Attends, c'est qui qui occupe les terres de qui au juste ? Qui colonise ? Qui a violenté et brimé pendant des siècles ? Les Black and Tans, c'étaient des danseurs, ou bien ? C'est dingue quand même, c'est la violence des oppresseurs qui détermine la résistance des opprimés. Donc oui, vive l'IRA. Dehors l'impérialisme britannique.
Sinon, le républicanisme Irlandais est socialiste par essence et par nature. Qu'ils soient catholique ou pas, on en a rien à foutre. Ce qui nous intéresse en tant que révolutionnaire, c'est la forme de la lutte et l'aboutissement de cette dernière.
Le 17 août 2015 à 00:06:59 14-Novembre a écrit :
Pour autant les militants ultra radicaux ultra anar qui pensent que la révolution c'est les marges, les post modernes de mes fesses ultra purs et déconstruits je les considère absolument pas comme des alliées, mais en général ils font pas parti de la même classe sociale que nous.
C'est bien ça le problème là dedans. Je ne généralise pas tout Mai 68 hein, il y avait des étudiants sincères et très certainement révolutionnaire dans leurs pratiques et leurs volontés. Je visais juste grossièrement leurs principaux cadres, qui soient basculeront dans la vague rose des années 70 (Ce qui les mènera au pouvoir en 1981), soit finiront complètement à droite bien après pour divers raisons. 68 a été un catalyseur, d'une lutte importante sur tout les plans. Les ouvriers luttaient depuis le début des années 60, 67 a été l'année où il y a le plus grand nombre de grèves dans notre pays. Ce que je voulais dire, c'est qu'on ne parle jamais de ça. On parle de l'éthos de la barricade, des slogans sympa sur le mur, du "jouir sans entraves" et j'en passe.
Je vais être franc : Non, nous subissons encore la contre-révolution li-li de 68. Concrètement, quand on dit monsieur ou madame la ministre, le Capital s'en tape pas mal, c'est du sociétale et il a pas à payé de sa poche. C'est bien le problème qui s'est produit après 1968 : Une grande partie de la gauche s'est focalisé sur le "combat des plus exploités/opprimés" (Comme Foucault pour les prisonniers) et à délaissé le combat pour l'émancipation du prolétariat, en jouant sur le culturel/sociétal comme moyen de libération. Clouscard l'a très bien résumé : Tout est possible, mais rien n'est permis. Et ça, nous le subissons encore. Tout les combats de libération ont été récupéré, que ce soit au niveau sexuel, culturel ou idéologique. Moi je m'en plains totalement, car je passe mon temps à m'engueuler avec des gens de bonne foi là dessus, en montrant que si on ne lie pas toute lutte avec la lutte des classes, il n'y aura rien qui pourra en sortir de concret. Qu'est ce que c'est que ces conneries de gauchistes de dire que la classe ouvrière s'est vendu pour une télé ou un lave-linge... Ou encore que le féminisme se résumerait à vouloir travailler "autant que les hommes", alors qu'il s'agit avant tout de travailler tous/tes et moins ? Voilà où on en est. Voilà pourquoi il faut déconstruire toute cette mythologie autour de ce 68 là, pas celui des luttes sociales et politiques ! On oublie pas les morts à Peugeot. On oublie pas les luttes qui ont suivi à Lipp ou ailleurs.