A l´initiative de l´ancien Commissaire Européen Frits Bolkestein ( libéral néerlandais), un projet de directive européenne vise à la libéralisation totale des activités de services aux personnes et aux entreprises, en favorisant la liberté d´établissement des prestataires de services et la libre circulation des services entre les Etats membres. Avec une définition très générale du champ des services concernés, il menace ainsi même la culture, l´éducation, les soins de santé et tous les services relevant des systèmes nationaux de protection sociale. En instaurant le " principe du pays d´origine" selon lequel les réglementations applicables lors d´une prestation de service seraient celles du pays d´origine de l´entreprise prestataire et non celle du pays où s´effectue la prestation, il ouvre la voie au dumping social et aux délocalisations en faveur des pays du " moins disant" réglementaire en matière de règles sociales, de protection des consommateurs, de préservation de l´environnement, voire de taxations fiscales. Une large majorité d´Etats membres de l´UE paraît aujourd’hui favorable à l´adoption rapide de ce projet de directive. Seule une ample mobilisation de la population peut donc empêcher une telle évolution. La Fondation Copernic condamne cette fuite en avant sans fin dans la libéralisation. Il est temps de changer de cap. Le référendum sur le Traité Constitutionnel européen doit permettre, en disant NON à cette Constitution libérale, d´ouvrir le débat en faveur d´une autre Europe impliquant réellement les peuples. C´est le sens de l´Appel des 200 : Pour construire l´Europe, dire NON au Traité Constitutionnel. La Fondation Copernic apporte tout son soutien aux mobilisations sociales européennes en cours et en préparation, pour s´opposer à cette directive. Il y a urgence à réagir et à agir.