En même temps, je vous ai manipulé.
Comparer l´incomparable pour obtenir un effet de distorsion est une manoeuvre classique.
Adressée à un public réceptif ( les internautes adeptes de partage en ligne et hostiles à la politique, surtout au RPR), ça s´appelle de la démagogie et ça marche à tous les coups.
Maintenant, en faisant quelques recherches, par exemple en lisant l´article en question dans Le Monde, voici ce qu´on peut apprendre.
1 - Le prévenu n´a pas trois mais deux enfants. Alain Juppé, lui, en a trois.
2 - Le prévenu était jugé en état de récidive. Alain Juppé n´avait jamais fait l´objet de poursuites pénales.
3 - le prévenu téléchargeait du MP3 pour le revendre gravé sur CD, ce que même les plus acharnés des partisans de la liberté du partage réprouvent et baptisent piratage. Et il a continué malgré une première condamnation devenue définitive, c´est la definition de la recidive. Il avait recu un avertissement et n´en a pas tenu compte.
Alain Juppé a laissé perdurer une situation qui existait avant son arrivée, où des permanents du RPR étaient payés par la mairie de Paris. Nul ne l´accuse d´avoir continué après sa mise en examen ni ne le soupçonne de jamais recommencer un jour.
4 - Le prévenu a été condamné non pas à 5511 euros de dommages intérêts mais 1000 euros tout rond.
Le tribunal de Nanterre doit encore statuer sur les intérêts civils, mais la ville de Paris demande 418 000 euros rien qu´à Alain Juppé.
Du coup, le même cas devient un peu moins la démonstration flagrante que la justice a deux vitesses, non ?
LOL