire baisser le pouvoir d´achat tu ne crois pas ?
22 % contre 19,6 aujourd´hui, c´est pas une énorme augmentation.
Par contre, c´est vrai qu´il vaut mieux maintenir le RMI.
Dans mon projet je propose :
- Un seul contrat de travail flexible : licenciement aisé et sans indemnités mais avec préavis et paiements des congés payés.
- Sécurisation des parcours professionnelles avec accompagnement individualisé des chômeurs : droits élargies à la formation en continue et indemnités généreuses contre obligation d´accepter les offres d´emplois disponibles après un certain délais. Fusion des Assedic et de ANPE.
- Suppression du RMI et des ASS (allocation spécifiques de solidarités pour les chômeurs en fin de droit) contre absence de durée maximum d´indemnisation chômage.
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Il ne s´agirait donc pas de supprimer les revenus d´assistance sans compensation puisque toutes personnes qui n´est pas en emploi conservera son droit à l´indemnité chomage indéfiniment.
L´idée est celle d´un refus du fatalisme s´agissant de personne a qui on ne demanderait plus de chercher un emploi, vu leur faible qualification et le niveau de l´activité économique.
Concrètement les actuels rmistes seront réintégrés dans les chiffres du chomage, et devront comme les autres accepter -sous peine de suppression définitive de toutes aides ou indemnités - les emplois qu´on leur propose.
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A propos du taux de TVA, un passage de 19.6% à 22% emputera le pouvoir d´achat des ménages mais la suppression des cotisations sociales l´augmentera.
Compte tenu de la hausse de l´IR et de la CSG, le bilan final devrait ête nul pour le salarié.
L´enjeu principal dans ces changements fiscaux est la fiscalisation intégrale du financement de la protection sociale.
Je pense en effet le financement professionel (basé sur des cotisations) de la sécu inadapté à la nouvelle donne économique.
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Je partage votre point de vue sur les possiblités d´un tel programme d´être ouvertement revendiqué par un candidat...
Mais mon topic est "un projet politique pour la France" pas "un projet politique pour être élu"
Sinon ce que j´aurais écrit serait bien différent!
Mouais, enfin j´imagine mal un ingénieur au chomage se retrouver obligé de faire une formation d´éboueur sous peine de suppression de toute aide...
Mais cela dit je suis pour la traque des ptits profiteurs du systême...
Je suis plus pour la trace des gros profiteurs qui sont DANS le système, et qui se servent sans vergogne.
Genre ?