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" En période « normale »
En effet, en période de fonctionnement normal des institutions de la Ve République, le Gouvernement procède du seul Président de la République. Il en résulte une situation peu confortable pour le Premier ministre, puisque celui-ci est davantage un coordonateur de l´action gouvernementale et de la majorité parlementaire, que le véritable leader de l´exécutif. Il est ainsi responsable de son action devant deux autorités issues du suffrage universel. Certains commentateurs le comparent à un véritable « fusible », contraint à la démission en cas de crise politique majeure ou d´usure de l´Exécutif devant l´opinion.
Dans le même temps, l´irresponsabilité du Président de la République et son pouvoir de dissolution de l´Assemblée nationale lui donnent une position éminemment favorable au sein des institutions. Ces prérogatives étaient justifiées dans le cadre du régime parlementaire mis en place en 1958, mais elles sont plus discutables depuis l´élection du Président au suffrage universel direct. Elles font du chef de l´État une autorité dotée de larges pouvoirs, sans qu´aucun véritable contrepouvoir ne puisse intervenir à son encontre.
En période de cohabitation
En revanche, en période de cohabitation, le Premier ministre procède de la seule majorité parlementaire. Mais le chef de l´État, s´il perd sa fonction de direction supérieure de l´Exécutif, n´en conserve pas moins des prérogatives essentielles ( ex : « domaine réservé » de la diplomatie et de la défense, nominations des fonctionnaires civils et militaires de l´État, signature des actes délibérés en Conseil des ministres).
Cette situation conduit à l´existence d´une véritable dyarchie ( gouvernement à deux têtes) au sommet de l´État. Dans ce cadre, le Président de la République devient le chef de l´opposition parlementaire et perd son statut de « clé de voûte des institutions », tandis que le Premier ministre est obligé de composer en permanence avec lui pour pouvoir mettre en oeuvre le programme qu´il a défini en accord avec la majorité parlementaire.
Le quinquennat et ses conséquences sur les institutions
Afin de diminuer le risque des cohabitations, la révision constitutionnelle du 2 octobre 2000 a réduit à cinq ans la durée du mandat présidentiel. Une réforme législative a, par ailleurs, prévu que les élections législatives devaient avoir lieu en juin 2002 succédant ainsi à l´élection du Président de la République prévue en mai. L´élection législative a ainsi pour fonction première de confirmer le résultat de l´élection présidentielle en permettant au Président de bénéficier d´une majorité conforme à ses vues pour la durée de son mandat."
le problème est que la cohabitetion est tout de meme un problème dans la lisibilité de l´action politique et le quinquennat ne la permet plus.