Les écarts d´espérance de vie entre cadres et ouvriers se creusent
Mercredi 29 juin 2005, 06h02 - L´Internaute
Les écarts d´espérance de vie entre les hommes cadres et les hommes ouvriers ont augmenté entre le début des années 80 et le milieu des années 90, les premiers vivant en moyenne 7 années de plus que les seconds, selon une étude de l´Insee publiée mercredi. " L´espérance de vie à 35 ans a augmenté pour tout le monde" mais " ce sont toujours les ouvriers qui vivent le moins longtemps et les cadres et professions intellectuelles supérieures qui ont l´espérance de vie la plus longue", indique l´Institut national de la Statistique et des Etudes économiques dans cette étude sur " Les différences sociales de mortalité". La tendance est encore plus forte chez les hommes que chez les femmes: au cours de la période 1991-99, l´espérance de vie d´un cadre à 35 ans est de 46 ans soit sept ans de plus que celle d´un ouvrier ( 39 ans), tandis que l´écart n´est que de trois ans entre une femme cadre et une ouvrière ( 50 ans d´espérance de vie contre 47 ans). Face à la mort, le fait d´être un homme ou une femme pèse plus lourd que l´appartenance sociale: " Les ouvrières, qui ont l´espérance de vie la plus courte parmi les femmes actives, vivent ainsi plus longtemps que les hommes cadres, qui ont l´espérance de vie la plus longue chez les hommes". En France, les femmes ont d´ailleurs une espérance de vie moyenne à la naissance de 83,8 ans, contre 76,7 ans pour les hommes, selon des statistiques Insee pour 2004, année où l´espérance moyenne en France a dépassé pour la première fois les 80 ans ( 80,2 ans). Entre la période 1976-84 et 1991-99, l´espérance de vie à 35 ans a progressé de 4,5 ans pour les hommes cadres, contre seulement 3,5 ans seulement chez les ouvriers. Chez les femmes, l´écart de trois ans est stable. Selon l´Insee, les conditions de travail, les comportements et les modes de vie expliquent les inégalités sociales face à la mort: " Les ouvriers occupent notamment des emplois physiquement plus pénibles et qui les exposent plus souvent à des risques professionnels que les cadres". " Ils consultent plus tardivement des médecins", souligne l´Insee. " Ils ont aussi eu en général des conditions de vie pendant l´enfance moins favorables". " Ils portent également une attention moindre à leur santé ( alimentation, sport, prévention...), fument davantage et consomment davantage d´alcool", ajoute l´Institut. Là aussi, " ces différences sont plus marquées pour les hommes que pour les femmes". L´Insee estime aussi que " d´autres facteurs de risques sont également socialement marqués", comme les accidents de voiture. " Les cadres ont moins de risques d´accidents de la circulation à distances parcourues équivalentes et, en cas d´accidents corporels, ils sont moins sévèrement touchés ( moins de décès, moins de blessés graves)", indique l´étude.
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Je pense que les ouvriers sont en droit de demandé beaucoup plus d´argent que certaines profession comme les cadres