AMSTERDAM ( Reuters) - Le rejet massif français du traité constitutionnel européen dimanche va encourager les électeurs néerlandais à suivre cet exemple lors du référendum de mercredi au Pays-Bas, déclare l´un des chefs de la campagne pour le " non".
" Nous avons toujours dit au Pays-Bas que nous ne devions pas voter ´non´ car cela ferait de nous les idiots du village européen. ( Le vote français) va donner aux Néerlandais plus d´assurance pour dire ´non´ à la constitution", a déclaré Harry Van Bommel, membre du Parti socialiste.
Le dernier sondage rendu public samedi aux Pays-Bas donnait le " non" à 53% contre 47% pour le " oui" et le sondeur Maurice de Hond a prédit un " non" néerlandais à plus de 60% en cas de rejet du projet de constitution par l´électorat français.
Bon nombre de gens interrogés dans la rue ont déclaré avoir l´intention de rejeter ce texte.
" Je crois que c´est une excellente idée de choisir le ´non´ ( ...) moi aussi je vais voter ´non´", déclare Arjan Verkerk, banquier de 49 ans.
Dans le quotidien De Volkskrant, l´historien de la culture Thomas Von der Dunk estime que " le ´non´ français sera certainement suivi d´un " non" des électeurs néerlandais qui veulent punir l´arrogance de leurs hommes politiques."
" C´EST TRES DIFFICILE"
" France : ´non´ à la constitution, l´Europe en difficulté", titre en " une" le quotidien De Telegraaf.
Mais, à deux jours du scrutin, le ministre de l´Economie, Laurens Jans Brinkhorst, fervent défenseur du traité, a assuré que tout n´était pas encore joué.
" L´issue du vote au Pays-Bas ne pourra être déterminée que le dernier jour, car nous ne sommes pas une province française, ni une province européenne, mais un pays indépendant", a-t-il déclaré au micro de la BBC.
" Nous allons continuer à faire campagne sur la même base positive sur laquelle nous faisions campagne jusqu´ici", a-t-il poursuivi.
Le Premier ministre Jan Peter Balkenende a invité dimanche les électeurs néerlandais à adopter le traité en déclarant qu´il y avait plus d´une bonne raison de dire " oui".
On prévoit pour l´instant une participation de 42%, dont 11% sont des électeurs encore indécis, a révélé vendredi une enquête NSS/NOVA.
" Je crois que c´est difficile. Je crois vraiment que c´est très difficile. Je ne sais pas quoi faire. J´ai une brochure chez moi que je vais la lire attentivement et après je verrai", explique Esther Hissink, réceptionniste de 35 ans, devant la gare centrale d´Amsterdam.
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on aurait pu faire la même analyse avec le vote révolutionaire français,les Néerlandais eux aussi veulent punir cette classe dirigente qui méprise le peuple