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Liste des sujets

Topic des communistes

Ar-wan
Ar-wan
Niveau 7
06 novembre 2005 à 19:27:29

chateaudp

Ala différence de Mein Kampf, le capital ne parle pas de génocide. Ceci dit le copinage Hitler-Staline ( je veux parler du pacte germano-soviétique) est asser caucasse.

Tu veux soigner le malade? Soit, cela tombe bien, moi aussi. En ce qui me conserne, je suis persuadé que c´est en soignant le malade que l´on saura si Lénine avait raison.

JEDI LIGHT
A voir l´augmentation des taux d´abstention, c´est tous les partis qui sont -à peu de chose près- morts.

chateaudp
chateaudp
Niveau 6
07 novembre 2005 à 02:21:28

C´est vraiq ue Das Kapital, inspiré par les Illuminés de Bavière, ne parle pas de génocide, l´ouvrage n´eut pas paru d´ailleurs en son temps. Et je ne crois pas du tout que Marx visait un génocide. ça n´empêche que ses thèses portent en elle ces génocides que nous avons vus. Et comment léviter: supprimer la propriété privée (à l´origine, on peut estimer cette proposition d´un retour au christianisme premier, qui partageait tout, mais on a vite compris que c´était improductif) conduisait à spolier l´individu; établir une dictature, même si c´est celle duprolétarita, conduit au crime; condamner la spiritualité, c´est lancer les pogroms etc.

canigou007
canigou007
Niveau 2
07 novembre 2005 à 15:46:32

Les cocos c´est tous des s*l**ds

Ar-wan
Ar-wan
Niveau 7
07 novembre 2005 à 17:32:25

Que veux-tu, chateaudp, le prolétariat étant majoritaire, sa dictature est légitime contrairement à celle de la bourgoisie qui elle est minoritaire (ou de la noblesse tsariste dans le cas de la Russie). Il est vraie que dans le cas de la Russie, les choses ont quelque peu dérapées...

Au fait, tu n´as toujours pas répondu a la question que je t´avais posé:
On dénigre le communisme en raison des massacres qu´un soit-disant communisme à perpetué.
Dans les années 20 quels bonnes raisons avaient certainnes puissance européennes (et la France y participait plus ou moins) d´allez faire la guerre à l´URSS, suite à la prise de pouvoir par les bolchéviques alors que ces massacres n´avaient pas encore été perpetués?

chateaudp
chateaudp
Niveau 6
07 novembre 2005 à 17:36:48

Formidable, tu dis tout. Tu es vraiment pour la dictature. Je suis content que tu l´aies dit.
Pour toi, une majorité justifie la dictature. Donc le nzaisme était justifié, puisque la majorité des Allemands ont voté Adolphe.
Ce sont deux mondes qui nous séparent.

PS: le prolétariat n´était pas plus majoritaire qu´aujourd´hui en Russie.
Si, j´ai répondu à ta question. Mais toi, m´as-tu bien lu ?

Titka3
Titka3
Niveau 10
07 novembre 2005 à 22:09:55

Les délinquants sont victimes du systeme capitaliste. C´est un fait incontestable, ce qui n´excuse pas pour autant leur agissements.
Quant aux ripostes, bien sur que demain, si les CRS ont ordre de tirer, ils vont tuer une centaines de délinquants, et le lendemain, il n´y aura plus personne dans les rues. Mais cette solution ne stopperait les violences que provisoirement, et la situation deviendrait bien plus grave par la suite.

Mais je dirais, que au vu du système actuel, la France est tout simplement dans une impasse.

Kanzaki
Kanzaki
Niveau 9
07 novembre 2005 à 22:11:09

L´environnement est un facteur aggravant mais ce n´est pas pour autant que tuer n´est plus un crime.

disuj
disuj
Niveau 7
07 novembre 2005 à 23:47:30

vive le communisme (le vrai, celui de marx, pas la dictature stalinienne) le PCF est foutu il sert plus a rien et de toute facon plus personne n´aime le communisme (mauvaise image causé par dictature soi disant communistes).mais le communisme c´est génial !
ps:je repond au topic de depart

Ar-wan
Ar-wan
Niveau 7
08 novembre 2005 à 00:41:06

chateaudp
L´expérience apprendrend qu´en situation révolutionnaire la bourgeoisie ou la noblesse sont peu enclintes à laisser de coté leur privilège et le pouvoir. A partir de là si la majorité impose sa dictature, c´est la démocratie.
En ce qui conserne la monté du Nazisme personnellement je suis très amère quand au rôle jouer par les partis socialistes et communiste Allemands des années 30 qui malgré leur puissance n´ont pas sut s´allier pour arrèter Hitler. Mais ceci est une autre histoire.

Permet moi de douter que la révolution Russe, à l´origine, ait été le fruit d´une minorité. D´ailleur les historiens (tous les historiens) ont retenu l´appellation "révolution" et non "push".

J´espère que tu me liras bien.

chateaudp
chateaudp
Niveau 6
08 novembre 2005 à 01:53:46

Merci pour ton message.
Ce que tu appelles la bourgeoisie, encline ou pas, c´est elle qui a formé les premiers bataillons de communistes. Mao, le plus grand criminel de tous les temps, appartenait à une famille de mandarins. Les exemples sont légions.
C´est la bourgeoisie qui soutient le communisme, c´est elle aussi qui abat son rival la noblesse en France à la fin du XIXème siècle. Elle veut s´approprier le Royaume, elle s´attache les services de quelques nobles renégats tel Orléans (franc-maçon au passage) et reçoit ses instructions de groupes occultes. Occultes à l´époque, parce qu´aujourd´hui on sait tout, tout a été parfaitement clarifié.
Pour la Révolution d´Octobre (en fait de Novembre, comme le rappellent les gens de l´Est), c´est un pur montage des financiers et des activistes. La population n´en voulait pas, et pourtant le régime avait de gros défauts (pas aussi gros que le régime suivant tout de même).
Je te redis que les agents anglais distribuait des livres sterling dans les rues ! Trotski a convoyé le train plombé contenant l´or occidental, et l´Allemagne l´a laissé passer tranquillement, elle qui officiellement était opposée aux Rouges. Fiction, embrouille et tractations, sur le dos des nations !
Demande-toi pourquoi les banques US ont financé la révolution. ça c´est une bonne question. Tu te rendras compte que les financiers ont créé simultanément le communisme et le capitalisme (dans leurs formes modernes) pour nous baiser en beauté. Il s´agissait de créer deux roues d´un même char démoniaque, tournant en sens inverse mais, comme une paire de roues attachées aux deux bouts d´un même essieu, allant dans le même sens. Tout autre alternative serait écrasée bon gré mal gré. Cette image n´est pas de moi, elle est d´un ambassadeur soviétique dans les années 20, qui, ayant bu à une réception, s´était laissé aller à répondre de haut aux critiques de diplomates européens. Il leur expliquait déjà le jeu de dupe, la fausse opposition camp capitaliste - camp communiste.
Explique-moi pourquoi Krouchtchev prend le pouvoir au moment précis où un rejeton Rothschild était à Moscou, en voyage spécial...
Et de même, demande-toi pourquoi les Américains ont refusé l´offre de capitulation de l´Etat-major allemand à 2 reprises au moins, alors que tout le monde savait pour les camps etc. ! Il fallait aller jusqu´au bout, cad épuiser totalement l´Allemagne et l´Europe pour rafler la mise.
Mon accusation est terrible, j´en conviens, mais les historiens découvrent des tas de choses en ce moment.
Tout cela, c´est la grande abomination du XXème siècle.
Sais-tu que Pearl Harbour a été préparé par les Américains de bout en bout ? Il fallait pousser le Japon à la faute, tout a été fait pour encourager l´impérialisme, et Moscou n´a pas hésité à prêter son concours. Etc etc.
Je regrette que tant de jeunes se fassent duper ainsi.
C´est nous l´avenir, ne nous laissons pas bercer d´illusions romantiques.
Il faut absolument que tu étudies la question si l´Histoire t´intéresse.
Non seulement les partis communistes n´ont pas arrête Hitler, comme tu dis, mais les communistes sincères antinazis ont été liquidés par le Komintern; je rappelle ailleurs que l´URSS a financé Hitler, a convoyé des millions de tonnes de céréales, de pétrole etc.
Je te permets de douter, il faut douter ! Ce doute doit être fait pour ne pas se laisser duper. Je trouverais idiot que tu me crois sur parole, puisque tu pars de l´autre côté de mon horizon, mais sache que j´ai cru les mêmes choses que toi, moi aussi je croyais que les révolutions étaient populaires, généreuses. Je me suis réveillé d´un cauchemar en lisant et en découvrant la vérité.
Il faut refuser TOUTE DICTATURE, bourgeoise, aristocratique, populaire, démocratique. La dictature, crois-moi, tu détesterais !
Et où as-tu vu que la majorité ait jamais imposé son pouvoir ? Tu crois que la démocratie appartient au peuple ? C´est un autre leurre. Moins violent mais, tu le sais sans doute, extrêmement pernicieux. D´ailleurs, la démocratie n´existe pas. Tu as voté pour tes ministres ? Non. Ils ont été nommé par le Président. Qui met en place le Président: l´opinion publique, cad essentiellement les groupes d´information, cad les médias + le show-biz etc. Les médias et le show-biz, c´est le fric des annonceurs et des multinationales.
De braves gens voulaient Adolphe et Joseph, et Mao, et Pol Pot etc. Qui sont ces gens, voilà ce que tu devrais découvrir.
Elle n´a pas été populaire, la Révolution, loin s´en faut, et il a fallu liquider le tiers de la population pour l´imposer...

Ar-wan
Ar-wan
Niveau 7
08 novembre 2005 à 18:03:03

Tous ceci est fort interessant.

J´ignorais que les puissance occidentales avait financé la révolution russe.
Quand cela c´est-il produit? (après la guerre je suppose puisque tu précise que l´Allemagne a collaborée à l´opération). Et surtout quel était l´objectif? J´ ai du mal à comprendre ton histoire de "fausse opposition camp capitaliste - camp communiste."

Ensuite on peu épiloguer longtemps sur le caractére démocratique ou non de la révolution (même si je persiste à croire qu´un tel phénomène ait pu être le fruit d´une minorité ).
Mais pour en revenir à la question de départ (pourquoi les puissance européennes on fait la guerre à la russie) je doute fortement que cela soit en raison de considérations démocratiques.

Toujours dans la même période historique (entre deux guerres) si les puissances européennes étaient si désireuses de lutter contre la dictature, elle pouvait très bien aller aider la démocratie naissante en espagne dans les années 30.

Tous les paradoxes historiques et autres faces cachées des évènements que tu sites sont fort interessants. Et ce n´est pas tout il y a encore plein d´autres faits historiques du même ordre.
Toutefois méfie toi des conclusions hatives. Exemples, pour Pearl Habour, cela fait des années que l´on entend les historiens polémiquer sur la question et ce n´est toujours pas définitivement tranché.

chateaudp
chateaudp
Niveau 6
08 novembre 2005 à 18:14:50

Merci de ton intérêt et de ta lecture scrupuleuse.
Concernant Pearl, prenons-le à rebours !
Voici un exrait de mon livre. Tu comprendras que certains historiens US cherchent à se couvrir.
Lis ceci, et fais-toi une idée !
Au sujet de Pearl Harbor (en arrière-plan du chapitre XX) :
Les Américains ont tenté de cacher le fait qu’ils savaient d’où viendrait le coup. Cela remet en cause toute leur attitude. Ils pouvaient se contenter d’affirmer qu’ils étaient parfaitement au courant de l’opération dont ils furent victimes, et les débats n’auraient porté que sur le degré de responsabilités des deux parties. On aurait certainement conclu qu’ils maîtrisaient mieux la guerre secrète que les Japonais mais que, malgré toute leur science, ils avaient été les victimes d’un conflit qu’ils n’avaient pas déclenché. Après tout, l’Amérique peut s’enorgueillir d’avoir piégé le Japon. Or, l’Amérique a nié to-talement ce qu’elle savait, ce qui laisse entendre qu’il lui a fallu esquiver une responsabi-lité plus grande qu’elle ne veut assumer dans son entrée en guerre.
C’est le fil d’Ariane : en montrant ce qui s’est passé à Pearl Harbor, on est conduit à se demander à partir de quel moment l’Amérique a piégé le Japon. Or, cela remonte loin. Pearl Harbor n’est pas qu’un mauvais coup. C’est pourquoi les autorités fédérales ont préféré tout nier en bloc.
De bonne foi, l’Amérique pouvait rappeler que le Pacte Tripartite nippo-germano-italien la visait au premier chef, que l’expansion japonaise menaçait de faire capituler la Chine et de se saisir des anciennes colonies européennes et toutes sortes d’autres choses que le Japon ne pouvait aisément justifier, telles que l’attitude de ses troupes et ses manquements perpétuels aux conventions internationales . Elle pouvait tout simple-ment affirmer qu’elle réprouvait la guerre japonaise en Chine ou l’annexion de la Corée, qui ne trouvent moralement de raison d’être ni dans leurs motifs, ni dans leur exécution.
L’Amérique des dirigeants et conglomérats industriels a préféré nier tout en bloc, parce qu’elle craignait d’abord, avant décembre 1941, que l’on découvre comment on cherchait à abroger la vieille Loi de Neutralité, mais ensuite, après 1941, qu’on découvre, non pas seulement qu’elle avait sacrifié les soldats de Pearl Harbor, mais aussi qu’elle avait forcé la main au Japon. C’est une autre Amérique, celle des chercheurs et des his-toriens, qui a révélé la vérité.
Le Japon, privé de ressources (notamment de pétrole) et de débouchés économiques, soumis au blocus, perdant un à un ses partenaires économiques sous la pression de Londres et de Washington, encerclé économiquement et militairement depuis Vladivostok jusqu’en Malaisie, n’a pas été qu’un assoiffé de conquêtes.
Quels éléments permettent d’affirmer que l’agression se préparait ? Prenons Pearl à rebours…
En 1941, un certain Mac Collum, capitaine de corvette de l’US Navy. Fut chargé par le Président Roosevelt de mettre au point une stratégie consistant à pousser le Japon à la guerre. Né à Nagasaki, il connaissait très bien le pays. Il supervisait les rapports de ren-seignements ultra-secrets.
Le Mémorandum de Mac Collum, daté du 7 octobre, tient en huit points . Tout était fait pour exacerber la position nippone. Toutes les tentatives de médiation des Japonais étaient rejetées. Le Japon se retrouvait en situation de casus belli.
Les services du Kampeitai, le service secret japonais, avaient déchiffré de nombreux messages faisant état de manœuvres américaines visant à forcer la main à la Marine ja-ponaise. En septembre, le Japon avait rejoint l’Allemagne et l’Italie au sein d’un traité d’assistance mutuelle, et donc de l’Axe, qualifié de Tripartite : « Rome, Berlin, Tokyo ».
Les membres de l’Etat-major japonais ignoraient complètement les documents se-crets américains. Pourtant, des navires américains s’étaient introduits entre Kyûshû et Shikoku. L’amiral Richardson, commandant de la flotte de guerre de Pearl Harbor, avait indiqué qu’il refuserait le "sacrifice d’un seul navire américain, même si cela devait en-traîner les Etats-Unis et la nation dans l’acceptation d’une guerre contre le Japon." Il fut été privé de son commandement en février.
Yamamoto, amiral commandant en chef la flotte impériale, et Oikawa, ministre de la Marine, sont convenus d’attaquer. Apparemment, plusieurs diplomates sont au courant dans le monde.
Le Japon est en train d’étouffer, il a besoin de ressources extérieures. L’Amérique va s’engager contre le Japon : elle doit décidément diminuer le menace japonaise en Asie, ne serait-ce que pour libérer les possessions occidentales et rassurer les Soviétiques. Par ailleurs et surtout, le Japon étant l’allié de l’Allemagne, on aura le motif incontestable justifiant l’entrée en guerre des Etats-Unis en Europe.
Or, le Congrès américain et la population refuseront l’envoi de troupes en Europe tant qu’un événement grave ne modifiera pas la situation. Les USA sont une démocratie, ils ont besoin du soutien de leur population . Ajoutons au crédit de Roosevelt que la défaite anglaise signifierait sans aucun doute une menace renouvelée, avec une Europe entièrement allemande et devenue la première puissance navale mondiale, donc capable de s’attaquer directement aux intérêts américains partout dans le monde. Le gouverne-ment américain doit provoquer la guerre pour obtenir l’adhésion de son opinion publi-que, mais sans avoir l’air de la déclarer.
Point n°8 du rapport Mac Collum : "Imposer un embargo total sur les échanges avec le Japon, en coordination avec la Grande-Bretagne." Chose intrigante : en dépit de l’embargo, les navires japonais se ravitaillent pourtant en Californie, à la raffinerie de Port Costa notamment !
Si les Etats-Unis souhaitaient que le Japon persiste dans sa guerre et conserve assez de carburant pour déclencher une guerre, ils ne s’y prendraient pas autrement. Néan-moins, les quantités de pétrole livrées sont insuffisantes pour réapprovisionner décem-ment le Japon et, a fortiori, pour lui permettre de gagner la guerre. Le stock de pétrole au Japon est de sept millions de tonnes, de quoi tenir deux ans. Le blocus aidant, le Japon n’a pas d’autre issue que se procurer des ressources lui-même, par voie d’opérations mi-litaires. Roosevelt a beau le nier, il veut la guerre et cherche à préparer l’opinion améri-caine à une agression japonaise. Le Neutrality Act, qui définit la position de neutralité des USA, est chaque jour un peu plus grignoté par des décisions de financements aux ar-mées . Le Japon devrait en prendre acte, mais ses dirigeants sont alors non seulement aveugles, mais arrogants et décidés à établir leur sphère de prospérité asiatique sous la domination du yen, la monnaie japonaise.

chateaudp
chateaudp
Niveau 6
08 novembre 2005 à 18:17:31

Dans le courant de l’année 1941, le Japon avait fait revenir de Chine la plupart de ses navires de guerre ; en juillet, il avait également demandé à ses navires marchands naviguant sur toutes les mers du monde de rejoindre incessamment leurs ports d’attache. La marine marchande nippone est, en 1938, la quatrième du monde, après celles de la Grande-Bretagne, de la Norvège et de l’Allemagne. En 1940, elle est la deuxième du monde, après celle des Etats-Unis.
C’est un ordre grave. Tous les navires de l’Atlantique étaient tenus de franchir le ca-nal de Panama avant le 1er août . Les Etats-Unis, conscients de ce que ce type de rapa-triement signifiait, avaient fait interdire le canal aux navires japonais, qui se trouvaient contraints de passer le cap Horn. En juillet, ils décrétaient l’embargo sur le pétrole vendu au Japon. Ils faisaient aussi saisir les avoirs japonais dans le monde entier . Les Japo-nais faisaient bientôt de même avec les avoirs américains au Japon et dans l’empire, y compris en Chine et au Mandchoukouo. Toutes les opérations commerciales japonaises à l’étranger avaient été suspendues par Tokyo qui pratiquait, à l’égard des USA, la même politique qu’eux. Les visas japonais pour les continentaux (y compris les Shanghaïais) qui souhaitaient se rendre au Japon ou pour les voyageurs qui souhaitaient transiter par les ports nippons, n’étaient plus délivrés qu’au compte-gouttes, de même que les infor-mations au sujet des mouvements de navires japonais, civils ou militaires. Les Britanni-ques, au cours de l’été, dénoncent leur traité de commerce avec le Japon, de même les accords contractés avec lui par l’Inde et la Birmanie. Les Canadiens et les Australiens s’alignent. L’étau se resserre autour de la sphère de co-prospérité japonaise. Le com-merce est tari avec les pays anglo-saxons, leurs dominions et colonies. Si rien ne se passe, le Japon périra économiquement. C’est une évidence pour tous les observateurs.
Le 18 octobre, tous les navires américains sont confidentiellement invités à quitter les eaux territoriales chinoises et japonaises.
Sur le théâtre des opérations, le Japon en était, le 1er décembre, à la reprise des bombardements de la Birmanie, à Yunnan-Fou. Roosevelt revenait de ses vacances en Floride et Chiang Kai-shek faisait passer une note « énergique » demandant aux Etats-Unis « de ne pas ralentir leur aide à la Chine. » A Singapour, où une imposante escadre parviendra le 3, les forces britanniques sont en état d’alerte maximale. En Birmanie, d’importants renforts anglais et hindous débarquent à Rangoon. A Manille, le président Quézon accuse les « impérialistes » anglo-américains d’avoir laissé sans préparation mili-taire et sans protection la population des Philippines, anciennement sous leur souverai-neté, tandis qu’une escadre japonaise est aperçue au large des côtes. Les Indes néerlan-daises, qui n’ont, à la demande des Anglo-Américains, que partiellement cédé aux de-mandes japonaises de leur vendre du pétrole et d’autres biens, ont fait savoir que leur position s’alignerait sur celle des USA si cette dernière venait à changer. L’on parle beau-coup d’une éventuelle attaque du Japon contre la Thaïlande, démentie par M. Kurusu, diplomate japonais en visite officielle à Washington. Le chef du gouvernement, le général Tojo, déclare qu’il souhaite voir le Japon libérer l’Asie orientale de l’influence anglo-saxonne. A Hawaï, les troupes ont été mises en alerte d’entraînement.
Sur l’escalade des tensions, l’essentiel est dit.
Que disent les journaux ? Le journal japonais Dai Asia (Grande Asie) rapporte les propos de M. Matsumoto, à l’automne : « Les Etats-Unis ne voudraient-ils plus nous vendre du pétrole, qui constitue le sang de notre vie nationale, nous devrions nous en procurer ailleurs, par n’importe quel moyen. »
Le New-York Times du 31 octobre rapporte que les milieux japonais les mieux avertis estimaient que « les sanctions économiques appliquées par les Etats-Unis au Japon ten-dent à mettre ce dernier dans une situation intenable, dont il ne pourra sortir qu’en pre-nant à brève échéance des mesures de légitime défense » et reconnaît que « le problème le plus urgent est celui du ravitaillement en pétrole pour sa défense nationale. »
Le Journal de Genève du 13 novembre écrit : « M. Tojo [chef du gouvernement japo-nais] fait appel à M. Roosevelt pour qu’il intervienne personnellement afin de faciliter une entente rapide entre les deux pays. Dans le cas contraire, le Japon serait obligé de pren-dre des mesures militaires pour faire face à la guerre économique commencée par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. »
Le 22 novembre, le même quotidien cite le Giornale d’Italia, quotidien de l’Italie fas-ciste : « La Maison Blanche ne veut reconnaître aucun des besoins vitaux du Japon et pas davantage le caractère des actions qu’il a déployées jusqu’ici en vue de la résolution des problèmes qui se posent à lui. »
Bien sûr, pendant ce temps, malgré les demandes pressantes faites par le Japon, les Etats-Unis poursuivent leur effort de soutien à Chiang Kai-shek, dans sa lutte contre les troupes nippones.
Depuis le mois de juillet, enfin, il serait vain de citer tous les articles qui les évo-quent, qu’il s’agisse des journaux occidentaux ou des journaux japonais, tels Asahi, Ko-kumin, Yomiuri, Nichi-Nichi, Dai Hon Hei, Hochi, Japan Times and Advertiser ou l’agence japonaise Domei : il n’est question que des relations nippo-américaines, qui ne sont, mal-gré de pâles décontractions, qu’une longue suite de dégradations, soulignant les deman-des pressantes formulées de part et d’autre, et sempiternellement repoussées.
Dès lors, personne n’ignorait l’imminence d’une action, et les services secrets étaient doublement requis de faire leur travail. D’autant que l’ambassadeur des Etats-Unis au Japon, Joseph Grew, avait câblé à Cordell Hull, le Secrétaire d’Etat (qui demeurera le personnage central de la diplomatie américaine jusqu’au-delà de la déclaration de guerre japonaise) : « MON COLLEGUE PERUVIEN A RACONTE A UN MEMBRE DE L’AMBASSADE QUE LES FORCES ARMEES NIPPONES PREMEDITAIENT UNE ATTAQUE-SURPRISE CONTRE PEARL HARBOUR EN CAS DE DIFFICULTES ENTRE LES ETATS-UNIS ET LE JAPON, QUE L’ATTAQUE IMPLIQUERAIT L’UTILISATION DE TOUTES LES FORCES JA-PONAISES. »
Aux Etats-Unis, la bataille parlementaire faisait rage. De nombreux hommes politi-ques dénonçaient les manœuvres du président Roosevelt tendant à rendre caduc le Neu-trality Act, la Loi de Neutralité, finalement abrogée le 9 novembre (par le Sénat, à 50 voix contre 37 : 43 Démocrates, 6 Républicains, 1 Indépendant), et accusaient une attitude qui semblait tout faire pour que l’Amérique entre en guerre. En novembre, gagnée par la crainte d’être surprise en état de faiblesse, choquée par le torpillage allemand de navires de guerre et marchands américains, la nation se déclarait aux deux tiers favorable à l’abrogation historique. Néanmoins, du point de vue de l’opinion publique, il fallait une sérieuse raison à Franklin D. Roosevelt pour déclencher les hostilités.
Tout interdit de croire à la thèse selon laquelle « l’Amérique a été surprise » par l’attaque, ou que les services secrets ont « commis une bévue » en ignorant les messages de l’automne. Mais il y a plus précis encore.
L’ambassadeur Oshima, informé en tant qu’allié, à Berlin tantôt par Hitler lui-même, tantôt par ses proches collaborateurs, transmettait naturellement ses informations à To-kyo, au moyen du Code "Pourpre". C’est ce qui avait permis à Roosevelt, dont les services déchiffraient très bien "Pourpre", d’apprendre le plan d’attaque allemand contre l’Union Soviétique le 14 juin 1941, soit une semaine avant le déclenchement de "Barbarossa". Les autorités américaines ne peuvent en aucun cas nier qu’elles étaient informées des plans japonais, en affirmant à tort que les Japonais avaient respecté un silence radio total à la veille de "Pearl Harbour" (c’est-à-dire l’attaque de cette base), et au contraire se féliciter des prouesses et de l’organisation de leurs services. Eux-mêmes, les Britanni-ques, les Hollandais et les Chinois de Chiang étaient capables de "casser" les codes japo-nais Kaigun Ango. Ce sont les codes qui ont été employés par Yamamoto de juin à dé-cembre 1941, et notamment le 26 novembre et le 6 décembre, pour les messages révélant les mouvements de l’attaque : deux flottes principales, comportant d’une part six porte-avions, deux cuirassés, deux croiseurs lourds et un croiseur léger se dirigeant vers Ha-waï, commandés par le vice-amiral Chuigi Nagumo et, d’autre part, des sous-marins te-nant le centre du Pacifique, sans compter des destroyers et des ravitailleurs. Le message de Yamamoto à Nagumo, le 2, donne l’ordre convenu et attendu : « Grimpez sur le Mont Niitaka. »
Le réseau d’écoute hollando-américain s’étendait de Dutch Harbour en Alaska jus-qu’à Batavia dans l’île de Java, vingt-deux stations alliées, dont dix-sept américaines. La station Cast, la plus proche du Japon, disposait de soixante-quinze spécialistes en écoute, radiogoniométrie, décryptage et traduction. La station Hypo, à Pearl Harbour, possédait cent quarante spécialistes. Rien qu’à Hypo, un millier de communications étaient traitées chaque jour. De plus, les Alliés détenaient tous les codes japonais et quand ceux-ci, le premier décembre, modifient les codes de leurs navires, les antennes directionnelles permettent de réattribuer ces codes aux navires dans les 24 heures qui suivent. De même, toutes les modifications de codes apportées par les Japonais seront déjouées, au pire, dans les quarante-huit heures, le plus souvent dans la journée. Bien sûr, si les messages demeurent cachés aux militaires américains sur le terrain ou en mer, la Maison Blanche reçoit par télétype l’ensemble des données et les structure. Les messages de Yamamoto ont été interceptés et décryptés par Hypo et Cast. Après de longs mois d’une préparation japonaise qui avait été très bien déchiffrée, les personnels spécia-lisés de ces deux stations ont immédiatement été avertis de l’attaque, sans compter le personnel de Washington et des services spéciaux aux Etats-Unis.
Les Etats-Unis repoussent les propositions d’arrangement présentées par les délé-gués japonais le 20 novembre, qui envisagent l’évacuation du sud de l’Indochine en échange de l’arrêt du ravitaillement américain à la Chine, le rétablissement de relations économiques normales et la réouverture de relations avec les Indes Néerlandaises. Natu-rellement, il n’est pas question pour les Japonais de renoncer à la Chine ni de freiner leur expansion vers les mers du sud, et leurs propositions ne les dédouanent pas d’intentions cachées. En outre, les Américains sont contraints d’embarquer les approvi-sionnements destinés au continent asiatique dans leurs ports de l’Atlantique, de passer le canal de Panama et traverser les 180 degrés de longitude du Pacifique, trop investi par les navires de guerre japonais, pour atteindre Vladivostok .
Le refus des Etats-Unis montre néanmoins leur détermination.

chateaudp
chateaudp
Niveau 6
08 novembre 2005 à 18:19:47

Le 25 novembre, le général Marshall déclarait à des journalistes, sous le sceau du secret, que « les Etats-Unis sont au bord de la guerre avec le Japon » et que la guerre éclaterait « dans les dix premiers jours de décembre. » Pour une surprise, Pearl Harbour est une surprise très attendue.
Le 27, le contre-amiral Kimmel et le major-général Short reçoivent l’ordre de se tenir en alerte à Pearl Harbour. Il ne semble pas qu’on leur ait indiqué le caractère urgent de cet ordre. Apparemment, il était important que les Japonais n’apprennent pas ce que les Américains savaient. L’explication probable est qu’on ne tenait pas à ce que Nagumo et Yamamoto renoncent.
Il n’y a aucune reconnaissance aérienne ni aucune patrouille navale. La moitié des batteries de DCA était désarmée. Les navires en rade et les avions étaient alignés au grand jour, comme au casse-pipe. La mise en scène était parfaite. Elle plaidait si bien l’innocence américaine que Washington déciderait de maintenir cette histoire officielle gravée dans le marbre des monuments aux morts, que reproduiraient indéfiniment les scénarios autorisés du cinéma hollywoodien. Pendant ce temps, les porte-avions avaient quitté Pearl Harbour pour Wake et Midway…
S’il fallait insister, nous ajouterions que Takeo Yoshikawa, pseudo-chancelier du consulat (d’ailleurs inconnu des annuaires diplomatiques et donc très suspect au mo-ment où il débarque), reconnu dès la mi-mai comme espion japonais à Pearl Harbor , avait communiqué d’avril à novembre ses informations au moyen du code "J" du Minis-tère des Affaires Etrangères, décrypté par les Américains, puis le 3 décembre au moyen de "Oite", un code moins élaboré, encore plus aisé à déchiffrer. Il lui était interdit, comme à tout civil, de se rendre directement sur les sites militaires pour prendre des photos, mais cela ne lui était pas nécessaire : il lui suffisait d’acheter et d’expédier des cartes postales sur lesquelles s’étalaient avantageusement les installations portuaires et les na-vires ! Suivi, photographié, filé, sous écoute téléphonique, il révélait impunément, et sans intervention des services secrets américains, le détail des installations à détruire. Ce n’est pas un touriste qui évolue incognito. Dès le 7 août, Hoover, chef du Bureau Fédéral de l’Intelligence (FBI), informe la Maison Blanche que Yoshikawa est "l’officier japonais traitant à Honolulu".
Le 2 décembre, celui-ci indique au vu et au su de tous les services américains concernés que "Pearl Harbor n’est pas en état d’alerte".
Le 3, les représentations diplomatiques japonaises dans les Indes Néerlandaises, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis recevaient l’ordre de Tokyo de détruire leurs matériels et les documents de chiffrage, sauf l’ambassade de Washington et le consulat d’Honolulu. Cet ordre, intercepté, ne laissait aucun doute au sujet de l’attaque sur le centre-Pacifique, où la base principale est Pearl Harbor. Il s’agissait pour Tokyo de conserver une liaison avec Yoshikawa jusqu’au dernier moment. L’Amiral Turner explique alors : « La destruction des codes signifie sans équivoque la guerre. »
Le 6 décembre enfin, Yoshikawa communique, toujours écouté par les décrypteurs : « Il n’y a pas de barrage de ballons (aérostats) à proximité des objectifs, rien ne s’oppose à l’attaque-surprise." Le jeune Yoshikawa devait être, sur l’île, l’un des seuls à croire au phénomène de surprise. Néanmoins, pour ceux qui l’écoutent, l’emploi de cette expres-sion signifie clairement qu’il ne s’agit pas d’une opération anodine ou hypothétique.
Le 6 décembre, donc la veille de l’attaque de Pearl Harbor, toutes les positions des navires de Nagumo étaient actualisées, ce qui sera consigné noir sur blanc par l’attaché naval hollandais, Ranneft. J’insiste : à la veille de Pearl Harbor, les navires d’attaque ja-ponais étaient suivis à la trace par les stations goniométriques, branchées aux antennes directionnelles qui ont localisé chaque porte-avions japonais et décrit leurs déplace-ments. Aucun ordre de dispersion n’a été donné.
Les comptes-rendus radio et gonio n’étaient ni fragmentaires, ni erronés. Tous se re-coupaient, même au cas où un message aurait été mal intercepté, car les radios japonais répétaient plusieurs fois chaque message.
Il n’a été donné aucun ordre de dispersion, en dehors des gros navires modernes, qui s’étaient éclipsés depuis belle lurette, comme on l’a dit.
Le 7 au matin, le Ward, un destroyer américain, entre en contact avec l’un des sous-marins japonais. Il transmet. On ne décrète pas d’alerte. A 7 h 02, Joseph Lockard et George Elliott, devant leur écran radar en surface, détectent une importante formation aérienne en approche. Ils ne savent pas qu’en sous-sol, les hommes du secret d’Hypo sont depuis longtemps au courant de l’attaque. Le lieutenant de service dit à Lockard et Elliott : « Oubliez ça. » On ne sait pas si le lieutenant savait quoi que ce soit, s’il ne croyait pas ce qu’il voyait ou s’il pensait à l’approche d’une douzaine de bombardiers qui devaient arriver ce matin-là des Etats-Unis.
Voilà ce que contient le rapport de Teddy Valli.
Le lendemain, le Président Roosevelt, qui s’y entendait, déclarait : « Hier, 7 décembre 1941, une date qui restera marquée par l’infamie, les Etats-Unis d’Amérique ont brus-quement et délibérément été attaqués pas les forces aéronavales de l’Empire japonais. » Pour ce qui est de la seconde partie de la phrase, elle est rigoureusement exacte. On ne voit d’ailleurs pas comment une telle attaque aurait pu ne pas être "délibérée". Mais son mot d’"infamie" est un jugement moral sévère. N’était-il pas "infâme" de laisser faire, et de faire croire qu’il n’en savait rien ? Plus tard, les pilotes de bombardiers américains tairaient leurs propres scrupules, lorsqu’ils matraqueraient les villes de l’archipel japo-nais, en pensant à "l’infâme attaque-surprise de Pearl Harbor".
La machination, à cause de laquelle périrent deux mille quatre cent soixante-seize personnes (plus 900 disparus et 1172 blessés), fut entièrement destinée à forcer l’opinion mondiale, et surtout américaine, en faveur de l’entrée en guerre des Etats-Unis. Avant-guerre, certains officiers s’interrogeaient au sujet de l’affaire du Lusitania, qui avait pro-voqué la participation des Etats-Unis à la Première Guerre Mondiale. Un autre navire, le Maine, dont la chaudière avait accidentellement explosé en 1898, avait donné aux Etats-Unis le motif de l’entrée en guerre contre l’Espagne.
A l’avenir, il sera sage d’étudier de très près ces sortes d’entrées en guerre retentis-santes de "la plus grande démocratie du monde".

chateaudp
chateaudp
Niveau 6
08 novembre 2005 à 18:25:30

: Le Japon n’avait pas ratifié la Convention de Genève.
: Voici les huit points du mémorandum : 1/ Conclure un accord avec la Grande-Bretagne pour l’utilisation de ses bases du Pacifique, dont Singapour. 2/ Conclure un accord avec les Pays-Bas pour l’utilisation de ses installations et l’approvisionnement depuis les Indes Orientales. Ceci est en cours. Les Hollandais disposent d’une station d’écoute à Java et interceptent les messages japonais. 3/ Aider au maximum Chiang Kai-shek. 4/ Expédier une division navale en Extrême-Orient. Y compris dans les eaux territoriales japonaises. 5/ Envoyer deux divisions sous-marines au même endroit. 6/ Maintenir le gros des forces navales dans la région des îles Hawaï. 7/ Pousser les Pays-Bas à refuser les exigences japonaises, en particulier concernant la fourniture de pétrole. 8/ Imposer un embargo total sur les échanges avec le Japon, en coordination avec la Grande-Bretagne.
: Au mois de septembre précédent, près de 90% des Américains étaient favorables aux isolationnistes, conduits par le pilote Charles Lindbergh et l’industriel John Ford. Roosevelt dut promettre que les jeunes gens du peuple « ne seraient pas envoyés pour faire la guerre à l’étranger. » Mais il déclarait à ses conseillers : « Si nous sommes attaqués, il ne s’agira plus de guerre étrangère. » F. D. Roosevelt était, de longue date, informé de l’existence des camps d’extermination hitlériens, mais il s’est longtemps heurté à une opinion publique hostile à l’entrée en guerre, inévitable à ses yeux.
: La presse américaine parle également de livraison de contre-torpilleurs américains à la flotte britannique. Washington aurait décidé l’allocation de crédits atteignant cinq milliards de dollars pour le renouvellement de sa flotte de guerre, qui inclurait cent porte-avions.
: Aux Etats-Unis, des grèves avaient lieu fréquemment. A Panama, il y eut des retards. En juillet, une immense bagarre impliquant trois mille ouvriers opposait les travailleurs sud-américains et d’autres venus des Antilles britanniques, lors des travaux d’aménagement du système défensif du canal.
: L’ensemble des avoirs japonais bloqués aurait dépassé deux milliards de dollars, dont 31 millions aux Etats-Unis, auxquels il faut ajouter les navires japonais saisis.
: Le premier convoyage de ravitaillement à l’Union Soviétique en guerre date de la fin juin 1941.
: La consigne donnée par Roosevelt lui-même obligeait à « considérer tout citoyen japonais débarquant à Hawaï comme espion et […] à interner en camp de concentration en cas de trouble. »

Ar-wan
Ar-wan
Niveau 7
08 novembre 2005 à 19:06:13

chateaudp
Meci pour ta réponse compléte et je ne peux que reconnaitre que de nombreux fait son troublant.

"A l’avenir, il sera sage d’étudier de très près ces sortes d’entrées en guerre retentis-santes de "la plus grande démocratie du monde"

Je relève cette phrases car certains accusent Bush d´avoir laissé faire pour les attentats du 11 septembre. D´autres disent : non, c´est pas possible, c´est trop gros, c´est pas sérieux. (Un peu comme pour Pearl Harbor finalement)

chateaudp
chateaudp
Niveau 6
08 novembre 2005 à 19:22:02

J´espère que ces éléments seront pour toi comme un bout du fil d´Arianne qui te conduira à une vérité crue: il y a des alliances qui ne sont pas bien connues. De l´Islam et des USA, des USA et de l´URSS etc.
Je ne parle pas de complot à la Matrix. Mais il est vrai qu´il y a des gens qui possèdent beaucoup d´influence et d´argent et qui n´en sont pas restés à se baigner au bord de leur piscine.
Tu imagines bien que des gens qui ont des milliards de dollars peuvent avoir envie d´avoir du pouvoir. Et tu imagines aussi qu´il y a des cerveaux redoutables, et que ces cerveaux ne sont pas réservés à l´écriture de scripts à Hollywood.
Tu as vu comme moi ce que l´homme a été capable de faire au XXème siècle. Penses-tu qu´il soit aberrent de penser que des hommes semblables puissent tenter, sous couvert de démocratie, des prises de pouvoir comparables ?
Le communisme a été l´un des deux plans d´une même feuille de route. Il fallait détruire un monde pour l´avènement d´un nouveau monde. Aujourd´hui, les dirigeants du monde n´ont plus besoin du communisme. Le capitalisme n´a pas été vainqueur de leur lutte. Le communisme a été abandonné sur pieds. Aujourd´hui, ce qui est le moyen des puissances occultes, c´est ce que j´appelle le libéral-marxisme, cad le capital libéré par une mentalité parfaitement réglée par des réflexes mentaux politiquement corrects (mais il y a des résistances !) d´inspiration communiste.
Voilà pourquoi le communisme actuel poursuit un travail de Collaboration des intérêts capitalsites les plus sauvages. ça semble choquant, inacceptable, anti-historique. Pourtant, le communisme, c´est le capital. Par 4 fois, le fric américain a secouru l´URSS, 4 fois, et dès le départ, dans les années 20 et 30, au moment où les condamnations US étaient les plus fermes. Pourquoi ?
Pourquoi Adolphe Hitler a-t-il reçu autant d´aide financière et autant de facilité à accéder au pouvoir, dès qu´il a fait connaître son livre Mein Kampf ?
Voilà les bonnes questions.
Il y a un livre court et qui dit l´essentiel de ce qu´il faut savoir, écrit par une mère de famille qui avait des relations intéressantes et le désir de faire qchose de condensé et facile d´accès. Si tu es intéressé, et si tu me laisses le temps d´échanger encore un peu, je te dirai son titre.

chateaudp
chateaudp
Niveau 6
08 novembre 2005 à 19:28:12

PS: j´ai bien sûr écrit la phrase que tu relèves exprès, d´ailleurs après les attentats. En effet, il est évident que qchose n´est pas net dans l´affaire Al Kaïda. Et quand je dis qchose... je pourrais dire beaucoup. De toute façon, nous avons le devoir d´étudier, sans se laisser impressioner par l´accusation de "révisionnisme" trop facile. Il en va de la paix.

Ar-wan
Ar-wan
Niveau 7
08 novembre 2005 à 20:37:38

Pour résumé les choses, cela m´étonne qu´a moitié que les USA aient financé l´URSS à partir des années 50. Pour la période des années 30 j´ai du mal à admetre car cela me semble pas très cohérent, et pour les années 20 cela me semble carément invraissemblable.

Te ton coté, tu évoques des questions sans donner les réponses, ou en te faisant prier pour cela.
Je trouve cela domage.

gijoe080288
gijoe080288
Niveau 10
08 novembre 2005 à 20:39:27

Moi je veux bien le titre du bouquin :)

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