Argumenter contre toi ? Quel intérêt ? Où sont tes arguments contre l'euro, je ne les ai pas vu.
Quoi, moi ? Il est question de Guénon, un mec qui a plus de connaissances que ce forum tout entier n'en aura jamais. Arrête de te foutre de la gueule du monde.
Si j'ai quelque chose à dire à Guénon, je lui écris. En attendant, tu ne vaux pas la peine que je j'argumente sur ça. On a l'impression de voir du Hutington.
C'est clair, ça vaut pas la peine, mais tu la ramènes quand même. Tu dégages tellement de mauvaise foi que ça sent jusqu'à ici mec.
De mauvaise foi ? Mais de quoi tu parles ?
Guénon tiens des discours assez classiques prétendant qu'il y aurait une élite dotée de toutes les vertus au-dessus de la masse. Bien entendu il n'oublie pas de s'y inclure dedans.
Voir chapitre 6 du bouquin que nous propose TelegraphRoad :
"Cela dit, il nous faut encore insister sur une conséquence immédiate de l'idée « démocratique », qui est la négation de l'élite entendue dans sa seule acception légitime ; ce n'est pas pour rien que « démocratie » s'oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu'il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l'élite. Celle-ci, par définition en quelque sorte, ne peut être que le petit nombre, et son pouvoir, son autorité plutôt, qui ne vient que de sa supériorité intellectuelle, n'a rien de commun avec la force numérique sur laquelle repose la « démocratie », dont le caractère essentiel est de sacrifier la minorité à la majorité, et aussi, par là même, comme nous le disions plus haut, la qualité à la quantité, donc l'élite' à la masse. Ainsi, le rôle directeur d'une véritable élite et son existence même, car elle joue forcément ce rôle dès lors qu'elle existe, sont radicalement incompatibles avec la « démocratie», qui est intimement liée à la conception « égalitaire », c'est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l'idée « démocratique » c'est qu'un individu quelconque en vaut un autre, parce qu'ils sont égaux numériquement, et bien qu'ils ne puissent jamais l'être que numériquement. Une élite véritable, nous l'avons déjà dit, ne peut être qu'intellectuelle; c'est pourquoi la « démocratie » ne peut s'instaurer que là où la pure intellectualité n'existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne. Seulement, comme l'égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous les efforts de nivellement, on en arrive, par un`curieux illogisme, à inventer de fausses élites, d'ailleurs multiples, qui prétendent se substituer à la seule élite réelle ; et ces fausses élites sont basées sur la considération de supériorités quelconques, éminemment relatives et contingentes, et toujours d'ordre purement matériel. On peut s'en apercevoir aisément en remarquant que la distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c'est-à-dire sur une supériorité tout extérieure et d'ordre exclusivement quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la « démocratie », parce qu'elle procède du même point de vue, Nous ajouterons du reste que ceux mêmes qui se posent actuellement en adversaires de cet état de choses, ne faisant intervenir non plus aucun principe d'ordre supérieur, sont incapables de remédier efficacement à un tel désordre, si même ils ne risquent de l'aggraver encore en allant toujours plus,loin dans le même sens ; la lutte est seulement entre des variétés de la « démocratie », accentuant plus ou moins la tendance « égalitaire », comme elle est, ainsi que nous l'avons dit, entre des variétés de l'individualisme, ce qui, d'ailleurs, revient exactement au même."
C'est un discours du ressentiment à la mode platonicienne : "comment ce petit artisan compte autant que moi le Grand Platon. Ah, quel dommage que la République ne soit pas gouvernée par les Philosophes. "
On tend d'ailleurs souvent à oublier que c'est souvent dans la crème autoproclamée de la société que les pires idées politiques ont d'abord germé ces derniers siècles. "Le plaisir aristocratique de déplaire" n'est pas forcément de meilleur conseil quand il s'agit de défendre l'indéfendable et de prôner la destruction du bon sens.
je vient de m'achetter le "manifeste du parti communiste" de karl marx et friedrich engels
.
j'esperes prendre du plaisir a lire ce livre qui ma l'air ma foi fort instructive ![]()
Ca se lit très rapidement. ![]()
Si tu t'intéresses vraiment à Marx, je te conseille "Le marxisme de Marx" de Raymond Aron, un des plus grands spécialistes de Marx du 20ème siècle.
"Guénon tiens des discours assez classiques prétendant qu'il y aurait une élite dotée de toutes les vertus au-dessus de la masse. Bien entendu il n'oublie pas de s'y inclure dedans. "
Sa critique est purement logique.
Ton maniérisme me fait justement penser à ce que tu "dénonces" ("comment ce petit artisan compte autant que moi le Grand Platon. Ah, quel dommage que la République ne soit pas gouvernée par les Philosophes. "). Paradoxal.
Je viens d'acheter Freakonomics, c'est génial. ![]()
Secession; c'est pas mal piqué à la socio ce bouquin, j'ai trouvé (sur l'idée des prénoms etc.. c'tait déjà observé depuis un petit moment).
Sinon, sur le feu
-Miedzianagora : les dieux post-modernes
-Stromberg : la propagande dans la BD
Secession
Posté via mobile le 20 septembre 2011 à 23:40:43
Je viens d'acheter Freakonomics, c'est génial.
Je l'ai et aussi Superfreakonomics! Excellentissimes effectivement!!
"L'homme qui faisait se battre les Français entre eux : histoire du Gaullisme." Roger Holeindre
Ce livre est une bombe qui démystifie l'homme du 18 juin. Une plume aussi belle que dévastatrice mais toujours dans le souci de l'honnêteté. Mais comme on dit, si la plume n'est pas un poignard, elle ne vaut rien.
Bref, dès les 1ères pages on peut comprendre pourquoi autant de Frontistes ne portent pas De Gaulle dans leur cœur.
Je comptais me l'acheter.
En ce moment j'ai trouvé du Rothbard au centre de documentation de mon école, alors j'en ai profité.
Quelqu'un a lu ce livre ? Il a l'air vraiment intéressant (mais cher
)
http://www.amazon.fr/papes-lEglise-largent-%C3%A9conomique-christianisme/dp/2227139013/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1316982793&sr=8-1
Simonnot.. je pense que tu peux y aller.
Je lirais bien un bouquin de Tocqueville mais j'hésite entre " De la démocratie en Amérique" et celui sur la révolution/ancien régime ![]()
Anken
Posté le 25 septembre 2011 à 22:38:14
Quelqu'un a lu ce livre ? Il a l'air vraiment intéressant (mais cher )
http://www.amazon.fr/papes-lEglise-largent-%C3%A9conomique-christianisme/dp/2227139013/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1316982793&sr=8-1
--> "804 pages", ca sens le bouquins mal écris ![]()
Quel rapport ?
C'est vrai que cela ne vaudra pas un bon picsou magazine..
Je parle par expérience, parce que je me suis déjà farcis pas mal de bouquins d'histoire traitant en long et en large de sujets s'étalonnant sur de longue période.
Et en générale c'est mal écris avec plein de répétition, de passage pas assez approfondis ou affreusement mal présenté avec une syntaxe générale qui change, se transforme et se barre en nouille au fil des pages, sans parlée des méga parenthèses et des informations concrètes mixé/noyé dans une bouillasse de détail complètement inutile ![]()