Non mais moi je les met à la production, parce que Reptinshell à surement raison mais des machines qui produisent des machines et se réparent toute seul bon c'est pas forcément possible à moyen terme, déjà va surement falloir 20 ans avant la généralisation des voitures autonomes, pis un eventuel effondrement du capitalisme pourrait aussi faire qu'on voit jamais tout ça avant une révolution.
J'ai encore du mal à conceptualiser avec les moyens actuels un robot capable de faire le travail d'un ferronier d'art ou d'un chaudronnier là ^^ même équipier à quick c'est pas évident pour les prochaines années.
J'ose espérer qu'on aura la révolution avant les robots esclaves :D
Et puis le jours ou on à des machines conscientes elles se révolteront, deviendront le nouveau prolétariat finalement... J'espère que ce sera pas le cas, ou alors faudra l'égalité robot-humain quoi (ptain ça part loin).
Le 11 mai 2016 à 18:55:40 Hippy1 a écrit :
Le 11 mai 2016 à 18:43:14 Tris0m a écrit :
Et le goulag, c'est comme une prison, c'est bien mais faut pas en abuser.
Putain j'ai ri
Pour un goulag humain !
Les fameux camps de la mort de la tolérance ![]()
Bref sinon moi je m'attendais à ça de toute façon comme fin, et là a moins d'une vrai colère populaire qui met dans la rue le coeur du prolétariat, les intérimaires, les femmes de ménage, les ouvriers de la logistique, etc... je vois mal ce qu'il peut se passer.
Ptetre le 17 il se passera quelque chose, il yà grève reconductible appelée par la CGT dans les rafineries, dans le transport routier et à la SNCF contre le décret socle.
Le 11 mai 2016 à 18:35:26 Tris0m a écrit :
La contestation sociale c'est pas une droite linéaire hein. Ca a ses hauts et ses bas. Force est de constater que le mouvement actuel permet de se réveiller un peu après quelques années strictement vides, ça permet à des gens de s'intéresser, d'apprendre des trucs (ne serais-ce que comment savoir se protéger de la lacrymo). Le grand soir qui déboule tout seul faut faire un trait dessus, même les anars l'avaient compris à la fin du XIXe
Bien sur qu'elle n'a rien d'une droite linéaire, là on est proche de l'indice 0. Tous ce qu'on a vu récemment, c'est principalement les formations de gauches radicales/extrêmes gauches se faire légèrement plus médiatique qu'elles ne le sont d'habitude. Mais les gens du commun, peu idéologisés, n'ont pas bougé d'un doigt, c'est le fatalisme qui domine, quand ce n'est pas des violences en marge des manifestations dont on parle (je le vois a mon taff). Et bien sur que la spontanéité d'un grand soir, il y a de quoi en douter ![]()
Les dispositifs institutionnels du capitalisme sont suffisamment incorporer (encore plus lorsqu'il s'agit de l'imaginaire marchand, comme dit TSR : "tu critiques les capitalistes, mais on est les même, mais en pauvre") pour être "naturaliser". Bosser pour une entreprise, c'est devenue naturelle, dépolitisé.
Ils pleuraient pour de la violence ces bourgeois de merde, maintenant il va y avoir beaucoup pire et peut être même des meurtres.
Mais même pas les bourgeois, ce sont des bourgeois, principalement, qui font Nuit Debout, faut pas se leurrer. Ce sont les petits gens qui s'indignent de ces violences.
Le 11 mai 2016 à 18:57:46 CitoyenChonoc a écrit :
Le 11 mai 2016 à 18:35:26 Tris0m a écrit :
La contestation sociale c'est pas une droite linéaire hein. Ca a ses hauts et ses bas. Force est de constater que le mouvement actuel permet de se réveiller un peu après quelques années strictement vides, ça permet à des gens de s'intéresser, d'apprendre des trucs (ne serais-ce que comment savoir se protéger de la lacrymo). Le grand soir qui déboule tout seul faut faire un trait dessus, même les anars l'avaient compris à la fin du XIXeBien sur qu'elle n'a rien d'une droite linéaire, là on est proche de l'indice 0. Tous ce qu'on a vu récemment, c'est principalement les formations de gauches radicales/extrêmes gauches se faire légèrement plus médiatique qu'elles ne le sont d'habitude. Mais les gens du commun, peu idéologisés, n'ont pas bougé d'un doigt, c'est le fatalisme qui domine, quand ce n'est pas des violences en marge des manifestations dont on parle (je le vois a mon taff). Et bien sur que la spontanéité d'un grand soir, il y a de quoi en douter
Les dispositifs institutionnels du capitalisme sont suffisamment incorporer (encore plus lorsqu'il s'agit de l'imaginaire marchand, comme dit TSR : "tu critiques les capitalistes, mais on est les même, mais en pauvre") pour être "naturaliser". Bosser pour une entreprise, c'est devenue naturelle, dépolitisé.Ils pleuraient pour de la violence ces bourgeois de merde, maintenant il va y avoir beaucoup pire et peut être même des meurtres.
Mais même pas les bourgeois, ce sont des bourgeois, principalement, qui font Nuit Debout, faut pas se leurrer. Ce sont les petits gens qui s'indignent de ces violences.
Ceux qui font Nuit Debout détiennent les moyens de production ?
Je pense que s'il ne faut pas sombrer dans le mythe d'une émancipation totale du travail via la libération du temps libre grâce au progrès technique, il ne faut cependant pas négliger celui ci. Le temps de travail diminue, il pourrait diminuer encore plus, et t'elle devrait être la finalité de la recherche technique, produire mieux, en diminuant les peines.
Le 11 mai 2016 à 19:00:07 Mattruct a écrit :
Le 11 mai 2016 à 18:57:46 CitoyenChonoc a écrit :
Le 11 mai 2016 à 18:35:26 Tris0m a écrit :
La contestation sociale c'est pas une droite linéaire hein. Ca a ses hauts et ses bas. Force est de constater que le mouvement actuel permet de se réveiller un peu après quelques années strictement vides, ça permet à des gens de s'intéresser, d'apprendre des trucs (ne serais-ce que comment savoir se protéger de la lacrymo). Le grand soir qui déboule tout seul faut faire un trait dessus, même les anars l'avaient compris à la fin du XIXeBien sur qu'elle n'a rien d'une droite linéaire, là on est proche de l'indice 0. Tous ce qu'on a vu récemment, c'est principalement les formations de gauches radicales/extrêmes gauches se faire légèrement plus médiatique qu'elles ne le sont d'habitude. Mais les gens du commun, peu idéologisés, n'ont pas bougé d'un doigt, c'est le fatalisme qui domine, quand ce n'est pas des violences en marge des manifestations dont on parle (je le vois a mon taff). Et bien sur que la spontanéité d'un grand soir, il y a de quoi en douter
Les dispositifs institutionnels du capitalisme sont suffisamment incorporer (encore plus lorsqu'il s'agit de l'imaginaire marchand, comme dit TSR : "tu critiques les capitalistes, mais on est les même, mais en pauvre") pour être "naturaliser". Bosser pour une entreprise, c'est devenue naturelle, dépolitisé.Ils pleuraient pour de la violence ces bourgeois de merde, maintenant il va y avoir beaucoup pire et peut être même des meurtres.
Mais même pas les bourgeois, ce sont des bourgeois, principalement, qui font Nuit Debout, faut pas se leurrer. Ce sont les petits gens qui s'indignent de ces violences.
Ceux qui font Nuit Debout détiennent les moyens de production ?
Tous les bourgeois ne détiennent pas les moyens de production : Bourgeoisie intellectuelle =/= bourgeoisie économique. Les cadres ont une position spécifique, les étudiants sont majoritairement de ceux qui occuperont une position spécifique dans la logique productive globale de notre société.
Bref sinon moi je m'attendais à ça de toute façon comme fin, et là a moins d'une vrai colère populaire qui met dans la rue le coeur du prolétariat, les intérimaires, les femmes de ménage, les ouvriers de la logistique, etc... je vois mal ce qu'il peut se passer.
Voilà. Parce que de cette colère, de cette révolte, on en est loin.
"J'ai encore du mal à conceptualiser avec les moyens actuels un robot capable de faire le travail d'un ferronier d'art ou d'un chaudronnier là ^^ même équipier à quick c'est pas évident pour les prochaines années."
C'est dans la logique même de la baisse tendancielle du taux de profit. Chercher des coûts toujours plus bas. Les métiers qu'on ne peut remplacer disparaissent au même titre que ceux remplacés.
Nuit Debout c'est effectivement un mouvement de petit bourges on en a déjà parlé.
Les gens ils s'en foutent tellement que 75% des français sont contres...(quant à la "casse" j'ai pas les mêmes retours par chez moi). Faut se rendre compte qu'aujourd'hui c'est bien plus difficile qu'avant de faire grève, on a perdu cette "gymnastique révolutionnaire", n'empêche que ça bouge au delà des étudiants et des fonctionnaires et que l'opinion publique est pas du côté du gouvernement.
Le 11 mai 2016 à 19:02:38 CitoyenChonoc a écrit :
Le 11 mai 2016 à 19:00:07 Mattruct a écrit :
Le 11 mai 2016 à 18:57:46 CitoyenChonoc a écrit :
Le 11 mai 2016 à 18:35:26 Tris0m a écrit :
La contestation sociale c'est pas une droite linéaire hein. Ca a ses hauts et ses bas. Force est de constater que le mouvement actuel permet de se réveiller un peu après quelques années strictement vides, ça permet à des gens de s'intéresser, d'apprendre des trucs (ne serais-ce que comment savoir se protéger de la lacrymo). Le grand soir qui déboule tout seul faut faire un trait dessus, même les anars l'avaient compris à la fin du XIXeBien sur qu'elle n'a rien d'une droite linéaire, là on est proche de l'indice 0. Tous ce qu'on a vu récemment, c'est principalement les formations de gauches radicales/extrêmes gauches se faire légèrement plus médiatique qu'elles ne le sont d'habitude. Mais les gens du commun, peu idéologisés, n'ont pas bougé d'un doigt, c'est le fatalisme qui domine, quand ce n'est pas des violences en marge des manifestations dont on parle (je le vois a mon taff). Et bien sur que la spontanéité d'un grand soir, il y a de quoi en douter
Les dispositifs institutionnels du capitalisme sont suffisamment incorporer (encore plus lorsqu'il s'agit de l'imaginaire marchand, comme dit TSR : "tu critiques les capitalistes, mais on est les même, mais en pauvre") pour être "naturaliser". Bosser pour une entreprise, c'est devenue naturelle, dépolitisé.Ils pleuraient pour de la violence ces bourgeois de merde, maintenant il va y avoir beaucoup pire et peut être même des meurtres.
Mais même pas les bourgeois, ce sont des bourgeois, principalement, qui font Nuit Debout, faut pas se leurrer. Ce sont les petits gens qui s'indignent de ces violences.
Ceux qui font Nuit Debout détiennent les moyens de production ?
Tous les bourgeois ne détiennent pas les moyens de production : Bourgeoisie intellectuelle =/= bourgeoisie économique. Les cadres ont une position spécifique, les étudiants sont majoritairement de ceux qui occuperont une position spécifique dans la logique productive globale de notre société.
Je suis marxiste. Pour moi la bourgeoisie, c'est ceux qui détiennent les moyens de production. Ceux que tu décrient ont une mentalité de petit bourgeois et de gamins bobos PS mais n'ont ni la classe en soi, ni la classe pour soi afin d'être considéré comme membre de la bourgeoisie.
Ben tu ferais bien de réviser ton marxisme kamarad ![]()
"Les gens ils s'en foutent tellement que 75% des français sont contres...(quant à la "casse" j'ai pas les mêmes retours par chez moi). Faut se rendre compte qu'aujourd'hui c'est bien plus difficile qu'avant de faire grève, on a perdu cette "gymnastique révolutionnaire", n'empêche que ça bouge au delà des étudiants et des fonctionnaires et que l'opinion publique est pas du côté du gouvernement."
Même des gens de droite dans mes connaissances trouvent ça inconcevable une telle repression envers les manifestants.
C'est pas étonnant que les gens soient de moins en moins révoltés. Le capitalisme a beau être un système que je n'apprécie guère, il se révèle efficace pour nourrir les gens. On est loin du temps de la commune de Paris où les conditions étaient véritablement ignobles.
C'est pour ça que je pense qu'il n'y aura plus de révolution. Les souffrances des gens qui les poussaient à prendre les armes ont quasiment disparus et celles qui restent sont gommés face à la propagande libérale défendant à tout prix la "flexibilité", la "nécessité de réformer", le besoin de "faire disparaître le chômage à tout prix" et autres discours puants.
Faut se rendre compte qu'aujourd'hui c'est bien plus difficile qu'avant de faire grève, on a perdu cette "gymnastique révolutionnaire", n'empêche que ça bouge au delà des étudiants et des fonctionnaires et que l'opinion publique est pas du côté du gouvernement.
Voilà, on a perdu de cet imaginaire, au profit d'un autre, celui qui légitime un Etat de fait et en consacre le "réalisme". Et ça se traduit sur l'axe idéologique (le nb de mecs qui se disent de gauche et qui n'ont que le mot "redistribution" à la bouche, comme si les moyens de production (et donc la distribution primaire) n'existait pas, que l'entreprise allait de soi...). Sauf qu'on s'enfout que l'opinion générale ne soit pas en faveur du gouvernement, en quoi ça change quoi que ce soit que celle ci beugle pour un autre ? C'est pas contre un gouvernement particulier qu'il faut s'insurger, c'est contre les logiques qui cadrent notre société.
Pour moi la bourgeoisie, c'est ceux qui détiennent les moyens de production.
le marxisme est bien pauvre, heureusement que d'autres analyses le dépasse.
Le ballet de la réforme ![]()
(pour ceux qui ont vu les nouveaux chiens de garde)
You don't say...
Je te parle du moment actuel, être contre le gouvernement c'est être contre la loi travail. Quoi qu'on en pense c'est une bonne chose, les gens sont capables de comprendre quand on les encule sans vaseline. Qu'ils mettent pas en place de stratégie collective pour lutter contre ça c'est un autre problème, le simple fait qu'ils y réfléchissent c'est déjà positif.
Le 11 mai 2016 à 19:18:43 CitoyenChonoc a écrit :
Pour moi la bourgeoisie, c'est ceux qui détiennent les moyens de production.
le marxisme est bien pauvre, heureusement que d'autres analyses le dépasse.
Il est pauvre quand il est résumé sur un post-it.
Le 11 mai 2016 à 19:19:58 Cocarde-Rouge a écrit :
Le ballet de la réforme
(pour ceux qui ont vu les nouveaux chiens de garde)
Je pensais à ça aussi
.
Excellent ce documentaire.