M. Hénard a détaillé les "quatre mesures" de la proposition.
Il s´agit d´abord d´"élargir et de renforcer" le Contrat jeune en entreprise, qui est un contrat à durée indéterminée et qui concerne 300.000 jeunes depuis 2002. L´aide mensuelle de l´Etat, actuellement de 150 à 300 euros, sera portée à 400 euros la première année puis 200 euros la deuxième année.
La deuxième mesure concerne le Contrat de professionalisation (contrat en alternance). Quand "l´employeur fait l´effort d´inscrire la période de professionnalisation dans le CDI", il bénéficie d´une prime à l´employeur de 200 euros par mois la première année puis de 100 euros la deuxième année.
La troisième mesure consiste en une "opération coup-de-poing sur les métiers en tension où il y a près de 300.000 offres non pourvues sur une douzaine de métiers". L´objectif est de "débloquer 50.000 stages pour 50.000 jeunes qui permettront leur intégration dans ces métiers".
La quatrième mesure "réorganise le contrat d´insertion dans la vie sociale" (Civis) pour "faire en sorte que chaque jeune bénéficie d´un véritable parcours d´accès à la vie active" en "trois temps": un "temps de trois mois qui permet de faire un bilan de compétence, un enchaînement ou de contrats de travail ou de périodes de formation et enfin un suivi par un tuteur durant la première année après l´entrée dans l´emploi".
M. Hénard a toutefois reconnu qu´il s´agissait "de mesures déjà existantes". "Le caractère opérationnel de ce plan est évident et immédiat", a-t-il souligné.