
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s´en est pris à Ségolène Royal, avec qui il partage le haut des sondages en vue de la présidentielle de 2007, laissant entendre que la dirigeante socialiste n´avait pas d´idées.
"Ségolène Royal, elle a trouvé le raisonnement: ´J´ai vos idées´, dit-elle! C´est ´Circulez, y´a rien à voir´", a lancé le président de l´UMP lors d´une réunion des nouveaux adhérents, qui ont copieusement hué le nom de la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes.
"Je devrais essayer. Je rentre (...) et je dis: ´J´ai vos idées, merci, au revoir´. Ce n´est pas ma conception de la politique", a-t-il ironisé, déclenchant un tonnerre d´applaudissements.
Selon un sondage TNS Sofres publié jeudi, Ségolène Royal l´emporterait d´une courte longueur face à Nicolas Sarkozy si le deuxième tour de la présidentielle avait lieu aujourd´hui.
Au premier tour, elle devance le président de l´UMP avec 34% des intentions de vote contre 30% à Nicolas Sarkozy.
Aux yeux de ce dernier, le déficit d´idées qu´il stigmatise chez Ségolène Royal s´applique à l´ensemble du Parti socialiste.
Le congrès du PS au Mans, en novembre dernier, c´était "trois jours de réunion et deux idées", a-t-il estimé. "C´est un jour de trop".
Au cours de son discours d´une cinquantaine de minutes, le ministre de l´Intérieur n´a cité qu´un seul autre dirigeant socialiste, Lionel Jospin, lorsqu´il a évoqué les régularisations des sans-papiers auxquelles avait procédé la gauche plurielle.
Au nom de la justice sociale, Nicolas Sarkozy a promis des régularisations au "cas par cas et non parce que pendant dix ans on a échappé à la police de l´air et des frontières".
Plus globalement, a-t-il poursuivi, "on a parfois le sentiment que le Parti socialiste est mobilisé autour d´une seule et même idée, que tous vous arriviez en retard plutôt que quelques uns arrivent à l´heure".
"Nous à l´UMP nous ne voulons pas de l´assistanat, pas de l´égalitarisme, pas de nivellement. Nous croyons au travail, à la promotion, au mérite et à la récompense".
Le duel ne fait que commencer, et j´espere que Sarko en sortira gagnant ! 