Le 29 Mai, le peuple français a décidé, à sa grande majorité, de rejeter le Traité constitutionnel européen.
Croire que, par ce vote, les français n’auraient voulu exprimer que leurs peurs, leurs colères ou leur xénophobie serait, à mon sens, une erreur de jugement, une erreur d’analyse. En vérité, et aussi étrange que cela puisse paraître, s’il est un sentiment qui ressort de ce « non » c’est bien celui de l’espérance.
L’espoir, qu’enfin, l’intérêt de la nation dépasse celui de la personne. L’espoir, qu’enfin, les difficultés rencontre leurs solutions. L’espoir, qu’enfin, les petits calculs fassent place aux risques et à l’audace. L’espoir, qu’enfin, la France indique de nouveau à l’Europe, le chemin que cette dernière doit emprunter.
Hélas, l’espoir ne nourrit pas les peuples indéfiniment. Cela est d’autant plus vrai en France, que ce pays en a été gavé depuis déjà trente ans. Pour cette nation il n’y a, aujourd’hui, qu’un seul choix possible : «transformer cette espoir en réussite »
- Réussir l’éducation ? Réformons en profondeur l’éducation nationale. Il faut bannir le bricolage institutionnel. Brisons cette chaîne, qui depuis des lustres, nous mène de l’école maternelle à l’université. Pourquoi ne pas remettre en cause tout le fonctionnement éducatif ?
- Réussir l’intégration ? Pour la réussir, il faut que celui qui intègre, en l’occurrence la France, accepte d’intégrer et que celui qui est intégré accepte de l’être, si une seule de ces deux conditions n’est pas remplies, cela ne peut pas marcher. Forçons les deux parties à suivre cette règle.
- Réussir l’emploi ? A l’aube de ce siècle, les chefs d’entreprises, ou une partie d’entres eux, ont compris une chose. Qu’ils détenaient un pouvoir. Et que ce pouvoir s’appelait l’emploi. Ils en jouent. J’en veux pour preuve le chantage de « BOSCH » à ses salariés, la proposition faites à des ouvrières d’aller travailler en Roumanie pour un salaire moindre, etc.… L’humain est devenu une matière première. Ils l’a veulent aux meilleurs prix. D’où les délocalisations. A partir de là, que faire ? Pénalisons les entreprises qui délocalisent, alors qu’elles enregistrent de gros bénéfices. Taxons fortement leurs produits. Pas seulement en France mais sur l’ensemble du marché européen. Investissons en faveur de la recherche et des nouvelles technologies. Encourageons les initiatives. Mobilisons les peuples en leur conseillant d’acheter des produits fabriqués en Europe. Ayons un suivi personnalisé des demandeurs d’emploi. Prenons des sanctions contre celles et ceux qui ne recherche pas activement un travail.
Bien sûr ces humbles propositions paraîtront puériles, simplistes pour certains. Mais elles auront, aux moins, le mérite de prouver que ceux qui ont voté « non » au référendum, ne sont pas qu’en colère ou inquiet. Mais plein d’espoir et d’idées.
« Là où il y a une volonté, il y a un chemin » disait le général de Gaulle. Et bien cette volonté, je suis persuadé, contrairement aux ex-partisans du oui, qu’elle a pris forme le 29 mai et qu’elle est désormais de retour en France.