Il s'est fait arrêté en Turquie. ![]()
Je dis ça mais je sais que c'était chaud pendant ses voyages. En tout cas j'ai pas de nouvelles.
Le nationaliste turc là bas et communiste sans frontières ici.
Hippy2
Tiens, on parlait de Mélenchon et des fausses idoles de la gauche il y a quelques temps, voici un article qui déconstruit le mythe Mitterrand dont Mélenchon se réclame.
À l’occasion de l’anniversaire de la mort de François Mitterrand, Jean-Luc Mélenchon a tenu à exprimer toute son admiration pour l’ancien président socialiste, cherchant surtout à convaincre que, malgré le discrédit de la gauche actuelle, « parvenir au pouvoir peut permettre de changer la donne ».
Pour convaincre que « Mitterrand l’a prouvé », Mélenchon réécrit l’histoire, celle de l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, prétendant : « Les riches ont eu si peur en 1981 ! On a nationalisé toutes les banques ! »
La vérité est qu’à l’époque la très grande majorité des patrons savaient parfaitement à quoi s’en tenir sur Mitterrand, connu pour son passé d’homme politique proche du régime de Vichy, son rôle en tant que ministre dans la répression de militants nationalistes (algériens) durant la guerre d’Algérie.
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2016/01/13/mitterrand-idole-de-melenchon-comment-ressusciter-les-illusions_64826.html
Un autre article pas mal sur les bureaucraties syndicales:
Avant d’annoncer son « plan d’urgence pour l’emploi », prévu pour le 18 janvier, Hollande a demandé à Valls de recevoir les syndicats de salariés, et bien entendu ceux du patronat. Si le patronat, avant même cette entrevue, avait tenu à se mettre en ordre de bataille en réaffirmant ses exigences, les dirigeants de la CGT, de FO et de la CFDT, eux, sont restés sur un registre beaucoup plus consensuel
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2016/01/13/directions-syndicales-une-opposition-mondaine_64835.html
Avec le temps, on devrait quand même savoir que le rôle phare de la sociale-démocratie, c'est d'être celle qui perfectionne ne mieux les rouages capitalistes et le "modernise" toujours plus vers sa forme actuelle. Faudrait se demander pourquoi en 1981 l'arrivée de Mitterand au pouvoir a provoqué un tel sursaut, alors que partout ailleurs en Europe quand les sociaux-démocrates arrivent au pouvoir, on faisait pas autant la fête.
La social démocratie a suffisamment prouvé sa traitrise merde !
Assassins de grévistes et de spartakistes, c'est les premiers à renier même simplement Guesde ou Jaurès sans aller plus loin.
Le 18 janvier 2016 à 14:14:29 ClassStruggle a écrit :
Hippy2Tiens, on parlait de Mélenchon et des fausses idoles de la gauche il y a quelques temps, voici un article qui déconstruit le mythe Mitterrand dont Mélenchon se réclame.
À l’occasion de l’anniversaire de la mort de François Mitterrand, Jean-Luc Mélenchon a tenu à exprimer toute son admiration pour l’ancien président socialiste, cherchant surtout à convaincre que, malgré le discrédit de la gauche actuelle, « parvenir au pouvoir peut permettre de changer la donne ».
Pour convaincre que « Mitterrand l’a prouvé », Mélenchon réécrit l’histoire, celle de l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, prétendant : « Les riches ont eu si peur en 1981 ! On a nationalisé toutes les banques ! »
La vérité est qu’à l’époque la très grande majorité des patrons savaient parfaitement à quoi s’en tenir sur Mitterrand, connu pour son passé d’homme politique proche du régime de Vichy, son rôle en tant que ministre dans la répression de militants nationalistes (algériens) durant la guerre d’Algérie.
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2016/01/13/mitterrand-idole-de-melenchon-comment-ressusciter-les-illusions_64826.html
Hem, je tiens à rappeler que pas mal de capitaux se sont enfuis sous Miterrand, hein, c'est bien de dire que les patrons aimaient bien Mitterand mais faut pas l'oublier.
Un autre article pas mal sur les bureaucraties syndicales:
Avant d’annoncer son « plan d’urgence pour l’emploi », prévu pour le 18 janvier, Hollande a demandé à Valls de recevoir les syndicats de salariés, et bien entendu ceux du patronat. Si le patronat, avant même cette entrevue, avait tenu à se mettre en ordre de bataille en réaffirmant ses exigences, les dirigeants de la CGT, de FO et de la CFDT, eux, sont restés sur un registre beaucoup plus consensuel
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2016/01/13/directions-syndicales-une-opposition-mondaine_64835.html
Je pense que les dirigeants des syndicats se sont un peu trop coupés de leurs adhérant malheureusement. Tu m'étonnes qu'il y ait de la corruption là-dedans, il faudrait qu'ils se reprennent un peu en main.
Le 18 janvier 2016 à 18:00:59 Hippy2 a écrit :
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2016/01/13/mitterrand-idole-de-melenchon-comment-ressusciter-les-illusions_64826.html
Hem, je tiens à rappeler que pas mal de capitaux se sont enfuis sous Miterrand, hein, c'est bien de dire que les patrons aimaient bien Mitterand mais faut pas l'oublier.
C'est un fait, Mitterrand leur a sauvé la peau, et avec de jolis bénéfices. Il ne faut pas considérer la grande bourgeoisie comme un ensemble monolithique fixe, et discipliné. Au contraire, c'est à qui magouillera le plus et certains patrons, peut-être un peu moins stupides que les autres, ont très bien compris que l'ex-vichyste Mitterrand ne comptait pas ouvrir Paris aux chars soviétiques et les envoyer au goulag, mais jouait clairement dans leur camp, comme le témoigna par la suite sa politique de droite, enrichie de mesures dîtes "sociétales" comme l'abolition de la peine de mort (ou le mariage homosexuel pour Hollande) ne coûtant pas grand chose au final, certes relativement progressives, mais englobées dans un ensemble pro-patronale
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Un autre article pas mal sur les bureaucraties syndicales:
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2016/01/13/directions-syndicales-une-opposition-mondaine_64835.html
Je pense que les dirigeants des syndicats se sont un peu trop coupés de leurs adhérant malheureusement. Tu m'étonnes qu'il y ait de la corruption là-dedans, il faudrait qu'ils se reprennent un peu en main.
Justement, ils ne le feront pas tout seuls, et seul un mouvement ouvrier important, convaincu, doué d'un réel objectif, d'un véritable idéal, pourrait non seulement secouer ces bureaucraties morbides, mais imposer à différents échelons des cadres de combats et non des permanents plus ou moins complaisants.
ClassStruggle => https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Mitterrand#Gouvernements_Mauroy_.28mai_1981_-_juillet_1984.29
Juste lire le premier truc. Mitterand était certes un capitaliste mais ça restait quelqu'un avec des positions bien à gauche, en dépit de tout ce qu'on peut dire de lui. Quant à ses positions vychistes, il me semble qu'elles sont infondées, il a fait de la prison sous Vichy, d'après ce qu'on m'a dit et il a même fait une tentative d'évasion. Bref, ce n'était pas trop un collaborateur, à mon avis.
Sinon, j'approuve ce que tu dis sur les syndicats.
Mitterrand était vichysto-résistant : il pensait au départ que Pétain était un bouclier avant d'être désillusionné.
"Vichysto-résistant", ce concept qui ne veut strictement rien dire. Il a quand même eu sa Francisque et était à l'AF dans les années 30. Rien d'autre à ajouter, Mitterand n'est pas le seul d'ailleurs dans ce cas. Sans parler du fait qu'il a été ministre des Colonies...
Et le fameux "l'Algérie c'est la France".
C'est pour distinguer avec ceux qui ont été fidèle jusqu'au bout comme Doriot ou autres, malgré l'invasion allemande de la "zone libre".
Après le colonialisme était de centre-gauche au départ.
Je précise que je ne suis pas pro-Miterrand.
Bien sûr, et puis en soit le colonialisme fut accepté par certaines personnes de gauche à son début principalement.
Simplement on a du recul, on peut donc faire une critique un peu plus objective.
Le 18 janvier 2016 à 20:47:19 Tyler_Durden_68 a écrit :
"Vichysto-résistant", ce concept qui ne veut strictement rien dire. Il a quand même eu sa Francisque et était à l'AF dans les années 30. Rien d'autre à ajouter, Mitterand n'est pas le seul d'ailleurs dans ce cas. Sans parler du fait qu'il a été ministre des Colonies...
C'est vrai qu'il a été facho un moment. Mais après, il a fait de bonnes choses aussi.
Je ne vois pas comment un communiste pourrais défendre Mitterrand. C'est quand même un mec proche de l'Action française et des ligues d'extrême-droite monarchistes, antisémites, pro-allemandes dans sa jeunesse, faisant carrière très tôt dans l'appareil d'Etat (un bon bourgeois quoi), qui collabore et s'intègre trés bien à l'Etat Français de Pétain, avant de tourner casque à un certain moment où le basculement est déjà nettement prononcé en faveur des Alliés, et où tout le monde pouvait facilement jouer double-jeu.
Si Mitterrand a reçu la francisque, ce n'est pas pour rien, c'est que son engagement à servir l'Etat réactionnaire et meurtrier de Vichy fut complet: on n'aurai pas idée aujourd'hui de qualifier de "résistants" les flics parisiens qui arrêtèrent et traquèrent les juifs en 42 avant de retourner leurs vestes au dernier moment, et bien pour Mitterrand, tout comme nombre de hauts-fonctionnaires de cette période, c'est pareil.
Mitterrand a par la suite brillamment poursuivit sa carrière pour devenir ministre de l’Intérieur en pleine guerre d'Algérie; sa politique nationaliste et militariste se singularisa par les exécutions par guillotine (Au XXème siècle) de nombreux militants nationalistes algériens dont au moins un militant du PC (soit 222 personnes pour la seule Algérie il me semble). Pour un abolitionniste de la peine de mort, Mitterrand fut un bourreau de première.
Le PS de Guy Mollet étant discrédité après la guerre d'Algérie (5% des voix), c'est Mitterrand qui reprit et remonta la baraque jusqu'en 81, dates où élu au poste suprême grâce aux voix du PC, il siphonna les voix de son allié (tombé alors dans le nationalisme et l’électoralisme le plus crasse: il était interdit de venir en manif' avec le drapeau rouge et de chanter l'International) et mena une politique antiouvrière, répressive et belliciste (Liban, Afrique noire,...).
Bref, Mittérand, c'est le magouilleur de droite qui fit décapiter des communistes, qui siphonna le PC, fit monter le FN, cautionna des milliers de licenciement et offrit des cadeaux aux patrons par dizaines.
Aucune raison de le regretter.
Le 18 janvier 2016 à 21:17:38 SuperAsgard a écrit :
C'est pour distinguer avec ceux qui ont été fidèle jusqu'au bout comme Doriot ou autres, malgré l'invasion allemande de la "zone libre".
Le problème, c'est que ce terme fini par nous faire dire que tout le monde a été "vychisto-résistant", donc personne n'a collaboré sauf Doriot et ces quelques potes, ceux qui venaient de l'extrême-gauche. Autrement Louis Renault ou les industriels, ils ont fait semblant en fait depuis le début !
Non, ça ne tient pas.
C'est sur qu'il y aussi les opportunistes se ralliant au plus fort du moment...
À mon sens Mitterrand fait partie de ces gens là, autrement il aurait été débarqué comme d'autres.
ClassStruggle, je ne défends pas Mitterand particulièrement mais je sais reconnaître certaines qualités tout comme j'arrive à reconnaître certaines qualités dans le capitalisme.
Le 18 janvier 2016 à 23:03:46 Hippy2 a écrit :
ClassStruggle, je ne défends pas Mitterand particulièrement mais je sais reconnaître certaines qualités tout comme j'arrive à reconnaître certaines qualités dans le capitalisme.
Les fanatiques du bolchevisme vont te lyncher pour la dernière partie de ton message.