je vous invite a lire quelques textes sur la situation dans nos banlieues nottament sur la drogue!!
http://www.drmcc.org/html/archives/memoires_theses/vincent_tremollet/zone_sommaire.html
Le 13 juillet 2001, à la cité du Galion à Aulnay-sous-bois ( 93) :
L´électricité vient d´être sabotée. Le quartier entier- 23 000 personnes- est dans le noir. Une voiture défonce le portail de la Protection maternelle et infantile.
Peu après le bâtiment prend feu, en même temps que plusieurs voitures. Les pompiers alertés sont pris en embuscade en arrivant sur les lieux, leur camionnette est percutée par une pelleteuse, tandis que les soldats du feu sont attaqués à la barre de fer.
Nuit du 17 au 18 septembre 2001 à Amiens(80), dans le quartier du pigeonnier.
C´est l´émeute : un véhicule et des poubelles sont en feu, des policiers sont blessés par des jets de pierre, on entend des détonations.
Le 12 janvier 2002, à Bron(69) au quartier de la Caravelle. Trois policiers s´approchent d´un attroupement de vingt jeunes visiblement énervés, et entament une conversation avec eux. Peu après, une bouche d´égout est lancée sur la voiture des fonctionnaires, qui sont sérieusement blessés et doivent être hospitalisés. Quelques minutes plus tard à Vénissieux(69), tandis que des « jeunes »1 brûlent poubelles et voitures la police se rend sur les lieux. Prise dans un guet-apens la voiture est bloquée. Les forces de l´ordre doivent affronter les insultes et les jets de projectiles.
Le 13 janvier 2002, quartiers nord de Marseille. Quatre contrôleurs de la Régie des Transports Marseillais ( RTM) roulent dans une voiture banalisée. Un homme à moto longe le véhicule et vise le pare brise avec un pistolet à balles réelles.
Les conducteurs perdent le contrôle de la voiture, qui s´encastre dans un pylône.
Les quatre hommes sont sérieusement blessés. Quartier Fragonard, au Val Fourré à Mantes La Jolie ( 78) le 6 février 2002. Il est treize heures. Deux bandes, l´une à prédominance maghrébine, l´autre africaine se retrouvent pour s´affronter armées de battes de base-ball, de manches de pioche, de haches et d´armes à feu.
La police qui tente d´intervenir est la cible de jets de pierre, un auxiliaire est blessé à l´oeil.
Le 17 mai à la cité des Aubiers dans la banlieue de Bordeaux. Apprenant que deux vitrines viennent d´être brisées et une voiture incendiée, la police se rend sur les lieux. Arrivée sur place la patrouille est la cible de jets de pierre, de barrières métalliques et de cocktails Molotov de la part d´une quinzaine d´individus cagoulés postés sur une terrasse.
Toulouse, Paris, Lille, Strasbourg : en ces premières années du XXIe siècle,
les violences urbaines semblent s´étendre à tout le pays. Tandis que se multiplient les quartiers où la police et la gendarmerie ne peuvent plus faire respecter l´ordre républicain et même apparaître sans risquer l´affrontement, les projectiles, voire le coup de feu mortel. « La violence ne cesse de croître depuis une dizaine d´années dans les cités, affirment Sophie Body-Gendrot et Nicole Le Guennec. Les chiffres fournis par les renseignements généraux font état de 684 quartiers qui connaissent au moins des phénomènes d´incivilité au quotidien; 197 d´entre eux voient la police et les institutions locales, comme l´école, aux prises avec une hostilité orchestrée; et 18 sont installés de manière quasi banalisée dans des comportements d´attaques préméditées des forces de l´ordre, avec guet-apens, jets de pavés, de boules de pétanque, de cocktails Molotov, sans compter les pare-choquages et les tirs d´armes à feu. » 2
Ces « zones de non-droit », ( selon l´expression usuellement employée) qui parsèment l´hexagone, étaient, il y a quelques années encore considérées comme un fantasme. Elles sont aujourd´hui la représentation la plus inquiétante et la plus spectaculaire de la montée incessante de l´insécurité en France.
Elles seraient aujourd´hui pour nombre d´analystes, de politiques et de haut- fonctionnaires de police les fiefs de la délinquance et parfois même du crime organisé.
Le fait que la police ne s´y rende même plus y développerait un sentiment d´impunité tel que la seule loi serait celle de « la jungle ». Par crainte de représailles, ceux qui y vivent et subissent chaque jour des menaces, des incivilités voire des violences n´oseraient pas porter plainte. L´évaluation statistique de l´insécurité se révèlerait de ce fait particulièrement difficile dans ces quartiers. Un tel climat permettrait aux malfaiteurs de développer leur « business » dans des enclaves à l´abri des surveillances et parfois même à l´abri des plaintes.
« Non-droit »? L´expression exige de toute façon des guillemets, la police pouvant théoriquement continuer ( même si c´est de plus en plus rare et de plus en plus difficile) de s´y rendre.
La formule est cependant dans toutes les bouches.
C´est Guy Pettenati, maire PCF de Chevilly-Larue, qui reconnaissait en novembre 2000 : « Certains quartiers de notre ville sont devenus des zones de non-droit ».3
C´est Malekh Boutih, président de SOS Racisme, qui emploie régulièrement la formule
« zone de non-droit » et multiplie les déclarations alarmantes pour que nos autorités morales réalisent l´existence de ces enclaves. Au début du mois de juin 2002, il déclarait: « les barbares des cités, il n´y a plus à tergiverser, il faut leur rentrer dedans, taper fort, les vaincre, reprendre le contrôle des territoires qui leur ont été abandonnés par des élus en mal de tranquillité. Et vite ! » 4
C´est Roger Gérard Schwarzentberg, alors ministre de la recherche et président du PRG ( Parti Radical de Gauche) qui dans une tribune sonnait l´alerte : « Les quartiers en difficultés ne peuvent devenir des zones de non-droit, inaccessibles aux policier ».5
C´est Dominique Perben, député UDF ( devenu Garde des Sceaux du gouvernement Raffarin), qui tonnait le 29 janvier 2002, au lendemain de la publication des chiffres annuels de la délinquance par le ministère de l´intérieur: « Il faudra renouer avec l´ordre en intervenant énergiquement dans les zones de non-droit où l´impunité a pris le pas sur le respect des lois. »6
C´est Michel Charzat, maire socialiste du XXe arrondissement qui ne cache pas son inquiétude : « Economie souterraine, trafics divers, cela se voit à l´_il nu. Avant, à Belleville, on reconnaissait les truands à leurs grosses voitures américaines. Elles
étaient voyantes mais ne valaient pas plus de quelques milliers de francs. Maintenant, on voit tourner les Mercedes des trafiquants, des voitures à 200 000 francs que je ne pourrais jamais me payer. Il y a des familles, et je pense à l´une d´entre elles en particulier, dans le quartier Saint Blaise, qui arrivent à faire vivre 25 personnes. Depuis deux ou trois ans, on a l´impression que les digues ont cédées. »7
C´est enfin Nicolas Sarkozy qui, à peine arrivé Place Beauvau prenait pour premier objectif la restauration de l´ordre républicain dans les « zones de non-droit », en créant des unités spéciales ( groupes d´interventions régionales)8 ayant pour but de restaurer l´ordre dans ces quartiers.
Ce sont ces quartiers et ces cités, l´ordre qui y règne, que nous avons choisi de décrire pour mieux saisir leur rôle dans l´explosion de l´insécurité en France. Ni la Corse, qui présente pourtant par endroits les symptômes d´une « zone de non-droit », ni Chinatown ( XIIIe arrondissement de Paris), où règne un ordre souterrain, ne seront évoquées dans les pages qui suivent tant ces deux territoires présentent des caractéristiques spécifiques et complexes qui justifient un travail à lui seul.
Dans les cités, les enfants apprennent dès l´âge de raison à vivre avec la drogue. Il est courant de fumer son premier joint à dix ans. Trois ou quatre ans plus tard on peut entrer dans l´école du deal. On en connaît en quelques mois tous les aspects et toutes les difficultés. Dans une note de la DCPJ, on trouvait il y a déjà presque dix ans une description du développement d´un plan ( lieu de vente) dans les quartiers de Toulouse. Des scènes qui depuis se sont multipliées dans bien des banlieues.
On pouvait y lire « Dans les quartiers de Bagatelle et de la Farouette, l´activité illicite de ces bandes repose essentiellement sur le trafic de stupéfiants et sur les vols(...) Chaque bande tend donc à se spécialiser. Ainsi, le groupe, dans le secteur chemin de Bagatelle-rue du Lot s´adonne au trafic de stupéfiants ( ...) Chaque bande s´approprie un territoire précis, une cage d´escalier, un immeuble, un bloc d´immeubles, à l´abri d´un système de surveillance, composé de guetteurs rémunérés ( ...) Les bandes sont soumises à une mobilité permanente ( ...) Elles sont également en proie à un processus de structuration et de déstructuration permanent ( ...) Les rivalités entre bandes vont parfois jusqu´à l´affrontement. Cette mosaïque de trafics s´enracine autour de petits commerces maghrébins ou africains ( pâtisserie orientale, vêtements traditionnels, bibelots ou objets artisanaux...) lieux d´échanges et de rencontres privilégiés pour l´écoulement d´importantes quantités de haschich et d´héroïne » 41.
Cinq ans plus tard, le commissaire Gilles Leclair, dans son rapport sur le trafic de drogue dans les cités sensibles, décrivait avec précision le trafic et ses évolutions. « Un réseau de guetteurs et rabatteurs se met en place. Il s´agit souvent de jeunes adolescents qui traînent aux abords des entrées. Ils peuvent parfois être d´un quartier différent pour éviter que la police ne les reconnaisse. Des armes circulent ou sont dissimulées pour faire face notamment à des incursions de concurrents. Il s´agit surtout d´armes blanches et de battes de base-ball mais les armes à feu sont aussi présentes. L´engouement pour les chiens de type pitbull est toujours considérable dans les cités ou c´est une marque extérieur de puissance(...) La drogue est dissimulée pour échapper à toute saisie. Les lieux de cache peuvent être des véhicules sur les parkings, des caves ( ...) Les modes de transaction répondent au souci prioritaire de ne pas être vus lors des transactions ni reconnus par des toxicomanes pouvant ensuite renseigner les services de police. Le temps où la vente de doses se déroulait à ciel ouvert est révolu ! Dorénavant, les transactions se déroulent dans les halls d´immeuble ou les sous-sols. Les réseaux les plus organisés sont encore plus prudents : des revendeurs différents se succèdent tout au long de la journée, ils travaillent souvent en cagoule et disposent parfois de véritables comptoirs de vente : il s´agit de trous fait dans les murs de cave qui permettent uniquement l´échange de drogue contre l´argent sans qu´un contact physique ou visuel ait lieu entre vendeur et toxicomane. » 42
Ce trafic, s´il est très lucratif, concerne des populations ( dealers et toxicomanes) dangereuses. Il ne peut se faire qu´avec l´assentiment tout au moins passif de la cité.
Il a des conséquences directes sur toute la population : un enfant peut, en étant simple guetteur, gagner des sommes importantes, un adolescent peut en vendant récolter plus d´argent que son père, si bien que beaucoup de parents voyant leur niveau de vie s´élever, grâce au « business », finissent par cautionner leurs trafics.
« Les dealers, explique Olivier Foll, opèrent dans des quartiers connus des consommateurs. Durant la vente des enfants âgés en général de neuf à douze ans, que l´on surnomme des « choufs », assurent le guet. Le stock épuisé, les dealers tenus régulièrement informés des arrivages se fournissent chez des semi-grossistes qui achètent à des grossistes aux Pays- Bas, en France ou en Allemagne. Ces derniers acquièrent eux- mêmes la drogue auprès de négociants qui traitent directement avec le producteur ( ...) Les dealers opérant sur le terrain gagnent en moyenne 2 300 Euros à 3000 Euros par semaine, soit quatre fois le salaire d´un cadre en un mois ». 43
Les stocks peuvent être particulièrement importants. En 2001, on trouvait au mois de mai, puis au mois de juin, à Nanterre, dans le quartier des Canibouts 40 000 pilules d´ecstasy, puis un mois après 120 kg de pollen de cannabis. On estime que plus de 25 tonnes arrivent chaque mois dans les cités chaudes de la petite couronne. On est face à une « gigantesque toile d´araignée parfaitement élaborée où des bandes organisées se partagent chaque territoire de la banlieue tout en mettant sur pied des filières internationales. « Le plan » ( lieu de vente de stupéfiant de Massy), vend 200 doses d´héroïne et de cocaïne par jour, par quart de gramme, à 200F la dose. Une recette quotidienne de 30 000 F en moyenne. Le plan tourne de 10 heures du matin jusqu´au soir, sept jours sur sept, dégageant donc un chiffre d´affaire de 10 millions de francs par an » 44.
Pour la seule Région Rhône-Alpes, le trafic de stupéfiant ( drogue douce et drogue dure) générerait 1, 3 milliards d´euros par an.45
Le trafic est donc à l´origine de la prospérité relative de ces cités ( où l´on peut voir des enfants habillés de vêtements très coûteux, et des jeunes adultes au volant de voitures de luxe). Formés aux subtilités de la justice française, les « jeunes » savent qu´hors du flagrant délit ils ne risquent pas grand chose. « Il ne suffit pas de constater qu´un chômeur déclaré roule en Porsche à la Courneuve ou aux Tarterêts, explique un ancien directeur départemental des polices urbaines, encore faut-il pouvoir réunir les éléments constitutifs de l´infraction ».46 Une aisance économique apparente qui entraîne même quelques hauts fonctionnaires résignés ou cyniques à croire que la déshérence des banlieues se réglera par elle même. Que le trafic sera le poumon économique de la cité, et qu´en le laissant se dérouler on obtiendra la paix sociale. Malek Boutih s´attaque avec énergie à ce qu´il considère comme un sophisme : « Il ne faut pas partir dans des raisonnements pervers, qui consistent à dire « les dealers font vivre les familles » et y voir une forme de compensation au chômage qui amène la tranquillité ( ...)C´est un discours démagogique extrêmement dangereux de la ghettoïsation raciale ». 47
C´est que cette économie parallèle prend vite pour loi celle du plus fort.
Le moindre conflit, la moindre incartade avec un représentant de l´autorité
peut alors donner lieu à des scènes de véritable guérilla urbaine.
Si l´Etat réinvesti ces zones explique Pierre Bédier maire ( RPR) de Mantes la jolie,
« il y aura forcément des voitures brûlées, des bâtiments publics brûlés, parce que ces voyous vont quand même se défendre. »4
Je pense qu´un char serait parfois plus utile qu´une simple voiture de police.
Pas mal le site et après on s´étonne que les flics craquent
ouaihh wesh la cité
allons, les flics ne peuvent pas tout faire... en tout cas Sarkozy a essayé, mais mieux vaut prévenir que guérir... les prisons sont pleines ![]()
offrez un gens un avenir décent pour commencer...
aux gens*
c´est pas en tenant les murs de sa cité qu´ils risquent d´avoir un avenir décent
Ils aurait pêut etre mieux value ne pas construire de cité...
De faire des habitations a echelle humaine.
Il faut déployer l´armée sur le territoire français avec permis de tuer pour chaque policiers,gendarmes ou soldat.avec le droit d´utiliser des balles réelles pour disperser la foule,utiliser la torture pour les interrogatoire,couper la main au voleur,exécuter les violeurs,les meurtriers.Acheminez des pieces d´artillerie autour des cités....loool
Wops Posté le 08 mai 2004 à 18:22:11
Il faut déployer l´armée sur le territoire français avec permis de tuer pour chaque policiers,gendarmes ou soldat.avec le droit d´utiliser des balles réelles pour disperser la foule,utiliser la torture pour les interrogatoire,couper la main au voleur,exécuter les violeurs,les meurtriers.Acheminez des pieces d´artillerie autour des cités....loool
d´accord avec toi, mais pas besoin de l´artillerie lourde... ce serait mieux une opération comme celle menée au Brésil le mois dernier
ou alors une opération tel que les russes lors de la rpise d´otage dans le théatre il y a un an ou 2 ans.