J'ai une question a poser aux communistes de ce topic , les communistes de jvc sont plutot : marxiste,leniniste,stalinien,trotskyste,maoiste.
Merci de me repondre
Moi j'aurais tendance a être stalinien ![]()
marxiste,leniniste,stalinien,trotskyste,maoiste.
C'est ca que t'appelles "communiste"
Personnellement rien de tout ca. Quelques inspirations basées sur la reflexion de Marx à propos de la marchandise, de la valeur, tu travail.
Les autres "auteurs" cités n'ont rien à voir avec le communisme à mon sens.
Hm... moi non plus, aucun de tout cela.
Pareil, je dirai que ma pensée communiste s'appuie dans les grands traits sur la marxisme. Mais tu vois à la limite je me décrirais plus Marxien, au sens sociologique du terme.
Mao a réalisé de grandes choses dans un pays très peuplé et assez archaique. Il y a eut des débordements mais ce n'est pas de son fait.
Pezz > qu'est ce que tu entends par marxien
Mat > il a juste le record absolu dans l'histoire de l'humanité du nbre de mort me semble t il. Mais c'est pas de sa faute hein ![]()
Mat_Cauthon
Posté le 9 mars 2011 à 22:18:03
Mao a réalisé de grandes choses dans un pays très peuplé et assez archaique. Il y a eut des débordements mais ce n'est pas de son fait.
Ca se voit qu'on est sur le topic des communistes ici ![]()
Je me dirais aussi plutôt "marxien".
Le marxisme traditionnel (qui a tendance à se confondre avec le léninisme dans l'imaginaire collectif) se présente comme une critique de la distribution de la richesse (propriété privée, marché comme entité régulatrice, une classe s'appropriant la sur-valeur, etc), la classe laborieuse se devant de "s'approprier" le fruit de leur travail et par là même construire le "socialisme" à partir des formes de la production de l'ère industrielle.
Tandis que Marx opère une critique plus globale, contenant également la production elle-même. Sa critique de la Marchandise (avec un grand M), du travail comme médiatisation sociale sous le capitalisme, de la valeur (et de sa dualité) ne sont pas prises en compte par le "Marxisme". Les objets de ces critiques sont considérés comme trans-historique par tous ceux qui se posèrent en "successeurs" de Marx (et qui sont à l'origine de l'appellation "marxiste" (ce que Marx rejetait : il se défendait d'être lui-même "marxiste")) et sont mis à part dans la critique qu'ils opèrent. Pour eux, le socialisme, et par suite le "communisme" ne désigne que l'appropriation par les travailleurs du mode de production industriel, oubliant donc tout un pan de la critique marxienne.
(Puisqu'il y a un topic sur la Wertkritik, j'ajoute que c'est précisément cet écueil largement partagé par tous les "marxistes" actuels qu'elle tente de d'éviter)
Marx en effet critique d'abord le système de production avant de lancer un "prolétaires de tous les pays unissez-vous".
Normal la Chine est le pays le plus peuplé du monde.
Le "marxisme" traditionnel construit sa critique autour de la lutte des classes. Ce que Karl Marx (critique Marxienne) ne fait pas.
Lui a tendance à mettre le travail, et donc la "valeur" (et son double aspect (valeur usuelle/valeur marchande)) au centre de sa critique du capitalisme.
Le marxisme biffe ces critiques, et ne se concentre que sur la distribution de la richesse et son appropriation par la classe qui la produit, mécaniquement parlant.
Lutte des classes c'est vieux comme le monde ça :
les dirigeants qui font la guerre (économique, politique, militaire); les gens du peuple qui triment et les profiteurs de tout poil.
ougrioum a plutôt bien répondu, même si je tiens surtout à la différence de terminaison entre marxISTE et marxIEN.
Je me sens disciple de Marx quand je me dis "marxiste", et je me sens influencé dans ma pensée quand je dis marxien.
Mais vous croyez vraiment encore à la lutte des classes, prolétaires VS les méchants gros bourgeois avec le cigare à la bouche, le haut de forme et le sac de billets a la mail ? ![]()
J'y crois tellement que ça me parait une évidence.
La lutte des classes a changé de forme, elle a évolué : les bourgeois n'ont plus le cigare à la bouche, un haut de forme et un sac de billets à la main. Mais il y a toujours des dominants et des dominés (pour faire court) dont l'argent est le moteur (pour faire simple).
Je crois également à la lutte des classes. Sauf que maintenant certains n'ont même plus conscience de leur classe, et qu'un patron n'est pas nécessairement contre ses employés. En l'occurrence le gros type avec un cigare, c'est maintenant la grosse table des dirigeants administratifs d'une multinationale ou d'un fond de pension.
(le tout résumé pour faire court car je commence à fatiguer).
Intéressant de noter que la "lutte des classes" n'as pas été théorisée par Marx en premier. Ce sont des gens tout à fait convenables, tels que, David Ricardo, François Guizot ou Adolf Thiers qu'on ne peut pas accuser d'être anticapitalistes, qui l'ont sérieusement théorisée (parce qu'elle était déjà présente en filigranes chez de très nombreux auteurs depuis longtemps) les premiers. Marx n'a fait que faire appel à elle dans le cadre de sa théorie anticapitaliste.
D'ailleurs, personnes n'hésitaient à raisonner en ces termes jusqu'à il y a quelques décennies. Mettons 40 ans environ.
Avec la récente refonte du vocabulaire du capitalisme, ces mots ont été proscris du vocabulaire (sans doute parce que contre-productifs et de mauvais aloi).
Très peu peuvent se permettre d'être aussi provocateurs que Warren Buffett quand il déclare "il y a bien une guerre de classes, et c'est ma classe, la classe des riches, qui est en train de la gagner".
Je sais pas ce que vous a fait Waren mais ça fait au moins 10 fois que je lis cette citation en 2 jours ^^
Bah, c'est une citation qui a déjà quelques années je crois. Après, quand on fouille un peu les archives, y compris les archives locales, on trouve des wagons dans ce gout là.
Un autre féru notable de cette lutte des classes : Voltaire
Exemple éloquent : il écrivait par exemple dans sa correspondance personnelle (à l'intention de je sais plus qui...)
"Une nation bien organisée est celle où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne"