Le 08 janvier 2016 à 20:06:57 acbd a écrit :
Le 08 janvier 2016 à 19:44:30 Tris0m a écrit :
@Abcd de Sanguinetti j'ai lu que "du terrorisme et de l'état" parce que j'aime bien l'histoire italienne particulièrement des années de plomb. Dans cette perspective là c'est stylé parce que c'est un texte qui révèle, avant que ce soit établi dans les procès des années 90-2000, la collusion entre les services secrets, la DC et l'extrême droite pour produire la stratégie de la tension.Un peu un commentaire sur la société du spectacle à la sauce ritale en somme ou ça apporte un peu plus ?
Le 08 janvier 2016 à 20:03:52 Herr_Lampadaire a écrit :
Pas depuis que j'y suis et je n'en ai jamais entendu parler...D'ailleurs, ça me fait marrer quand je vois que tel lycée a été bloque par les élèves pour telle raison ou tel journal va dénoncer telle chose ( dans notre cas ), c'est tellement mort dans mon bahut.
Politiquement, c'est mort, mais genre vraiment, j'en entends parler quasiment jamais ( sauf gros événement ).
Déjà que c'est chaud d'arriver à faire vendre trois tickets de tombola pour le FSE ( Foyer Socio-Éducatif )Tout dépends du "type" de lycée.
J'ai été dans un lycée privé mvoyez, pour ce qui est de la diversité des opinions on repassera(et des journaux étudiants j'en parle même pas ).
Pour le coup, je sais même pas y a une diversité d'opinions ou pas puisque personne ne prend l'initiative de s'exprimer, par manque de motivation peut-être, je ne sais pas...
Le 08 janvier 2016 à 20:46:57 Bidium a écrit :
Le 08 janvier 2016 à 20:36:12 Tris0m a écrit :
Pour la plupart oui.
Mammouth semble intéressant. Mais celui qui me fait de l'oeil c'est David Peace, j'aime beaucoup les éditions rivage noir.
C'est très particulier comme écriture. J'ai fini GB84 y a pas longtemps (sur la grève des mineurs sous Thatcher) et bon t'as évidemment l'inconvénient de pas connaître précisément le contexte (genre tous les sigles de syndicat et de l'admnistration des mines). Après le style est particulier > plusieurs histoires qui se croisent et des chapitres qui se coupent pas quand l'action se termine. Mais au final j'ai bien aimé.
Le topic qui se totoise d'un coup.
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Je me trompe peut-être, mais Gorki, c'est pas le type qui était très critique sur le stalinisme ou sur la Terreur rouge ? ( je sais plus )
Il était à la foi compagnon de route des bolchéviques et assez critique de leur volonté de contrôlé les artistes mais ça l'a pas empêché d'être l'écrivain officiel de l'URS jusqu'à sa mort. Il était pas mal pote avec Staline à ma connaissance.
Tu oublies la question du choc culturel ?
Le 08 janvier 2016 à 22:43:24 Bidium a écrit :
Tu oublies la question du choc culturel ?
Non, je ne l'ai pas oublié du tout.
C'est une fausse question, on l'a vu avec l'immigration juive, italienne ou d'Europe de l'est.
Et d'ailleurs ça n'a rien à voir avec du zemmour. Quand on regarde le calvaire subi par les femmes égyptiennes pendant les Printemps Arabes ou ce qui se passe avec les femmes dans d'autres pays arabes, faut vraiment être béat ou verser dans l'angélisme pour pas admettre que le monde arabe a un problème avec la femme.
C'est d'ailleurs les desservir que de dire l'inverse et de faire comme si de rien n'était.
Bon c'est pas comme si la pauvreté était le facteur majeur dans la délinquance. C'est beaucoup plus facile d’attribuer à tout les arabes (les bougnoules) une mentalité de détraqué sexuel.
Bon après c'est pas aussi comme si une véritable lutte féministe soutenue se jouait là d'où viennent les migrants.
A bas le patriarcat !
Le 08 janvier 2016 à 23:13:36 [Raised_Fist] a écrit :
A bas le patriarcat !
Bouuuh dangereux rouge sanguinaire qui veut détruire notre société !
Je vous soumets un extrait d'un article que j'ai trouvé intéressant. C'est pas novateur en soi, mais j'ai trouvé que c'était argumenté et expliqué de façon claire :
Depuis quelques décennies, les discours sur la réalité sociale glissent d'une lecture sociologique vers une psychologisation de la réalité. Les couples conceptuels identifiant naguère des forces antagonistes (« dominés »/dominants, « exploités »/exploiteurs, « opprimés »/oppresseurs), laissent place à un vocabulaire centré sur l'individu (« exclu », « personne vulnérable »). En termes de représentations sociales, cette évolution du champ lexical manifeste le passage d'une « topique de la dénonciation » (Boltanski), pour laquelle une catégorie, un groupe, portait la responsabilité de la misère d'un autre, à une « topique du sentiment » centrée, cette fois, sur la victime d'un processus anonyme (la conjoncture économique, la globalisation, etc.). L'inflation des productions discursives attachées à la notion de « vulnérabilité » apparaît alors comme un des symptômes de cette nouvelle manière de diagnostiquer le présent.
Pertinent sur le plan anthropologique, ce vocable se révèle pourtant problématique, au moins à trois niveaux :
- d'abord, utilisé pour rendre compte de réalités disparates, il tend à dépolitiser le social en plaçant sur le même plan ce qui relève d'une situation socio-économique (pauvreté, précarité...) et ce qui correspond à un donné de nature au sein de la condition humaine (handicap de naissance, dépendance liée au vieillissement, etc.)
- ensuite, parler d'une personne « vulnérable » ou « fragile », pour reprendre des expressions fréquemment utilisées, ne semble guère plus logique que d'évoquer l'existence de « personnes mortelles ». En effet, malgré le développement généralisé du discours managérial sur la performance et l'excellence, personne ne peut affirmer n'avoir jamais éprouvé un sentiment de fragilité ; car cette inclination relève d'une dimension ontologique de la condition humaine ;
- enfin, il n'est pas certain que les personnes en situation de précarité soient toujours nécessairement plus vulnérables que le reste de la population. Une telle affirmation ne vise aucunement à minimiser les situations dramatiques vécues par des portions entières de la population, ni le processus de vulnérabilisation qui touche profondément la société et les atteint de plein fouet. Elle vise plutôt à souligner que, dans des contextes sociaux extrêmement difficiles, se manifeste, parfois, une force impressionnante, comme celle de la mère de famille, seule, dans un logement vétuste, qui déploie une énergie extraordinaire pour élever dignement ses enfants ; ou celle du « clochard » développant une puissance hors du commun pour faire la manche et lier conversation.
Fred Poché, « Vulnérabilité sociale, une approche philosophique et politique », Les Cahiers français, n° 390, 2016
Ya un militant LO qui poste des articles de LO sur le forum actu, ça fait drôle de voir un peu d'articles d'EG là bas
ClassStruggle a appelé des renforts ?
DSK n'est pas un prolo...
Bon quelqu'un peut répondre à ma question sérieusement ?
Je suis aussi perdu que toi.
Mais je te félicite pour ne pas voir d'angélisme sur la question, qui est une forme de racisme paternaliste envers les migrants, complémentaire au racisme les présentant comme une bande de barbares.
Tu penses quoi de cet article ? http://lesmaterialistes.com/signifie-jungle-calais
Le 08 janvier 2016 à 21:29:10 Herr_Lampadaire a écrit :
Je me trompe peut-être, mais Gorki, c'est pas le type qui était très critique sur le stalinisme ou sur la Terreur rouge ? ( je sais plus )
Non, tu dois confondre avec quelqu'un d'autre. Gorki était connu pour avoir été très critique vis à vis de l'attitude du pouvoir bolchevik à l'égard des paysans... Disons le clairement, Gorki et l'intelligensia étaient assez anti-paysanne, sans doute parce que, étant d'anciens populistes, ils s'étaient confronté à une paysannerie bien plus réactionnaires qu'il ne le pensait.
Vive la Terreur Rouge !
Le 08 janvier 2016 à 21:35:51 Tris0m a écrit :
Il était à la foi compagnon de route des bolchéviques et assez critique de leur volonté de contrôlé les artistes mais ça l'a pas empêché d'être l'écrivain officiel de l'URS jusqu'à sa mort. Il était pas mal pote avec Staline à ma connaissance.
Non, au contraire Gorki a toujours été critique vis à vis du stalinisme (et même avant cela de la Terreur, où il envoyait beaucoup de billet à Lénine, par l'intermédiaire de Victor Serge, pour sauver la tête de tel ou de tel, souvent avec raison). Il ne pouvait être en accord avec le régime de Staline, fossoyeur d'Octobre, mais s'est visiblement tu jusqu'à la fin de sa vie.
Le 08 janvier 2016 à 22:37:29 Aelig_ar_disuj a écrit :
Que faire face au problème migratoire ?Ainsi, je me demande quelle doit être notre position face à l'immigration et surtout quelle peuvent être nos propositions au delà du romantisme débile (comme le font notamment les antifas) et de l’anticapitalisme idéaliste (c'est pas demain que les logements vides pourront être réquisitionnés) ?
C'est quoi le romantisme débile des antifas ? ![]()
Personne ne présente ces réfugiés comme des anges blancs, seulement, les faits sont là: ce sont des victimes des guerres manigancées par les impérialismes occidentaux, dont l'impérialisme français. Ces individus, dont la majorité (et il est inutile de le nier) sont cantonnés au Liban et en Jordanie recherchent à vivre correctement, avec leurs familles. Ce sont, pour une immense part, des travailleurs, des prolétaires, au même titre que les ouvriers français, et qui n'ont rien à voir avec des violeurs ou des voleurs. Les frontières nationales laissent passer les capitaux, les maladies, les oiseaux migrateurs, les idées, les marchandises, mais pas les hommes, et surtout quand ils sont pauvres.
On peut très bien comprendre les positions des petits-bourgeois racistes du Front national sur le sujet, mais quel genre de communiste rejette ses frères de classe ? L'Etat français a largement les moyens de secourir ces personnes (Hollande a promis d'en accueillir 23 000, l'Allemagne en accueil un million) sans même recourir à l'expropriation des grosses infrastructures -une mesure juste et logique pour tout individu sincèrement préoccupé par la situation des sans-abris, avec ou sans papiers au passage- en ouvrant des gymnases, des centres d’accueil...
Même les pires gouvernements des pires États sont capables de mettre sur pied des camps pour accueillir les réfugiés dans des conditions minimum d’hygiène, mais pas la France, pourtant un pays mille fois plus riche que la Jordanie il me semble. Tout ce que ce que cet immonde Valls est capable de proposer, c'est des tentes, du racisme, des tabassages par ses répugnants CRS, des menaces... De qui se moque-t'on au juste ? On file des dizaines de milliards aux patrons, et on est pas capable de racler les tiroirs pour des types qui crèvent de faim et de froid chez nous si ils ne meurent pas noyés avant ?
La position que doit avoir un communiste sur la question est très claire -et peu importe les idioties "culturelles" des congénères de LePen qui eux manquent effectivement bien de culture- ces réfugiés ("économiques" ou non d'ailleurs) sont des prolétaires, on tout à fait leur place dans ce pays, l'Etat doit être en mesure de les héberger de manière décente.
Un bon article à ce sujet:
http://www.lutte-ouvriere-mensuel.org//2015/12/20/la-crise-sans-fin-des-refugies_64305.html
Le 08 janvier 2016 à 23:33:14 BarricadeRouge a écrit :
Ya un militant LO qui poste des articles de LO sur le forum actu, ça fait drôle de voir un peu d'articles d'EG là basClassStruggle a appelé des renforts ?
Je n'y suis pour rien, je ne crois pas qu'ArcherdeMinuit soit un militant LO (du moins il ne l'était pas il y a un an) mais en tout cas il a tout à fait raison de poster des articles de Lutte Ouvrière, qui, à la différences des autres médias, est un journal ouvrier -dont je conseille vivement la lecture de l'édito de cette semaine). La faucille et le marteau ne sont pas là pour le folklore.
http://servirlepeupleservirlepeuple.eklablog.com/nouvelles-du-nepal-janvier-2016-a119754810
Bon, c'est à prendre avec des pincettes vu que c'est le Népal mais... Voilà, ça mérite d'être souligner. Ce qui s'y passe est intéressant.