Calomnie. 
L´association est poursuivie pour " dénonciation calomnieuse" envers une société HLM de Colmar, accusée de discrimination. L´enquête avait été classée.
L ´association SOS Racisme a été mise en examen le 10 février par un juge d´instruction de Colmar pour " dénonciation calomnieuse" à la suite d´une plainte de la société HLM Colmar Habitat qui avait été la cible d´une enquête pour discrimination finalement classée sans suite, a-t-on appris vendredi 4 mars de source judiciaire.
La mise en examen a été notifiée par le juge d´instruction Stéphane Galland au président de l´association Dominique Sopo, à la suite d´une plainte avec constitution de partie civile déposée par Colmar Habitat, a-t-on indiqué de même source.
Dominique Sopo a été mis en examen en tant que représentant légal de l´association, qu´il n´était pas à l´époque des faits, a-t-on ajouté.
" Fichiers ethniques"
Le 10 février à 6 heures, des gendarmes se sont rendus au domicile de Dominique Sopo, lui notifiant un mandat d´amener délivré à son encontre par le juge Galland. D´après Le Canard enchaîné du 16 février, le président de SOS Racisme a ensuite été conduit par la gendarmerie au TGI de Colmar, après " cinq heures de route". Le juge l´a informé, durant une heure, des poursuites engagées contre lui. Dominique Sopo a pu ensuite rejoindre Paris. Publicité
Les poursuites avaient été engagées par la société HLM à la suite du classement sans suite, en novembre 2000, d´une enquête sur l´utilisation de fichiers informatiques faisant apparaître, selon l´association, l´origine ethnique des locataires.
SOS Racisme avait écrit en septembre 2000 à quinze parquets pour que des enquêtes soient diligentées concernant chacun des organismes HLM utilisateurs de ce logiciel " Habitat 400", permettant, selon elle, d´établir des " fichiers ethniques", dont Colmar Habitat.