Le 23 août 2016 à 22:29:39 KotaroTheWolf a écrit :
Le retour en arrière n'existe pas. Mais ça ne prouve en rienous que l'Histoire ait un sens ni une fin
C'est marrant mais les marxistes n'ont jamais proclamé qu'il y avait une fin de l'histoire avec le communisme, mais plutôt l'ouverture sur une nouvelle ère, une sorte de la préhistoire que l'on connait pour l'établissement d'une véritable histoire qui commencerait, quelque chose comme ça.
Il n'y a que les libéraux et les conservateurs pour penser qu'il y a une fin dans l'histoire finalement, même si Fukuyama est d'accord pour dire qu'il croit même plus à ce qu'il a écrit il y a une vingtaine d'années. ![]()
Il n'y a que les libéraux et les conservateurs pour penser qu'il y a une fin dans l'histoire finalement, même si Fukuyama est d'accord pour dire qu'il croit même plus à ce qu'il a écrit il y a une vingtaine d'années.
Quand on écrit de la merde en même temps.
Au moins il a le mérite de reconnaître qu'il s'est enflammé à l'époque.
Il n'y a que la mort pour réparer une telle idiotie qui a malheureusement germé partout.
La fameuse « fin de l'Histoire », c'est déjà un concept de Hegel. On pourrait dire qu'il y a d'un côté l'Histoire dans le sens où l'on parle des événements qui ont rythmés la vie des hommes (donc le sens usuel) et l'Histoire qui n'est propre qu'à l'étape négative de la dialectique historique. Hegel pose l'Histoire en trois étapes. Pour reprendre un schéma théologique (et donc hégélien), la première détermination de la dialectique, où la conscience est en-soi représenterait l'Eden, où l'homme vit en harmonie avec lui-même mais sans la connaissance, de l'Absolu et de lui-même. Il y aurait ensuite la négation, la Chute, où l'homme va entrer dans une longue étape négative d'apprentissage, et c'est là que commence « l'Histoire », qui débouchera sur une conclusion et une réconciliation (du Particulier et de l'Universel dans l'État pour Hegel).
Le terme est aussi utilisé par Marx si je me souviens bien. L'Histoire serait le déroulement de la lutte des classes et donc de la violence, de l'apprentissage. La « fin de l'Histoire » signifierait la fin de cet apprentissage. En ce sens, l'Histoire est fondamentalement liée à la dialectique. Le communisme étant la négation de la négation, et donc l'affirmation de l'humanité « en définitif », il est donc l'accomplissement de la dialectique, son « abolition ». Ainsi en étant l'accomplissement de la dialectique (grossièrement la synthèse de la thèse et de l'antithèse), il est aussi l'accomplissement de l'Histoire.
Donc en gros la « fin de l'Histoire » ne signifie pas la fin de l'humanité ou quoi, mais une sorte de stabilité pour elle.
Le 23 août 2016 à 21:46:54 TheRedWave a écrit :
Bah on est sur le topic des communistes, pas sur celui des socdem, du coup l'avis de TRW sur le feminisme on le connait, on le sait limité et pas pertinent. On s'en passera.
T'inquiète tu verras plus ma tronche sur ce topic ni sur ce forum
![]()
Le 24 août 2016 à 01:13:38 KotaroTheWolf a écrit :
Il n'y a que la mort pour réparer une telle idiotie qui a malheureusement germé partout.
La mort met rarement fin à une idéologie, que je sache
.
Le but n'est pas d'y mettre fin mais de responsabiliser les idiots.
le "hen" suédois qui se veut neutre et qui nie l'identité sexuée de l'individu, ça c'est de la novlangue. Par exemple.
En clair c'est de la novlangue uniquement quand ça va contre ton idéologie...
https://youtu.be/F8GwnfJPB
"Quelle belle chose qu'est la destruction des mots"
On était pourtant en plein dedans quand on a supprimé professeuse et autres.
Je pense que je dirais autrice quand l'occasion se présentera, mais je n'obligerais personne à faire de même.
Ce révolté du Bounty putain.
Le 24 août 2016 à 01:49:05 Hippy1 a écrit :
La mort met rarement fin à une idéologie, que je sache.
Si on en croit certains, le fait que Hitler et Mussolini soient morts, fait que le fascisme n'existe plus ![]()
holà chicos, barricade traîne toujours là ?
Le 24 août 2016 à 01:57:39 Superasgard2 a écrit :
le "hen" suédois qui se veut neutre et qui nie l'identité sexuée de l'individu, ça c'est de la novlangue. Par exemple.
En clair c'est de la novlangue uniquement quand ça va contre ton idéologie...
https://youtu.be/F8GwnfJPB
Non, quelle idéologie en plus ? Ici il y a une négation du donné naturel, on prétexte la lutte contre une construction sociale jugée outil d'oppression et de domination ( lol au passage ) pour introduire sans le dire une autre construction sociale à sa place, bien plus absurde et dangereuse que l'ancienne.
Je juge novlangue toute manipulation sémantique visant à diminuer ou orienter insidieusement la capacité de penser d'un individu, le "hen" en fait clairement partie.
"Je juge novlangue toute manipulation sémantique visant à diminuer ou orienter insidieusement la capacité de penser d'un individu, le "hen" en fait clairement partie. "
toutes langues est une novlangue dans ce cas, puisque toute langue oriente la manière de penser des individus.
Je rajoute que supprimer la distinction sémantique féminin/masculin n'est pas une négation du "donné naturel", car ça ne nous empêche pas de reconnaître les différences biologiques entre individus femelles et mâles.
Non, quelle idéologie en plus ?
J'en sais rien, mais on a tous une idéologie, même sans le savoir. Peut-être du sexisme mou.
Je juge novlangue toute manipulation sémantique visant à diminuer ou orienter insidieusement la capacité de penser d'un individu, le "hen" en fait clairement partie.
Exactement comme la tentative de supprimer autrice, pour introduire dans la pensée qu'une femme ne peut être auteur.
Sauf que les pronoms han et hon sont des concepts renvoyants au sexe des individus. Supprimer une distinction sémantique, c'est manipuler la langue pour glisser un message politique, orienter la « pensée » vers la non-distinction sexuée. Les mots renvoient à des concepts qui renvoient à la réalité, « il » renvoie à la réalité de l'identité mâle d'un individu, tandis que « elle » renvoie à la réalité de l'identité femelle d'un individu. Si demain je supprime ces pronoms, je supprime insidieusement un moyen de décrire une réalité.
Je trouve ça très dangereux et totalement stupide.
Le 24 août 2016 à 16:09:48 NekBallad a écrit :
Sauf que les pronoms han et hon sont des concepts renvoyants au sexe des individus. Supprimer une distinction sémantique, c'est manipuler la langue pour glisser un message politique, orienter la « pensée » vers la non-distinction sexuée. Les mots renvoient à des concepts qui renvoient à la réalité, « il » renvoie à la réalité de l'identité mâle d'un individu, tandis que « elle » renvoie à la réalité de l'identité femelle d'un individu. Si demain je supprime ces pronoms, je supprime insidieusement un moyen de décrire une réalité.Je trouve ça très dangereux et totalement stupide.
Et inscrire sémantiquement la distinction sexuelle dans la langue est tout autant une orientation que de ne pas l'inscrire. Cette distinction sémantique conditionne notre imaginaire et centre notre attention autour de la distinction mâle-femelle. Encore une fois, supprimer cette distinction sémantique n'implique pas qu'on ignore la distinction biologique mâle-femelle. Tout comme on ignore pas qu'il y ait une distinction entre les cheveux bruns et les cheveux blonds, distinction qui n'est pourtant pas inscrite dans des règles de grammaire comme ça l'est actuellement pour le féminin et masculin.
Désolé mais ça n'a aucun sens. La distinction sémantique sexuée n'est pas une orientation idéologique, c'est une description du réel. En revanche supprimer ces distinctions, supprimer ces descriptions du réel, c'est une orientation idéologique. Pousser les enfants dès le plus jeune âge à ne pas faire la distinction entre homme et femme, c'est les pousser à ne plus se représenter un élément réel. C'est être dans l'idéologie des féministes queers et des LGBT qui veulent nous faire croire qu'il n'y a pas seulement homme et femme, mais aussi le sexe « neutre ». C'est une négation du réel.
« La pensée vraie est la pensée qui épouse le mouvement réel ». Selon moi toute pensée qui n'épouse pas le mouvement réel est dans l'idéologie.
Pas besoin de règles de grammaires spécifiques pour distinguer les mâles des femelles. Ces deux termes, et le vocabulaire scientifique lié, suffisent. Donc je ne préconise pas de supprimer les termes "mâles" et "femelles". Je dis juste que notre grammaire est composée de règles spécifiquement dédiées à la distinction mâle / femelle, et il me semble désirable de supprimer ces règles car elles opèrent bel et bien une orientation idéologique.