CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Liste des sujets

Non à la dictamolle

Solidariteprog
Solidariteprog
Niveau 1
23 mai 2005 à 12:27:31

NON à La Dictamolle
Faisons de l’Europe le laboratoire du futur
Par Jacques Cheminade candidat à l’élection présidentielle de 2007
Si l’on est pour une Europe fidèle au meilleur d’elle-même, à l’humanisme de sa culture et à son élan de paix par le développement mutuel de l’aprèsguerre, l’on ne peut pas aujourd’hui dire « oui » à un traité constitutionnel qui dicte une règle du jeu inverse. Nous devons dire non, car l’Europe qu’on nous propose est une marchandise frelatée.
La Constitution-piège qu’on veut nous faire avaler rend pratiquement irréversible le laisser-fairisme de ces trente dernières années, la dérive vers une loi de la jungle financière qui est la loi du plus fort.
Non à la dictamolle financière et militaire
Par-delà l’énumération de « droits fondamentaux », qui restent à l’état de belles intentions, la Constitution donne concrètement le gouvernail aux pouvoirs financiers et à leur bras armé, l’OTAN.
1. Europe-finance
a) Le système européen de banques
centrales, chapeauté par la Banque centrale européenne ( BCE), a pour seul objectif la stabilité des prix. Rien sur l’emploi, rien sur le développement économique. Il s’agit d’une banque de banquiers et de fonctionnaires du Trésor, sans contrôle citoyen. Les articles III-181 et III-188 interdisent à tout gouvernement national ou institution européenne de chercher à l’influencer et elle ne peut émettre aucun crédit public.
b) La Banque européenne d’investissement dépend totalement des marchés financiers : elle ne peut émettre du crédit qu’en empruntant auprès d’eux.
c) La libre-circulation des capitaux est le principe : l’article III-156 prévoit que « les restrictions tant aux mouvements de capitaux qu’aux paiements entre les Etats membres et entre les Etats membres et les pays tiers sont interdites » et l’article III-157 affirme que « le Parlement européen et le Conseil s’efforcent de réaliser l’objectif de libre circulation des capitaux entre Etats membres et pays tiers dans la plus large mesure possible ». Tout recul est soumis à l’unanimité du Conseil ( III-157).
d) La libéralisation des services publics est la conséquence du principe précédent, en particulier la « libéralisation des banques et des assurances ( …) en harmonie avec la libéralisation de la circulation des capitaux » ( III-146). Conclusion : dictature de la monnaie, des marchés financiers et de ceux qui les tiennent, sans pilote politique ni contrôle citoyen.
2. Europe-défense
a) La défense européenne doit « respecter les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord » ( I-41). La clause d’assistance mutuelle entre Etats membres est subordonnée « aux engagements souscrits au sein de l’OTAN qui reste pour les Etats qui en sont membres le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en oeuvre » ( I-41).
b) L’objectif de la « politique de sécurité et de défense commune » est de permettre aux Etats membres de s’associer pour « effectuer des missions en dehors de l’Union » ( I-41). Conclusion : il ne s’agit pas de défendre le territoire européen, mais l’ordre que protège l’OTAN, c’est-à-dire aujourd’hui un ordre fi nancier impérial.
3. Europe-impuissance
a) Dans l’ordre financier, notre soumission se produirait au moment où les fonds spéculatifs ( hedge funds) sont au bord du gouffre et où les bulles de l’immobilier et les produits fi nanciers dérivés menacent d’éclater à tout moment. Autant lier son sort à un corbillard.
b) Dans l’ordre social, notre soumission se produirait au moment où, aux Etats-Unis mêmes, l’administration Bush cherche à « réformer » le système de retraites public ( Social Security Trust Fund) pour le livrer à Wall Street, tout en imposant à l’extérieur sa loi à une Europe complaisante. Autant lier son sort à un télévangéliste prêt à empocher nos économies
c) Dans l’ordre militaire, notre soumission se produirait au moment où les Etats-Unis, qui dominent l’OTAN, ont adopté ( depuis novembre 2003) une « option » de guerre nucléaire préventive. Autant lier son sort au docteur Folamour. Qu’y a-t-il de différent entre la logique du texte qu’on nous propose et celle des néo-conservateurs américains ? La réponse est apportée par la personnalité et les choix politiques de José Manuel Barroso, Neelie Kroes, Charles McCreevy et Peter Mandelson, les commissaires européens ultra-libéraux qui soutiennent l’administration Bush et ont soutenu sa guerre en Irak. Le sommet du tragi-comique est atteint lorsque ces mêmes individus se mettent à rouler leurs mécaniques pour dire aux Européens en général et aux Français en particulier qu’ils déclencheraient une « grave crise économique » en votant non !

L’Europe, laboratoire du futur
Un non à un ordre injuste, dangereux et prédateur ne suffit cependant pas. La crise mondiale n’attend pas les arrangements des diplomates et des bureaucrates. C’est pourquoi il faut agir vite. Aujourd’hui, tels les aveugles de Bruegel, la France et les pays européens avancent à tâtons vers le gouffre. Il faut ouvrir les yeux. Changer l’économie de sens, bloquer la dérive vers la guerre, faire remonter l’ascenseur social suppose des choix politiques immédiats, ouvrant un horizon et réamorçant le changement de direction.
1) Créer 20 millions d’emplois qualifiés par un vaste programme d’investissements lourds – de l’ordre de 1000 milliards d’euros par an, c’est-à-dire 10 % du produit intérieur brut européen – au sein de l’Union et au-delà, en Eurasie, en Afrique et dans l’Asie du Sud-Ouest. C’est une politique de pont terrestre eurasiatique, joignant l’Europe occidentale à la Chine et à l’Inde, avec la Russie et la Turquie pour traits d’union. Pour chaque grand projet, un responsable européen de la conception, du financement, de l’exécution et du suivi des travaux devra être désigné, avec les délégations de souveraineté lui permettant de remplir sa tâche. Il s’agit de transmettre de la souveraineté pour faire des choses ensemble, non pour limiter par dogme le pouvoir des Etats-nations.
2) Assurer l’avenir par un grand programme européen de recherche, y consacrant 5 % du produit intérieur brut de chaque pays, avec un fonds de démarrage de 200 milliards d’euros.
3) Enterrer à tout jamais le « stupide » pacte de stabilité et le remplacer par un pacte de développement fondé sur l’émission de crédits publics en faveur de grands travaux, en utilisant le pouvoir de l’Etat pour éliminer toute spéculation financière.
4) Annuler les articles 104 et 109 du traité de Maastricht, la loi française n°93 du 31 décembre 1993, votée en application de l’article 104 ci-dessus, et toutes les dispositions nationales qui interdisent à l’Etat d’émettre le nécessaire crédit public.
5) Imposer une politique d’harmonisation par le haut des conditions sociales et de santé publique et une harmonisation fiscale.
6) Remplacer pour cela le système européen de banques centrales par une association des banques nationales de chaque Etat, rassemblant leurs ressources pour servir le projet commun, sous contrôle citoyen. Ce point est essentiel pour que les Etats puissent arracher leur pouvoir aux cartels financiers.
7) Promouvoir un nouveau Bretton Woods qui, en établissant un système monétaire international de parités fixes entre monnaies, permette une stabilité dans les anticipations, exclue les bulles spéculatives et mette fin au système de changes flottants du FMI.
8) Etablir une défense européenne pour défendre ce projet de développement mutuel et le territoire européen, non pour promouvoir un ordre financier impérial.

Urgence
L’histoire se décide ici et maintenant.
Car si la France et l’Europe doivent avoir une vocation universelle, par-delà l’impôt et l’emprunt dont les sources sont en grande partie taries, elles doivent pouvoir émettre des crédits à long terme et à faibles taux d’intérêt en faveur de grands travaux, permettant un développement Ouest-Est et Nord-Sud : désenclaver l’Europe de l’Est, nous lier par des échanges fructueux avec l’Asie, assurer la paix en Asie du Sud-Ouest et jeter les bases d’une justice sociale associée au progrès technologique.
Une économie où la monnaie se met au service de l’homme est la base pour que l’Europe existe, la base autour de laquelle nous devons nous organiser. Non pas contre l’Amérique, mais contre les Etats-Unis impériaux dont rêvent George Bush et les néo-conservateurs américains et pour un partenariat avec l’Amérique généreuse, conforme aux rêves des pères fondateurs, de Lincoln et de Roosevelt, qui est aujourd’hui celle de Lyndon LaRouche.
Déjà, des parlementaires italiens ont appelé à ce nouveau Bretton Woods – un ordre financier et monétaire pour la cause de l’homme, tel que nous l’avons défini – qui devrait devenir la grande cause de l’Europe. Déjà, des sociaux-démocrates allemands prennent partie contre les fonds spéculatifs. Franz Müntefering, le président du SPD, proche du chancelier Schröder, remet en cause « les stratégies visant à augmenter les profits sur un plan international, qui mettent en danger notre démocratie ». Déjà, Nestor Kirchner, le chef d’Etat argentin, de passage à Berlin, a condamné l’ordre du FMI et a lancé qu’il y a une vie après lui. Déjà, un Laurent Fabius opère une conversion estimable, pour laquelle il se fait traîner dans la boue par ceux qui devraient être ses amis. Phraséologie de gauche, soupçons de lepénisation, discours électoralistes, disent les esprits chagrins et les médias sous influence. Même si c’était vrai, les mots restent et le défi est jeté. Car avec le débat sur la « Constitution européenne », un peuple que les élites croyaient découragé, désorienté et domestiqué revient sur le devant de la scène, avide de comprendre et de penser. C’est à ce peuple que nous nous adressons ici, et en particulier aux militants de ce peuple, à tous ceux qui ont pris des responsabilités politiques, à tous ceux qui veulent enfin changer la vie.
Oui, les partisans du non sont divisés et portés par des arrières pensées très diverses. Oui, une renégociation « progressiste », comme nous le voulons, sera très difficile après le non. Oui, un tel changement serait même impossible si nous prenions les dirigeants et les institutions tels qu’ils sont. Cependant, à la gravité de la crise répond une prise de conscience des peuples. C’est en cela que la situation devient révolutionnaire. C’est pour nous tous une heure de vérité. La victoire du non ne sera pas un moment de soulagement, mais le commencement d’un combat décisif. Nous devons refonder l’Europe. C’est notre heure. Votre heure. Rien n’est permanent que le changement.

http://solidariteetprogres.org

spy_new
spy_new
Niveau 10
23 mai 2005 à 12:29:07

Trop long à lire... :sleep:

Sous forums
  • Histoire
  • Environnement & Nature
  • Politique
  • Cours et Devoirs
  • Philosophie
  • Métiers & Orientation
La vidéo du moment