Voici l´avis d´un grand quotidien Suisse sur vos gesticulades envers la Chine :
Le beurre et l´argent du beurre de la Chine
Publié le 26 avril 2004
Cela n´aura pas pris longtemps : après seulement quatre mois d´ouverture des frontières au textile chinois, certains pays européens crient au scandale. D´aucuns parlent ainsi d´un million d´emplois menaçés, de régions sinistrées a terme et d´industries promises a la friche.
Mieux vaut entendre cela que d´être sourd. Non seulement tous les pays membres de l´OMC savaient depuis dix ans que cette date fatidique du 1er janvier 2005 allait survenir. Mais également que ceux qui en auraient le plus à souffrir seraient moins les Etats forts que les pays du Sud, tels le Maroc ou le Bangladesh, pour lesquels l´industrie textile est primordiale. La Suisse, en ce sens, a donné l´exemple, elle qui n´a jamais appliqué de restriction aux importations chinoises ou indiennes. Cette concurrence a certes occasionné la perte d´ emplois depuis 1995. Mais les entreprises survivantes ont su se spécialiser dans le haut de gamme, augmentant d´autant leur valeur ajoutée.
De la Chine, l´Europe ne veut donc que le meilleur ( à savoir son marché intérieur, un Airbus A380 vendu représente 20 millions de chemises ecoulées chez nous ) , mais pas le pire. Beau message en vérité, en direction des puissances emergeantes que celui donnée aujourd´hui par les nantis, accroupis sur leurs acquis.
C´est exactement ça, vous voulez le beurre et l´argent du beurre 