Filoche très éloquent chez Bourdin. Il va surement venir à Rennes 2 courant mars
Le 25 février 2016 à 20:20:29 reptinshell a écrit :
Il y a méprise, je ne parle pas ici de révolution, mais de remontée en puissance de la classe ouvrière, qui est aujourd'hui atomisée. Le fait est qu'une révolution ne démarre pas du jour au lendemain, est que la classe ouvrière est aujourd'hui trop parcellisée, trop affaiblie, pour pouvoir représenter une réelle force au sein de la société, comme le prouve le manque de réactions face aux dernières attaques contre le code du travail, ou encore la subordinations d'ouvriers à mouvements petits-bourgeois comme les bonnets rouges. Certes, on peut percevoir des frémissements, de temps à autres, comme après l'arrachage de chemises des deux guignols d'Air France, laissant apparaître un fond de soutien et de conscience, mais ce genre de réaction reste minoritaire.
Oui tout simplement parce que la classe ouvrière telle qu'elle existe est vouée à disparaître, remplacée par des robots, tout comme le salariat du tertiaire remplacé par des robots ou des logiciels. Une grande tendance de fond qui semble échapper à l'extrême gauche qui ne comprend pas la nature du rapport de force et est restée bloquée dans des conceptions du siècle passé (alors même que les marxistes du siècle dernier avaient compris ça).
Les marxistes du siècle passé, et même du siècle d'avant, prenaient en compte le fait que le capitalisme, loin d'être un système de progrès continue, trouvait très rapidement ses limites. Il est bien sympathique de rêver d'un monde où le travail serait accompli par des machines, mais le fait est que cette étape de la modernisation de l'industrie et de la technique n'a toujours pas été franchie, tout simplement car elle n'est pas rentable pour les capitalistes.
On touche ici les limites du capitalisme, qui préfèrent faire trimer dix personnes là où une machine suffirait, ces limites devant dans les faits être supplantées sous un régime socialiste.
Certes, mais il est inutile et impossible de faire dans la prédiction; il n'existe pas de loi mathématique pour appréhender l'avenir dans des termes courts et moyens.
Bien sur que si. Le marxisme permet d'analyser. Et analyser c'est faire des prédictions, c'est aussi ça une science. Faire des prédictions et vérifier qu'on s'est trompé ou pas. Comprendre la réalité c'est ça.
Le marxisme s'utilise comme une science: on ne peut que formuler des hypothèses, à partir d'analyse sur une situation donnée. La Seconde guerre mondiale était supposée mener directement à la révolution mondiale si je ne m'abuse, ça n'a pas été le cas.
Je ne fais absolument aucun raccourcis, je fais des parallèles avec des situations historiques précédentes, où des événements totalement réactionnaires paraissant inévitables auraient pu être évité, avec une politique consciente.
Alors dans ce cas tu fais bien un raccourci réactionnaire=fascisme. C'est très réducteur. Beaucoup de partis sont réactionnaires mais pas fascistes.
Comme je le disais précédemment, je ne fais pas de raccourcis, je donne simplement des exemples avec des situations historiques célèbres présentant des analogies. Il existe en effet des différences notables entre les partis réactionnaires, et les partis fascistes, le fascisme étant par ailleurs un mouvement de masse.
Capituler face au Front National -qui n'est effectivement pas un parti fasciste- n'est en aucun cas une politique se rapprochant de prés ou de loin avec les intérêts des travailleurs, au même titre que maintenir ces derniers la tête sous l'eau n'enclenchera pas de manière mécanique une révolution.
Alors que bien sur un peuple embourgeoisé qui vit grassement dans la consommation de masse et l'abrutissement qui va avec, et qui profite de l'exploitation des pays dépendants. Un peuple qui est ramolli par la corruption passive du système et qui est plein d'illusion sur les prétendus acquis auxquels il aurait droit, ça bien sur ça va faire la révolution... Non, clairement pas.
Le fait est que l'on pouvais retrouver ce genre de propos dès le début du XIXe siècle, voir même avant (Wolf préconisait pour cela l'appui du lumpen). Il existe, de manière indubitable une aristocratie ouvrière, depuis un bon siècle. Et alors ? Dans l'histoire, ce ne sont jamais les plus miséreux qui ont été les fers de lance des révolutions, si je ne m'abuse. Et en France comme ailleurs, ce n'est pas parceque l'image du prolétariat misérable a disparu des journaux télévisés, que ce même prolétariat, retranché dans ses quartiers périphériques, a disparu. On est même loin de là. Il est courant aujourd'hui de dire qu'en France, il n'y a plus d'ouvriers. C'est faux, c'est simplement que comme nous sommes dans une période de déclin historiques, la classe ouvrière 'en prend plein la tête et n'apparaît pas comme une classe, un groupe conscient, une force dans la société.
La seule différence c'est que tout le temps perdu provoque un pourrissement long et étalé dans le temps qui empêche une vraie prise de conscience et paralyse pour de bon tout le corps social.
Sans faire dans la citation religieuse, Marx propose clairement d’échelonner la lutte contre le Capital en deux parties, la première se contentant d'objectifs de nature économiques, par le biais du syndicalisme, ce qui permettrait aux ouvriers de s'organiser entre eux, de prendre conscience de leurs forces, la seconde partie se plaçant sur le plan politique, visant à la conquête du pouvoir par la classe ouvrière.
Quand un gouvernement tape de manière continuelle sur les droits des travailleurs, cela n'offre pas plus la possibilité d'une révolution que si il n'en faisait rien. Nous pouvons bien revenir au XIXe siècle que la classe ouvrière ne bougera pas plus, peut-être même au contraire.
Le fait est que le FN adopte des positions "sociales", de temps à autres, selon le public en face. Et alors ? Cela n'en fait en rien un parti comparable au PCF, qui était encore un parti ouvrier dans les années 70. Le FN est un parti bourgeois, même petit-bourgeois, depuis ses débuts. Et entre un discours social et des faits -car si on regarde deux minutes, ni le parti ni les militants frontistes ne s'impliquent jamais dans des mouvements sociaux, quel qu'ils soient.
Et alors ça ne change rien. Les ouvriers qui votent FN sont très nombreux alors même que le FN ne participe pas à ces mascarades de manifestations de la CGT d'ailleurs. Et le FN est très présent dans les syndicats. C'est un parti bourgeois / petit bourgeois exactement comme le PCF des années 70/80, ou comme Syriza, etc... c'est le parti n°1 du social-réformisme en France, c'est impossible de nier ça.
Ce n'est pas parceque le FN adopte, de temps à autre, des postures "sociales", que ce parti est un parti lié au monde du travail. Il n'y a qu'à voir la gestion des municipalités par les notables frontistes pour se rendre compte que l'ensemble de leurs politique est axés contre les classes populaires, tout comme leurs collègues LR et PS. Et je ne parle pas ici de leur programme: retraite à 67 ans, subventions aux entreprises...
Les idées du FN sont de plus en plus implantés au sein du monde du travail, tout comme par exemple les idées islamistes dans certains quartier ouvrier. Alors oui, il s'agit bel et bien d'un concurrence de fait, entre une perspectives rétrograde et une perspective révolutionaire, d'où la nécessité de lutter contre ces idées. Des partis comme l'UMP par exemple, ne se sont jamais implantés au sein du monde ouvrier, quoiqu'en disent les sarkoboys, au contraire par exemple du PCF, qui représentait une véritable force avant ses trahisons des années 80.
Oui mais là je renvoie à ce que je disais sur le "monde ouvrier" et le fétichisme de l'extrême gauche, sur ses fausses représentations qui empêchent de comprendre l'évolution de l'économie et du capitalisme. Non la classe ouvrière (au sens où beaucoup de gens l'entendent) n'a rien d'un concept indépassable. Si les communistes de l'époque de Lénine par exemple s'attachaient beaucoup au monde ouvrier, c'est parce que c'était la classe de l'avenir. Une classe minoritaire mais qui grandissait, qui était sure d'elle-même et de son avenir. Tout le contraire de la classe ouvrière actuellement qui est en déclin et donc réactionnaire. En plus d'être largement affiliée à la petite bourgeoisie elle-même sur la pente descendante. Il y a un gros retard intellectuel à ne pas comprendre que ce qui est révolutionnaire est ce qui grandit, ce qui naît, ce qui est sur de soi et de son avenir. Principe fondamental du marxisme pourtant. La question n'est pas de courir après les ouvriers séduits par le FN. La vraie question devrait-être : où est l'avenir ? dans cette destruction incroyable qu'on vit actuellement, où est la petite germe qui grandit sur ces ruines et qui est la classe de l'avenir ?
Ce n'est pas parce que la classe ouvrière est disloquée que les bases mêmes de l'exploitation ont changé. Il suffit d'aller dans les quartiers parisiens pour se rendre compte du fait que la classe ouvrière existe encore, et que ses conditions n'ont pas nécessairement évolué depuis toutes ces années. Je ne vais pas revenir sur ce que j'ai dit précédemment, ni sur les analyses de 16 novembre que je trouve pertinentes, mais il est évident aujourd'hui que si le prolétariat contemporains est inexistant en tant que force, cela ne durera pas à l'avenir. Il n' y a qu'à voir le schéma américain dressant blancs contre noirs pour se rendre compte que même les pires tentatives de corruptions ont une fin un jour où l'autre.
Au passage, si le mode de vie petit-bourgeois s'impose actuellement, c'est bien dû au fait qu'il n'y a plus rien en face en mesure d'apporter une réponse à cette influence.
Le 26 février 2016 à 11:58:36 16-Novembre a écrit :
D'ailleurs la productivité depuis la révolution industrielle, elle à été multipliée par combien ? 100 ? 1000 ? et pourtant, est ce que le travail à été divisé par 100 ou par 1000 ? certainement pas, au contraire, le prolétariat progresse constament dans le monde, les prolétaires sont toujours plus nombreux, le temps de travail du prolétariat tend à augmenter (par exemple, en france, il y à 60% de prolétaire, seulement 7-8% de petits bourgeois dans la population active contre 30% de petits bourgeois en 1970... et en plus, les femmes travaillent en grande partie, ce qui augmente le temps de travail global du prolétariat).
Par productivité, tu entends capacité à produire ou quantité de production
?
Blocus des lycées 09/03 Paris
Lycéen-ne-s, étudiant-e-s, chômeurs-s-es, travailleurs-es – Combattons la Loi Travail !
Profitant du climat sécuritaire actuel, la ministre du travail Myriam El Khomri, a proposé une modification majeure du code du travail. En planifiant la précarisation générale des conditions de travail, cette loi ne s'attaque pas seulement aux personnes déjà précaires mais à tous les jeunes, lycéen-ne-s, étudiant-e-s, chômeurs-es, travailleur-es...
Les bureaucraties syndicales et les organisations de gauche se contentent de débattre pour obtenir des «concessions» qu'a déjà prévu le gouvernement dans sa stratégie, et non de contester cette mesure pour ce qu'elle est : une régression historique de nos conditions de vie, ainsi qu'une atteinte à la dignité de toutes les personnes qui vont être soumises à des pressions plus grandes et de nouvelles galères.
Quel traitement cette loi nous réserve t-elle ?
→ Augmentation du temps de travail pour les apprentis (10h/Jour et 40h/Semaine)
→ Le tarif des heures supplémentaires peut être diminué de 5 fois sur simple accord d'entreprise.
→ De nouvelles possibilités de licenciement arbitraire
→ L'augmentation 10h à 12h de travail par jour sur simple accord
→ Plus de garanties pour les congés payés en cas de décès d'un proche (mère, père, sœur, etc.)
→ Augmentation du nombre de semaines où l'on peut travailler 44h ou 46h, s'il y a un accord.
→ Plus de minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié.
Il y a urgence à se mobiliser si nous ne voulons plus que nos existences se limitent à réveil, travail, dodo et que l'on nous condamne à survivre. Nous sommes les premiers impactés, c'est à nous de décider et nous réapproprier la question de nos conditions de vie.
Nous appelons la jeunesse à se mobiliser au côté des travailleur-se-s, chômeur-se-s et précaires le 9 mars. Bloquons les usines, les routes, les lycées, les facultés pour bloquer l’économie et exiger le retrait de cette loi rétrograde.
Rendez-vous pour 11h à Nation le mercredi 9 mars pour une manifestation joyeuse et déterminée.
https://www.facebook.com/events/1746944748874001/
L’enquête sur la torture à mort de Giulio Regeni piétine, comme on pouvait malheureusement le craindre. Le chercheur italien de 28 ans avait disparu au centre du Caire, le soir du 25 janvier 2016, alors que ces quartiers de la capitale étaient quadrillés par les forces de sécurité, mises en alerte maximale pour le cinquième anniversaire du soulèvement anti-Moubarak. Il est maintenant établi que Regeni a été longuement et méthodiquement torturé, avant que sa dépouille soit jetée dans un fossé de la banlieue du Caire, où elle a été retrouvée le 3 février.
Il n’est pire solitude que celle de la victime abandonnée à ses bourreaux, heure après heure, jour après jour. Le New York Times a recoupé des témoignages sur l’arrestation de Giulio Regeni par les services égyptiens et sa détention entre leurs mains. Magdy Abdel Ghaffar, le ministre de l’Intérieur, a tenu une conférence de presse exceptionnelle pour démentir catégoriquement de telles accusations. Il est vrai qu’il a fait toute sa carrière au sein de la sinistre Sécurité nationale, précédemment dénommée Sécurité d’Etat, vers laquelle s’orientent tous les soupçons.
http://filiu.blog.lemonde.fr/2016/02/23/le-supplice-de-giulio-regeni-une-affaire-detat-pour-legypte-et-leurope/
C'est le Courrier International qui a révélé en premier cette affaire en France. Ce jeune homme étudiait les mouvements ouvriers en Egypte au moment où il a été assassiné.
Le 26 février 2016 à 17:27:20 Thomas_Walk_4 a écrit :
Blocus des lycées 09/03 ParisLycéen-ne-s, étudiant-e-s, chômeurs-s-es, travailleurs-es – Combattons la Loi Travail !
Profitant du climat sécuritaire actuel, la ministre du travail Myriam El Khomri, a proposé une modification majeure du code du travail. En planifiant la précarisation générale des conditions de travail, cette loi ne s'attaque pas seulement aux personnes déjà précaires mais à tous les jeunes, lycéen-ne-s, étudiant-e-s, chômeurs-es, travailleur-es...
Les bureaucraties syndicales et les organisations de gauche se contentent de débattre pour obtenir des «concessions» qu'a déjà prévu le gouvernement dans sa stratégie, et non de contester cette mesure pour ce qu'elle est : une régression historique de nos conditions de vie, ainsi qu'une atteinte à la dignité de toutes les personnes qui vont être soumises à des pressions plus grandes et de nouvelles galères.
Quel traitement cette loi nous réserve t-elle ?
→ Augmentation du temps de travail pour les apprentis (10h/Jour et 40h/Semaine)
→ Le tarif des heures supplémentaires peut être diminué de 5 fois sur simple accord d'entreprise.
→ De nouvelles possibilités de licenciement arbitraire
→ L'augmentation 10h à 12h de travail par jour sur simple accord
→ Plus de garanties pour les congés payés en cas de décès d'un proche (mère, père, sœur, etc.)
→ Augmentation du nombre de semaines où l'on peut travailler 44h ou 46h, s'il y a un accord.
→ Plus de minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié.Il y a urgence à se mobiliser si nous ne voulons plus que nos existences se limitent à réveil, travail, dodo et que l'on nous condamne à survivre. Nous sommes les premiers impactés, c'est à nous de décider et nous réapproprier la question de nos conditions de vie.
Nous appelons la jeunesse à se mobiliser au côté des travailleur-se-s, chômeur-se-s et précaires le 9 mars. Bloquons les usines, les routes, les lycées, les facultés pour bloquer l’économie et exiger le retrait de cette loi rétrograde.
Rendez-vous pour 11h à Nation le mercredi 9 mars pour une manifestation joyeuse et déterminée.
https://www.facebook.com/events/1746944748874001/
Ils s'en foutent ils vont juste le faire pour sécher les cours.
Ils s'en foutent ils vont juste le faire pour sécher les cours.
On s'en fout ça servira nos intérêts
Aujourd'hui si on cherche la petite pousse qui grandit et qui sera le camp révolutionnaire de demain, le vrai, on a bien de la peine à la trouver.
Donc la révolte des banlieues en 2005, la révolte contre la réforme des retraites c'est du vent ?
Les 11 millions de personnes qui ont moins de 10€ pour se soigner, payer leurs amendes, réparer leur caisse, etc... chaque mois après leur dépense contraintes sont "embourgeoisés" ?
LOL. Va dans les foyers de jeunes, les sonacotra, les chantiers, voir si la vie est embourgeoisée.
En plus tu confond embourgeoisement et aristocratie prolétarienne.
L'aristocratie prolétarienne, c'est une partie du prolétariat, des gens obligés de vendre leur force de travail, qui sont intégrés directement à l'organisation capitaliste de la production, cad qui ont des tâches intellectuelles, de direction (dessinateurs, chefs d'équipes, prolétariat intellectuel), ou qui ont un niveau de vie supérieur au reste du prolétariat (genre les ouvriers de l'artisanat qui touchent parfois 2-3000€ et même plus, ça reste très rare mais ça existe).
L'embourgeoisement, c'est un processus idéologique d'intégration à la logique capitaliste, d'institutionalisation des rapports sociaux, de tentative d'ettouffer l'antagonisme de classe.
L'aristocratie prolétarienne est large, et en plus de la classe moyenne, représente peut être 1/3 de la population. la petite bourgeoisie et la bourgeoisie, représentent 15% du peuple maximum. Il te reste quand même 50% de gens potentiellement révolutionnaires dans la situation actuelle, ce qui n'a rien à voir avec ton discours (je crois avoir reconnu derrière ce pseudo un camarade avec qui j'ai déjà eu cette discussion).
Là on subis le déclassement, donc on va avoir une "prolétarisation" progressive, idéologique autant que matériel, de la classe moyenne et de l'aristocratie ouvrière qui s'effrite, une progression du salariat précaire et du sous emplois chez les femmes principalement qui touche donc quasiment tout le prolétariat, et aussi une destruction des sois disant "acquis" (comme tu l'as dit, rien n'est jamais acquis sous le capitalisme) sociaux qui permettaient justement l'embourgeoisement idéologique.
Donc avant, on avais un potentiel révolutionnaire limité, c'était : une partie du prolétariat contre le reste de la société. Mais d'ici quelques années devant les aggressions du capitalisme face au prolétariat, on va avoir au contraire une majorité, le prolétariat et les déclassés, les pauvres de la classe moyenne et de la petite bourgeoisie, contre la minorité bourgeoise et l'encadrement ouvrier.
Par productivité, tu entends capacité à produire ou quantité de production
?
La quantité de production ! Enfin j'ai pas trop compris le sens de ta question, pour moi les deux c'est la même chose.
Le 26 février 2016 à 17:33:04 Thomas_Walk_4 a écrit :
Ils s'en foutent ils vont juste le faire pour sécher les cours.
On s'en fout ça servira nos intérêts
Ce sera vite ridiculisé et ça vous desservira bien quand les journalistes vont se mettre à interroger des jeunes au hasard et qu'ils sauront même pas répondre aux questions.
Yo, vous avez encore espoir de voir vos idées mises en pratique sans passer par la case révolution ? (no troll, je suis avec vous
)
Vous pensez pas que y moyen de rebondir sur les manifestations à venir + la hype de merci patron, pour mettre une pression plus intense et cohérente sur le gouvernement ?
Personnellement si on sait ce qu'on veut je commence à me lasser de faire traîner ça en longueur. Ma vie c'est maintenant qu'elle se passe, et n'ayant aucune attache à la France autre que ma famille (étudiant en bts
), je songe sérieusement à quitter ce pays pour vivre tranquillement ailleurs si jamais il s'avérait que les français n'ont aucune intention révolutionnaire marquée.
J'ai une aversion létale pour la pensée capitaliste, n'y a-t-il pas quelques confrères sur ce topic qui seraient aussi un peu échauffés
?
La mobilisation c'est le 9, il y a largement le moyen de pouvoir préparer le terrain. Moi aussi dans mes premières manifs, j'savais pas trop ce que je foutais là.
Tu y seras à Paris
?
Je compte y aller, mais je ne sais pas s'il y aura de la répression, ni si on sera capable de faire quelque chose de véritablement utile.
En tout cas ça sera ma première manif, mais je sens que la plupart de mes proches sont encore très distant émotionnellement de ces problèmes. Il y a encore des serveurs sur teamfortress / les reines du shopping à la télé. Du coup pour eux la vie est d'une stabilité absolument royale ![]()
Moi non plus je savais pas. Une fois que j'ai su j'ai arrêté. ![]()
En tout cas ça sera ma première manif,
Tu risques d'être déçu au vu de tes posts, crois pas qu'il y aura des barricades, ça va chanter quelques slogans, ça va marcher, boire des bières fumer des joints et pis c'est tout.
C'est cool qu'il y a des mecs du FoPo qui viennent pour le 9 mars à Paris.
Par contre il y a surement des embrouilles entre les organisations politiques (NPA, UNEF ...) et le MILI (c'est nous) donc si vous voulez pas que le truc se finisse en sitting chiant il va falloir ne pas les suivre.
Tu risques d'être déçu au vu de tes posts, crois pas qu'il y aura des barricades, ça va chanter quelques slogans, ça va marcher, boire des bières fumer des joints et pis c'est tout.
Tu connais pas le MILI toi ![]()
Le 26 février 2016 à 18:31:28 ICyme a écrit :
Tu y seras à Paris?
Nop, mais des camarades y seront certainement. Après, faut pas s'attendre non plus au Grand Soir, la dernière "grosse mobilisation" c'était en 2010 sur la question des retraites et ça a mis un peu de temps avant de se structurer. Mais vu le climat actuel, il y a moyen que ça puisse aboutir sur quelque chose de positif. ![]()
Je connais la milice par contre c'est la même chose non ![]()
Le 26 février 2016 à 17:34:51 16-Novembre a écrit :
La quantité de production ! Enfin j'ai pas trop compris le sens de ta question, pour moi les deux c'est la même chose.
Si je veux augmenter ma production, il faut que je bosse plus ou que j'augmente mes capacités à produire. Imagine, je veux produire 1 pull. Une heure de travail. Si je veux en produire 10, faut que je bosse 10 heures. Si je créé une machine qui construit des pulls, je programme la machine, je bosse une heure et je fais 10 pulls.
En gros, je me demande si c'est notre capacité à produire ou notre production qui a énormément augmenté. Bien sûr, les deux ont beaucoup augmentés mais dans ton message ici : https://www.jeuxvideo.com/adamantior/forums/message/791666720 il y a un truc que j'ai pas compris.
Si notre production a été multiplié par 100, c'est normal qu'on bosse plus. Si notre capacité à produire a été multiplié par 100, c'est normal qu'on bosse moins.
Je me demande juste si tu parlais de la production et de la capacité à produire, je sais pas si tu vois ce que je veux dire
.
Rien de prévu dans mon coin le 9 mars ![]()
Après, c'est cool qu'il y ait des mobilisations de prévues, de la base (même Solidaires se fait botter les fesses http://www.regardactu.com/2016/02/les-representants-de-solidaires-desaprouves-par-la-base.html ), les bureaucraties syndicales freinant des quatre fers.
On reste cependant loin de l'indignation générale, même si cette provocation gouvernementale a touché cette fois si pas mal de monde.