La musique que j'ai mis provient d'un film avec Tom Cruise qui va dans une secte qui organise des partouzes secrètes. ![]()
Eyes Wide Shut ![]()
C'est Eyes Wide Shut le film, non ?
Oui.
Le 07 août 2016 à 08:58:49 Wang_Hongwen a écrit :
Le 07 août 2016 à 01:22:23 NekBallad a écrit :
Après je m'adresse surtout aux gens qui se réclament du « communisme » tout en voulant le poser à l'échelle nationale, n'est-ce pas contradictoire ?Personne n'a jamais voulu installer le communisme à l'échelle nationale, j'sais pas d'où viennent ces fables, mais bon... La théorie du "socialisme dans un seul pays" ne voulait pas dire que le socialisme ne peut-être établi que dans un seul pays ou seulement nationalement mais qu'au début de la révolution, seul un pays ou une poignée de pays pouvaient faire la révolution et construire le socialisme, en attendant que d'autres puissent le rejoindre. Effectivement, on a bien vu qu'après la seconde guerre mondiale plusieurs pays ont rejoins le camp socialiste en Europe ou en Asie ce qui valide totalement la thèse du socialisme dans un seul pays : Une poignée de pays capitalistes mettent en place le socialisme et résistent jusqu'à ce que d'autres pays la fasse également. Voilà le sens véritable du socialisme dans un seul pays, c'est pas une question nationale mais simplement de conditions objectives pour que la révolution puisse se faire dans d'autres pays. La thèse droitière caché dans une vulgate d'ultra-gauche (Je parle de la révolution permanente), c'est une fable qui dit qu'il n'est pas possible de faire la révolution tant que tout le monde il est pas révolutionnaire, que les principaux pays ne tombent pas dans la révolution parce qu'ils sont plus "avancées". C'est du défaitisme révolutionnaire en plus d'être une thèse qui sape toute possibilité révolutionnaire.
Sauf que ces même pays « ayants rejoints le camp socialiste » n'étaient en rien socialistes tel que l'avait théorisé Marx, au même titre que l'URSS n'avait de communisme que le nom. Par ailleurs la puissance, certes en déclin mais toujours en place de nombre de pays capitalistes (notamment les USA) ne permettent pas d'envisager la révolution à l'échelle nationale. Je le répète, la révolution ne peut être qu'effective et authentique qu'une fois que le Capital aura posé sa domination totale, et sera en train de dépérir. Si ça, c'est du défaitisme révolutionnaire, alors Marx était un contre-révolutionnaire...
Le 07 août 2016 à 17:10:46 [Raised_Fist] a écrit :
@AnarchoPizza Tu es PizzaCommuniste ?C'est un processus immanent, mais dans ce cas pourquoi être affilié à un parti communiste, si c'est un processus immanent ? Là est mon propos. Le prolétariat doit s'auto-abolir lui-même par la révolution, être affilié à un parti politique c'est être contre-révolutionnaire...
Le Parti Communiste, c'est l'avant-garde du prolétariat organisé. Ce n'est pas une question de il faut des révolutionnaires prolétariens meilleurs que d'autres, c'est un état de fait qu'il faut prendre en compte pour pouvoir avancer, à savoir que sous le capitalisme, l'état des consciences au sein du prolétariat n'est pas forcément le même, il y a des révolutionnaires conscients, qui ont une subjectivité révolutionnaire, et il y a le large prolétariat qui est objectivement révolutionnaire, mais pas forcément conscients au niveau idéologique, des outils à avoir, de la stratégie à avoir, etc.
C'est pourquoi les révolutionnaires prolétariens, qui sont d'après moi aujourd'hui les marxiste-léniniste-maoïstes, doivent être organisés entre eux d'après le centralisme démocratique. Dans la théorie maoïste, il y a ce qu'on appelle les 3 instruments de la révolution, dont le Parti, le Front Uni et la Force Combattante. Ce sont 3 instruments qui évoluent de façon concentriques, et bien qu'il soit évident que la création d'une Force Combattante n'est clairement pas à l'ordre de jour (même si la violence de basse intensité n'est pas à exclure: tags, cortèges déters en manif, service d'ordre un minimum équipé,..), il faut que le Parti organise le prolétariat sur tous les fronts en créant des organisations de masse: sur le front de la jeunesse, des étudiants, des femmes, des sans-papiers, créer des syndicats qui soient vraiment de lutte, etc. C'est cela le Front Uni.
C'est cela que d'être un révolutionnaire conséquent: assumer le fait qu'on possède une conscientisation que les larges masses n'ont pas, et aller sur le terrain pour élever les consciences des prolétaires afin qu'ils s'organisent dans une optique de confrontation avec l'État bourgeois et se préparent à son renversement. En outre, c'est aussi dans ce travail pratique qu'on repère au sein du prolétariat les éléments les plus avancés, les plus déterminés, et qui doivent composer numériquement l'essentiel des effectifs du prolétariat pour que celui-ci garde un lien étroit avec les masses et ne dégénère pas.
Moi aussi j'étais communiste libertaire, mais j'ai compris qu'il y avait clairement une erreur de raisonnement dans la façon d'appréhender la révolution. Le temps d'une révolution ne peut clairement pas suffire à abolir les classes sociales, même si elle élève inéluctablement dans le feu de la lutte la conscience des larges masses. La révolution prolétarienne vise à renverser la domination de la bourgeoisie pour établir celle du prolétariat, qui passe évidemment par une simplification de l'appareil d'État (Engels disait même qu'au fond, au stade du socialisme, on pouvait déjà ne plus parler d'État mais de Commune car son appareil est fondamentalement différent du fonctionnement de l'État bourgeois). Et c'est en consolidant le socialisme, en empêchant les éléments issus de la bourgeoisie à mener des activités contre-révolutionnaires de sape et les rééduquer en les faisant travailler et vivre auprès des travailleuses et travailleurs, en résolvant les différentes contradictions dans la société socialiste que le capitalisme a légué (contradiction travailleurs-intellectuels, contradiction homme-femme,..) au moyen de multiples Révolutions Culturelles, c'est-à-dire de larges mobilisations de masse visant à critiquer les tares qu'a légué le capitalisme de fond en comble, les éléments contre-révolutionnaires infiltrés dans le Parti et organisations de masse, et diffuser largement un art et une littérature au contenu révolutionnaire et prolétarien, que la superstructure correspondra à infrastructure, que l'État socialiste sera de plus en plus simplifié, qu'il finira par s'éteindre finalement tout comme le Parti car la décentralisation sera de plus en plus possible, et donc que l'ère du communisme commencera. Il faut voir toute cette période de transition comme tout une époque historique qui pourra exister de bonnes dizaines d'années sans doute ! Mais il ne faut pas avoir peur et se saisir de cette tâche à-bras-le-corps.
D'ailleurs, il existe en France un Parti Communiste armé du marxisme-léninisme-maoïsme, qui a moins d'un an mais qui a l'air bien prometteur (contrairement au P"C""MLM"
), le Parti Communiste Maoïste http://www.pcmaoiste.org/
Je veux bien, mais cette prise de conscience en l'état actuel des choses ne viendra pas par un parti politique, qui est par définition contre-révolutionnaire. Si Marx à l'époque encourageait sur le terrain un minimum d'organisation, mais que dans ses textes, on lit bien que la révolution ne pourra être qu'à partir du moment où le capitalisme aura atteint sa phase terminale, c'est bien qu'à l'époque, effectivement, il n'y avait pas 36 moyens de faire passer l'information et d'effectuer une prise de conscience, au-delà même du fait qu'il voyait utile, à court-terme, d'améliorer le droit des travailleurs, bien déplorables à cette époque. Mais il n'y a qu'à se référer aux textes pour comprendre que lui-même savait que la politique, la démocratie n'étaient que des instruments du Capital. C'est pour cette raison que je m'oppose totalement à l'idée d'un parti communiste qui serait plus anti-productif qu'autre chose. La politique, c'est le Capital. La gauche, c'est la gauche du Capital, elle est juste plus vicieuse que la droite car elle nous fait croire que l'on peut rendre le capitalisme plus juste, plus égalitaire. Ceux-là qui nous font croire ça sont tout au plus des réformistes, mais pas des anti-capitalistes. Rien que la terminologie « communiste » me pose problème, car elle est relative à l'idéologie (et donc au Capital), alors que quand je lis Marx, je comprends bien que le communisme n'est pas une idéologie, mais l'expression de notre nature humaine.
Pour cette prise de conscience, il y a ce fabuleux outil, qui peut être négatif mais aussi positif qu'est internet. Le passage de l'information devient plus facile, plus efficace, et internet permet de contourner le médiatisme officiel. C'est sur ce genre de choses qu'il faut jouer, outre le fait que la prise de conscience se fait aussi petit à petit auprès des gens qui, même s'ils n'ont pas -encore- les armes pour réellement comprendre le mouvement du monde, savent qu'il y a quelque chose qui cloche, et que ce système est pourri. Proportionnellement au Capital qui assoit toujours plus sa domination, la conscience humaine grandit en parallèle, c'est une chose que j'ai remarqué. Après, notre but, c'est de pousser les gens à lire, à comprendre, à remettre en question l'ordre actuel des choses, sur cela, je te rejoins totalement. Aller sur le terrain, pas de soucis ! Le problème est que le fait à travers la politique, l'une des armes du Capital est contre-productif. Les gens croient de moins en moins à la politique (à raison) car ils comprennent de plus en plus que de droite comme de gauche, rien ne changera. Être dans la politique, c'est vouloir, tout au plus, changer ce monde, alors qu'il faut changer DE monde. Tu parles de syndicalisme « vraiment efficace », mais le syndicalisme est une imposture de base. Si tu utilises les armes de ton adversaire, tu as perdu avant de commencer.
Enfin cette mauvaise image dans l'imaginaire collectif du communisme vient en partie à cause des méfaits des escroqueries du siècle dernier, léninistes, maoïstes, staliniennes... qui n'ont rien compris à Marx et qui n'ont fait que l'inverse du communisme. Alors se revendiquer de leur nom, c'est déjà se foutre hors-jeu soi-même. Pour moi il est clair que les conditions objectives pour que la révolution ait lieue ne sont pas encore présentes. Vouloir avoir un parti communiste, qui attend d'être au pouvoir (ce qui n'arrivera jamais) pour faire dépérir petit à petit l'État est un fantasme hors de toute réalité objective selon moi, et c'est refaire les mêmes erreurs que Lénine. D'autant que c'est assez rigolo lorsque l'on connait la capacité du Capital à prendre et retourner toute chose qui même le conteste.
Ce qu'il faut que l'on fasse, c'est que l'on participe à la prise de conscience générale, que l'on accélère le mouvement, et que l'on mette des mots sur le malaise profond des gens qui ne comprennent pas forcément pourquoi ils se sentent mal dans ce système qui les rend aliéné. Rien que ça, c'est faire énormément. Ensuite, quand viendra le temps, nous pourrons agir de manière décisive.
C'est quoi la domination totale du Capital et d'où il "dépérira" tout seul ? On attend le fascisme puis après on prie pour une révolte spontanée des masses ?
Le Parti n'a pas pour vocation de s'engluer dans les élections bourgeoises, il doit analyser la situation concrète à chaque instant et utiliser tous les moyens à sa disposition, légaux comme illégaux, pour avancer dans la stratégie de Guerre Populaire Prolongée qui vise à créer des bases d'appui là où le prolétariat travaille, étudie et habite, en instaurant une situation de Double Pouvoir dans l'État bourgeois, et petit à petit, de passer de la défensive à l'équilibre des forces avec l'État bourgeois, puis mener l'offensive jusqu'au renversement de celui-ci.
Et non, la politique c'est pas automatiquement "le Capital". Face à la politique bourgeoise, le prolétariat doit y opposer sa politique, c'est-à-dire son projet de société qui n'est autre que le communisme et les moyens pour l'atteindre. Puis utiliser internet pour faire changer les mentalités, c'est aussi de la politique. Tout est politique quand on y réfléchit bien. Je suis d'accord avec toi pour dire que lorsque le capitalisme devient plus agressif, les masses prennent davantage conscience, car les contradictions avec la bourgeoisie s'aiguisent, mais comme le disait Lénine, "Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire". Il faut un plan d'action, et dire aujourd'hui "quand viendra le temps, nous pourrons agir de manière décisive" c'est du défaitisme révolutionnaire, il faut agir de manière décisive à chaque instant en tant que révolutionnaire. C'est pas juste en discutant par-ci par-là puis un beau jour on appelle à une grosse A.G qu'on fera la révolution je suis désolé...
Et je vois pas pourquoi le syndicalisme serait "une imposture de base", un syndicalisme véritablement de lutte doit permettre aux travailleuses et travailleurs de s'organiser efficacement pour se protéger des attaques de la bourgeoisie et pouvoir arracher des droits quand ils le peuvent, mais surtout être une école de formation du prolétariat, qui apprend dans la pratique par la lutte et est organiquement lié au Parti de sorte que celui-ci diffuse la théorie révolutionnaire et élève les consciences des travailleuses et travailleurs et recrute parmi eux. Tu parles d'internet par exemple, est-ce que je peux te répondre qu'internet de base c'est mal car c'est l'arme de l'ennemi ? C'est vraiment limité de penser ainsi.
Et bof, j'ai pas l'impression de me foutre hors-jeu en étant maoïstes, au contraire. Je pense être armé de l'idéologie la plus aboutie pour penser la révolution. Dans la réalité quand j'en parle à mon entourage, c'est pas "gnagnagna Mao mangeurs d'enfants" qui vient en premier, ça c'est juste chez les militant-tants qui répètent la propagande. Quand je lis Lénine ou Mao (pour Staline pas encore trop lu), moi j'y vois le matérialisme dialectique de Marx repris et appliqué avec brio. La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne a clairement été l'expérience révolutionnaire la plus aboutie, posant pour la première fois en pratique la mobilisation des masses sous le socialisme pour consolider cette dernière. Il est clair pour moi qu'il faut l'analyser et en tirer les leçons pour pouvoir avancer. Depuis la Chine maoïste de nombreuses Guerres Populaires ont éclaté dans des pays semi-coloniaux semi-féodaux comme aux Philippines qui subsiste toujours, en Inde qui a renaît et est actuellement le mouvement révolutionnaire le plus avancé, en Turquie, au Pérou où ils étaient à la limite de prendre le pouvoir,... De nombreuses organisations et Partis maoïstes existent aujourd'hui comme en Afghanistan, au Pakistan, en Iran, en Tunisie, au Maroc, au Brésil, et voient aujourd'hui le jour notamment dans les pays impérialistes comme en Italie, au Canada, aux U.S.A, en Allemagne, en France,...
Il est clair qu'après l'apparition du révisionnisme ayant liquidé le marxisme-léninisme dans tous les pays occidentaux et après les mouvements gauchistes qu'ont connu ces pays dans les années 70 totalement logique avec la position impérialiste de ces pays selon moi, se réclamant notamment du "maoïsme" comme la Gauche Prolétarienne en France, que nous partons pratiquement de rien, et que tout est à reconstruire, et un renouveau maoïste notamment dans les pays impérialistes saura clairement se poser en ennemi sérieux face au capitalisme. Voilà l'enjeu qui se présentera à nous et dont chacune et chacun d'entre nous devra se positionner en conséquence selon moi.
Le 07 août 2016 à 22:10:00 Portailleur a écrit :
Eyes Wide Shut
Je l'avais regardé avec mes parents, je me souviens. ![]()
La fille qui se fait éclater sur le piano ![]()
Les petits commentaires gênés ![]()
La musique que j'ai mis provient d'un film avec Tom Cruise qui va dans une secte qui organise des partouzes secrètes. ![]()
Une denonciation des sectes pedos sataniques selon soral
Sectes qui existent vraiment je pense ceci dit
Bah ça doit bien exister, surement ouais. Au moins des réseaux pedos bien organisés et en rapport avec les politicards et le haut du gratin sans aller jusqu'à des sectes. Quand certains te disent oklm qu'ils vont au Maroc pour les gosses....
Le 07 août 2016 à 22:23:53 NekBallad a écrit :
Sauf que ces même pays « ayants rejoints le camp socialiste » n'étaient en rien socialistes tel que l'avait théorisé Marx, au même titre que l'URSS n'avait de communisme que le nom. Par ailleurs la puissance, certes en déclin mais toujours en place de nombre de pays capitalistes (notamment les USA) ne permettent pas d'envisager la révolution à l'échelle nationale. Je le répète, la révolution ne peut être qu'effective et authentique qu'une fois que le Capital aura posé sa domination totale, et sera en train de dépérir. Si ça, c'est du défaitisme révolutionnaire, alors Marx était un contre-révolutionnaire...
Les pays ayant rejoins le camp socialiste étaient des démocraties populaires et ont chacune à leur manière, commencé à établir des régimes socialistes durables après des périodes de "front populaire" hérité de la résistance antifasciste. La Tchécoslovaquie, la Roumanie, la Bulgarie, la Pologne et la Hongrie l'ont parfaitement accompli et étrangement, ce n'est qu'après la mort de Staline que les révisionnistes-titistes de tout poil ont commencé à foutre la merde, appuyé ou non par les révisionnistes khouchtchevien qui leurs sont tombés sur la gueule quand ils allaient trop loin. Ah et l'URSS n'a jamais dit qu'elle était un pays communiste déjà le nom du pays est quand même significatif et ensuite, l'URSS admettait totalement être une société socialiste appliquant la dictature du prolétariat et devant mener à une société communiste. J'vais pas refaire toute la démonstration de Matt' là dessus, mais socialisme et communisme ne sont pas quantitativement la même chose.
Ensuite, je ne sais pas pourquoi tu continues à parler de "révolution à l'échelle nationale", alors qu'il est pourtant clair que dans le stade de l'impérialisme tel qu'il est défini par Lénine, il y a un développement inégal et par bond de l'impérialisme, ce qui conduit à la rupture de certains pays à travers la chaîne de pays impérialistes : En 1917, l'un de ces pays était la Russie. Toute les thèses de Lénine (reprise ensuite par Staline) se basent là dessus, sur la nécessité de construire le socialisme dans le ou les pays qui ont brisés la chaîne impérialiste et par leur effort, avec la sympathie des ouvriers et paysans du monde entier, tenir le temps qu'il faudra afin que d'autres pays puissent à leur tour, basculer dans le camp de la révolution et du socialisme. Voilà la véritable thèse du socialisme dans un seul pays, c'est à dire prendre en compte qu'il n'y a pas de basculement total et "global" de tout les pays du monde dans la révolution, à cause de leurs développement inégal.
Sans doute que la révolution sera "définitive" une fois que le Capital aura déposé les armes internationalement et qu'il aura été vaincu, mais en attendant la chaîne de pays qui ont réussi à sortir du schéma capitaliste ont pouvoir devoir de résister et de bâtir le socialisme dans leurs pays, pour ne pas succomber. C'est ce qu'à fait l'URSS de 1923 jusqu'en 1946/49, puisqu'après le "socialisme dans un seul pays" devenait caduque pour la simple et bonne raisons qu'une multitude de pays ont basculé du côté du socialisme, notamment la Chine Populaire. Le reste c'est en effet du défaitisme révolutionnaire théorisé par Trotski et tout ceux qui disaient qu'il valait mieux tout laisser pourrir en attendant que le prolétariat mondial fasse subitement la révolution. Je ne vois pas ce que Marx vient faire là dedans, Marx n'a pas théorisé l'impérialisme et la prise de pouvoir léniniste dans la période de l'impérialisme. Laissons Marx en dehors de tout ça, concentrons nous sur Lénine, Staline et Trotski. Force est de constaté que la ligne Lénine-Staline a vaincu celle de Trotski, sur le plan idéologique et politique.
Je t'invite à lire les premiers chapitres des Question du léninisme de Staline, où il explique grosso modo pourquoi la révolution permanente est une vieille théorie menchevique sur l'impossibilité de construire le socialisme en URSS et toutes les questions sur la construction et la victoire du socialisme dans un seul pays. C'est très instructif et au moins, il suffit d'aller au texte pour comprendre l'argumentation qui est fourni : http://www.communisme-bolchevisme.net/download/Staline_Les_questions_du_leninisme_Tome_I.pdf
Mais renverser le pouvoir de la bourgeoisie et instaurer celui du prolétariat dans un seul pays, ce n'est pas encore assurer la victoire complète du socialisme. La tâche principale : l'organisation de la production socialiste, est encore à accomplir. Peut-on en venir à bout, peut-on obtenir le triomphe définitif du socialisme dans un pays sans les efforts combinés des prolétaires de plusieurs pays avancés ? Certes, non. Pour renverser la bourgeoisie, il suffit des efforts d'un seul pays : c'est ce que nous montre l'histoire de notre révolution. Pour le triomphe définitif du socialisme, l'organisation de la production socialiste, il ne suffit pas des efforts d'un seul pays, particulièrement d'un pays rural par excellence comme la Russie : il faut les efforts des prolétaires de plusieurs pays avancés.
Ah et l'URSS n'a jamais dit qu'elle était un pays communiste déjà le nom du pays est quand même significatif et ensuite, l'URSS admettait totalement être une société socialiste appliquant la dictature du prolétariat et devant mener à une société communiste. J'vais pas refaire toute la démonstration de Matt' là dessus, mais socialisme et communisme ne sont pas quantitativement la même chose.
Je me suis peut-être mal exprimé, en soi j'admets que Lénine avait bien conscience que l'URSS n'était pas communiste, néanmoins le but était bien d'arriver à une société communiste par la dictature du prolétariat qui était en place, et justement, là est le problème ; car encore une fois, il n'y avait pas grand chose de réellement adéquat au concept théorisé par Marx. Lénine est critique des écrits de Marx, et même s'il s'est basé dessus, il s'en est très largement éloigné. Je ne partage aucunement ses choix. Ma pensée est bien plus proche de celle de Marx que celle de Lénine/Staline/Mao, que je juge assez éloignées ; voilà pourquoi je parle de Marx et que je ne l'occulte pas.
Il est aussi clair, et cela ne va pas plaire à certains ici, que ces soit disants régimes socialistes étaient en réalité les meilleurs alliés du capitalisme. Il n'y a qu'à voir la politique assez délirante opérée dans ces régimes, notamment celui de Mao, dont le but était d'augmenter drastiquement la productivité, alors que dans le communisme, c'est bien l'inverse qu'il faut envisager ; et je ne parlerai pas des victimes, pour le coup assez inutiles inhérentes à ces régimes qui sont une réalité. Liquider le prolétariat, ce n'est pas, pour moi, du vrai « socialisme », et encore moins du communisme. Là se situe l'une des différences fondamentales entre nous. Le modèle de Lénine en passant par Mao jusqu'à Staline sont des impostures et/ou des échecs cuisants, qui révèlent une incompréhension de leur part de la vision dialectique, historique et déterministe de Hegel, reprise par Marx. De ce fait, je m'en désolidarise totalement. Il faut que je sois clair sur ce point.
Je ne vois pas ce que Marx vient faire là dedans, Marx n'a pas théorisé l'impérialisme et la prise de pouvoir léniniste dans la période de l'impérialisme.
Marx n'en a pas parlé explicitement, mais sa vision dialectique du mouvement réel en parle à sa place, dirons-nous. J'ai bien pris conscience de ton propos, et je suis conscient que d'autres la partagent (comme d'autres non), mais pour moi elle est fantaisiste et ne cerne pas le mouvement du réel. L'Histoire d'ailleurs a bien démontré que la vision de Lénine et de Staline étaient elle aussi, dépassées. Ils ont échoués, c'est un fait. Par contre je refuse de laisser admettre que ma conception de la révolution est synonyme de passivité. En fait, je suis plutôt d'accord comme je l'ai dis précédemment de participer à une prise de conscience générale et progressive (j'ai parlé aussi de la prise de conscience « autonome » face à l'agressivité du modèle capitaliste), aller sur le terrain, s'organiser, mais je ne vois pas l'intérêt de passer par la politique. La révolution est anti-politique dans le sens où la politique ne concerne que le réformisme tout au mieux, et le conservatisme au pire. La politique ne sert qu'à remuer la merde du Capital, tandis que la révolution abolit cela. Ce que m'a apprit, entre autres, les lectures de Hegel (et par extension Marx), c'est que les choses dans l'Histoire ne peuvent arriver que lorsque les conditions objectives sont déjà présentes et permettent à cette même chose d'arriver. Avant, il est délirant d'espérer mettre en place cette même chose, en bref, d'accélérer de manière irrationnelle le court de l'Histoire (et il est tout autant irrationnelle de vouloir le stopper, comme le font les conservateurs). Ça, c'est un des éléments décisifs de la pensée philosophique et historique. En d'autres termes, il ne sert à rien, pour moi, de vouloir à tout prix enclencher la révolution dès maintenant, car les conditions objectives ne sont pas là. C'est exactement ce qu'a fait l'URSS, et c'est pourquoi elle s'est lamentablement plantée. Je ne sais pas si vois où je veux en venir, et si tu lis aussi de la philosophie, mais je te conseil très fortement la lecture de Hegel si ce n'est pas déjà fait, absolument indispensable pour saisir le mouvement du réel, et la pensée de Marx. La raison dans l'Histoire, et La Phénoménologie de l'Esprit.
Dès lors, ce n'est aucunement du défaitisme, ni de la passivité, mais de l'action immédiate et en puissance. Bien sûr, je suis résolument hégélien sur ce point.
En fait nos conceptions divergent simplement sur le diagnostic : pour toi, le Léninisme et le Stalinisme sont des réussites, tandis que pour moi, ce sont au mieux des échecs, au pire des impostures. En réalité, je crois que nous avons des conceptions différentes du communisme et de l'Histoire, tout simplement.
Je ne sais pas si vois où je veux en venir, et si tu lis aussi de la philosophie, mais je te conseil très fortement la lecture de Hegel si ce n'est pas déjà fait, absolument indispensable pour saisir le mouvement du réel, et la pensée de Marx. La raison dans l'Histoire, et La Phénoménologie de l'Esprit.
C'est prévu que je m'attèle à lire Hegel un de ces quatre, quand j'aurai fini la pile de bouquins que je dois déjà me farcir et j'ai une liste longue comme le bras. Là dessus puisqu'on parle de Hegel et de l'incompréhension de Lénine-Staline-Mao de Hegel, je te conseille la lecture de Matérialisme & Empiriocriticisme et les Cahiers Philosophiques de Lénine, tout comme je t'invite à lire la petite brochure de Staline Matérialisme dialectique et matérialisme historique et pour finir, de lire les quatre essais philosophiques de Mao, De la Pratique, de la Contradiction, de la juste solution des contradictions au sein du peuple et d'où viennent les idées justes. Je pense que l'on pourra avancer l'un et l'autre.
Dès lors, ce n'est aucunement du défaitisme, ni de la passivité, mais de l'action immédiate et en puissance. Bien sûr, je suis résolument hégélien sur ce point.
Oui, c'est du spontanéisme et du néo-blanquisme quoi. A quand le coup de force ?
En fait nos conceptions divergent simplement sur le diagnostic : pour toi, le Léninisme et le Stalinisme sont des réussites, tandis que pour moi, ce sont au mieux des échecs, au pire des impostures. En réalité, je crois que nous avons des conceptions différentes du communisme et de l'Histoire, tout simplement.
Connais pas Stalinisme, j'connais le marxisme-léninisme par contre. Et oui, ce sont des réussites indéniables qui ont le mérite d'exister et de pouvoir être largement critiqué et débattu, enrichi par des années de luttes idéologiques, politiques, sociales et économiques. Ce que je vois, c'est que le verbiage marxien m'emmerde (sans t'offenser hein, ne le prend pas pour toi mais je l'ai déjà dis à abcd) et se la joue ultra-radical, alors que quand on me parle de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne en Chine, je sens tout de suite du concret et de l'application théorique et pratique pour le marxisme en général. Mais comme tu l'as si bien résumé : Nos conceptions philosophiques, politiques et historiques divergent énormément. Et camarade quoi qu'on en dise, dix verges c'est beaucoup !
D'ailleurs c'est marrant, pour un marxien faut plutôt viser la fin du prolétariat comme représentation et pas dire aux ML que c'est des salauds de tuer des prolétaires, mais passons
Les résidus de conception conseilliste des situationnistes certainement ![]()
Question :
Je prend des notes sur la dictature du prolétariat, et la lutte qui la précède, notamment en temps non-révolutionnaire ; donc, les "mouvements sociaux".
M&E écrivent dans le Manifeste, dans la partie II : "S'il arrive que les ouvriers se soutiennent par l'action de masse, ce n'est pas encore là le résultat de leur propre union, mais de celle de la bourgeoisie. (...) Durant cette phase, les prolétaires ne combattent donc pas leur propre ennemis, mais les ennemis de leurs ennemis, c'est-à-dire les vestiges de la monarchie absolue, propriétaires fonciers, bourgeois non industriels, petits bourgeois.".
Pensez-vous que cette déduction est toujours aussi vraie ?
Bien que ce ne soit pas exactement ce que dit Marx, on peut quand même voir que lorsque les gouvernements appliquent des mesures économiques dégueulasses, ils utilisent la sacro-sainte PME comme bouclier. La petite entreprise française serait la raison de tant de mesures si dures à apprendre, mais si nécessaires, pour la croissance, et le bien des français ! Car les PME sont le moteur de la France !
Bref, évidemment, on le sait, tout cela se fait en réalité sous la pression bien souvent de l'Union Européenne, elle-même rongée par les lobbys d'actionnaires.
Il y a donc instrumentalisation du petit patron, à défendre. Ce petit patron prend la force de travail d'employés. Certes. Cependant ils ne sont pas côtés en bourse, et ce ne sont pas eux qui organisent le pouvoir ; tout cela s'organise beaucoup plus haut. Et les employés ne sont pas dupes : lorsque la chemise est arrachée, c'est le patron d'Air France, c'est pas le mec du coin qui gères trois employés.
Du coup, ces "petits patrons", se retrouvent de quel côté de la barrière ?
Au cas où ca n'avait pas été posté ici : http://www.humanite.fr/air-france-vincent-martinez-delegue-cgt-degage-grace-laval-du-ministere-613326
Le délégué CGT d'Air France inquiété pour l'affaire de la chemise arrachée est licencié avec l'aval du Ministère du Travail contre l'avis de l'inspection du travail ![]()
Pour ceux qui connaîtraient pas cette histoire, c'est le 74e anniversaire de la victoire des joueurs ukrainiens sur ceux de l'armée nazie.
http://www.sofoot.com/il-etait-une-fois-le-9-aout-1942-a-kiev-227301.html
Le fameux "Match de la mort" ![]()
Au cas où ca n'avait pas été posté ici : http://www.humanite.fr/ai[...]r-france-vincent-martinez-delegue-cgt-degage-grace-laval-du-ministere-613326
Le délégué CGT d'Air France inquiété pour l'affaire de la chemise arrachée est licencié avec l'aval du Ministère du Travail contre l'avis de l'inspection du travail
En plus contre l'avis de l'inspection...
Finalement, ils se sont rencontrés Barricade et Commu ?