Mais ces chiffres restent théoriques car si on analyse les conditions exigées pour la régularisation des clandestins on réalise qu’elles sont très contraignantes pour les employeurs mais aussi pour les immigrés. Par exemple, pour régulariser une employée de maison, outre la somme forfaitaire de 330 euros à verser par l’employeur, celui-ci devra offrir soit un contrat à durée indéterminée, soit un contrat d’une durée de douze mois minimum. Il devra s’engager à fournir, ou garantir, un logement décent à son employée et les frais de rapatriement, si le contrat s’achève et que la personne ne trouve pas de travail ailleurs, seront à sa charge. Il devra évidement verser les cotisations sociales, offrir un mois de congés payés, un treizième mois et mettre de côté, chaque mois, 25% de la somme correspondant au salaire versé, le montant accumulé, devant être versé à l’employé au moment où il quitte son emploi selon la loi en vigueur pour tous les travailleurs qui dépendent de la législation italienne.
Pour une famille qui emploie une aide ménagère étrangère à temps plein, sa régularisation entraînera au minimum 30 à 35% de dépenses supplémentaires par mois. Pour les autres catégories de travailleurs, les règles sont identiques mais la somme forfaitaire pour la régularisation est fixée à 800 euros par employé.
Autant d’obligations qui soulèvent diverses polémiques selon Andrea Frattani le représentant de la CGIL, la principale centrale syndicale italienne, à Prato, en Toscane, où vit la plus grande communauté chinoise d’Italie ( entre 15 000 et 20 000 personnes travaillent dans les secteurs de la peausserie et du textile) l’opération risque d’échouer. «Beaucoup de clandestins tentent leur chance maintenant explique t-il mais au bout d’un an, ils retourneront dans la clandestinité car ils ne pourront pas démontrer qu’ils ont un logement et un emploi fixe comme le prévoit la loi». De son coté, la Coldiretti, la Féderation des agriculteurs, souligne que «90% des emplois sont saisonniers, tout comme la Confédération des artisans rappelle que nombre d’emplois dans les secteurs de la mécanique et du bâtiment sont à durée déterminée. Dans ces différents cas de figure, les contrats qui doivent être remplis ne correspondent donc pas aux besoins réels.
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Eh oui, il faut apprendre à lire l´intégralité de l´article avant de le poster, Klan.
De plus, macroéconomiquement, c´est un non-sens total: comment 400 000 travailleurs immigrés régularisés peuvent-ils faire baisser de DEUX POINTS le taux de chômage ? ?
Si c´était vraiment le cas, la France aurait eu un taux négatif depuis longtemps 