Le 25 avril 2017 à 08:08:38 Thiersetat a écrit :
Pourquoi les gens ne revotent pas pour des partis communistes alors ?
Parce que dans les anciens pays de l'est, les partis communistes ont perdu un lourd discrédit par rapport à ce qui s'est produit en 1991 et l'abandon du "socialisme réel". De plus, les partis communistes de ces pays là ont été pendant de très longues années au pouvoir, dans un style de travail très bureaucratique et du jour au lendemain, se sont soient retrouvés dans la clandestinité, soient ont été purgé par leurs potes qui sont subitement devenus des libéraux. Donc, réapprendre à devenir un parti d'opposition quand pendant 40/50 ans t'as été tranquille au pouvoir, ça ne s'apprend pas en quelques mois.
Faudrait aussi voir le ressenti général d'une partie de la population avec tout ce qui s'est passé dans ces pays là et également les programmes qu'ils proposent : Le plus souvent comme le KPRF en Russie, c'est des programmes qui parlent aux plus "anciens", sur justement fond de nostalgie mais qui ne propose concrètement rien pour orienter la population vers un renouveau communiste. Aux dernières élections en Russie, il y a un Parti Communiste qui est arrivé en cinquième position et qui se nomme "Communistes de Russie", qui a réussi à avoir 100 000 voix de plus que le parti libéral Iabloko juste derrière lui. Il y a des tas d'organisations communistes dans ces pays, mais qui souffrent en fait du monopole du KPRF sur la scène communiste, parce que c'est un Parti implanté, qui a des militants, qui est présent massivement dans le pays et qui peut jouir en quelque sorte, d'être la seule opposition pour le moment à Poutine, puisque les libéraux-démocrates de Russie sont plutôt vu comme des apaiseurs à la Douma. ![]()
C'est pour ça que je reste méfiant vis à vis de la multitude de sondage qui dit "% pourcent de la population est nostalgique de Staline, de Lénine et de l'économie planifiée" parce que ça ne se concrétise pas dans un vote massif en Russie et ailleurs, pour les communistes. Donc c'est fallacieux, tout au plus ça montre un état d'esprit mais ces personnes là ne seront pas prête à retourner à ce qu'il y avait avant, parce qu'ils se disent qu'on va de nouveau se foutre d'eux ![]()
Le 25 avril 2017 à 08:14:45 Thiersetat a écrit :
Quand aux pays baltes faut arreter les mensonges les seuls qui avaient voté aux réferendums se sont les colons russes qui avaient déja voté non aux réferendums qui avaient eu lieu avant (d'ailleurs le nombre de vote pour le maintien de l'urss correspond exactement à ceux qui avaient voté contre aux vrais
Cilicolonruss ^^ Il était de toute manière évident que les Pays Baltes n'allaient de toute façon pas re-rentrer dans une nouvelle URSS, vu qu'ils avaient acté vouloir en sortir, comme plusieurs autres républiques notamment dans le Caucase. Ce que je voulais dire en remarque de NS qui dit "L'URSS s'est écroulé parce que ses peuples n'en pouvaient plus" ne tenaient pas, dans une large majorité et dans les républiques soviétiques fédératives qui avaient participé à la fondation de l'URSS à l'époque, un vote assez massif et majoritaire voulait préserver et transformer le statut de l'URSS. C'est Gorbatchev et l'aile liquidatrice de la néo-bourgeoisie soviétique compradore qui a liquidé l'URSS, dans une assez grande surprise dans et en-dehors du pays. Un peu comme les Allemands de l'Est qui, bien que vitupérant assez largement la Stasi et le contrôle étouffant sur la société qui existait dans le feu-RDA, pensaient que l'ouverture du mur et la réunification allaient permettre la rencontre de la "liberté politique" de l'ouest avec les "réformes socialistes" de l'Est et se combiner. Ils ont été naïf faut bien le dire...
C'est pour ça que je reste méfiant vis à vis de la multitude de sondage qui dit "% pourcent de la population est nostalgique de Staline, de Lénine et de l'économie planifiée" parce que ça ne se concrétise pas dans un vote massif en Russie et ailleurs, pour les communistes.
C'est de la nostalgie par rapport à la puissance qu'avait l'URSS à l'epoque, la peur qu'engendrait l'URSS plus qu'une vrai volonté de retour au régime antérieure. Surtout que cette nostalgie minime les problèmes de l'URSS et maximise les réussites
Tu as le même phénomène avec la nostalgie pour le régime Tsariste
le communisme en URSS virait à la gérotocratie.
Bah quand tu vois la gueule de Brejnev, ça fait pas trop envie le socialisme...
Tu as le même phénomène avec la nostalgie pour le régime Tsariste
Oui, c'est la nostalgie de "c'était mieux avant quand on avait un pays solide qui en imposait" ![]()
Cilicolonruss ^^ Il était de toute manière évident que les Pays Baltes n'allaient de toute façon pas re-rentrer dans une nouvelle URSS, vu qu'ils avaient acté vouloir en sortir, comme plusieurs autres républiques notamment dans le Caucase.
Oui ce sont des colons et des russes qui ont voté pour rester dans l'URSS c'est evident juste pour dire que ton argument comme quoi les pays baltes avaient voter pour rester dans l'urss etait bidon
C'est pour ça que je reste méfiant vis à vis de la multitude de sondage qui dit "% pourcent de la population est nostalgique de Staline, de Lénine et de l'économie planifiée" parce que ça ne se concrétise pas dans un vote massif en Russie et ailleurs, pour les communistes. Donc c'est fallacieux, tout au plus ça montre un état d'esprit mais ces personnes là ne seront pas prête à retourner à ce qu'il y avait avant, parce qu'ils se disent qu'on va de nouveau se foutre d'eux ![]()
Les sondages disent que les gens sont nostalgiques mais une petite minorité souhaiterait y retourner également .Pour moi c'est une forme de nostalgie chirac (toute proportion gardée) la nostalgie de l'urss vu que l'urss a partir de brejnev n'est plus qu'une periode de stagnation doublée d'un fort immobilisme (comme chirac) seulement les gens veulent aussi du changement donc preferent voter pour des candidats JEUNES ET DYNAMIQUES
A noter que dans l'ensemble des pays du Bloc, les enquêtes d'opinion étaient claires et nettes: jamais plus de 10% des gens souhaitaient un système capitaliste. Une courte majorité désirait généralement un système mixte (les avantages du socialisme et le consumérisme de l'Ouest, belle utopie) et une importante minorité ne voyait pas, en 1991, l'intérêt de changer de système.
La gueule des candidats "jeunes et dynamiques" dans les pays d'Europe de l'Est, rofl
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Mais oui, la période préféré pour de nombreux russes c'est celle de Brejnev, parce qu'il y avait un statu-quo politico-social qui à la fois contentait les volontés internationales et le fait de pas vivre trop trop mal à l'intérieur du pays... Et donc, vu qu'une grande majorité des PC font tout pour jouer sur ça, bah ils ne décolleront pas parce qu'ils jouent sur la nostalgie et pas sur un programme JEUNE ET DYNAMIQUE
C'est pour ça que c'est trompeur. D'ailleurs Axe dans le bouquin de Parenti vis à vis de ce que je disais plus haut, c'est pas lui qui raconte qu'il a discuté avec le dernier ambassadeur de la Hongrie Socialiste et qui lui a demandé les raisons de l'abandon du socialisme et que l'ambassadeur lui a répondu un truc comme "Euuuuuh, tching tchong je sais pas" ? ![]()
La gueule des candidats "jeunes et dynamiques" dans les pays d'Europe de l'Est, rofl
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La plupart l'etaient au moment de la chute du bloc ^^
Ah oui vu comme ça... ![]()
La 1917 ème page ![]()
À ce propos j'ai l'impression que le PC russe est peu médiatisé comme opposition ici, on préfère parler d'équivalents électoraux de Poutou comme Kasparov.
Normal pour les médias occidentaux il faut absolument dire ou faire croire que les parti communiste héritier du PCUS alors on parle d'une partie de l'opposition pro OTAN et pro UE et cela dure depuis deux décennies.
http://www.temoignagefiscal.com/entraide/
Un ancien contrôleur fiscal aide les particuliers à mettre le fisc immoral en PLS
mode dark athouran : on
Non il y a une vrais nostalgie du système socialiste. J'ai passé mon t'en a discuté avec des ancien de ces pays la et la réponse qui te donne toujours, "Le Communisme c'est passe que tu crois et on t'apprend a l'école, C'est un système génial saufs que la cupidité de l'homme la pourris de l’intérieure."
Je pense que il y a une nostalgie du système mais aussi beaucoup de fatalisme, Pour les ancienne population soviétique il n'y a pas de retour en arrière possible. Le gros reproche qui est fait c'est la Bureaucratie qui c'est formé, sinon pour eux c'est le système parfait.
L'Angleterre à 15 ans d'avance sur la France.
Alors voilà à quoi risque de ressembler la France dans 15 ans (c'est déjà une situation semblable dans certaines zones) :
http://www.ladepeche.fr/article/2014/09/15/1952004-ecosse-dans-le-glasgow-desherite-l-independance-comme-dernier-espoir.html
Le Royaume-Uni plutôt.
C'est corrélé à un marxisme-léninisme plus développé ou pas ?
En consultant les résultats de ma commune (une grande ville), j'en conclus qu'il y a une tendance bobo et une tendance prolo-populo dans le vote Mélenchon, en fonction de sa place par rapport à Macron et Le Pen par bureau de vote.
En 2012, les ouvrierEs s'abstenaient à 30 %. En 2017, 29 % de cette classe sociale s'est abstenue. Bref, une abstention qui ne s'est pas modifiée. Cela signifie donc qu'environ 70 % des ouvrierEs sont allés aux urnes, traduisant une profonde croyance dans le processus électoral. Et sur ces 70 % d'expriméEs, plus de 55 % auraient choisi Marine Le Pen, plaçant la candidate fasciste comme la solution viable pour la partie stabilisée et intégrée de la classe ouvrière.
L'impérialisme français a bien fait son travail : le crédit pour la voiture et le petit pavillon en zone periurbaine, la division entre travailleurs "intégrés" (en CDI) et travailleurs précaires, la désertification sociale et culturelle en dehors des métropoles, autant de facteurs expliquant le choix " Marine " par la classe ouvrière. L'impérialisme, grigonant toujours plus de miettes dans les pays semi-colonisés, parvient à acheter la paix sociale en formant cette couche sociale ouvrière qui est à la fois intégré au capitalisme (stabilité familiale et confort paviollonaire) et à al fois opposé à celui-ci (cela se fait au prix de l'endettement et de la perte des liens sociaux dans les déserts ruraux et périurbains). Il y a alors une recherche de révolte mais dans la paix sociale, une envie de tout retourner mais sans passer par la lutte de classe. Voilà le fascisme, son danger essentiel !
D'un autre côté, l'impérialisme est parvenu à neutraliser et asphyxier la partie des prolétaires issus de l'immigration et résidant dans les quartiers HLM. Le laxisme de l'Etat vis-à-vis des trafics de drogues permet de faire entre-voir un avenir social, incertain peut-être mais un avenir tout de même. Et culturellement, on a le nihilisme de PNL qui renforce cette fuite collective, ce "refus" de la lutte de classe. Derrière, il y a bien évidemment la corruption de l'impérialisme avec ses possibilités artificielles d'apparaître "comme tout le monde" grâce à l'Iphone gratté grâce à un "plan sûr" et les désirs de réussite à l'école avec le mirage de la "méritocratie républicaine".
Le fascisme est là : une classe ouvrière paralysée avec une partie qui, de manière schyzophrène, cherche l'alternative sociale sans remettre en question sa dépendance au capitalisme et une autre partie qui s'enfuit et s'évade dans les paradis artificiels sans remettre en question qu'elle vit aussi dans un grand centre impérialiste. " S'il n'y avait pas trafic, y aurait qu'des émeutiers c'est pour ça qu'ils laissent faire " (Nekfeu, Le Horla).
Marine Le Pen et ses 7 millions d'électrices et d'électeurs, c'est le triomphe de la corruption du sujet historique de la révolution sociale par l'impérialisme.
Marine Le Pen au second tour, c'est l'impérialisme français qui se renforce en neutralisant la partie des prolétaires pouvant y résister en profondeur et en aliénant le soutien des prolétaires qui produira pour lui. Bref, il y a une base de masse du fascisme avec la possibilité pour l'impérialisme d'aller de l'avant dans la guerre extérieure et intérieure.
Je pense que le fascisme comme le communisme ne peuvent survenir qu'avec un impérialisme faible ou inexistant, à ce moment comme le prolétariat ne pas ou plus être embourgeoiser, la seule solution pour la bourgeoisie est un régime terroriste comme la menace communiste (le fascisme).
Le 26 avril 2017 à 14:36:07 Superasgard2 a écrit :
Je pense que le fascisme comme le communisme ne peuvent survenir qu'avec un impérialisme faible ou inexistant, à ce moment comme le prolétariat ne pas ou plus être embourgeoiser, la seule solution pour la bourgeoisie est un régime terroriste comme la menace communiste (le fascisme).
Qu'entends-tu par "impérialisme faible"? Si c'est faible au sens absolu, alors je ne vois pas en quoi les impérialismes allemands, japonais et italiens l'étaient à l'époque par rapport à, disons, un pays opprimé non-impérialiste comme la Haute-Volta. Et si c'est au sens relatif, alors il faut reconnaître que les impérialismes de l'Ouest sont en perte de vitesse/marge sur les impérialismes russes et chinois (qui auraient été inoffensifs il y a encore 15 ans) ce qui les place justement dans une position prompte à un développement fasciste.