Quelques réflexions sur les « événements » « anti CPE » de ces derniers jours.
Il semble cette fois-ci que l’origine ethnique des casseurs soit passée inaperçue. Aucune intervention de Finkielkrault ou de Luc Ferry sur la race de ceux qui ont jetés des barrières, des pavés et des extincteurs sur les « forces du l’ordre ».
Pour ce qui est des événements de la Sorbonne, on pourra toujours relever la timidité de l’intervention des CRS et des gendarmes comparée à leur brutalité face aux jeunes de banlieue suite aux événements de Novembre 2005. J’ai été stupéfait par leur patience face à ces jeunes étudiants qui leur balançaient à la figure tout ce qui leur passait par la main. Des pavés arrachés, du matériel informatique jeté depuis les persiennes, des extincteurs, des chaises, des tables, et même des livres, le livre étant la forme d’agression suprême pour un CRS, bien pire que le cocktail Molotov ! Bref, les forces de l’ordre ne décidèrent d’intervenir qu’au petit matin, de manière très souple. L’explication est simple : les étudiants de la Sorbonne sont tous des enfants de nantis, fils de députés, de magistrats, d’intellectuels ou de professions très libérales ! Vous vous imaginez les CRS matraquant la future élite de la société française ou u fils de magistrat ? Non ! Je n’ose imaginer la réaction des politiciens, des Maîtres Penseurs et des forces de l’ordre si des étudiants d’une banlieue pauvre et colorée avaient fait la même chose que ceux de la Sorbonne !
Plus violente fut la guérilla menée par les milices d’extrême droite ce jeudi à Paris ou pendant des heures, des fous furieux du Bloc Identitaire et d’autres miliciens nazillons ont saccagé tout un quartier, dévastant tout sur leur passage. Là encore, on pourra noter le traitement de faveur réservé à ces extrémistes. Les médias sont restés muets sur l’origine sociale et ethnique de ces Racailles ! Quelle ne fut pas ma stupéfaction en apprenant que la plupart des jeunes interpellés appartenaient au Bloc Identitaire ou à la Jeunesse du Front National et autres relais du Vicomte De Villiers, le nouvel ami du Crif. Les médias ont bien essayé de nous présenter les casseurs comme de furieux gauchistes à la toison capillaire abondante, au look plus que discutable, sous l’emprise de substances peu recommandées,qui, dans un remake de la nuit des « longs cheveux », détruisaient tout sur leur passage. Mais voila, il s’est avéré que des commandos d’extrême droite, à la peau bien blanche, formaient l’essentiel du bataillon.
Nous attendons les réactions des néo-philosophes de la droite nationale que sont Finkielkault, Ferry, Bruckner, BHL et autres idéologues de ces miliciens. Car tout le monde a pu voir que les casseurs n’étaient pas, pour la majorité, des jeunes de banlieue. D’où le mutisme des médias sur ces graves affrontements.