euh tu cite qui là pcq bon ce sont les news d´attac est je penses que nous alter sommes à fond pour le commerce équitable enfin aprés c´est quand même vrai que ça a était créé par des industriel soyons sérieux""
Je cite qui ou ? la phrase du commerce c´est un philosophe, et le premier c´est un boulet page 1.
Pour la création, ça a forcement été mis en place par des industriels, mais sûrement pas uniquement dans un but "marketing"... Faut pas penser que les pauvres sont tous gentils et les riches tous méchants... Désormais la distribution en France ce fait en partie bénévolement via des associations et c´est vraiment un comble...
Je me suis p-e emballé faudra que je relise le gars, mais ca m´énerve trop que des gars passe leur temps à venir ici descender le commerce équitable comme ils le feraient au bar de la gare avec leur bière, sans savoir de quoi ils parlent...
oui je comprend mais j´avais pas compris que tu cités la page 1 on est sur la même longueur d´onde sur ce gout^^
Messer c´est tes remarques qui sont contradictoire
les notions de néo-libéralisme raffarin :o raffarin néo-libéral il n´en n´est pas capable sache le, les notions néo-libéral que j´ai c´est le bangladesh et comme par hasard c´est le pays le plus pauvre du monde ![]()
là ou je ne suis pas du tout d´accord avec le libéralisme, c´est qu´il ne peut plus être mis en place depuis que le commerce existe !
C´est comme l´anarchisme, une liberté pareille ne ferait qu´accroître les inegalités et permettre aux grosses entreprises d´ecraser encore plus les autres... Si tout était "libre", explique moi comment un exploitant seul va ouvrir sa gueule face à une indutrie ??
je lis régulièrement Liberté Chérie, ya des bonnes idées, mais l´hypocrisie domine : On achète equitable pour sa conscience personnelle (n´importe quoi)...
Ils expliquent aussi que détruire un champs de plantations trnasgeniques et une atteinte à la propriété privée, ils oublient EVIDEMMENT de préciser que les graines issues d´OGM en ont rien à battre de la propriété privée des agriculteurs qui veulent rester sans OGM, ils oublient de préciser qu´un retour en arrière sera quasiment impossible si les OGM sont cultivés en pleine air en grosses quantités, ils oubleint de préciser que la majorité des gens ne voyaient pas de problème non plus dans le fait de nourrir des vaches avec du cadavre pilé...
Ils nous ressortent les bonnes vieilles rengaines d´une agriculture plus efficace, en omettant de préciser que les graines modifiées ne se régènèrent pas d´une année à l´autre, rendant complètement dépendant l´agriculteur...
les notions de néo-libéralisme raffarin :o raffarin néo-libéral il n´en n´est pas capable sache le, les notions néo-libéral que j´ai c´est le bangladesh et comme par hasard c´est le pays le plus pauvre du monde **
!! !
Collector !
Alors là première personne qui me sort que le Bengladesh est libéral...
Oui ce que je dis tu te dresses contre une notion que tu ne comprends pas, ou ne concoit pas tout à fait.
Ca viendra avec l´age, la prise de recul aussi..
Il faut donner un contexte précis pour ton exemple.
Disons que contrairement à l´anarchie il y aurait un droit dans le libéralisme, et surtout un Etat chargé de le faire RESPECTER dans des délais RAISONNABLES.
=>On se reconcentre sur les fonctions régaliennes de l´Etat.
Il y a beaucoup de transfuges de l´UMP à LC donc méfiance. A mon avis lire les plus "extremistes" des libéraux peut te permettre d´avoir une idée plus claire de ce que c´est plutot que d´avoir une idée vaguement teintée de libéralisme.
Le commerce équitable personnellement je trouve cette démarche sympa, comme beaucoup de libéraux mais une chose est claire:
-J´achète un produit d´une certaine qualité, donc pret à y mettre un peu plus. Si le produit me décoit je ne le reprendrai plus.
-Sinon par surplus d´argent et par solidarité j´achète uniquement equitable.
L´agriculture Francaise doit être privée de ses subventions, de ses barrières douanières et soit elle s´adaptera soit elle disparaitra. Nous demandons des bio-carburants et de la nourriture bio plus qu´on nous l´offre et les paysans sont incapables de s´adapter.
De plus une REELLE concurrence permettra aux Etats agricoles les plus pauvres d´opérer une vraie avance et une vraie croissance.
Ne crois tu pas que sur le plan du commerce international si l´on érige ca et là des barrières que ca nuit clairement à une certaine concurrence et au flux des richesses ?
je pense qu´une ouverture totale dans le contexte actuel ne fera qu´empirer les choses. L´agriculture américaine par exemple, est bien trop imposante en comparaison pour laisser une place aux "petites" exploitations!
Le libéralisme est parfait, on est d´accord, dans le cas ou personne n´essaie d´en profiter...
Oui, mais les petites exploitations ont l´avantage (dans le cas de l´Afrique) d´avoir une main d´oeuvre très très peu chère, des frais logistiques pour les emmener en France (par exemple) moins chers que les USA.
Le libéralisme n´empeche pas la compétition, du fait qu´en tant que consommateur, chacun y retrouve.
Messer Posté le 18 octobre 2005 à 10:05:41
les notions de néo-libéralisme raffarin :o raffarin néo-libéral il n´en n´est pas capable sache le, les notions néo-libéral que j´ai c´est le bangladesh et comme par hasard c´est le pays le plus pauvre du monde **
!! !
Collector !
Alors là première personne qui me sort que le Bengladesh est libéral...
Oui ce que je dis tu te dresses contre une notion que tu ne comprends pas, ou ne concoit pas tout à fait.
Ca viendra avec l´age, la prise de recul aussi..
tu es collector les autres arguments sont si ... que je répond juste à celui ci par apprend que le trickle down effect est en application au bangladesh et que c´est une théorie néo-libérale enfin ![]()
bizzare pas de réponses enfin sinon la semain de la solidarité aura lieu du 12 au 20 novembres et les manifestation de genéve n´ont aps fait la une de l´actu donc je vous informes qu´il y a eu des manifestations à genéve pour fêter les 10ans de lutte contre l´omc devant le siége.
Une ews que je viens de voir à la télé on à enfin la preuve des méfaits des ogm, le soja argentin que nos vaches consommes entraine un apauvrissement des zones cultivés et ´épandage du pesticide spécifique à utiliser provoque de nombreuses maladies, alors maintenant qu´on arrête de nous dire que les ogm sont inofencifs.
La guerre juste d´un pays à l´avant-garde
Par Maurizio Matteuzzi
La Bolivie existe-t-elle vraiment ? On a de temps en temps des nouvelles de
son existence : quand on tua le Che Guevara à La Higuera, à l´occasion d´un
golpe (mais pas tant que ça, d´ailleurs, s´il y en a eu 191 en 180 années d´
indépendance), quand on parle de la coca. Par certains côtés, on en
viendrait à dire qu´elle n´existe pas. Dans la lointaine année 1870, le
président bolivien de l´époque, Mariano Melgarejo, un ex-sergent golpiste un
peu rustre, irrité par l´ambassadeur anglais à La Paz, le fit enduire de
chocolat et faire un tour de ville monté en croupe à l´envers sur une mule.
Quand l´incident parvint à Londres, la reine Victoria donna l´ordre de
bombarder La Paz ; et quand le premier ministre Gladstone lui indiqua que La
Paz était à 500 kilomètres de la mer, la reine se fit porter une carte
géographique et, après avoir découvert où se trouvait le pays, elle l´effaça
d´un trait de plume en déclarant : « La Bolivie n´existe pas ».
Peut-être l´épisode ne s´est-il pas déroulé exactement comme ça ; mais ce
geste et ces paroles d´arrogance impériale résument bien les histoires
tourmentées que la Bolivie traîne avec elle aujourd´hui encore. Si pour la
reine Victoria -le Bush de l´époque- la Bolivie avait cessé d´exister, elle
avait existé, et elle continue à exister pour les hordes de conquistadores
qui l´ont rongée jusqu´à l´os pendant des centaines d´années.
C´est le pays le plus pauvre d´Amérique latine, après l´insurpassable Haïti.
Le plus indio, avec ses 60% de quechua et ayamara, qui deviennent 80-90%
avec les cholos (les métis). Le plus isolé, depuis que le Chili lui a pris
ses ports et son littoral avec la guerre du Pacifique en 1879. Le plus
saccagé: l´argent aux espagnols, la potasse aux anglais, le cuivre aux
chiliens, l´étain aux trois barons boliviens Patiño-Hochscild-Aramayo qui n´
ont laissé en Bolivie que les trous des mines et les cimetières des mineurs
; l´eau, c´est les nord-américains de Bechtel et les français de
Suez-Lyonnaise des Eaux qui voulaient la prendre pour eux, le gaz - dernière
ressource de valeur- une vingtaine de compagnies multinationales avec tous
les noms du gotha de l´économie globale : les anglais de British gaz, les
français de Total, les nord-américains de Mobil et Enron, les espagnols de
Repsol, les brésiliens de Petrobras.
Même les derniers épisodes de l´histoire de la Bolivie, ceux qui ont conduit
d´abord à la démission et fuite (à Miami) du président néo-libéral et
proaméricain Sanchez de Lozada, en octobre 2003, et maintenant à la
démission (sans fuite et sans morts, soit dit à son honneur) de Carlos
Mesa, pourraient être lus et « effacés » comme des convulsions négligeables
d´un pays qui n´existe pas. Et au contraire, non, qu´on le regarde à l´
échelle latino-américaine ou à une échelle plus vaste. Globale, justement.
L´Amérique latine est plus que jamais « le continent de l´espoir », comme
disait le pape polonais en pensant à son troupeau. Mais aujourd´hui, cet
espoir, au-delà des latino-américains, est le « notre », même si les
nouvelles vagues de présidents sont en général et tout au plus social
démocrates. L´Amérique latine est peut-être le seul endroit au monde qui est
en train de se rebeller contre le néo-libéralisme et contre la globalisation
american (and european) style. Les indigènes, d´élément résiduel de l´
histoire de la « civilisation », sont passés de la résistance à l´offensive,
à un « réveil » que d´aucuns se risquent à appeler « Intifada india ». Les
populations - des indiens en Bolivie et enEquateur, aux blancs en Argentine-
ont dit basta au saccage, basta à un système qui engraisse les comptes des
oligarchies locales et les bilans des banques des pays riches, mais n´
apporte que misère, violence et mort à tous les autres.
C´est pour cela qu´en Amérique latine les présidents, même élus
démocratiquement, mais tous ou presque avec l´estampille néo-libérale,
tombent comme des quilles. Ils sont déjà 11 depuis 1992 : le brésilien
Collor, le vénézuélien Andres Perez, les équatoriens Bucaram, Mahuad et
Guttierez, le paraguayen Cubas, le péruvien Fujimori, l´argentin De la Rua,
l´haïtien Aristide (même si la c´est, au moins en partie, une autre
histoire), les boliviens Sanchez de Loada et Mesa. Et au moins deux autres -
le péruvien Toledo et le nicaraguayen Bolaños- sont à risques.
Beaucoup, à chaque chute et fuite, ont pleuré pour la démocratie. Mais il n´
y a pas à pleurer parce qu´elle n´était - n´est - qu´une sous-espèce de
démocratie formelle, qui s´épuise avec les élections. Comment se fait-il que
des journaux comme le New York Times et l´Economist, écrivant sur l´
Argentine de Menem ou la Bolivie de Sanchez de Lozada, définissaient ces
gouvernements, dont les résultats coûtent cher aujourd´hui, comme des «
world class success stories » ?
La « guerre de l´eau » d´abord, et la « guerre du gaz » maintenant - qui est
la vraie raison du conflit - font de la Bolivie un des pays les plus
existants au monde. Un pays très moderne et d´avant-garde. Parce que c´est
là que se joue la partie entre la mondialisation néo-libérale et la
mondialisation des droits et des ressources humaines. Etant données les
forces en présence - matérielles et médiatiques-, et même si la raison
induit au pessimisme quant à la fin de l´histoire (même) du gaz bolivien,
voilà, oui, une guerre qui est juste. Pas seulement en Bolivie.
voilà pour le mois ;)
1- A propos de la vision du secrétaire général Annan exposée dans « Libérés
de la peur »
par Walden Bello Professeur de sociologie à l´Université des Philippines et
Directeur Exécutif de Focus on the Global South
(Propos tenus lors d´un séminaire intitulé « Pour une plus grande liberté »
par le secrétaire général des nations unies Kofi Annan au new World Hotel,
Mataki, aux Philippines, le 6 septembre 2005.)
Dans le paragraphe intitulé « Liberté face à la peur », le rapport du
secrétaire général Kofi Annan « Pour une plus grande liberté » expose une
approche complète sur la manière de mettre en ouvre une sécurité globale. Il
déclare que « La prévention des conflits meurtriers doit être au centre de
tous nos efforts, depuis lutter contre la pauvreté et soutenir un
développement durable, en renforçant les possibilités locales de gérer les
conflits, de promouvoir la démocratie et la primauté de la loi, et en
endiguant les flux de ventes d´armes de poing et d´armes légères; jusqu´à
mettre en ouvre des activités de prévention efficaces tels que les missions
de bons offices, les missions du Conseil de sécurité et les déploiements
préventifs de troupes ».
Nous ne pouvons pas ne pas y souscrire, et le fait qu´il y ait un parmi nous
un consensus grandissant pour dire que le développement, l´édification de la
paix et la prévention des conflits doivent être entrepris de manière
simultanée si nous voulons que les initiatives de paix et de sécurité
débouchent et durent constitue certainement un pas en avant.
Il s´agit toutefois d´un consensus entre agences des nations unies, d´
analystes et d´artisans de paix, et d´acteurs de la société civile. De plus,
les expériences positives dans ce domaine se sont déroulées à l´échelle
locale, des microsociétés.
Les tendances négatives globales
Malheureusement, à l´échelle mondiale des macro sociétés, les tendances
prennent la direction opposée, vers une déstabilisation plus grande et donc
une insécurité accrue de la vie humaine. Quelles sont ces tendances ?
La menace du terrorisme international en est une, ainsi que l´
affaiblissement des statuts multilatéraux des armes nucléaires, les deux
étant soulignées dans le document. Mais il y a d´autres menaces qui se
développent, qui soit ne sont pas mentionnées, soit sont sous-estimées par
le document, à mon avis.
La première tendance que j´aimerais souligner est celle que le document
nomme par un doux euphémisme la recherche par certains états « d´
alternatives au Conseil de Sécurité comme source d´autorité » afin de
recourir à la force contre d´autres états. Jamais depuis la fin de la
seconde guerre mondiale les normes établies par les lois internationales n´
ont été plus menacées qu´elles ne le sont aujourd´hui. Et le fait que l´
artisan principal de cette déstabilisation soit le membre le plus puissant
du système international est dérangeant. Quelle ironie qu´il y ait un vif
débat à propos de la Chine, à savoir si elle est une puissance « libérale »
ou « réactionnaire », pour utiliser le vocabulaire des relations
internationales, alors que les Etats-Unis devraient être l´enjeu des
discussions.
Pour moi, il ne fait aucun doute que les Etats-Unis sont une puissance
réactionnaire, c´est-à-dire une puissance qui cherche à changer de manière
complète les attributs de superpuissance encore plus dans son sens, si nous
tenons compte de ce qui suit:
- Sous le faux prétexte d´éliminer des armes de destruction massives, les
Etats-Unis ont remis en cause un des fondements du système onusien, à savoir
la souveraineté inviolable des états-nations, en attaquant l´Irak.
- L´administration Bush a écarté les conventions de Genève sur le traitement
des prisonniers en instituant une nouvelle catégorie « de combattants
ennemis » afin de pouvoir faire subir à certains prisonniers des traitements
contraires à la loi, y compris la torture.
- des directives de la Maison Blanche ont illégalement étendu les pouvoirs
de l´Etat américain, permettant à des agents de la C.I.A d´appréhender des
personnes en Italie, en opposition à la loi italienne, et de les transférer
dans la base navale de Guantanamo à Cuba.
Le développement de puissantes agences économiques multilatérales minant le
développement a constitué la seconde tendance majeure qui représente un
obstacle à l´évolution positive des choses à la base. Le but affiché d´
utiliser les politiques d´échange pour promouvoir le développement, qui a
été si bien développé par Paul Prebisch (CNUCED), a été remplacé par la
subordination du développement au libre-échange, au profit des groupes
privés, et aux intérêts économiques des pays riches durant ces vingt-cinq
dernières années. Et tout ceci allait de pair avec la position dominante
atteinte par le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et l´
Organisation Mondiale du Commerce aux dépens des agences économiques de l´
ONU dans un système de gouvernance économique mondiale et d´hégémonie du
néo-libéralisme.
Une pauvreté accrue, de l´inégalité de la stagnation économique ont été les
conséquences de la logique du néolibéralisme, avec comme conséquence sa
perte de crédibilité et de légitimité. Toutefois, avec la force d´inertie
proverbiale d´un train lancé à toute vitesse, les politiques néolibérales
continuent à prévaloir à peu près partout. Mais le problème n´est pas
seulement idéologique, c´est-à-dire traitant des conséquences négatives
résultant de politiques guidées par des présupposés erronés. Ces politiques
sont appliquées afin de contrecarrer de manière consciente les intérêts des
pays en voie de développement.
Par exemple, au Fonds Monétaire International (FMI), les pays riches ont
étouffé dans l´ouf les tentatives de réforme due système décisionnel qui
avaient pour but d´octroyer aux pays en voie de développement un plus grand
poids de décision dans la politique de l´agence. De même, les Etats-Unis ont
apposé leur véto à une très timide proposition, le Mécanisme de
Restructuration de la Dette Souveraine (SDRM), qui aurait permis aux pays en
voie de développement de se protéger des créanciers pendant qu´ils
restructuraient leur dette extérieure.
La nomination de Paul Wolfowitz, dont le nom est lié à l´unilatéralisme,
présage d´une ère dans laquelle les politiques de la Banque Mondiale
risquent d´être orientées de manière encore plus étroites à ce que la droite
américaine définit comme les intérêts nationaux des Etats-Unis.
A l´Organisation Mondiale du Commerce (OMC), le soi-disant "Accord-cadre de
juillet" qui sert de document de négociation dans la prochaine rencontre
ministérielle de Hong Kong préserve de manière éhontée les subventions
élevées des agricultures en Europe et aux Etats-Unis tout en exigeant l´
accès aux marchés des pays en voie de développement pour y écouler des
produits subventionnés à bas prix.
Parce que ces tendances négatives du système économique mondial créent plus
de pauvreté et d´inégalité, elles doivent être considérées comme une menace
à la sécurité mondiale, une restriction de la liberté face à la peur, et l´
ONU doit y faire face et les affronter de manière décisive.
Avoir négligé de faire cela a conduit à la troisième tendance négative sur
laquelle j´aimerais attirer votre attention, à savoir que le Groupe des Huit
s´set substitué aux Nations Unies dans leur rôle principal pour affronter
les problèmes mondiaux. Au récent sommet du G8 en Ecosse, début juillet, le
G8 s´est octroyé le leadership mondial dans le domaine de la dette; des
échanges, de l´aide et des changements climatiques. Pour deux raisons cela
constitue un problème de taille. D´abord parce que le G8 est une instance
informelle, issue d´aucune élection et qui n´a de compte à rendre à
personne. Ensuite parce qu´il représente les intérêts des pays les plus
puissants, si bien que les propositions qu´elle traite concernant les
problèmes mondiaux les plus urgents sont configurées pour servir d´abord les
préoccupations des intérêts principaux de ces pays.
Et en effet, il en émerge un système de gouvernance mondiale dans lequel le
G8 prend les principales décisions dans des situations d´importance
mondiale, qui sont ensuite mises en ouvre par le FMI, la Banque Mondiale et
l´OMC,
passant outre les structures de l´ONU. Ce qui rend ce jeu de pouvoir si
insidieux, c´est qu´il s´exerce en empruntant la rhétorique des Objectifs de
l´ONU pour un Développement du Millénaire et de la réduction de la
pauvreté mondiale.
Voilà les principales tendances dans la macro-échelle mondiale qui peuvent
facilement compromettre les succès atteints au niveau de la micro-échelle
locale par une plus grande coordination dans les efforts de développement,
de construction de la paix, et de prévention des conflits.
Les tendances contraires.
Heureusement, il y des forces qui contrebalancent ces tendances mondiales
négatives. Quelles sont ces contre-tendances positives ?
D´abord, le mouvement mondial pour la paix, un pouvoir dont le potentiel s´
est partiellement révélé le 15 2003, quand plus de 4l0 millions de personnes
ont défilé contre le projet d´invasion de l´Irak dans des centaines de
villes à travers le monde. Ce que ce mouvement a peut-être fait de plus
étonnant a été de convoquer des Tribunaux Mondiaux sur l´Irak (TMI) à
New-York, Copenhague, Tokyo, Bombay, la Corée du Sud, et dans un certain
nombre d´autres villes. Les jurés de Conscience du Tribunal Mondial sur l´
Irak conduits par la romancière Arundhati Roy a adopté au cours d´une
récente session plénière à Istanbul une résolution morale qui pourrait
influer sur la suite des événements: elle a invité les soldats américains et
du reste de la Coalition à user de leur droit à l´objection de conscience et
a engagé la communauté à procurer des zones de refuge à travers le monde
pour ceux qui entendent cet appel.
Ensuite nous avons le mouvement de la justice mondiale, également connu
comme mouvement contre la mondialisation conduite par des groupes privés. Ce
mouvement a largement contribué au dérapage de la rencontre
interministérielle de l´OMC à Seattle en 1999 et à Cancun en 2003. Alors qu´
il est surtout connu pour son opposition au FMI, à l´OMC et à la Banque
Mondiale, ce mouvement est également un lieu passionnant d´émergence d´
alternatives au paradigme dominant du système néolibéral d´alternatives au
développement et à la gouvernance économique mondiale qui subordonnerait le
marché, les échanges, et la rentabilité aux objectifs de développement, de
justice économique, et de solidarité sociale.
En troisième lieu, nous avons les pays du Sud qui s´unissent pour résister à
la continuelle hégémonie des pays du Nord. Les mois qui ont précédé la
réunion interministérielle de l´OMC à Cancun en 2003 ont vu l´émergence du
Groupe des20, du Groupe des 33, et du Groupe des 90.La résistance de ces
groupes, avec celle de la société civile, a empêché les gouvernements du
Nord de piloter la réunion. Tout en ayant leur part de lacunes, ces
alliances offrent néanmoins la possibilité de servir de tremplin aux efforts
vers une plus grande coopération économique des pays du Sud entre eux en
dehors du cadre des accords de Bretton Woods et de l´OMC.
Finalement, beaucoup de gouvernements des pays du Sud aussi bien que des
réseaux de la société civile se rassemblent progressivement autour du
processus de réforme de l´ONU, avec la conscience que bien le système
onusien comporte beaucoup de lacunes, il demeure toujours l´une des quelques
structures existantes qui peuvent contrebalancer les tendances vers le monde
plus instable et injuste promu par les intérêts politiques et privés
dominants.
Ceci nous conduit à la problématique de la réforme de l´ONU, dont quelques
propositions positives sont consignées dans le document du Secrétaire
Général. Toutefois, la plupart des ces propositions sont à un niveau où
elles pourraient mieux faire en matière d´efficacité. Ce dont nous avons
réellement besoin, ce sont des réformes qui touchent au déséquilibre de
pouvoir à l échelle mondiale entre les états membres, qui est la cause
première de l´insécurité mondiale. La réforme de l´ONU dans l´esprit de
beaucoup de gouvernements et de réseaux de la société civile n´est pas ce
que le gouvernement des Etats-Unis appellent " la réforme de l´ONU", qui
signifie continuer à rogner les pouvoirs de l´ONU. Au contraire, le
programme progressif de réformes de l´ONU entre autres contient les choses
suivantes:
- un pouvoir effectif de décision accru de l´Assemblée Générale;
- la réduction du pouvoir des grandes puissances dans le Conseil de
Sécurité, y compris l´abolition du système anachronique des Cinq Membres
Permanents;
- une capacité accrue de l´ONU et des instances judiciaires qui lui sont
liées, comme la Cour Internationale de Justice, pour juger et sanctionner
les écarts et les violations des lois internationales perpétrés par des pays
membres puissants, comme les Etats-Unis;
- La fin d´un régime de sécurité à double vitesse, dont le Traité de
Non-prolifération nucléaire en est le principal représentant, qui permet à
quelques états de continuer à posséder des armes nucléaires tout en
interdisant la possession à d´autres - ce qui veut dire que tout les états
doivent se débarrasser de leur arsenal nucléaire;
- Le renforcement du système onusien d´agences économiques, composé entre
autres, de la CNUCED, de la Commission Economique pour l´Amérique latine, de
la Commission Economique et Sociale pour la zone Asie-Pacifique, servant de
contrepoids au système de Bretton Woods et à l´OMC.
- L´institutionnalisation au profit de la société civile -particulièrement
des mouvements sociaux- d´un poids décisionnel équivalent à celui des
gouvernements au sein du système de l´ONU.
Somme toute, nous ne pouvons pas séparer les progrès dans la promotion de la
sécurité de l´homme à micro-échelle des tendances mondiales à macro-échelle.
Quelques-unes de ces tendances sont véritablement dérangeantes, en
particulier l´unilatéralisme insolent des Etats-Unis, que beaucoup d´
analystes décrivent de plus en plus comme manifestant les caractéristiques
réservés aux états voyous. Le système des Nations Unies ne peut pas demeurer
pertinent sans se mobiliser et se confronter directement à ces tendances
pour les contrebalancer et il peut peut-être le faire en trouvant des voies
pour guider les phénomènes tels que l´émergence d´un bloc de pays en voie de
développement plus indépendant d´esprit et la force grandissante de la
société civile mondiale, qui prennent l´autre direction positive.
dsl pour le doublon mais je concidére l´autre partie comme plus importante ;) donc mise en premier
bon et bien voici le coup d´envoie de la semaine de la solidarité, avec plein d´action dans les grandes villes de france. ;)
"Ils nous ressortent les bonnes vieilles rengaines d´une agriculture plus efficace, en omettant de préciser que les graines modifiées ne se régènèrent pas d´une année à l´autre, rendant complètement dépendant l´agriculteur.."
Les semences utilisées pâr les agriculteurs français sont en grande majorité issues de laboratoires privés ou publics (INRA). Ces semences sont obtenues par hybridation et perdent leurs valeurs si on replante les grains qui en sont issus.
Ce kofi Annan est une vraie girouette.
en même temps est-ce qu´on lui a donné un vrai pouvoir pour qu´il puisse peser sur les décisions?
pas vraiment
lekhan Posté le 21 octobre 2005 à 22:34:20
bizzare pas de réponses enfin sinon la semain de la solidarité aura lieu du 12 au 20 novembres et les manifestation de genéve n´ont aps fait la une de l´actu
--> bin faut dire qu´à genève c´est passé inaperçu et qu´on en a rien à foutre en plus, sinon le mouvement alter à genf est mort (déjà que c´était pas brillant avant, maintenant il cultive l´aspect commercial de la chose).
hum mort, je ressors du village internationale il est en pleine forme, et l´aspect commerciale d´un mouvement tu m´expliqueras hein?
ha t´est sur genève maintenant ?
DES PROMESSES A LA REALITE, LE LIBRE-ECHANGE PERD SON FARD
« Si l´administration Clinton ne profite pas de l´attitude favorable aux
concepts de marché libre et de démocratie dans la région aujourd´hui, les pays
d´Amérique latine pourraient devenir de plus en plus sceptiques face aux
politiques libre-échangistes des Etats-Unis. Ceci pourrait aboutir à des retours
de bâton de type socialistes et anti-démocratiques dans la région » [1],
s´inquiétait la Heritage Foundation, un « think tank » justement créé pour
éviter tout « retour de bâton » en éclairant le monde sur l´évidente - et «
naturelle » -, supériorité du modèle néolibéral [2].
Sa critique - assurément injustifiée -, selon laquelle le président démocrate
avançait « au ralenti sur la promotion du libre-échange dans les Amériques »
[3] témoigne, de façon presque touchante, de l´anticipation fébrile des hérauts
de l´ultralibéralisme, comptant les heures les séparant de « la fin de
l´histoire » comme de jeunes enfants les jours qui précèdent Noël. Ces rejetons
gâtés du « toujours plus » n´avaient pourtant pas à se plaindre de Bill Clinton.
Très rapidement, celui-ci s´était en effet trouvé à l´aise dans son costume de «
commis-voyageur » représentant les intérêts des multinationales de son pays.
Fier du travail accompli, il pourrait ainsi se vanter, le 25 janvier 1994 lors
de son discours sur l´Etat de l´Union, du fait que « Depuis un an (...) nous
avons fait plus pour ouvrir les marchés mondiaux aux produits américains qu´à
aucun moment au cours des deux dernières générations. »
Et pourtant, le quatrième sommet des Amérique qui se tenait à Mar del Plata, en
Argentine, les 4 et 5 novembre 2005 et qui devait s´inscrire dans la continuité
du processus d´expansion du libre-échange à travers les Amériques, aura fait la
démonstration qu´une bonne part des pays d´Amérique latine - et la très grande
majorité des peuples de la région -, sont aujourd´hui plus que « sceptiques »
face aux politiques libre-échangistes mitonnées à Washington. Dans les salons
feutrés où se réunissaient les chefs d´Etats, l´on s´accorda pour dire que le
projet d´une Zone de libre-échange des Amériques [4] - un marché de 800 millions
de personnes à travers 34 pays -, était « ajourné ».
On eut pu dire « déchiqueté », « laminé » ou « mis en pièce » au regard des
manifestations monstres de protestation contre le dernier avatar de la politique
d´impérialisme économique des Etats-Unis et son porte-parole - l´euphémique
George W. Bush -, qui déclara le processus « en panne » [5]. Avec le bloc du
Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) [6] et son « invité » le
Venezuela fermement opposés au projet, le navire amiral de l´offensive
nord-américaine contre la souveraineté économique et politique des pays de son «
arrière-cour » rencontra plus qu´une simple « panne » de vent : il sombrait dans
les eaux profondes de la contestation... en pleine « Mer d´argent » [7] ! Sans
ambages, le président vénézuélien Hugo Chavez - qui défilait en tête des
cortèges des manifestants -, enfonça les clous qui scellaient le cercueil du
projet moribond en annonçant : « Mar del Plata sera la tombe de l´Alca » [8].
Que s´était-il passé ? Le scénario n´était-il pas des plus roses ? D´un côté des
frontières, on avait tout à gagner, de l´autre... on avait tout à gagner ! Les
prophètes avaient parlé : « Un commerce libre et élargi bénéficie à tout le
monde - aux Américains [9] comme aux non-Américains ». Tout y était : « de
meilleurs emplois, avec de plus gros salaires, dans des marchés plus compétitifs
», mais aussi « un plus grand choix de produits et d´intrants, à des prix plus
bas » [10]. Qui a dit que le Paradis sur Terre n´était pas à portée de main ?
Dans les colonnes de l´organe de diffusion de la doxa néolibérale, le Wall
Street Journal, le président du conseil d´administration et directeur général de
la New York Life Insurance Company (une société impliquée dans une affaire de
corruption et de lobbying pour remporter des marchés publics [11]), expliquait
le 9 août 2005 que la ZLEA « pourrait représenter jusqu´à 130 milliards de
dollars US de croissance économique pour les Etats-Unis, le Canada et l´Amérique
latine ». Il n´expliquait pas quelles tranches de la société bénéficieraient de
cette manne. Cela allait de soit pour qui savait entendre... et ceux-là
entendaient d´autant mieux que la musique était connue. Par c¦ur...
Déjà, au moment du lancement du petit frère de la ZLEA, l´ALENA (accord de
libre-échange signé entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique et entré en
vigueur le 1er janvier 1994) [12], la douce sérénade vantant les mérites du
libre-échange avait résonné d´échos trop semblables pour qu´une certaine
lassitude ne se fasse pas sentir aujourd´hui. Bill Clinton promettait « plus
d´emploi et de plus hauts niveaux de vie pour le peuple américain ; un déficit
limité ; des taux d´intérêts bas ; des barrières douanières réduites et de hauts
niveaux d´investissement. » De l´autre côté de la frontière le long de laquelle
l´administration étasunienne commençait déjà à ériger un triple mur de béton -
car la libre circulation des biens et marchandises n´implique pas, au contraire,
celle des humains [13] -, le président Carlos Salinas [14] voyait dans cet
accord une « occasion unique de transformer le pays » et la « chance du Mexique
d´entrer dans le premier monde » [15].
Comme à l´habitude lorsqu´il s´agit de marteler les bienfaits de l´orthodoxie
libérale, les médias - contrôlés par les intérêts financiers pour le bénéfice
desquels les accords de libre-échange sont conçus - étaient de la fête. Dès le
1er janvier 1994, le « bureau financier » du New York Times s´en remettait à
l´avis des « économistes », ces éminences grises de la nouvelle « science »
venue de Chicago (n´a-t-elle pas d´ailleurs son prix Nobel bien à elle ?) . Le
lectorat du New York Times n´étant pas le même que celui du Wall Street Journal
(qui se contente de savoir que les dollars sont « à portée de main »), on y
flattait la bonne conscience droit-de-l´hommiste des « progressistes »
américains. Les « économistes » avançaient que l´ALENA, c´était « plus
d´emplois, de plus hauts salaires pour les travailleurs mexicains, de nouveaux
marchés... ». La préoccupation des économistes pour les « travailleurs mexicains
» sonne-t-elle faux ? Qu´à cela ne tienne ! La rédaction du New York Times
renchérit dans son éditorial daté du 4 janvier 1994. Elle y prédit que l´ALENA
amènera - « naturellement » pourrait-on ajouter -, l´accroissement des « niveaux
de vie dans toutes les régions du Mexique pour les peuples de toutes origines
ethniques ». Les médias seraient à nouveau de la partie, plus tard, pour vanter
les mérites de la ZLEA. Ainsi, une étude réalisée par l´observatoire des médias
étasunien Fairness and accuracy in the media (FAIR) lors du 3ème sommet des
Amériques, à Québec en mai 2001 - à l´occasion duquel le projet des négociations
en vue de la ZLEA fut rendu public pour la première fois [16] -, révèle qu´en
avril 2001, 34 éditoriaux de la presse étasunienne soutenaient le projet de
ZLEA... et aucun ne s´y opposait [17]. Plus une information est répétée, plus
elle devient vraie.
« Plus d´emplois », « plus de produits moins chers », « de plus hauts niveaux de
vie », tout irait donc mieux après la signature de l´ALENA en 1994... Tout était
donc condamné à aller encore mieux après celle de la ZLEA ! Rien ne semblait
pouvoir arrêter la petite musique bien réglée - peut-être un peu répétitive ? -,
de l´ouverture des frontières et de la mondialisation heureuse. Rien, sauf la
réalité... cet obstacle encombrant dont on se passerait bien dans les hauts
lieux de la finance planétaire, permanente, immédiate et surtout immatérielle
[18].
Finalement, il y a fort à parier que pour les peuples latino-américains,
peut-être pas tout à fait aussi amnésiques qu´on l´avait imaginé à Washington,
Mexico ou encore Bogotá (et ce, malgré les efforts des médias de masse qui, il
faut leur reconnaître ce mérite, ne reculent devant aucun effort pour s´assurer
du contraire), l´expérience de l´ALENA a suffi à faire tomber les masques du
marketing libre-échangiste et à jeter la lumière sur la réalité de
l´exploitation organisée « made in » Washington.