Avant même l’arrivée du premier homme sur la lune en 1969, des membres d’une commission du gouvernement américain avaient recommandé à la présidence d’utiliser plus « sagement » les vastes ressources des océans de la terre. Plus de trente années plus tard, une seconde commission fédérale, dirigée par un amiral à la retraite -James Watkins, ancien directeur du département américain de l’Énergie – affirme que l’urgence de la situation est encore plus grande qu’à l’époque du président Nixon.
« Les océans sont en danger, les côtes maritimes sont en danger, nos ressources marine sont en danger. Ce ne sont pas des défis que nous pouvons mettre de côté » affirme James Watkins, ancien chef des opérations maritimes américaines.
Depuis le document remis par la dernière commission au début de 1969, les dommages subis par les régions côtières ont augmenté considérablement. Près de la moitié de la population nord-américaine habite sur ou près des côtes, et la pression de l’urbanisation sur la nature est maintenant visible partout. Les ressources océaniques, que tous croyaient sans limites, sont aujourd’hui reconnues comme étant menacées.
Environ 160 km2 de marécages côtiers disparaissent chaque année, détruits à jamais. Ces emplacements naturels sont des pourvoyeurs de nourriture et servent de logis à près du trois-quarts des réserves de poissons américains, selon la nouvelle Commission de gestion des Océans, qui termine bientôt une étude de 18 mois sur le sujet.
L’inventaire des ressources maritimes nord-américaine montre que plus de 40% des zones de pêches commerciales sont surexploitées ou carrément vides. De plus, près de 12 milliards de tonnes d’eau de ballast transportent des espèces exotiques dans les eaux locales, ce qui déstabilise les écosystèmes de toute la planète.
La commission suggère de consolider les lois fédérales et les lois locales qui gouvernent les océans. De cette façon il sera possible de coordonner tous les différents organismes concernés par les nouvelles politiques recommandés.
« Les individus qui travaillent et vivent sur l’eau, des pêcheurs aux entreprises, font face à un labyrinthe de réglementations fédérales et locales » affirme la commission. Plus de 140 lois fédérales administrées par un total de vingt organismes sont cités dans le rapport intérimaire de la commission.
« Nous assumons qu’il devra y avoir un organisme national de coordination des politiques océaniques » d’ajouter Watkins.
La commission a trouvé que:
1. Une saine gestion de l’environnement côtier est impossible tant que les problèmes de pollution humaine ne seront pas adressés convenablement.
2. Les réserves de poissons continuent de se vider, et l’avis de scientifiques est trop souvent délaissé au profit de l’industrie de la pêche. Il se peut qu’un contrôle plus attentif de l’aquaculture, les fermes d’élevage de poissons, soit nécessaire.
3. Plus d’études doivent être entreprises pour cerner la relation des océans et des changements climatiques.
La commission Watkin remettra donc, à l’image de la commission Stratton de 1969, un rapport de plusieurs centaines de pages sur la condition des océans. Les recommandations de la commission Stranton ont amenés les É-U à créer l’Administration Nationale des Océans et de l’Atmosphère en 1970, l’Acte de Gestion des Zones Côtières(1976) et l’Acte de Conservation et de Gestion des pêcheries. ( 1976) . Si je n´avais pas mis sexe dans le titre, auriez-vous lu cet article ?