Le 08 avril 2016 à 15:39:11 TheRedWave a écrit :
J'ai retenu une seule idée : Pourquoi pas laisser passer les gens aux péages et dans les transports en commun gratos / filler des billets/titres plutôt que bloquer, ca c'est pas trop con.
Parce que les personnes qui font ça se font virer. C'était arrivée lors de la dernière grève à la SNCF, des gars faisaient passer les usages gratuitement et ils se sont fait licencier dans la foulée...
Hey, les mao vous connaissez ce mec ? je suis tomber dessus en m'égarant sur "La bataille socialiste" (pas très objectif sur le sujet vous me direz)
L’homme maîtrise avec brio les contorsions de la dialectique. Ce n’est probablement pas un hasard si cet ancien étudiant en architecture, titulaire d’un doctorat à l’université Jawaharlal Nehru (JNU) de New Delhi, grand amateur de jeu d’échecs, passe pour l’idéologue du maoïsme népalais. A 53 ans, il est devenu un personnage-clé, au côté du numéro un du parti, Pushpa Kamal Dahal, alias « Prachenda » (le Terrible), de la recomposition de la vie politique du Népal autour d’un calendrier républicain qu’ils ont su imposer aux partis traditionnels sous la menace des armes.
M. Bhattarai respire la confiance. Il est sûr de son affaire : abolir la monarchie et accéder au pouvoir. Il est même si confiant dans la bonne étoile – rouge – du PCN-M, qu’il peut s’offrir le luxe de polir le jargon révolutionnaire. Puisque le pouvoir, croit-il, est proche et qu’il va encore falloir quelques utiles marchepieds pour s’en saisir, il faut savoir tendre la main, se montrer accommodant. Ainsi, si « l’abolition de la monarchie » et « l’élimination du féodalisme » reviennent comme des leitmotivs dans son discours, il parle assez étrangement peu du « socialisme« .
« POLITIQUE TRANSITOIRE »
Certes, l’objectif demeure à « long terme« , mais, en attendant, la priorité sera d’initier une « politique transitoire » dominée par la « révolution capitaliste« . Ironie suprême, les maoïstes ont donc vocation, si l’on comprend bien M. Bhattarai, à implanter le capitalisme au Népal ! « Nous ne nationaliserons pas la grosse industrie et nous respecterons la libre entreprise« , annonce-t-il. L’offensive de charme à l’endroit des patrons a d’ailleurs commencé : les dirigeants du PCN-M viennent de rencontrer le bureau de la Fédération de l’industrie et du commerce. « Nous les avons rassurés, précise-t-il, et ils sont prêts à travailler avec nous. » Une telle ouverture n’est-elle pas en flagrante contradiction avec le marxisme-léninisme orthodoxe professé par le PCN-M ? « Absolument pas« , proteste M. Bhattarai. « Marx, Engels et Lénine ont déjà écrit sur le sujet, explique-t-il. Entre le féodalisme et le socialisme, il y a le capitalisme. Or il n’y a pas encore de capitalisme au Népal. Il faut donc le développer. »
avec pour intituler : "les maoïste veulent faire la révolution bourgeoise au Népal"
ça date largement (2008) mais ça m'a fait marrer sur le coup ![]()
Très bon texte... https://quartierslibres.wordpress.com/2016/04/08/il-est-fascisme-moins-le-quart/
On voit ici toute la différence entre une gauche qui se voudrait la dépositaire de la mémoire du mouvement ouvrier, de ses luttes antifascistes et donc de sa tradition d’auto-défense, et ceux qui incarnent cette réalité. La différence entre les organisateurs-trices du rassemblement de la Bourse et la mobilisation spontanée à Molenbeek provient du fait que les habitant.e.s de Molenbeek ne jouaient pas aux antifascistes, ils l’étaient. Se défendre contre l’extrême droite n’est en effet pas pour eux une question de choix politique (aussi louable soit-il), mais une question de survie face à des organisations qui en veulent à leur vie. Ce qu’il s’est passé samedi et les réactions qui ont suivi, avec la focalisation sur l’arrestation du président de la Ligue des Droits de l’Homme place de la Bourse, est une nouvelle preuve de la déconnexion d’une gauche qui n’est plus populaire par sa base sociale mais uniquement par les souvenirs qu’elle peut invoquer d’une classe dont elle a autrefois fait partie.
Le 08 avril 2016 à 20:40:03 acbd a écrit :
Hey, les mao vous connaissez ce mec ? je suis tomber dessus en m'égarant sur "La bataille socialiste" (pas très objectif sur le sujet vous me direz)
Ouais, il fait parti de ceux qui ont fumé la révolution au Népal, on parle de voie "Prachanda", qui a été finalement une ligne de capitulation, d'arrêt de la guerre populaire, de dissolution de l'Armée Populaire, etc etc.
http://servirlepeupleservirlepeuple.eklablog.com/nouvelles-du-nepal-janvier-2016-a119754810
Rennes 2 totalement occupée. Concert de soutien aux interpellés hier soir: 800 personnes.
Wut ? Le fait de balancer des bombes de peinture sur la façade d'une banque, ça ne convainc absolument personne, à part le groupuscule qui a commis cette action, qui va tout à coup se croire très fort et très proche des masses, ce qui est bien loin d'être le cas. Il faut arrêter avec cette vieille vision typiquement gauchiste et faussement radicale consistant à mener des actions au nom des masses, à titre "symbolique". Avant de penser à faire dans le symbole, ça serait sympa de faire dans le concret.
LO ne concentre pas ses forces durant les élections, même si ces dernières ouvrent des périodes de politisation plus avancée des individus. La preuve en est que des caravanes LO parcours le pays depuis une semaine; à ce que je sache, nous ne sommes pas une année électorale.
Prétendre que LO se met à la remorque des syndicats c'est aussi complètement délirant. Tu n'as pas du beaucoup suivre la grève d'Aulnay par exemple. LO est par contre extrêmement critique envers les hiérarchies syndicales, tout en prônant la nécessité de se syndiquer. Aprés, comme je l'ai déjà dit, chacun peut suivre une ligne gauchiste opportuniste, de monter son syndicat et de se retrouver à faire des réunions à trois, en se convainquant d'être un vrai et que les autres sont des tièdes.
Le coup de la formations des étudiants c'est pas vrai non plus. LO s'adresse en réalité aux travailleurs et aux lycéens, mais ne concentre pas ses forces sur les facs.
Parce que l'un exclue l'autre ? Le travail au près des masses n'empêche absolument ce genre d'action. C'est effectivement pas une action isolée sur une banque qui fera de l'effet, mais ce genre d'actions répétés, signés, qui accompagnent un travail concret comme tu dis, ça marque une ligne de démarcation -> on ne fait pas dans le légalisme. C'est pour ça que je dis que si LO avait des cortèges plus combattifs, et revendiquait ce genre d'action symbolique, vous seriez vu plus déterminés. Mais ça serait dommageable au légalisme dans lequel LO se trouve.
LO ne concentre peut-être pas toutes ses forces sur uniquement les élections, mais il faut bien avouer que l'organisation d'élections, ça coûte, aussi bien en argent qu'en temps et qu'en énergie de militants. Cet argent, ce temps, cette énergie perdus, c'est de l'argent, du temps et de l'énergie perdue pour organiser les prolétaires à la base, militer dans leur milieu de vie.
Ensuite, je ne dis pas que LO se met volontairement à la remorque des syndicats, je dis que c'est une situation de fait car LO concentre ses forces principalement sur les grosses boîtes, alors que les syndicats y sont très bien implantés. Il faut aussi aller là où c'est déserté, la majorité des travailleurs ne sont pas des syndiqués, d'où la nécessité de militer dans les quartiers populaires. Sinon je dis pas le contraire, j'ai jamais parlé de monter un autre syndicat dans l'état actuel des choses, c'est totalement impossible. Pour les étudiants, du coup c'est juste par rapport aux personnes de LO que je connais, mais oui effectivement j'ai aussi rencontré des lycéens.
Je crois que tu surestimes largement les forces de LO. Les camarades habitent dans les banlieues, et font bien ce qu'ils peuvent, mais à un moment, il faut arrêter de croire c'est d'un claquement de doigt qu'on mobilise. Le PC dans les quartiers pops n'avaient pas besoin de militants, car tout le monde, de la femme au foyer au retraité dans le PMU du coin reprenait et diffusait ses idées. C'est ça un véritable parti fort, s'adressant à une classe ouvrière très consciente. On vit dans le même monde, non ? Aujourd'hui, la conscience de classe, c'est pas tout à fait ça. Et les organisations "impulsées", qu'elles soient féministes, ou de jeunes, ou quoique ce soit, finissent -la plupart du temps- par devenir des rassemblements de militants.
Non non, je ne surestime pas les forces de LO. Je pointe sa stratégie qui est un frein à la lutte à la base, dans les quartiers populaires. J'ai jamais dit que ça se fait d'un claquement de doigt, je suis bien conscient que la situation d'aujourd'hui est très difficile, le niveau de conscience de classe est au plus bas. Pour les organisations de masse, il faut justement qu'elles fassent en sorte de rassembler un maximum les masses populaires. Alors c'est sûr, par exemple, pour une organisation de jeunes (lycéens + étudiants?), au début t'auras peut-être 3 ou 4 militants communistes qui commenceront leur propagande en se basant sur des sujets qui touchent la jeunesse populaire, des petits tracts de formation, etc.. Puis petit à petit, tu noueras des liens au travers de discussions, tu prendras des contacts, 1, 2, 3, 4 lycéens seront intéressés pour s'organiser, et au début ça prendra pas automatiquement, donc ce groupe de lycéens se politiseront avec les quelques militants communistes ayant impulsé l'organisation, et donc ça aura l'air d'un rassemblement de militants peut-être, mais petit à petit d'autres rejoindront, quelques uns par-ci, d'autres par-là... des événements comme actuellement le mouvement contre la loi Travail pourront accélérer les choses, etc. Alors effectivement, ça se fait pas en un claquement de doigt. Mais c'est ça la base du travail au près des masses, du travail communiste finalement.
Je dois t'avouer que je n'ai pas tout à fait compris.
Dans tout les cas, LO conteste, de manière systématique, la politique des appareils syndicaux et les actions néfastes de bureaucrates locaux, mais prône tout de même l'organisation collective et syndicale. On est naturellement "implantés" dans les quartiers populaires, parce qu’on y vit, mais il n'est guère utile de surestimer les forces d'un petit parti comme LO: on peut certainement pas tout faire ni tout organiser.
Donc je revois à ce que j'ai dit, effectivement, organiser les masses c'est pas facile, c'est de la longue durée. Sinon, il suffit pas d'y vivre pour dire qu'on est implanté, beaucoup de communistes vivent dans des quartiers populaires, mais il faut adopter la bonne stratégie, initier un travail de masse et construire des organisations de masse.
Les élections servent avant tout à diffuser un message et à offrir une possibilité de vote aux travailleurs, tout en spécifiant trés bien que ce n'est pas comme ça qu'on change les choses. Au moins, les élections permettent de toucher un public bien plus large qu'on ne peut le faire individuellement.
Oui mais dans les faits, qu'est-ce que LO diffuse comme message pour la classe ouvrière ? Ce n'est pas en participant aux élections bourgeoises dans l'état actuel des choses qu'on touchera la classe ouvrière. On touchera la classe ouvrière en réussissant à impulser des luttes là où c'est déserté, sur tous les sujets qui inquiètent au quotidien la classe ouvrière et les masses populaires sur son lieu de vie. Il s'agit pas d'un travail individuel, mais oui la réalité c'est pas facile. Au début ça part de quelques personnes, puis petit à petit ça fait son chemin.. c'est comme ça que toutes les révolutions ont eu lieu, ça tombe pas du ciel.
Justement, nombre de militants de LO participent à des associations ou à des mouvements vis à vis de ces causes, nous participons fréquemment aux manif' féministes, ou antiracistes et publions chaque année des dizaines d'articles à ce sujet.
LO ne tente pas de développer des organisations de masse, c'est cela que je pointe. J'ai jamais dit que les membres de LO ne participent pas aux manifs contre le racisme, le sexisme, ou ne sont pas membres de divers associations. C'est vraiment l'absence de volonté de création d'organisation de masse que je pointe. Si un parti ne prend pas d'initiative pour satisfaire les masses sur leurs galères quotidiennes, comment peut-il être un parti communiste ? (Après je sais qu'il y a tout un truc de LO comme quoi le Parti c'est pas LO mais qu'il est en construction, mais je me demande comment il va se construire ce Parti à partir de LO, et finalement l'utilité de LO comparé à une initiative de création d'un parti communiste directement ?)
Vidéo créée par le mouvement de Rennes 2 sur la manifestation de la semaine dernière : https://www.youtube.com/watch?v=xYFes0Wpo7k C'est un peu fait à l'arrache on l'a fait en 3 heures.
"Parce que les personnes qui font ça se font virer. C'était arrivée lors de la dernière grève à la SNCF, des gars faisaient passer les usages gratuitement et ils se sont fait licencier dans la foulée..."
Ça me rappelle d'ailleurs une histoire semblable avec la ratp, je crois qu'ils avaient fait pareil.
T'es parmi les 4 ? ![]()
TRW qui se Barricadise dans son nouveau pseudo ![]()
Chut ![]()
Le 08 avril 2016 à 17:41:12 Cocarde-Rouge a écrit :
Voilà mon pseudo banni par ces enfoirés d'actu
Le jour de la révolution, ils iront au goulag, ne t'inquiète pas
.
4 interviews du Mili dans les médias cette semaine :
Mediapart : https://www.mediapart.fr/journal/france/080416/le-mili-prend-la-tete-de-cortege-pour-mieux-en-decoudre-avec-la-police
Le monde : http://www.lemonde.fr/education/article/2016/04/08/mobilisation-contre-la-loi-travail-le-mili-une-bande-de-potes-qui-assume-sa-violence_4898628_1473685.html
Vice : https://news.vice.com/fr/article/le-monde-ou-rien-rencontre-avec-le-mili-en-premiere-ligne-des-manifs-jeunes-contre-la-loi-travail?utm_source=vicenewsfrtw
Europe 1 : http://www.europe1.fr/societe/mili-le-mouvement-lyceen-ultra-qui-inquiete-2711704
+ Création du Mili Lyon : https://www.facebook.com/mili.lyon/
Le 08 avril 2016 à 19:13:10 Cocarde-Rouge a écrit :
Tant que ça fait chier les bobos du 16e moi ça me va
Les bobos du 16ème place de la république : 
Ok j'ai compris y'a plus aucun espoir ![]()
Dans nuit debout et les "mouvement citoyens" ? t'avais toujours pas comprix ? x)
Bah disons que y'a des côtes positifs. Mais si même ces charlots s'y mettent.
Le coté positif : l'idée de se rassembler, de faire de la politique.
Le coté négatif ? Ce sont les classes moyennes et la petite bourgeoisie qui dirigent le mouvement, qui veulent juste pas voir leurs gosses devenir des prolos. Malheureusement c'est pas possible. Je suis assez attristé de voir pas mal de camarades anar' essayer de "récupérer" le truc, en mode "oui c'est citoyenniste mais on peut faire changer" sans aucune analyse de classe de la chose :/
Tu as totalement raison Novembre. Pour y avoir été hier soir (enfin tôt ce matin) ce sont en grande partie des membres de la petite bourgeoisie intellectuelle parisienne qui était présente. C'est un phénomène encore plus visible le jour lors des AGs qui se tiennent sur la place, on a l'impression que tout le 11ème et le 10ème de Paris s'est ramené.
Mais le pire de tout ce n'est pas la composition sociale de ce genre d'initiative, c'est le principe de "citoyennisme" et de "non-violence" qui sont prônés à chaque occasion.
Bref il n'y a vraiment rien à attendre de "Nuit Debout".
"Mais le pire de tout ce n'est pas la composition sociale de ce genre d'initiative, c'est le principe de "citoyennisme" et de "non-violence" qui sont prônés à chaque occasion."
Si y'avait des aboutissants anticapitalistes et un minimum de mixité sociale et d'analyse de classe ce serait pas le soucis.