De toute façon cette réforme ne fait qu’accélérer le cours de l'histoire en France, s'y opposer est réactionnaire et stupide. Plus les conditions sociales vont s'aggraver, plus les contradictions du système vont devenir ingérables, et ça s'aurait été une bonne chose.
J'avais le même raisonnement que toi avant, jusqu'à ce que je me mette à la place d'un ouvrier.
Parce que l'ouvrier, ou n'importe quel salarié, il va quand même bien la sentir cette réforme et je ne crois pas qu'il est capable de sacrifier plusieurs années de sa vie pour une possible révolution qui si ça se trouve ne sera même pas prolétarienne.
https://www.youtube.com/watch?v=l41_iovNcCc
Je suis mort là ça y est ![]()
Le pourrissement interne de l'idéologie communiste est encore d'actualité à mes yeux, il suffit de voir certains trotskystes devenus socialistes, ces mêmes socialistes dévoyés par l'attrait du grand capital ou du moins s'en accommodant très bien.
A telle point que l'ouvrier a été relégué au rang de l'ennemi (cf Goodyear) et que l'électorat visés se résume à une classe essentiellement bourgeoise bien-pensante et aux descendants d'immigrés d’Afrique du nord.
Ça ce n'est pas du ressort de l'idéologie, c'est juste le fait qu'une partie de la bourgeoisie intellectuelle qui autrefois étaient acquise au prolétariat a rejoint opportunément le camp du capital.
Il est notable de constater que la montée en puissances des forces réactionnaires de la société ne s'accompagne pas de réaction organisée et consciente -ni même de réaction du tout en vérité- de la part de la classe ouvrière, que ce soit ici en France ou ailleurs dans le monde. Par conséquent, une victoire lepeniste, ou de nouvelles attaques contre les droits des travailleurs ne se traduirait certainement pas par une réaction de colère, mais plus potentiellement par une nouvelle perte de conscience de ses propres forces. Cette démoralisation, bien loin de hâter un potentiel processus révolutionaire à venir, l'éloignerait encore un peu plus.
Traduction, votez PS.
Le 24 février 2016 à 23:18:53 BarricadeRouge a écrit :
https://www.youtube.com/watch?v=l41_iovNcCc
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Je suis mort là ça y est
Mais
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Le 25 février 2016 à 00:00:32 2-Decembre a écrit :
Il est notable de constater que la montée en puissances des forces réactionnaires de la société ne s'accompagne pas de réaction organisée et consciente -ni même de réaction du tout en vérité- de la part de la classe ouvrière, que ce soit ici en France ou ailleurs dans le monde. Par conséquent, une victoire lepeniste, ou de nouvelles attaques contre les droits des travailleurs ne se traduirait certainement pas par une réaction de colère, mais plus potentiellement par une nouvelle perte de conscience de ses propres forces. Cette démoralisation, bien loin de hâter un potentiel processus révolutionaire à venir, l'éloignerait encore un peu plus.
Traduction, votez PS.
Traduction : Je trolle en disant n'importe quoi pour occuper ma soirée.
Le 25 février 2016 à 00:00:32 2-Decembre a écrit :
Il est notable de constater que la montée en puissances des forces réactionnaires de la société ne s'accompagne pas de réaction organisée et consciente -ni même de réaction du tout en vérité- de la part de la classe ouvrière, que ce soit ici en France ou ailleurs dans le monde. Par conséquent, une victoire lepeniste, ou de nouvelles attaques contre les droits des travailleurs ne se traduirait certainement pas par une réaction de colère, mais plus potentiellement par une nouvelle perte de conscience de ses propres forces. Cette démoralisation, bien loin de hâter un potentiel processus révolutionaire à venir, l'éloignerait encore un peu plus.
Traduction, votez PS.
Avant de me traduire, apprend déjà à lire.
Le faits est que je n'ai jamais voté PS de ma vie, ni même appelé à voter PS, peu importe les élections.
Nous ne sommes pas comme vous, nous ne nous confondons pas dans la niaiserie en pensant que voter pour les millionnaires de Saint-Cloud changera quoique ce soit pour notre classe.
Par contre, si à l'avenir tu pouvais aller faire chier ton monde ailleurs... ![]()
Il est notable de constater que la montée en puissances des forces réactionnaires de la société ne s'accompagne pas de réaction organisée et consciente -ni même de réaction du tout en vérité- de la part de la classe ouvrière, que ce soit ici en France ou ailleurs dans le monde. Par conséquent, une victoire lepeniste, ou de nouvelles attaques contre les droits des travailleurs ne se traduirait certainement pas par une réaction de colère, mais plus potentiellement par une nouvelle perte de conscience de ses propres forces. Cette démoralisation, bien loin de hâter un potentiel processus révolutionaire à venir, l'éloignerait encore un peu plus.
C'est justement parce que tu te situes dans une perspective réactionnaire. Je mets en gras tes propres mots.
Une révolution ne peut pas être une simple réaction.
L'histoire a un sens. Et si le rôle de marxiste est bien de chercher à savoir où va l'histoire, entre autres.
Ensuite faire un raccourci FN=fascisme est un peu rapide, ou FN=guerre mondiale aussi. ça n'a rien à voir. Tout ce que je constate pour l'instant c'est que les lois fascistes de l'état d'urgence sont votées d'abord et avant tout par le PS. Que le FN s'est même opposé à la prolongation de l'état d'urgence, à la loi de programmation militaire qui réduit considérablement la liberté sur internet (loi qui n'est pas dans l'intérêt de ceux qui prétendent "faire la révolution"). Alors tu vas me dire que ce ne sont que des postures et que le FN est un parti "typiquement fasciste" ou une autre expression dans le genre, parce que son fondateur est un nostalgique de la collaboration. Mais je te signale que le FN, comme tout parti, a divers courants et évolue. Tout comme le PS ou le PCF ou les autres partis, il peut être sur une ligne à un moment et évoluer sur une autre (en bien ou en mal).
Si on regarde la ligne du FN actuellement, c'est exactement le même créneau que le PCF avant son dernier grand déclin avec Mitterand. Une position sociale-réformiste et en partie libérale. Pas étonnant qu'il y ait autant d'anciens de "gauche" qui aient rejoint le FN, donc des trotskistes ou des anciens potes de Mélenchon. Pas étonnant non plus du coup que ceux qui n'y sont pas allés détestent le FN, sous prétexte qu'il est "méchant fasciste", mais en réalité uniquement parce qu'ils vole les parts de marché électorales.
Même sur la politique extérieure, en réalité il n'y aura pas de guerre, mais un changement d'alliance avec un retournement vers la Russie plutôt que vers les états-unis. ça n'est pas une guerre ça. C'est exactement ce qu'il s'est passé en 1943-1944 quand tout Vichy est passé des Allemands aux Américains. Changement de camp. Mais c'est tout.
Pour ma part, je ne me sens pas "en concurrence" avec les idées du FN. Etant donné que je ne suis pas dans une perspective réactionnaire, je n'ai aucune raison d'en vouloir spécifiquement à le pen ou à un autre.
La vérité c'est que le FN est le parti qui va continuer de monter en France. Parce qu'il est le parti de la petite bourgeoisie en déclin, du petit peuple embourgeoisé qui voit tous ses avantages sauter les uns après les autres et qui essaye de résister. Ce qui est exactement la même position que l'extrême gauche mais avec un rejet plus marqué de la mondialisation et une crédibilité immaculée par 0 année à la tête de l'état. Donc c'est l'avenir. Donc c'est le Syriza français, oui. Et en tant que parti social-réformiste, donc de gauche, il faut qu'il arrive au pouvoir. Exactement comme en Grèce, il faut qu'il échoue au pouvoir, et il échouera. Parce que comme tout parti social-réformiste il est empêtré dans les logiques capitalistes et l'anarchie de la production, la soumission au grand capital et à ses intérêts.
C'est ça, le grand pas en avant en France, à l'heure actuelle. S'opposer à ce que l'histoire avance, c'est typiquement petit bourgeois. C'est vouloir que la roue de l'histoire "tourne à l'envers" comme disait Marx. En réalité l'extrême gauche actuelle est totalement réactionnaire mais n'est pas capable de l'assumer et avance donc les yeux bandés vers l'inconnu sans aucun outil d'analyse pour comprendre où va le monde. La "classe ouvrière" et le peuple en général, n'est pas l'avenir. L'évolution de l'économie tend à faire disparaître par exemple les travailleurs du secondaire et peut-être bientôt du tertiaire. Mais ça l'extrême gauche ne veut pas le voir parce qu'elle s'accroche à des conceptions et à des représentations erronées. Elle n'est pas l'avant-garde, mais l'arrière-garde. Elle regarde en arrière et pas en avant. Elle ne voit pas où va le monde et refuse de le voir, parce que l'avenir pour elle signifie la mort, sa propre mort. Les cris que poussent les gens actuellement, ce ne sont pas ceux d'un bambin qui vient de naître, c'est ceux d'un vieillard en train de mourir. Un vieillard, c'est le passé, c'est ce qui meurt, pas ce qui grandit. ça ne peut pas être ça l'avenir.
Ne pas comprendre et ne pas assumer ça (et malheureusement c'est le cas de toute l'extrême gauche), c'est à coup sur aller droit dans le mur. Et je dis ça sans aucune méchanceté ou haine même si je mets des mots durs. Il faut vraiment un électrochoc pour que les intellectuels du communisme se réveillent et ouvrent les yeux sur ce qui se passe, au lieu de croire que nous vivons le passé. Non, nous vivons bien le présent. Et l'avenir est tout tracé.
Le 25 février 2016 à 09:53:26 reptinshell a écrit :
La vérité c'est que le FN est le parti qui va continuer de monter en France. Parce qu'il est le parti de la petite bourgeoisie en déclin, du petit peuple embourgeoisé qui voit tous ses avantages sauter les uns après les autres et qui essaye de résister.
Des "acquis sociaux" deviennent un "embourgeoisement" quand on vote pas comme il faut ? Va falloir m'expliquer là.
Le 25 février 2016 à 12:14:01 JanMosdorf a écrit :
Le 25 février 2016 à 09:53:26 reptinshell a écrit :
La vérité c'est que le FN est le parti qui va continuer de monter en France. Parce qu'il est le parti de la petite bourgeoisie en déclin, du petit peuple embourgeoisé qui voit tous ses avantages sauter les uns après les autres et qui essaye de résister.Des "acquis sociaux" deviennent un "embourgeoisement" quand on vote pas comme il faut ? Va falloir m'expliquer là.
Les acquis sociaux ça n'existe pas. Rien n'est acquis dans la vie. La réalité c'est qu'en France il n'y a pas de classe révolutionnaire pour l'instant. Car oui le peuple est embourgeoisé. Et aussi bien ceux qui votent FN que les autres.
Dans les pays comme la France, le niveau de vie matériel est resté longtemps élevé. La société de consommation a autant été une nécessité économique pour échapper aux crises, qu'un moyen simple d'acheter la paix sociale en détournant le peuple des luttes sociales pour offrir individuellement un mode de vie autour de la voiture, de la consommation, des gratifications, etc... Et tout cela est globalement permis parce qu'il y a des salaires élevés et une redistribution relative du capital. Ce qui est possible dans un pays qui contrebalance ça en pillant le reste du monde.
C'était possible. Maintenant on voit bien que tout ça décline. Il y a la logique économique, l'évolution du travail. Et il y a logique internationale, où la France est déclassée. Un double phénomène qui entraîne un délitement de ce compromis de classe. Et donc l'énorme classe moyenne en France, ultra-hégémonique dans toute la sphère intellectuelle et idéologique par ailleurs, est en déclin. Parce que le grand capital français a compris que le prix à payer pour s'en sortir était de détruire les "acquis sociaux" (preuve que ce ne sont pas des acquis). Face à ça, tous les mouvements de "résistance", comme ces grèves, sont uniquement un moyen pour la classe moyenne de "faire pression", c'est une tactique opportuniste. Il n'y a rien de révolutionnaire là dedans. Et le FN est la nouvelle grande force qui incarne ça. Si l'extrême gauche n'aime pas le FN, c'est uniquement parce qu'il récupère leur discours et leurs électeurs, car plus efficace. L'extrême gauche et le FN ne sont pas ennemis de classe, mais concurrents. C'est le même mouvement. En réalité si l'extrême gauche ne perce pas c'est justement à cause des spécificités de la France, son passé impérialiste et colonial, etc... qui font qu'on a juste une variante très chauvine du réformisme, au lieu du réformisme plus classique de Syriza par exemple.
C'est très simple à comprendre en fait. La lutte actuellement est entre la partie gagnante de la classe moyenne (libéraux) qui veut rester solidaire du système jusqu'au bout. Et la partie perdante, les petits bourgeois, la classe ouvrière en déclin, ou d'autres (ce qui donne les libéraux keynésiens, réformistes, mélenchonistes, FN, des courants trotskystes, etc...), qui veut rétablir une collaboration de classe et un compromis social "comme avant", avec pleins de variantes différentes, qui assument plus ou moins leur côté réactionnaire insipide.
Il est là aujourd'hui le curseur des "luttes". Il n'y a pas de luttes prolétaires révolutionnaire. ça n'existe pas ça en France aujourd'hui. Aujourd'hui si on cherche la petite pousse qui grandit et qui sera le camp révolutionnaire de demain, le vrai, on a bien de la peine à la trouver. C'est pour ça que les principaux partis d'extrême gauche, qui ne comprennent pas que la révolution n'est pas pour tout de suite cherchent tout de suite des soutiens concrets et s'appuyant sur tout et n'importe quoi, et surtout sur le terrain glissant de ce qui meurt et s'écroule : les petits bourgeois, ce qu'il reste de "classe ouvrière", les immigés.
Si le système ne vas pas continuer à tricher, le FN est effectivement le parti qui va nécessairement monter en France. La prise de conscience, elle s'effectue au niveau du peuple qui comprend de plus en plus que le PS et l'UMP seront toujours les partis qui iront systématiquement contre les intérêts objectif du leur (peuple français). Même si le FN n'est pour moi pas la solution, puisque je considère qu'aucun parti n'est valable, et qu'il faudrait simplement que tout le pays cesse de voter définitivement, je pense que le vote FN est une « prise de conscience transitoire ». Il ne faut pas brûler les étapes. En 2017, le FN sera normalement au deuxième tour, et il y a de grandes chances qu'il passe. Son élection pourrait tout bousculer et ce à tous les niveaux, que leur politique soit bonne ou non, l'Histoire -française- prendrait un tournant.
Le 25 février 2016 à 09:53:26 reptinshell a écrit :
Il est notable de constater que la montée en puissances des forces réactionnaires de la société ne s'accompagne pas de réaction organisée et consciente -ni même de réaction du tout en vérité- de la part de la classe ouvrière, que ce soit ici en France ou ailleurs dans le monde. Par conséquent, une victoire lepeniste, ou de nouvelles attaques contre les droits des travailleurs ne se traduirait certainement pas par une réaction de colère, mais plus potentiellement par une nouvelle perte de conscience de ses propres forces. Cette démoralisation, bien loin de hâter un potentiel processus révolutionaire à venir, l'éloignerait encore un peu plus.
C'est justement parce que tu te situes dans une perspective réactionnaire. Je mets en gras tes propres mots.
Une révolution ne peut pas être une simple réaction
Il y a méprise, je ne parle pas ici de révolution, mais de remontée en puissance de la classe ouvrière, qui est aujourd'hui atomisée. Le fait est qu'une révolution ne démarre pas du jour au lendemain, est que la classe ouvrière est aujourd'hui trop parcellisée, trop affaiblie, pour pouvoir représenter une réelle force au sein de la société, comme le prouve le manque de réactions face aux dernières attaques contre le code du travail, ou encore la subordinations d'ouvriers à mouvements petits-bourgeois comme les bonnets rouges. Certes, on peut percevoir des frémissements, de temps à autres, comme après l'arrachage de chemises des deux guignols d'Air France, laissant apparaître un fond de soutien et de conscience, mais ce genre de réaction reste minoritaire.
L'histoire a un sens. Et si le rôle de marxiste est bien de chercher à savoir où va l'histoire, entre autres.
Certes, mais il est inutile et impossible de faire dans la prédiction; il n'existe pas de loi mathématique pour appréhender l'avenir dans des termes courts et moyens.
Ensuite faire un raccourci FN=fascisme est un peu rapide, ou FN=guerre mondiale aussi.
Je ne fais absolument aucun raccourcis, je fais des parallèles avec des situations historiques précédentes, où des événements totalement réactionnaires paraissant inévitables auraient pu être évité, avec une politique consciente.
Capituler face au Front National -qui n'est effectivement pas un parti fasciste- n'est en aucun cas une politique se rapprochant de prés ou de loin avec les intérêts des travailleurs, au même titre que maintenir ces derniers la tête sous l'eau n'enclenchera pas de manière mécanique une révolution.
Alors tu vas me dire que ce ne sont que des postures et que le FN est un parti "typiquement fasciste" ou une autre expression dans le genre,
Non, pas vraiment.
Si on regarde la ligne du FN actuellement, c'est exactement le même créneau que le PCF avant son dernier grand déclin avec Mitterand. Une position sociale-réformiste et en partie libérale. Pas étonnant qu'il y ait autant d'anciens de "gauche" qui aient rejoint le FN, donc des trotskistes ou des anciens potes de Mélenchon. Pas étonnant non plus du coup que ceux qui n'y sont pas allés détestent le FN, sous prétexte qu'il est "méchant fasciste", mais en réalité uniquement parce qu'ils vole les parts de marché électorales.
Le fait est que le FN adopte des positions "sociales", de temps à autres, selon le public en face. Et alors ? Cela n'en fait en rien un parti comparable au PCF, qui était encore un parti ouvrier dans les années 70. Le FN est un parti bourgeois, même petit-bourgeois, depuis ses débuts. Et entre un discours social et des faits -car si on regarde deux minutes, ni le parti ni les militants frontistes ne s'impliquent jamais dans des mouvements sociaux, quel qu'ils soient.
Pour ma part, je ne me sens pas "en concurrence" avec les idées du FN. Etant donné que je ne suis pas dans une perspective réactionnaire, je n'ai aucune raison d'en vouloir spécifiquement à le pen ou à un autre.
Les idées du FN sont de plus en plus implantés au sein du monde du travail, tout comme par exemple les idées islamistes dans certains quartier ouvrier. Alors oui, il s'agit bel et bien d'un concurrence de fait, entre une perspectives rétrograde et une perspective révolutionaire, d'où la nécessité de lutter contre ces idées. Des partis comme l'UMP par exemple, ne se sont jamais implantés au sein du monde ouvrier, quoiqu'en disent les sarkoboys, au contraire par exemple du PCF, qui représentait une véritable force avant ses trahisons des années 80.
La vérité c'est que le FN est le parti qui va continuer de monter en France. Parce qu'il est le parti de la petite bourgeoisie en déclin, du petit peuple embourgeoisé qui voit tous ses avantages sauter les uns après les autres et qui essaye de résister. Ce qui est exactement la même position que l'extrême gauche mais avec un rejet plus marqué de la mondialisation et une crédibilité immaculée par 0 année à la tête de l'état. Donc c'est l'avenir. Donc c'est le Syriza français, oui. Et en tant que parti social-réformiste, donc de gauche, il faut qu'il arrive au pouvoir. Exactement comme en Grèce, il faut qu'il échoue au pouvoir, et il échouera. Parce que comme tout parti social-réformiste il est empêtré dans les logiques capitalistes et l'anarchie de la production, la soumission au grand capital et à ses intérêts.
C'est absolument la même logique que certains cadres du KPD staliniens. On voit où ça les a mené, à Treblinka. Le fait est que se prononcer en faveur de la mise en place d'un Etat policier d'extrême droite (fasciste ou non, ce n'est pas la question) en pensant qu'il se décridibilisera, c'est tout simplement suicidaire. Non, le FN n'est pas le parti des travailleurs, son échec potentiel n'ouvrant par conséquent les yeux de personnes, et donc non, le FN n'est pas un parti d'avenir.
Les Français votent FN parce qu'ils se sont embourgeoisés ?
C'est pas faux mais c'est pas seulement pour ça. C'est aussi le choc des civilisations et le fait qu'il n'y a pas de parti crédible pour répondre à leurs problèmes.
Il y a 60 ans: Le rapport Khrouchtchev : la fin du culte de Staline, mais pas de la dictature de la bureaucratie
Le 25 février 1956, lors du 20e congrès du Parti communiste d’Union soviétique, son secrétaire général Khrouchtchev dénonça « le culte de la personnalité » de Staline, décédé en mars 1953. Il lui avait fallu trois ans pour accéder à la tête de la bureaucratie soviétique. Pour asseoir son pouvoir, il avait choisi de dénoncer certains aspects du règne de son prédécesseur, sans remettre en question la dictature de la bureaucratie sur la société soviétique, qui avait permis à Staline de s’ériger en despote. Par son contenu, ce rapport fit l’effet d’une bombe, au point que bien des gens y virent une rupture radicale avec le stalinisme.
À la mort de Staline, aucun de ses lieutenants ne s’imposant d’emblée, une direction collégiale se retrouva à la tête du parti et de l’État. En faisant descendre son prédécesseur de son piédestal, Khrouchtchev espérait s’attacher le soutien de la masse des bureaucrates en leur signifiant qu’avec lui une ère nouvelle commençait, où ils n’auraient plus à craindre constamment pour leur place, sinon pour leur vie. Car la poigne de Staline, qui étranglait la population soviétique pour assurer la domination de la bureaucratie, tenait aussi d’une main de fer les bureaucrates eux-mêmes, afin de les forcer à faire bloc autour du dictateur. La bureaucratie voulait jouir en paix de ses privilèges. C’est ce que Khrouchtchev lui promit.
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2016/02/24/le-rapport-khrouchtchev-la-fin-du-culte-de-staline-mais-pas-de-la-dictature-de-la-bureaucratie_65961.html
A noter que l'auteur de cet article, Pierre Merlet, est aussi l'auteur de deux très bons tomes sur l'opposition communiste en URSS, trés riches en exemple, en illustrations et en citations.
http://www.lesbonscaracteres.com/catalogue?field_collection_tid=All&field_auteur_tid=55
Khrouchtchev a menti !
Il y a méprise, je ne parle pas ici de révolution, mais de remontée en puissance de la classe ouvrière, qui est aujourd'hui atomisée. Le fait est qu'une révolution ne démarre pas du jour au lendemain, est que la classe ouvrière est aujourd'hui trop parcellisée, trop affaiblie, pour pouvoir représenter une réelle force au sein de la société, comme le prouve le manque de réactions face aux dernières attaques contre le code du travail, ou encore la subordinations d'ouvriers à mouvements petits-bourgeois comme les bonnets rouges. Certes, on peut percevoir des frémissements, de temps à autres, comme après l'arrachage de chemises des deux guignols d'Air France, laissant apparaître un fond de soutien et de conscience, mais ce genre de réaction reste minoritaire.
Oui tout simplement parce que la classe ouvrière telle qu'elle existe est vouée à disparaître, remplacée par des robots, tout comme le salariat du tertiaire remplacé par des robots ou des logiciels. Une grande tendance de fond qui semble échapper à l'extrême gauche qui ne comprend pas la nature du rapport de force et est restée bloquée dans des conceptions du siècle passé (alors même que les marxistes du siècle dernier avaient compris ça).
Certes, mais il est inutile et impossible de faire dans la prédiction; il n'existe pas de loi mathématique pour appréhender l'avenir dans des termes courts et moyens.
Bien sur que si. Le marxisme permet d'analyser. Et analyser c'est faire des prédictions, c'est aussi ça une science. Faire des prédictions et vérifier qu'on s'est trompé ou pas. Comprendre la réalité c'est ça.
Je ne fais absolument aucun raccourcis, je fais des parallèles avec des situations historiques précédentes, où des événements totalement réactionnaires paraissant inévitables auraient pu être évité, avec une politique consciente.
Alors dans ce cas tu fais bien un raccourci réactionnaire=fascisme. C'est très réducteur. Beaucoup de partis sont réactionnaires mais pas fascistes.
Capituler face au Front National -qui n'est effectivement pas un parti fasciste- n'est en aucun cas une politique se rapprochant de prés ou de loin avec les intérêts des travailleurs, au même titre que maintenir ces derniers la tête sous l'eau n'enclenchera pas de manière mécanique une révolution.
Alors que bien sur un peuple embourgeoisé qui vit grassement dans la consommation de masse et l'abrutissement qui va avec, et qui profite de l'exploitation des pays dépendants. Un peuple qui est ramolli par la corruption passive du système et qui est plein d'illusion sur les prétendus acquis auxquels il aurait droit, ça bien sur ça va faire la révolution... Non, clairement pas. La régression et le déclin de ce mode de vie petit bourgeois généralisé (au sens large du terme) est un processus. Un processus long et douloureux mais inévitable, il n'y a pas (ou plus) d'autre arrangement possible dans le capitalisme. Pour faire un compromis il faut être deux, la bourgeoisie et le prolétariat. Mais si la bourgeoisie ne veut pas, il n'y a pas de compromis. Donc il y a d'un côté ceux qui font avancer ces réformes, et de l'autre ceux qui s'y opposent inutilement. Mais le résultat final sera que ces réformes se feront d'une manière ou d'une autre. La seule différence c'est que tout le temps perdu provoque un pourrissement long et étalé dans le temps qui empêche une vraie prise de conscience et paralyse pour de bon tout le corps social.
Le fait est que le FN adopte des positions "sociales", de temps à autres, selon le public en face. Et alors ? Cela n'en fait en rien un parti comparable au PCF, qui était encore un parti ouvrier dans les années 70. Le FN est un parti bourgeois, même petit-bourgeois, depuis ses débuts. Et entre un discours social et des faits -car si on regarde deux minutes, ni le parti ni les militants frontistes ne s'impliquent jamais dans des mouvements sociaux, quel qu'ils soient.
Et alors ça ne change rien. Les ouvriers qui votent FN sont très nombreux alors même que le FN ne participe pas à ces mascarades de manifestations de la CGT d'ailleurs. Et le FN est très présent dans les syndicats. C'est un parti bourgeois / petit bourgeois exactement comme le PCF des années 70/80, ou comme Syriza, etc... c'est le parti n°1 du social-réformisme en France, c'est impossible de nier ça.
Les idées du FN sont de plus en plus implantés au sein du monde du travail, tout comme par exemple les idées islamistes dans certains quartier ouvrier. Alors oui, il s'agit bel et bien d'un concurrence de fait, entre une perspectives rétrograde et une perspective révolutionaire, d'où la nécessité de lutter contre ces idées. Des partis comme l'UMP par exemple, ne se sont jamais implantés au sein du monde ouvrier, quoiqu'en disent les sarkoboys, au contraire par exemple du PCF, qui représentait une véritable force avant ses trahisons des années 80.
Oui mais là je renvoie à ce que je disais sur le "monde ouvrier" et le fétichisme de l'extrême gauche, sur ses fausses représentations qui empêchent de comprendre l'évolution de l'économie et du capitalisme. Non la classe ouvrière (au sens où beaucoup de gens l'entendent) n'a rien d'un concept indépassable. Si les communistes de l'époque de Lénine par exemple s'attachaient beaucoup au monde ouvrier, c'est parce que c'était la classe de l'avenir. Une classe minoritaire mais qui grandissait, qui était sure d'elle-même et de son avenir. Tout le contraire de la classe ouvrière actuellement qui est en déclin et donc réactionnaire. En plus d'être largement affiliée à la petite bourgeoisie elle-même sur la pente descendante. Il y a un gros retard intellectuel à ne pas comprendre que ce qui est révolutionnaire est ce qui grandit, ce qui naît, ce qui est sur de soi et de son avenir. Principe fondamental du marxisme pourtant. La question n'est pas de courir après les ouvriers séduits par le FN. La vraie question devrait-être : où est l'avenir ? dans cette destruction incroyable qu'on vit actuellement, où est la petite germe qui grandit sur ces ruines et qui est la classe de l'avenir ?
C'est absolument la même logique que certains cadres du KPD staliniens. On voit où ça les a mené, à Treblinka. Le fait est que se prononcer en faveur de la mise en place d'un Etat policier d'extrême droite (fasciste ou non, ce n'est pas la question) en pensant qu'il se décridibilisera, c'est tout simplement suicidaire. Non, le FN n'est pas le parti des travailleurs, son échec potentiel n'ouvrant par conséquent les yeux de personnes, et donc non, le FN n'est pas un parti d'avenir.
Oui sauf que le FN n'est pas un parti fasciste, et même s'il s'appelait "parti fasciste" ça ne suffirait pas. On a bien le P'C'F parti "communiste", l'habit ne fait pas le moine. Si on comprend bien que le FN est indéniablement le parti de gauche réformiste dans ce pays, alors on comprend quelle attitude il faut avoir vis à vis du FN. Oui le FN n'est pas le parti des travailleurs, comme le PS, comme LR. Et ? Je rappelle que ce sont ces partis qui sont en trains de transformer la France en dictature, pas le FN. Il serait temps de remettre certaines choses à leur place à propos du "fascisme". La France ne se transformera pas en dictature fasciste le jour où le FN gagnera les législatives. On peut s'amuser à faire des parallèles très brillants. Et on peut aussi remarquer que le passé ne se répète pas parce que chaque situation est unique. La France de 2016 n'est pas l'Allemagne des années 1930. Le Fn n'est pas le nsdap et marine le pen n'est pas hitler. Oui il y a une menace fasciste et oui le FN peut en être partie intégrante, mais ce sera au même titre que tous les autres partis.
Le 25 février 2016 à 18:54:52 Tyler_Durden_68 a écrit :
Khrouchtchev a menti !
Social-traître !
http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/kroutchev-a-menti-le-debat-en-video-video-histoire/
Pour ceux qui veulent l'explication de Grover Furr ![]()
Les emplois secondaire et tertiaire en voie de disparition ?
heu...
Il y aura toujours besoin de travail, quel qu'il soit, pour valoriser le capital.
On le vois avec le secteur de la logistique qui explose et qui embauche à tour de bras, partout dans le monde par exemple.
Il y aura TOUJOURS besoin de prolétariat, sous le capitalisme, sinon, il n'y aura plus de capitalisme. Même si ce prolétariat passe sa journée à regarder des écrans et à vérifier que tout va bien sur la machine qui travaille toute seule.
D'ailleurs la productivité depuis la révolution industrielle, elle à été multipliée par combien ? 100 ? 1000 ? et pourtant, est ce que le travail à été divisé par 100 ou par 1000 ? certainement pas, au contraire, le prolétariat progresse constament dans le monde, les prolétaires sont toujours plus nombreux, le temps de travail du prolétariat tend à augmenter (par exemple, en france, il y à 60% de prolétaire, seulement 7-8% de petits bourgeois dans la population active contre 30% de petits bourgeois en 1970... et en plus, les femmes travaillent en grande partie, ce qui augmente le temps de travail global du prolétariat).