En 46, le PCF présidait un gouvernement d'Union nationale avec ce cher De Gaulle. Ça ne lui posait visiblement pas de problème de fréquenter les pires salopards au pouvoir en France au sortir de la guerre...
Le mot d'ordre exhortait alors à "tous se redresser les manches pour reconstruire la France" comme si les travailleurs et les patrons avaient les mêmes intérêts.
Ce parti était alors au sommet de sa puissance et n'a jamais déclenché la révolution populaire nécéssaire.
Je passe sur 1968 où le PCF insultait les étudiants dans la rue, puis les "gauchistes" -le terme ayant remplacé "hitléro-trotskyste" dans la dialectique stalinienne- à la base de la grève générale, avant de se joindre au mouvement et de clore plus ou moins minablement la possible révolution en une augmentation effective des salaires.
En 82-83, ce brave PCF s'était alors allié avec Mitterrand et avait des ministres au gouvernement Mauroy: Fitermann, Lepors,...
De grande grèves se déclenchèrent dans les milieux sidérurgiques sujets à de vastes plans de licenciement après avoir été nationalisés à prix fort par les sociaux traîtres (le gouvernement "socialiste" racheta très cher des entreprises et fit le ménage lui même avant de les concéder à bas prix à leurs anciens propriétaires, comme Dassaut) . Les ouvriers en grèves furent alors lâchés par la CGT, lâchés par le PCF, et même qualifiés d'"ayatollahs" par un ministre communiste, en référence aux nombreux travailleurs d'origines immigrés qui constituaient le mouvement, et à la révolution iranienne en cours qui excitait les peurs à la télévision.
Inutile de préciser qu'énormément de travailleurs maghrébins déchirèrent leurs cartes à ce moment. Le vide politique laissé chez ce milieu fut très vite comblé par des mouvements n'ayant rien à voir avec la défense des travailleurs: salafisme, intégrisme..en somme l'extrême droite musulmane.
Je passe sur le fait que la CGT fit la chasse aux troskystes dans ses rangs cet année là.