Les mesures remplaçant le CPE vont coûter 150 millions d´euros en 2006
10-04 13:37:28 L´ensemble des mesures remplaçant le CPE est évalué à 150 millions d´euros pour 2006, qui viendront s´ajouter au budget de l´Etat, et 300 millions d´euros pour 2007, a indiqué lundi le rapporteur du projet Egalité des chances, Laurent Hénard.
"L´ensemble des mesures est évaluée à 150 millions d´euros pour l´ensemble de l´exercice 2006, pour 2007 vous devriez doubler la mise", a déclaré le député lors de la conférence de presse à l´Assemblée nationale des parlementaires UMP présentant la proposition de loi qui va remplacer le CPE.
"La loi de finance initiale pour 2006 prévoit sur le programme du plan de cohésion sociale de soutien à l´emploi des jeunes un effort de 450 millions d´euros pour tout ce qui touche aux contrats jeunes en entreprise, aux Civis ou aux actions sur les métiers en tension, donc c´est un effort d´un tiers" a-t-il ajouté.
Ces mesures seront financées selon la proposition par une augmentation des droits sur le tabac.
M. Hénard a détaillé les "quatre mesures" de la proposition.
Il s´agit d´abord d´"élargir et de renforcer" le Contrat jeune en entreprise, qui est un contrat à durée indéterminée et qui concerne 300.000 jeunes depuis 2002. L´aide mensuelle de l´Etat, actuellement de 150 à 300 euros, sera portée à 400 euros la première année puis 200 euros la deuxième année.
La deuxième mesure concerne le Contrat de professionalisation (contrat en alternance). Quand "l´employeur fait l´effort d´inscrire la période de professionnalisation dans le CDI", il bénéficie d´une prime à l´employeur de 200 euros par mois la première année puis de 100 euros la deuxième année.
La troisième mesure consiste en une "opération coup-de-poing sur les métiers en tension où il y a près de 300.000 offres non pourvues sur une douzaine de métiers". L´objectif est de "débloquer 50.000 stages pour 50.000 jeunes qui permettront leur intégration dans ces métiers".
La quatrième mesure "réorganise le contrat d´insertion dans la vie sociale" (Civis) pour "faire en sorte que chaque jeune bénéficie d´un véritable parcours d´accès à la vie active" en "trois temps": un "temps de trois mois qui permet de faire un bilan de compétence, un enchaînement ou de contrats de travail ou de périodes de formation et enfin un suivi par un tuteur durant la première année après l´entrée dans l´emploi".
M. Hénard a toutefois reconnu qu´il s´agissait "de mesures déjà existantes". "Le caractère opérationnel de ce plan est évident et immédiat", a-t-il souligné.
© AFP.
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