Tenez, je viens de lire ça dans le livre de Peyrefitte sur De Gaulle :
"Les seules réalités internationales, ce sont les nations. La Russie boira le communisme comme le buvard boit l'encre."
J'ai [Peyrefitte] rapporté cette phrase à notre meilleur "kremlinologue", mon ainé du Quai d'Orsay. il s'est esclaffé en se tapant les cuisses : "Mais il n'a rien compris ! Le Russe, ça n'existe plus, la Russie a disparu. Il n'y a plus que l'Union soviétique. Il n'y a plus que l'homo sovieticus. Pendant trois générations, on a fait du lavage de cerveau, et le fond de la culture russe a disparu; il n'en reste plus rien. Tous sont devenus des robots soviétisés."
Il a fallu attendre trente ans - le temps de "sovietiser" une quatrième génération - pour que l'Histoire donne raison à l'homme de l'Histoire et confonde le grand expert. Mais si de Gaulle a vu plus juste, n'est-ce pas tout simplement parce que sa foi en l'homme était plus forte ?