quels excellents résultats de cuba?
"5) Une santé de qualité
Le mythe de la santé présente les mêmes symptômes de totalitarisme, de mythomanie et d’échecs. Le régime veut faire croire qu’il n’existait pas de médecine sociale avant la révolution. D’après le recensement de 1959, Cuba était classée 22ème pays pour la quantité de médecins et de dentistes par habitants (128,6 pour 100 000, plus qu’en France à la même époque). Elle comptait déjà un des taux de mortalité infantile les plus bas du monde et une importante quantité de cliniques mutualistes et coopératives. La Constitution de 1940 prévoyait le droit à la santé pour les nécessiteux. Il était appliqué dans les villes avec les “casas de socorros” ou centres de première urgence gérés par les municipalités.
Depuis 1959, le régime n’aura de cesse de se présenter comme une puissance médicale et d’afficher ses résultats dans tous les domaines comme une suite ininterrompue de triomphes. La santé ne fait pas exception. A écouter le régime, le taux de mortalité infantile est le plus bas du monde. L’espérance de vie est une des plus élevées. La plupart des maladies contagieuses auraient été définitivement éliminées s’il n’y avait pas le « blocus ». Puisqu’il est impossible de vérifier les chiffres, il faut se fier à l’observation sur le terrain et aux témoignages. La situation est telle que selon des spécialistes, les nouvelles générations sont plus petites que celles de leurs parents. La dénutrition et la malnutrition sont généralisées, avec leurs cortèges de maladies et de déficiences.
Au manque de médicaments qui est la conséquence directe de l’effondrement économique, mais aussi le résultat de la déviation d’une partie de l’aide internationale à des fins de propagande, s’ajoutent d’autres problèmes d’infrastructure qui contribuent à accélérer la plongée du pays vers une situation explosive. Les bâtiments s’écroulent. L’eau, l’électricité, et les produits d’entretien manquent. Le personnel sous payé voit les ressources déviées vers un « tourisme de santé », un des éléments les plus choquants de « l’apartheid cubain ».
Cette situation engendre des comportements violents. Des hôpitaux sont attaqués. Des médecins se voient menacés par des patients armés de couteaux qui exigent des soins. Le manque de combustibles paralyse les services d’ambulance. La quasi absence de transports publiques et l’alcoolisme renforce la quantité d’accidents tragiques."
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