Si tu résumes ainsi le programme électoral de l´UMP, il me semble que tu ne l´as pas lu dans son ensemble. A l´heure actuelle, de nombreuses réformes ont été ou sont actuellement en cours d´application, et, sans vouloir adopter un discours alarmiste propres à certaines formations politiques, il me semble que la France en a bien besoin. Faut-il rappeler également que notre splendide édifice social ne peut tenir que sur de solides bases économiques... Les partis de gouvernement, qu´ils soient de gauche ou de droite, le savent très bien, et la politique du PS n´aurait globalement pas été très différente. Par contre, la réaction de pas mal de gens l´aurait été, dans le sens où les a priori et les préjugés l´emportent de beaucoup sur les arguments rationnel dans la conscience collective. Pour ne prendre qu´un exemple, explique moi en quoi la réforme des retraites improvisée en une semaine par le PS différait fondamentalement de celle présentée par l´UMP, c´était quasiment la même chose sur le papier. Pourtant, l´opposition s´est déchainée sur le sujet multipliant les amendements comme il est d´usage de le faire et déclenchant de nombreuses manifs ( dont les fameuses grèves préventives), et ce afin de retarder le plus possible l´avancement des choses, le tout dans une logique électoraliste tout simplement débile. L´opposition, quelle qu´elle soit, ne semble jamais avoir un rôle constructif à ce niveau et les préoccupations électorales l´emportent de beaucoup sur les véritables intérêts du pays. C´est pourquoi il me semble assez aberrant de montrer une attitude scandalisée si les promesses électorales ne sont pas toutes remplies.
Maintenant, il est sûr qu´il faudrait investir dans les deux premiers secteurs que tu as mentionné, mais dans ce cas, il faut accepter les réformes économiques et non crier systématiqument au scandale au nom de privilèges que plus de 90% des gens n´ont pas dans le monde, la France étant l´un des pays qui investissent le plus dans le social ( par rapport à son PIB, j´entends) et pourrait en maximiser l´efficacité rien que par une meilleure répartition des services publics, ce qui susciterait encore un scandale innomable et des manifestations sans fin, les textes des réformes étant généralement galvaudés à l´extrême ( notamment sur le plan de l´éducation nationale, qui n´a pas pu être réformée depuis 19 ans par le conservatisme des syndicats enseignants et étudiants).