Je comprends pas trop le concept d'anti-fasciste, tout le monde, fin la grande majorité est anti-fasciste, non ? Et pourquoi on les relie aux squats, c'est quoi le rapport ? Pourquoi les "zonards" sont plus antifascistes qu'une personne comme vous ou moi ? ![]()
Etre régionaliste peut nous mettre du côté de petits-bourgeois, mais nier les identités régionales peut aussi nous mettre du côté de grands-bourgeois de Paris... Moi je vois cette question plutôt neutre du point de vue marxiste.
Il n'y pas de neutralité dans la lutte des classes, et une position communiste (c'est à dire représentant les intérêts politiques du prolétariat) consisterait autant à rejeter le régionalisme des petits notables locaux que le nationalisme.
Langue qui disparaitra d'elle-même, devenu archaïque, comme des milliers de dialecte avant elle, nuance. C'est ça, l'évolution naturelle de la culture, et s'y opposer n'y changera strictement rien car c'est un combat réactionnaire et perdu d'avance.
Il n'y a rien de naturel dans ce processus, il n'y a jamais eu de "langues qui disparaissent et d'autres qui apparaissent". Cette disparition est le fruit d'une opération consciente sur le long terme de destruction des identités régionales pour l'unification du territoire et donc un plus grand contrôle des populations. C'est le passage du féodalisme à l’État central jacobin en France. De plus ces langues n'ont rien d’archaïque ou alors il faudra le prouver. Le breton grâce à une mise à niveau au cours du XXème est autant moderne que le Français.
Il ne s'agit absolument pas de l'ancienneté (l'exemple des langues mayas suffit) qui dis son archaïsme car justement elle peut être réactualisée à l'infini, c'est ce qui est fait régulièrement avec le français mais aussi avec le français. Si tu veut parler de langues archaïque, parles plutôt de l'arabe littéral dit "pure" qui a beaucoup de mal à exprimé le monde moderne, pourtant c'est une langue qui est soutenue par le pouvoir et qui de ce fait est loin de disparaitre.
Donc ne parles pas de langues si tu ne connais rien en linguistique.
Et concrètement, à quoi ça sert ? Libre à chacun d'apprendre le breton si il le désire, inutile néanmoins d'imposer aux gosses d'apprendre une langue ne dépassant pas le cadre régional, donc limitée, surtout que nombre de bretons ne viennent pas nécessairement de Bretagne (et n'en ont rien à faire). Ceux qui désire pratiquer librement leur langue, pourquoi pas, mais au nom de quoi co-officialiser quoi que ce soit ? Il est interdit aujourd'hui de parler breton en public, à la terrasse d'un café ? Je ne crois pas. Je constate que c'est une bien belle manœuvre de détourner l'attention de la classe ouvrière, dans des combats qui ne sont pas les siens, ralliés au drapeau breton plutôt qu'au drapeau rouge.
"Détourner la classe ouvrière", c'est bien l'argument des bureaucrates et des fanatiques marxistes. C'est ce que disais le PCF quand il refusait de s'impliquer dans les luttes anti-racistes, féministes et homosexuelles. C'est vraiment l'argument de la personne qui prend la classe ouvrière pour un troupeau de mouton ne pouvant faire qu'une chose à la fois. Quand à la co-officialisation de la langue bretonne cela permettrai de délivrer un enseignement optionnel en dehors des écoles diwan mais aussi que le breton puisse être parlé dans toutes les institutions publiques. Et encore une fois tu ne me lis pas : je n'ai jamais évoquer un apprentissage obligatoire, mais je pourrais retourner l'argument. Pourquoi impose-t-on aux gosses d'apprendre une langue qui n'est pas la leur (car pour une bonne partie de la population française le Français n'est pas leur langue) mais qui a été imposé par un pouvoir des centaines de kilomètres à l'est ?
Quand à au drapeau rouge et au drapeau breton, il est largement possible d'allier les deux, c'est même la base la notion d'internationalisme que toi et tout tes copains sans patrie n'ont pas compris, l'internationalisme étymologiquement désigne la fraternité entre les nations, aucun rapport avec votre pensée dégénérée. Je suis de nationalité bretonne mais un prolétaire français est mon ami, au même titre qu'un prolétaire corse ou qu'un prolétaire sénégalais.
Il n'y a que toi ici qui parle de "supériorité" linguistique, t'en rends-tu compte ?
Tu m'excuseras, mais la logique la plus élémentaire m'oblige à te dire qu'une langue extrêmement peu usitée, en Bretagne même, est une langue désuette en effet. Je ne vais pas me mettre à baragouiner en patois bourbonais en prétendant que c'est une langue récente, alors même que personne ne me comprendra. Parler français, anglais, allemand ou espagnol me seras par contre nettement plus utile et me permettras de communiquer avec beaucoup plus de monde. Quel serait l'intérêt de parler à la fois patois et français (sinon pour le plaisir de la connaissance ?). Comme je le disais précédemment , la culture évolue, et s'accrocher à une langue plus usitée et n'ayant pas évoluée depuis deux siècles (preuve indubitable que maintenir en vie un dialecte artificiellement est intrinsèquement réactionnaire). Et cela vaut autant pour le breton que pour le basque ou le maya, dont l'étude révèlerait certainement des visions philosophiques communautaires trés intéressantes liées aux conditions objectives de leurs développements (peut-être la nécessité de tout mettre en commun,ou d'autre facteur...) mais aujourd'hui anachronique: vas expliquer aux Indiens iroquois du XVIII ce qu'est la propriété, pour voir.
Quand à la notion supériorité linguistique, c'est bien toi qui en a parlé en premier. Tu as dis que le breton était une langue "inférieure", ce qui implique forcement quelque chose de supérieur à cette chose. Mais bon si tu ne maitrise pas la langue française, c'est ton problème.
Pour tous ce qui porte sur le soi disant anachronisme et archaïsme d'une langue, il suffit de voir ce que j'ai dis plus haut sur le fait qu'un langue peut être modernisée et être aussi efficace (car il n'y a que l'utilitarisme qui ne compte pour toi) que les langues du pouvoir.
Tu parle de maintenir "artificiellement" une langue, non mais vraiment arrête s'il te plait, il n'y a aucune évolution naturelle des langues dans les sociétés occidentales, ce qui détruit ton argumentation du "c'est le mouvement naturel des choses". Quand à ta vision pratique ,qui plus est stupide (tu connais la poésie d'une langue ?), pourquoi tu n'utilises pas l’espéranto ? Bah oui c'est une langue pensée pour être parlée par tout le monde, comme ça on pourra t’empêchera de parler français dans l'espace public, on apprendra a tes enfants une autre langue que la tienne, on enlèvera toutes les productions culturelles en français. Le paradis pour toi, non.
Donc ta vision utilitariste du monde, je l'emmerde. Vive la poésie.
Je ne sais pas, avec tes tirades idéalistes sur les vilains cosmopolites assassins de la culture, on peut en douter. Du coup, la maltraitance des femmes, c'est pas bien et tu veux bien changer cette culture ? Par contre, hors de question de toucher à une langue qui n'est plus parlé de personne ? Et la corrida, spectacle bien barbare, on en fait quoi par exemple ?
Tu est tout sauf cosmopolite, tu est pour la culture unitaire, utilitariste. Au final tu n'est pas si loin du Big brother de 1984. Si tu était réellement cosmopolite, tu accepterais les autres cultures au lieu de vouloir les détruire.
Je t'ai déjà dis que j'étais contre les cultures qui maltraitent les femmes (ou les animaux) et que l'internationalisme ne jamais de respect de toutes les cultures. Mais bon tu sembles ne plus avoir d'arguments et de réutiliser les précédents. Il faut lutter contre ces cultures, mais pas en y imposant la sienne mais en la changeant. Ensuite c'est quoi ces rapprochements pourraves ? La culture bretonne, enfin ce qui en reste, n'a rien de sexiste ou anti-animaux, pourquoi alors l'assimiler à ces cultures. Je ne vois ici que des provocations stupides.
C'est bien ça: après un rapide débat, on touche rapidement le fond de la pensée intellectuelle...
" libre à toi de marcher main dans la main des capitalistes mondialistes mais sache que nous seront nombreux contre ta vision du monde destructive et que nous ne nous laisserons pas faire. "
N'importe quel militant FN serait en mesure de tenir les mêmes propos que toi, j'espère que tu t'en rends compte ?
La diversité n'est certainement pas le fondement du genre humain, mais autant de facteurs à dépasser (et le capitalisme accélère naturellement cet état de fait). Quand on est communiste, on cherche davantage ce qui unit les masses que ce qui les divisent, on laisse ça aux patriotes de tous bord, ou aux curés.
Maccarthysme 2.0 : est que tu pourrais à un moment énoncer de véritables arguments au lieu refaire un rapprochement sophiste entre moi et le FN, surtout qu'au final ta position se rapproche beaucoup plus du FN. Qui se positionne contre les cultures régionales ? Qui revendique une culture unique française en France ? Qui reproduit le modèle jacobins totalitaire ? C'est bien toi et le FN.
Quand à la citation, elle est vraie malgré ce que tu peut dire. Tu dis même que ce qui est fait ici par la bourgeoisie est un progrès, tu es donc bien main dans la main avec eux pour uniformiser le monde sous un seul modèle totalitaire et rationnel.
Ce qui nous unis nous prolétaires, c'est bien le fait d'être exploités par les capitalistes. Cela suffit largement à mener front commun contre le capitalisme. Pas besoin d'effacer nos différences culturelles pour être unis, pour nous comprendre. Tu dis que la diversité n'est pas le fondement du genre humain. Peut être, mais un monde sans diversité serait un monde sans poésie, sans originalité, totalement aseptisé et surtout totalement artificiel. Alors oui tu peut critiquer mes "jolies tirades", excuse moi de ne pas avoir ta vision rationnelle et utilitariste du monde, excuse moi de voir le communisme comme un projet poétique de dépassement de l'art.
Le travail peut-être ? Le fait d'avoir le même patron ? De subir le même système ? Tu es bien au courant que le prolétariat est une classe, et que, de fait, une classe se définit par les rapports qu'elle entretient à la production ? Par conséquent, les intérêts des prolétaires sont les mêmes, tant sur une durée courte (salaire,..) que longue (révolution).
Au passage, le capitalisme a également brisé les vieilles philosophie réactionnaires, subsistants peut-être mais sur une forme nettement amoindrie.
Je n'ai jamais nier cela, je l'ai dis dans le précédent post mais aussi plus haut dans celui ici. Je ne parle ici pas d'une situation qui est celle du prolétaire, mais de ce qu'est l'individu. bref pas la peine de parler plus dessus, j'ai déjà tout dis à ce propos plus haut.
Si tu n'es pas en mesure de comprendre que même un pouvoir centralisé à ses limites sous le capitalisme, je ne peux pas grand chose pour toi. Quant à répéter Marx, pardonne moi de donner des arguments irréfutables et logiques.
Tu n'énonce aucun argument, tu répète des positions qui ne sont pas les tiennes, sans les justifier. Je ne dis pas qu'un pouvoir centralisé à des limites, je dis qu'il est par essence totalitaire et anti-démocratique (tu sais le truc qu'était Trotsky). C'est sa nature qui ne va pas, qu'il est nécessaire de changer, mais bon si tu n'est pas capable de comprendre à force de ne te rattacher qu'à des textes aujourd'hui obsolètes ...
Marx ne raisonne jamais comme un moraliste, et la lecture d'un seul de ses extrait sur le sujet (aujourd'hui servit à toutes les sauces) mais comme un scientifique, en analysant l'arme que peut-être pour le patronat les immigrants. Le fait est que le cas britannique ici décrit est une exception notable, que l'on retouve également aux Etats Unis à la même période et démentie par la présence à Paris par exemple, de travailleurs de toutes les nationalités. Pour plus de détails, lit le Capital, ou du moins le manifeste, je ne suis pas un ordinateur remplis de citations (juste de logique).
Il n'y pas de lecture du capitalisme scientifique, tout comme il n'y a pas de capitalisme scientifique dans la réalité, tout comme il n'y a pas de sortie du capitalisme purement du capitalisme. c'est un très gros défaut de Marx.
Et j'ai lu le manifeste et le capital en abrégé merci.
C'est ce qu'on subit des millions d'ouvriers les siècles précédents, et même aujourd'hui, pour des raisons purement économiques: la nécessité de trouver un boulot. Nul besoin de faire interagir un quelconque gouvernement central là dedans. D'où le fait que, comme le dit Marx (point goldwin du marxisme ?) les prolétaires n'ont pas de patrie, et ne sont pas attachés par un lieu.
Justement, c'est le capitalisme qui a créé ces types de migrations, le communisme se doit de répondre à ce problème et pouvoir offrir à tout le monde de quoi vivre décemment là ou ils souhaitent, qui est le plus souvent là où ils ont toujours vécu. Car quitter son pays pour pouvoir vivre en tant soit peu mieux n'est pas une chose heureuse. Ce que je critique ici, c'est ta volonté (qui est en fait celle de Marx vu que tu tire tout ce que tu dis de lui) de déplacer des populations à partir du pouvoir centralisé, qui est autant voir plus autoritaire que les migrations imposées par le capitalisme.
Le but du capitalisme est donc pouvoir laissé les gens maitres de là où ils veulent vivre.
C'est surtout que tu es incapable de répondre aux arguments de Marx: tu esquives, court, te réfugies derrières des arguments d'idéalistes, niant les classes sociales, niant la lutte de ces mêmes classes, niant le matérialisme historique...
Comme je te l'ai dit précédemment: je ne te cite Marx que pour te renvoyer à un auteur plus compétent en la matière, mais je m'en passerai aisément, car tous mes raisonnements sont justes logiques et évidents.
Je n'ai rien dis d'idéaliste (même si je le suis d'un certains point de vue mais c'est un autre débat), c'est peut être les quelques lignes d'Humanisme qui t'ont fait mal aux yeux. Quand au fait que j'esquiverais, puis je te rappeler la magnifique performance de maccarthysme que tu réalise depuis tout à l'air ?
Marx a dis beaucoup de choses, c'est un auteur qui structure ma pensée politique. Cependant on ne peut nier qu'une partie de ses jugements était faux et qu'une autre bonne partie est aujourd'hui obsolète. C'est pour ça que je te critique, tu ne fais qu'énoncer des choses qui ne sont plus nécessaires dans le contexte de notre époque.
Le mérite que l'on s'accorde à soi même pour ses actes existent bel et bien, juste pour soi-même. Au passage, je doute de la nécessité d'un cours sur le sujet me concernant. Être fier de sa naissance, c'est simplement ridicule: excuse moi de ne pas trouver de fierté particulière dans le fait d'être de sexe masculin, brun ou blond, petits ou grands, riches ou pauvres, blancs, noirs ou asiatiques, parisien ou poitevin, français ou belge, et la "fierté" corse ne réside que dans le régionalisme locale, combat mené sous le drapeau de la petite-bourgeoisie locale.
Ce que tu dis t'appartiens, c'est totalement subjectif. Le fait qu'il y a beaucoup de gens qui sont fiers de leur naissance, ce qui ne les empêche pas de ne pas respecter les autres personnes. Dire que le sentiment corse est un sentiment de la petite bourgeoisie, c'est déjà ne pas connaitre la société corse, mais c'est aussi ne pas savoir qu'une culture nationale ou territoriale, est le plus souvent par les dominés. Les bourgeois basques refusaient de parler leur langues et se comportaient comme des parisiens, à côté c'était le peuple travailleur basque qui a transmis sa tradition, ce qui a permis de mettre un trais entre lui et la bourgeoisie.
Le 20 décembre 2015 à 00:19:38 ClassStruggle a écrit :
Il n'y pas de neutralité dans la lutte des classes, et une position communiste (c'est à dire représentant les intérêts politiques du prolétariat) consisterait autant à rejeter le régionalisme des petits notables locaux que le nationalisme.
C'est vrai qu'ETA était du côté des petits notables locaux.
Je préfère tenir un discours "syndical" plutôt qu'un discours naïf ou mensonger, mais je serai ravi de voir de quelle manière formule tu les choses, de ton côté. Enfin, si tu en es à critiquer la forme de mon discours, c'est que le fond te convient, j'espère ?
Un discours sans grande envergure et une pratique qui se limite à du syndicalisme ultra dirigiste.
Quid de l'exploitation et de la domination de la bourgeoisie sur l'ensemble de la vie sociale ? Je vous entend jamais parler des problèmes du logement autrement que par "il faut demander plus et gagner plus".
Pour ce qui est de la triple oppression et de la compréhension du racisme-patriarcat, aucune étude de la part de lutte ouvrière. Sachant que la moitié de la population subit le patriarcat et un cinquième au moins le racisme... bon.
Aucun discours, aucune compréhension de la périphérisation, de la concentration du capital dans les centres, de la contradiction centres-périphéries, etc. Bien sûr, il y à un rejet des luttes patriotiques basques, corses, bretonnes, alors que pour beaucoup de gens la reprise en main d'une culture populaire progressiste (car oui le pays basque et la bretagne par exemple sont des lieux forts du progressisme, justement car le "nationalisme" populaire et internationaliste y est l'expression de la lutte consciente des opprimés) est quelque chose de totalement positif. Bien sûr, le colonialisme Français dans les DOM TOM n'est pas critiqué, et il n'y à aucune compréhension de l'impérialisme et de la moyennisation-aliénation (je refuse le terme totalement faux et mensonger d'embourgeoisement) de la classe prolétaire.
Bien sûr, autre problème, LO ne parle que de classe ouvrière, en pensant à la classe productive, alors qu'elle est déstructurée et que la bourgeoisie veut la liquider pour la foutre ailleurs (quoi que vu la baisse du salaire direct-indirect ça risque de changer ces prochaines années). Il n'y à aucune analyse, aucun travail de masse dans le reste du prolétariat. LO à absolument les moyens mais ne le fait pas. Travailler par exemple avec les femmes noires sur exploités du nettoyage, (ce qui demanderait de prendre en compte la triple oppression qu'elles subissent), avec les agents territoriaux smicards (qui sont des prolétaires exploités), avec les travailleurs et travailleuses du commerce (qui sont les plus mal payés en France)... ça à pas l'air d'exister. Pourtant c'est ça le prolétariat. Je suis très flatté que moi ouvrier blanc soit mis au centre de votre théorie et de votre pratique mais c'est totalement à coté de la plaque, ça fait longtemps que Flins ou Billancourt ne sont plus les citadelles ouvrières, et ça fait longtemps que Parly II ou Roissy sont les grands centres prolétariens de notre époque, que les grandes usines sont passés au second plan.
Vous êtes peut être 2000, vous pourriez faire du travail de masse avec les opprimés et les exploités, pour comprendre ce qu'ils vivent, pour les mettre au centre, mettre votre énergie à servir le peuple, à comprendre les aspirations des gens, vous appuyer sur les aspects progressistes, développer une pratique, un discours, à base de discussion avec les prolos apolitiques, en vous critiquant sévèrement de manière régulière. Vous pourriez organiser la résistance dans les immeubles insalubres, dans les pôles emplois et les caf, dans les quartiers populaires, dans les villages ouvriers laminés par la crise industrielle, etc.
Bref développer une culture, une conscience communiste de masse, des organisations autonomes du peuple pour diriger la lutte, en lien avec le parti communiste révolutionnaire à venir.
Mais le pire c'est l'anti démocratisme de LO. Pas de critique, pas d'auto critique, pas de mouvements autonomes, que du syndicalisme ultra dirigiste.
Le 20 décembre 2015 à 01:03:30 Aelig_ar_disuj a écrit :
Le 20 décembre 2015 à 00:19:38
C'est vrai qu'ETA était du côté des petits notables locaux.
Faut vraiment être déconnectée de la réalité, et en dehors de toute relation avec les travailleurs pour défendre l'ETA...C'est vrai que poser des bombes, politiquement, c'est ce qui se fait de mieux...
Il n'y a rien de naturel dans ce processus, il n'y a jamais eu de "langues qui disparaissent et d'autres qui apparaissent". Cette disparition est le fruit d'une opération consciente sur le long terme de destruction des identités régionales pour l'unification du territoire et donc un plus grand contrôle des populations. C'est le passage du féodalisme à l’État central jacobin en France. De plus ces langues n'ont rien d’archaïque ou alors il faudra le prouver. Le breton grâce à une mise à niveau au cours du XXème est autant moderne que le Français.
Il ne s'agit absolument pas de l'ancienneté (l'exemple des langues mayas suffit) qui dis son archaïsme car justement elle peut être réactualisée à l'infini, c'est ce qui est fait régulièrement avec le français mais aussi avec le français. Si tu veut parler de langues archaïque, parles plutôt de l'arabe littéral dit "pure" qui a beaucoup de mal à exprimé le monde moderne, pourtant c'est une langue qui est soutenue par le pouvoir et qui de ce fait est loin de disparaitre.
Donc ne parles pas de langues si tu ne connais rien en linguistique.
Hola, et on tombe dans un conspirationnisme bas de gamme. Pour ton information, le grec ancien par exemple, est aujourd'hui ce que l'on appel une langue morte, au même titre que l'acadien ou le latin. Le breton est éminemment archaïque, excuse moi, au même titre que le patois de n'importe quel coin. Il est nécessaire de vivre avec la réalité de son temps au bout d'un moment.
Et aux vues de ce que tu appelles tes "connaissances" en linguistique, pardonne moi de me faire une bien piètre figure du régionalisme breton.
"Détourner la classe ouvrière", c'est bien l'argument des bureaucrates et des fanatiques marxistes. C'est ce que disais le PCF quand il refusait de s'impliquer dans les luttes anti-racistes, féministes et homosexuelles. C'est vraiment l'argument de la personne qui prend la classe ouvrière pour un troupeau de mouton ne pouvant faire qu'une chose à la fois.
Non, un argument une fois de plus logique. Enrôler des ouvriers pour ton combat de notable, c'est ridicule, au même titre que n'importe quelle Union sacrée. Et aux vues de tes arguments, permets moi de douter de tes liens avec cette classe ouvrière typiquement bretonne supposé rejoindre ton combat.
Tu ne diffère guère en réalité, de n'importe quel nationaliste.
Quand à au drapeau rouge et au drapeau breton, il est largement possible d'allier les deux, c'est même la base la notion d'internationalisme que toi et tout tes copains sans patrie n'ont pas compris, l'internationalisme étymologiquement désigne la fraternité entre les nations, aucun rapport avec votre pensée dégénérée.
L'internationalisme désigne la fraternité entre les peuples. C'est toujours drôle de voir un nationaliste (car c'est bel et bien ce que tu es, sous couvert de "régionalisme", tu es natio breton) se débattre avec se genre de notion et finir par cracher sa haine du "cosmopolitisme". Tu n'as plus qu'à me traiter de juif sans patrie, comme ça ta diatribe ira jusqu'au fond du trou.
Le drapeau rouge désigne le drapeau des travailleurs, notion éminemment politique et communiste; le drapeau bretons désigne l'ensemble des bretons, sans barrière de classe, ce qui veut en réalité signifier que c'est le drapeau de l'"union" des classes bretonnes. Or, en tant que communiste, je ne crois guère aux unions avec la bourgeoIsie.
Tu parle de maintenir "artificiellement" une langue, non mais vraiment arrête s'il te plait, il n'y a aucune évolution naturelle des langues dans les sociétés occidentales, ce qui détruit ton argumentation du "c'est le mouvement naturel des choses". Quand à ta vision pratique ,qui plus est stupide (tu connais la poésie d'une langue ?
Une langue, comme une culture, ça évolue, et c'est le premier truc qu'on apprend quand on s’intéresse à la linguistique. Et la langue française a évolué en permanence, et continuera d'évoluer, avec des apports réguliers de mots, des changements de sens, de grammaire.. J'ai l'impression de parler avec un clerc du Moyenâge.
Bah oui c'est une langue pensée pour être parlée par tout le monde, comme ça on pourra t’empêchera de parler français dans l'espace public, on apprendra a tes enfants une autre langue que la tienne, on enlèvera toutes les productions culturelles en français. Le paradis pour toi, non.
Donc ta vision utilitariste du monde, je l'emmerde. Vive la poésie.
Sors un peu de tes délires dystopiques, et essaye de raisonner un minimum, les langues ne seront jamais détruites, tu n'es pas en mesure de comprendre qu'à court terme l'usage du français -concernant un peu plus de monde que le breton, il me semble- peut trés bien se combiner avec l'usage d'une autre langue plus universelle, comme l'anglais ?
Quand à la "poésie" dont tu te réclame, je te la laisse: sois poète et laisse la politique aux types sérieux, moins intéressé par les discours de phraseurs incapables que par changer la situation actuelle pour construire une société plus belle, et plus poétique.
Maccarthysme 2.0 : est que tu pourrais à un moment énoncer de véritables arguments au lieu refaire un rapprochement sophiste entre moi et le FN, surtout qu'au final ta position se rapproche beaucoup plus du FN. Qui se positionne contre les cultures régionales ? Qui revendique une culture unique française en France ? Qui reproduit le modèle jacobins totalitaire ? C'est bien toi et le FN.
Plutôt que de n'avoir que le maccarthysme à la bouche, pourrait tu répondre à mes questions avec des arguments, s'il te plaît ? Et maintenant tu me chante du Furet ? As tu conscience de tes nombreuses références au corpus idéologique d'ED ? Les arguments des régionalistes sont simplement fréquemment les mêmes que ceux du FN, à une échelle plus petite (l'ED bretonne ne vau pas mieux que le FN) s'opposer à un capitalisme mondialisé, contrer l'immigration, privilégier la vieille culture en l'immobilisant comme des fossoyeurs.
"Quand à la citation, elle est vraie malgré ce que tu peut dire. Tu dis même que ce qui est fait ici par la bourgeoisie est un progrès, tu es donc bien main dans la main avec eux pour uniformiser le monde sous un seul modèle totalitaire et rationnel."
Ta citation: " libre à toi de marcher main dans la main des capitalistes mondialistes mais sache que nous seront nombreux contre ta vision du monde destructive et que nous ne nous laisserons pas faire. "
Personnellement, je vivrai mal le fait qu'on puisse me confondre par mes propos à Alexandre Gabriac, mais j'en fais peut-être une question de principe. La grande différence entre les communistes et les bourgeois, c'est que nous désirons unifier le monde au nom de la classe ouvrière, dans l'intérêt général de l'humanité.
Un truc notable dans tes propos, c'est que tu fais fi totalement des rapports de classes ? Qu'est ce qui t'empêche de rejoindre le topic des nationalistes ou des identitaires, sur le FoPo ?
Ce qui nous unis nous prolétaires, c'est bien le fait d'être exploités par les capitalistes. Cela suffit largement à mener front commun contre le capitalisme. Pas besoin d'effacer nos différences culturelles pour être unis, pour nous comprendre; Alors oui tu peut critiquer mes "jolies tirades", excuse moi de ne pas avoir ta vision rationnelle et utilitariste du monde, excuse moi de voir le communisme comme un projet poétique de dépassement de l'art.
Il ne s'agit pas tant d'effacer sa culture que d'être en mesure de la dépasser, facteur de division profitant clairement à la grande bourgeoisie. Et à la vision poétique, je préfère une vision sérieuse, allant au bout de ses raisonnements.
Le travail peut-être ? Le fait d'avoir le même patron ? De subir le même système ? Tu es bien au courant que le prolétariat est une classe, et que, de fait, une classe se définit par les rapports qu'elle entretient à la production ? Par conséquent, les intérêts des prolétaires sont les mêmes, tant sur une durée courte (salaire,..) que longue (révolution).
Au passage, le capitalisme a également brisé les vieilles philosophie réactionnaires, subsistants peut-être mais sur une forme nettement amoindrie.
Je n'ai jamais nier cela, je l'ai dis dans le précédent post mais aussi plus haut dans celui ici. Je ne parle ici pas d'une situation qui est celle du prolétaire, mais de ce qu'est l'individu.
L'individu se définit par sa classe.
Tu n'énonce aucun argument, tu répète des positions qui ne sont pas les tiennes, sans les justifier. Je ne dis pas qu'un pouvoir centralisé à des limites, je dis qu'il est par essence totalitaire et anti-démocratique (tu sais le truc qu'était Trotsky). C'est sa nature qui ne va pas, qu'il est nécessaire de changer, mais bon si tu n'est pas capable de comprendre à force de ne te rattacher qu'à des textes aujourd'hui obsolètes ...
Ce qui est obsolète aujourd'hui, c'est surtout le régionalisme et ces critiques idéalistes, profondément utopiste du pouvoir. L'Etat est un instrument de classe, au main d'une classe en particulier se devant de centraliser afin de pouvoir être efficace. Excuse moi de ne pas devoir considérer comme nécessaire d'avoir à expliquer les bases du marxisme, je croyais être sur le topic des communistes. Et les communistes désirent le pouvoir pour la classe ouvrière, pouvoir se décentralisant au fur et à mesure de l’extinction des classes pour voir l'abolition définitive de l'Etat. C'est la base, si tu es contre ça, je ne vois pas en quoi tu es communiste.
Et j'ai lu le manifeste et le capital en abrégé merci.
Je te crois, mais tu devrais en relire quand même certain passage. Je n'ai pas les heures nécessaires pour pouvoir expliquer des concepts courants du marxisme.
Justement, c'est le capitalisme qui a créé ces types de migrations, le communisme se doit de répondre à ce problème et pouvoir offrir à tout le monde de quoi vivre décemment là ou ils souhaitent, qui est le plus souvent là où ils ont toujours vécu. Car quitter son pays pour pouvoir vivre en tant soit peu mieux n'est pas une chose heureuse. Ce que je critique ici, c'est ta volonté (qui est en fait celle de Marx vu que tu tire tout ce que tu dis de lui) de déplacer des populations à partir du pouvoir centralisé, qui est autant voir plus autoritaire que les migrations imposées par le capitalisme.
Tout à fait d'accord avec ton début de phrase, mais pourquoi me parle tu sans cesse de déplacement de population par l'Etat, alors qu'il n'en est jamais question ni chez Marx ni chez Lénine ?
Je n'ai rien dis d'idéaliste (même si je le suis d'un certains point de vue mais c'est un autre débat), c'est peut être les quelques lignes d'Humanisme qui t'ont fait mal aux yeux. Quand au fait que j'esquiverais, puis je te rappeler la magnifique performance de maccarthysme que tu réalise depuis tout à l'air ?
La révolution poétique, cette manière de jeter les classes à la poubelle, ce nationalisme rampant,...C'est typique de l'idéalisme.
Puis-je également te demander de cesser ton usage immodéré du terme de "macarthysme", totalement déplacé ici ? Pour information, le macarthysme correspond non à une idéologie mais à une période de l'histoire américaine, son usage permanent ici est donc hors de propos.
>Les bourgeois basques refusaient de parler leur langues et se comportaient comme des parisiens, à côté c'était le peuple travailleur basque qui a transmis sa tradition, ce qui a permis de mettre un trais entre lui et la bourgeoisie.
Malheureusement faux. Le nationalisme basque naît de la hargne de la petite bourgeoisie basque écrasée dans ses perspectives d'évolution par des capitalistes plus gros qu'elle sur le marché national, ralliant à sa cause des travailleurs par une grosse démagogie bas de gamme.
Moi je suis pour les langues régionales, quand aux indiens, ils s'émanciperont eux même.
hmm... dodo... Fatigue...
"justement car le "nationalisme" populaire et internationaliste y est l'expression de la lutte consciente des opprimés"
Donc le nationalisme breton oui, corse oui, mais le français non.
Intéressant.
Aelig
tu fais de De Gaulle le symbole de l'Etat centraliste, mais il me semble bien qu'il a envisagé une ébauche de décentralisation. Surtout, avec la DATAR, il a fait du rééquilibrage du territoire une priorité. Sans les plans d'aménagement de De Gaulle, certaines régions seraient tout à fait différentes et le poids de Paris encore plus important.
Je pense que de toute manière la classe politique française est acquise aux idées de décentralisation: les partis politiques institutionels soutenaient la collectivité unique de Corse, et la collectivité unique d'Alsace (rejetée par le FdG car austéritaire, et par le FN car... ben le FN s'oppose, il est comme ça). Même si en même temps il faut défendre la place de Paris au niveau mondial, c'est la seule métropole mondiale qu'on ait, d'où les projets autour de Grand Paris.
Pour ce qui est de la fierté je suis d'accord, elle existe. Je suis fier de mon coin et de son histoire, qui n'est pas banal Je suis fier de porter un nom de famille bien reconnaissable. Je n'ai rien contre perpétuer des traditions sympathiques (saint Nicolas
). Mais jamais je n'accepterait qu'un breton qui s'installe chez moi soit considéré comme un étranger ou traité comme un citoyen de seconde zone.
Ce n'est que mon avis.
C'est pas chez LO où les femmes n'ont pas le droit d'être enceinte ? ![]()
"Pour ce qui est de la fierté je suis d'accord, elle existe. Je suis fier de mon coin et de son histoire, qui n'est pas banal Je suis fier de porter un nom de famille bien reconnaissable. Je n'ai rien contre perpétuer des traditions sympathiques (saint Nicolas
). Mais jamais je n'accepterait qu'un breton qui s'installe chez moi soit considéré comme un étranger ou traité comme un citoyen de seconde zone.
Ce n'est que mon avis"
+1.
Donc le nationalisme breton oui, corse oui, mais le français non.
Le nationalisme palestinien, oui, le nationalisme israelien, non.
C'est dur à comprendre quand on le dis comme ça ?
Le 20 décembre 2015 à 10:48:49 16-Novembre a écrit :
Donc le nationalisme breton oui, corse oui, mais le français non.
Le nationalisme palestinien, oui, le nationalisme israelien, non.
C'est dur à comprendre quand on le dis comme ça ?
Euh, oui...
Oui, parce que ça veut rien dire de soutenu les uns et cracher sur les autres.
Toute nation est de toute façon une construction. Chercher une identité essentielle relève du fantasme.
À la limite, le pays, l'espace vécu de la vie quotidienne, peut correspondre à cette définition, mais il n'a plus vraiment de sens aujourd'hui ou on a des modes de vies très similaires.
Donc le jour où les palestiniens seront en position de force tu seras Sioniste Novembre ?
Mon dieu ce gars ne nous laisse jamais tranquille apres 250 pages ou on le réfute il est toujours la a ressasser les mêmes trucs...
https://lundi.am/Les-annees-70-en-Italie
C'est rare que je partage, mais c'est intéressant...