Et ben c´est tout simple : Dans le système libéral traditionnel, en vertu de la répartition du travail par les mécanismes "naturels" du marché, aucun chômage prolongé ne peut s´expliquer, sauf par la volonté de maintenir le prix de travail au dela de sa valeur réelle. Quand le prix reprend sa valeur réelle, alors le recours patronal au travail reprend, et ça conduit à la résorbtion du chômage.
Cette explication au chomage n´a pas varié d´un iota depuis les débuts du libéralisme
.
Pour Hayek donc "Une des raisons principales de l´accroissement du chômage, c´est la recherche de la sécurité par la protection partielle des salaires et des revenus" (dans la Route de la servitude).
La protection des salaires, c´est entraver la libre concurence. Une société ne saurait entraver ce mécanisme sans en même temps ajouter une injustice à l´injustice contre laquelle on prétend lutter (le chômage).
Plus loin, il reprend
"Protéger le producteur, qu´il soit entrepreneur ou ouvrier, contre la concurence, contre les offres à plus bas prix, c´est exclure des individus dont la situation est plus précaire de la participation à la prospérité relativement plus grande des industries contrôlées"
Et donc, lutter contre le chomage par de telles mesures, c´est immoral, et ça maintient les précaies dans leur précarité.
C´est simple comme bonjour.
Je vous laisse comparer avec les politiques qui sont menées en ce moment, dont la fameuse loi sur l´égalité des chances qui a pour but de "flexibiliser" le travailleur (en fait, de le soumettre à la violence du marché, dans un langage plus cru) et dont l´inspiration est bien libérale comme il faut.
A vous aussi de juger la pertinence de l´argument ^^. Logiquement, il est bon... dans la pratique, ça reste à démontrer.