Depuis quand les banques doivent s´occuper d´écologie?
Les banques respectent les règles des pays où elles travaillent, c´est tout ce qu´on leur demande.
c´est pas ce qu´on demande a la banque mondial vu que ce n´est pas une banque ordinaire qu´elle gére des fonds planétaires elle doit s´en préoccupé enfin moi je trouve ça logique.
http://www.greenpeace.orgrg/france/news/edf-epr-opposer
je vous jure une honte, si on à plus le droit de manifester son mécontentement ou va t´on.
L´IGNORANCE DE L´AMERIQUE : UNE MENACE POUR L´HUMANITE
Pourquoi il faut se préoccuper de la pauvreté
NEW YORK La démission de George Tenet la semaine dernière a fait suite aux
échecs des services de renseignement au cours de la guerre en Iraq et durant la
période qui a précédé les attentats du 11 septembre. Mais les carences du
renseignement américain sont loin de ne concerner que la CIA et les pays où
l´Amérique est en guerre ou poursuit des terroristes.
Dans les régions les plus pauvres du monde, de l´Amérique du Sud jusqu´en Asie
centrale, le gouvernement des Etats-Unis semble intervenir quasiment à
l´aveuglette, face à des problèmes qu´il ne comprend absolument pas et que, de
ce fait, il ne peut résoudre.
Ce problème ne date pas du gouvernement Bush, bien qu´ignorance et arrogance
combinées dans la politique étrangère du Président Georges W. Bush aient eues
des conséquences particulièrement désastreuses.
Depuis le début des années 1980, les programmes de développement américains sont
sabrés, de sorte que les milieux institutionnels comprennent très mal les
problèmes qui agitent les sociétés touchées par le chômage de masse, une
croissance démographique rapide, des maladies omniprésentes et la faim
chronique.
Que l´on s´intéresse au Conseil national de sécurité, au Trésor, au Conseil
économique, à l´Agence américaine pour le développement international (USAID) ou
aux membres des comités du Congrès concernés, on a le plus grand mal à trouver
des personnes ayant une bonne connaissance des pays pauvres.
C´est d´autant plus regrettable que les pauvres (grosso modo, ceux qui vivent et
meurent avec moins de 2 dollars par jour) représentent la moitié de l´humanité -
et se trouvent dans la plupart des endroits où des troupes américaines ont
combattu et péri au cours des dernières décennies.
Lorsque j´ai approché des responsables du gouvernement Bush en 2001 pour tenter
de les convaincre de renforcer la lutte contre la pandémie du SIDA, je me suis
trouvé devant des interlocuteurs qui étaient des juristes, des responsables
restés en fonction depuis la guerre froide ainsi que des hommes politiques.
L´expertise spécialiste faisait entièrement défaut. Elle était remisée dans les
Centres pour le contrôle et la prévention des maladies et les Instituts
nationaux de la Santé, ni les uns ni les autres ne s´étant vu confier la
conduite de la politique de lutte contre le SIDA. Le programme USAID n´était pas
mieux loti. Dès 2001, son budget et ses compétences étaient tellement affaiblis
qu´il y demeurait très peu d´esprits indépendants, et moins encore de personnes
ayant une idée précise de ce que représentait la catastrophe du SIDA en Afrique.
Bien qu´il y ait au sein du gouvernement de Bush une réelle volonté de lutter
contre le SIDA, trop de considérations politiques et trop peu de
professionnalisme ont eu pour effet de retarder de plusieurs années le lancement
de l´initiative mondiale de lutte contre le SIDA de Bush, ce qui s´est traduit
par la mort de millions de personnes. On a déjà constaté ces déplorables pertes
de temps et ces occasions manquées dans d´autres circonstances.
Ces dernières années, à chaque fois qu´il a fallu faire face en urgence à des
problèmes découlant de la pauvreté en Afrique, de l´instabilité politique en
Amérique latine ou de catastrophes naturelles en Asie, nous n´avions
pratiquement pas d´interlocuteurs dans les hautes sphères du gouvernement
américain.
Ainsi, lorsque la crise économique a provoqué la chute du gouvernement
démocratiquement élu en Bolivie l´année dernière, les responsables américains
chargés de l´Amérique du Sud ont brillé par leur incapacité absolue à faire
face.
Le fait est que se préoccuper d´endroits comme la Bolivie ou l´Ethiopie est
considéré dans les hautes sphères du pouvoir comme une marque de faiblesse ou
comme politiquement non pertinent - jusqu´à ce que la catastrophe survienne.
Cette attitude est ce qui permet de comprendre pourquoi le gouvernement
américain a été incapable d´anticiper et de prévenir les désastres survenus en
Afghanistan, au Cambodge, en Haïti, au Nicaragua, en Somalie, au Vietnam et dans
bien d´autres endroits où les Etats-Unis ont gaspillé des vies et des
ressources.
La déconfiture de la politique étrangère des Etats-Unis se lit dans les chiffres
du budget. Il est bien révolu le temps du Plan Marshall, où l´Amérique
consacrait plusieurs points de pourcentage de son Produit intérieur brut à la
reconstruction européenne. Cette année, les Etats-Unis vont consacrer environ
450 milliards de dollars aux dépenses militaires, contre seulement 15 milliards
à l´aide publique au développement.
Ce ratio de 30 à 1 trouve son pendant dans un déséquilibre comparable des modes
de pensée américains. Les compétences militaires américaines sont incontestées.
La capacité de l´Amérique à comprendre ce qui se passe avant et après les
guerres dans les pays pauvres est pratiquement inexistante.
Pour remédier à tout cela, il faudra faire bien plus que reconnaître les erreurs
commises lors de la guerre en Iraq. Un bon point de départ serait de
reconstruire l´USAID pour en faire une institution de premier plan, capable de
comprendre les catastrophes humaines et les menaces pour la sécurité qui
découlent de l´extrême pauvreté, et capable d´y répondre.
Cette institution a besoin d´être dotée d´une direction et d´un personnel
compétents et non politisés, d´un nouveau mandat élargi à l´étude d´une économie
mondiale faite de criantes inégalités, de moyens financiers accrus pour venir en
aide à des pays fragiles et qui s´appauvrissent avant que ceux-ci ne sombrent
dans le chaos, et d´être promue au rang de département ministériel afin que ses
experts puissent se faire entendre des centres du pouvoir. Les efforts
américains devront cependant aller au delà de cette seule institution. Les
Etats-Unis ont besoin de dirigeants qui reconnaissent que les problèmes des
pauvres ne sont pas des bagatelles à laisser aux bonnes âmes, mais des questions
stratégiques de première importance. Pour la première fois depuis plusieurs
décennies, l´Amérique doit se donner les moyens de comprendre des problèmes tels
que les maladies tropicales ou la malnutrition par exemple, qui sont méconnus
des Américains alors que ce sont des sujets de préoccupation urgents pour des
milliards de personnes ailleurs dans le monde.
Lorsque l´on est une superpuissance, l´ignorance n´est pas un bienfait; elle
constitue une menace pour les Américains et pour l´humanité toute entière.
Jeffrey D. Sachs est directeur de l´Institut de la Terre à l´Université de
Columbia.
et oui l´ignorance aussi maintien certaine personne au pouvoir, et c´est aussi un grand danger pour la planéte.
.- 1er SALON INTERNATIONAL POUR UN COMMERCE EQUITABLE
EquitExpo est le nom du « 1er salon international pour un commerce équitable »
qui se tiendra à la Nef de l´Île des Vannes sur le territoire de la commune de
L´Île-Saint-Denis (93 450)
Ce salon est gratuit, ouvert le samedi 1er octobre de 10h00 à 23h00, les
dimanche 02 et lundi 03 octobre de 10h00 à 20h00, et le mardi 04 octobre de
10h00 à 17h00.
EquitExpo est organisé par : La communauté d´agglomération Plaine Commune et
l´association Minga, avec le soutien de nombreux partenaires, dont Attac France.
Ce salon est appelé « pour un commerce équitable » car l´équité dans les
échanges commerciaux n´est qu´en devenir. Les alternatives économiques
respectueuses de l´homme et de l´environnement ne sacrifient pas à une mode
passagère. Elles participent, bien au contraire, à un important bouleversement
des pratiques commerciales qui nécessitent un véritable débat public,
démocratique et permanent. Le salon international pour un Commerce Équitable
leur en offre une occasion, qui sera renouvelée chaque année.
EquitExpo accueillera, sur 3000 m2 d´exposition, plus d´une centaine d´exposants
de tous secteurs d´activité, de plusieurs continents : producteurs de biens et
services, importateurs, grossistes, gestionnaires de marques, structures
financières solidaires, médias indépendants, logiciels libres, commerçants et
distributeurs alternatifs, autoproductions culturelles...
Un salon pour le grand public...
EquitExpo sera ouvert pendant 4 jours, dont les deux premiers, les samedi 1er et
dimanche 02 octobre, spécialement destinés au grand public.
15 000 visiteurs y accèderont gratuitement pour découvrir et acheter des
produits (décoration, alimentation, textile, mobilier...) et services, assister
aux débats et projections de films et participer à une grande soirée festive, le
samedi de 20h00 à 23h00.
bon voilà une info interressante c´est le salon international du commerce équitable.
hum que pensez vous d´un salon du commerce équitable et du commerce équitable en général?
hum, ce salon, je vais y aller, je suis sûr d´y rencontrer des vieilles connaissances , et puis faut que je me renseigne pour construire ma maison écolo..
Je n´ai rien contre le commerce équitable, bon principe.
Mais je n´ai jamais vu aucune proposition concrète dans l´altermondialisme tellement que c´est pétri d´incertitude et que ses membres se font eux même esclaves et veulent entrainer les autres dans leur délire.
j´avais déjà mis des liens vers de concrétes action altermondialiste et des programmes d´idées alter je vais les ressortir
2.- LES GUERRES MENTENT
- Mais le motifŠ dit Monsieur Duval. Un homme ne tue pas pour rien.
- Le motif ? répondit Ellery, e renfonçant la tête dans ses épaules-. Vous le
connaissez, vous, le motif.
(Ellery Queen, « Aventures dans la Maison des Ténèbres »)
Les guerres disent qu´elles se font pour de bonnes raisons : la sécurité
internationale, la dignité nationale, la démocratie, la liberté, l´ordre, la
mission de la Civilisation ou la volonté de Dieu. Personne n´a l´honnêteté
d´avouer : « Moi je tue pour voler ».
Au Congo, au cours de la guerre de quatre années qui est suspendue depuis 2002,
pas moins de trois millions de civils sont morts. Ils sont morts pour le coltan,
mais eux ne le savaient pas. Le coltan est un minerai rare, et son nom étrange
désigne le mélange de deux minéraux appelés columbium et tantale. Le coltan ne
valait pas grand-chose, jusqu´à ce qu´on découvre qu´il était indispensable pour
la fabrication des téléphones portables, navettes spatiales, ordinateurs et
missiles ; depuis il est plus cher que l´or.
Presque toutes les réserves connues de coltan sont dans les sables du Congo. Il
y a plus de quarante ans, Patrice Lumumba fut sacrifié sur un autel d´or et de
diamants.
Son pays recommence à le tuer chaque jour.
Le Congo, pays très pauvre, est très riche en minerais, et ce cadeau de la
nature continue à se révéler une malédiction de l´histoire. Les africains
appellent le pétrole « merde du diable ». En 1978, on découvrit du pétrole dans
le sud du Soudan. On sait que sept ans après, les réserves atteignaient déjà
plus du double, la plus grande quantité se trouvant dans l´ouest du pays, dans
la région du Darfour. Là, récemment, il y a eu, et il continue à y avoir, un
autre massacre. De nombreux paysans noirs, deux millions selon certaines
estimations, se sont enfuis ou ont été tué par balles, au couteau ou par la
faim, au passage des milices arabes que le gouvernement soutient avec des chars
d´assaut et des hélicoptères. Cette guerre se déguise en conflit ethnique et
religieux entre les bergers arabes, musulmans, et les paysans noirs, chrétiens
et animistes. Mais il se trouve que les villages incendiés et les champs
dévastés étaient là où commencent maintenant à se dresser les tours pétrolières
qui forent la terre.
La négation de l´évidence, injustement attribuée aux ivrognes, est l´habitude la
plus connue du président de la planète, qui, grâce à dieu, ne boit jamais une
seule goutte. Lui, continue à affirmer que sa guerre en Irak n´a rien à voir
avec le pétrole.
« Ils nous ont trompé en occultant systématiquement des informations », écrivait
depuis l´Irak, dans les lointaines années 20, un certain Lawrence d´Arabie : «
Le peuple anglais a été amené en Mésopotamie pour tomber dans un piège dont il
sera difficile de sortir avec honneur et dignité ».
Je le sais que l´histoire ne se répète pas, mais quelques fois j´en doute.
Et l´obsession contre Chavez ? Elle n´a vraiment rien à voir avec le pétrole du
Venezuela, cette campagne forcenée qui menace de tuer, au nom de la démocratie,
le dictateur qui a gagné neuf élections propres ?
Et les cris d´alarme continus contre le danger nucléaire iranien n´ont vraiment
rien à voir avec le fait que l´Iran possède une des réserves de gaz les plus
riches du monde ? Et si non, comment explique-t-on l´affaire du danger nucléaire
? C´est l´Iran, peut-être, qui a jeté les bombes atomiques sur la population
civile de Hiroshima et Nagasaki ?
L´entreprise Bechtel, qui a son siège en Californie, avait eu, pour quarante ans
la concession de l´eau de Cochabamba. Toute l´eau, y compris l´eau de pluie. Dès
qu´elle se fut installée, elle tripla les tarifs. Une révolte populaire éclata,
et l´entreprise dût quitter la Bolivie.
Le président Bush se prit de pitié pour l´expulsion, et il consola Bechtel en
lui concédant l´eau de l´Irak.
Vraiment généreux de sa part. L´Irak n´est pas digne d´être détruit seulement
pour sa richesse pétrolifère : si ce pays, irrigué par le Tigre et l´Euphrate,
se paye le pire c´est aussi parce qu´il est la poche d´eau douce la plus riche
de tout le Moyen Orient.
Le monde est assoiffé. Les poisons chimiques putréfient les fleuves et la
sècheresse les extermine, la société de consommation consomme de plus en plus
d´eau ; l´eau est de moins en moins potable et de plus en plus rare. Tout le
monde le sait : les guerres du pétrole seront, demain, les guerres de l´eau.
En réalité, les guerres de l´eau ont déjà commencé. Ce sont des guerres de
conquête, mais les envahisseurs ne jettent pas de bombes, ni ne débarquent de
troupes. Les technocrates internationaux, qui mettent les pays pauvres en état
de siège et exigent la privatisation ou la mort, voyagent en civil. Leurs armes,
mortels instruments d´extorsion et de châtiment, ne se voient pas et ne
s´entendent pas.
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international, deux mâchoires d´une
même morsure, ont , ces dernières années, imposé la privatisation de l´eau dans
seize pays pauvres. Parmi eux, certains des plus pauvres du monde, comme le
Bénin, le Nigeria, le Mozambique, le Rwanda, le Yémen, la Tanzanie, le Cameroun,
le Honduras, le NicaraguaŠ L´argument était irréfutable : ou ils concèdent l´eau
ou il n´y aura pas de clémence pour la dette ou de nouveaux prêts.
Les experts ont aussi eu la patience d´expliquer qu´ils ne le faisaient pas pour
démanteler les souverainetés nationales, mais bien pour aider la modernisation
des pays qui languissaient dans l´arriération à cause de l´inefficience de
l´état. Et si les factures de l´eau privatisée ne pouvaient pas être payées par
la majorité de la population, tant mieux : peut-être que comme ça, leur volonté
assoupie de travail et de dépassement personnel allait enfin se réveiller.
Qui commande en démocratie ? Les fonctionnaires internationaux de la haute
finance que personne n´a élus ? A la fin du mois d´octobre, l´année dernière, un
référendum a décidé du destin de l´eau en Uruguay. La plus grande partie de la
population a voté avec une majorité jamais vue, confirmant que l´eau est un
service public et un droit pour tous. Ça a été une victoire de la démocratie
contre la tradition de l´impuissance, qui nous apprend que nous sommes
incapables de gérer l´eau ou n´importe quelle autre chose, et contre la
mauvaise réputation de la propriété publique, discréditée par les politiciens
qui l´ont utilisée et maltraitée comme si ce qui est à tout le monde n´était à
personne.
Le référendum de l´Uruguay n´a eu aucune répercussion internationale. Les grands
médias n´ont pas eu connaissance de cette bataille de la guerre de l´eau, perdue
par ceux qui gagnent toujours ; et l´exemple n´a contaminé aucun pays du monde.
Ce référendum a été le premier, pour l´eau, et jusqu´à présent, que l´on sache,
il a aussi été le dernier.
Par Eduardo Galeano, Copyright ips-il manifesto (traduit de l´espagnol par
Marcella Trambaioli)
Edition de mercredi 7 septembre de il manifesto
http://abbonati.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/07-Settembre-2005/art100.php3
Traduit de la version italienne par Marie-Ange Patrizio
bon voilà une news qui nous renseugne encore sur l´inutilité des guerres.
.- SOMMET DE L´ONU : UN ECHEC GLOBAL MAIS UNE INNOVATION FACTEUR D´ESPERANCE
Le moins que l´on puisse dire est que la montagne a accouché d´une souris.
Malgré la présence de dizaines de chefs d´Etats et de gouvernements, le sommet
de l´ONU n´a pas débouché sur des résultats concrets. Il y a pour le moins un
contraste gigantesque entre le constat généralement partagé de l´urgente
nécessité d´une réforme de grande ampleur de l´ONU, et l´absence totale de
résultat obtenu à New York. Qu´il s´agisse de l´élargissement du Conseil de
sécurité, de la réforme de la Commission des droits de l´homme ou de sujets
aussi essentiels que le terrorisme ou la non-prolifération des armes nucléaires,
aucune avancée réelle n´a été obtenue.
La réduction des déséquilibres économiques Nord-Sud fut l´objet de beaucoup de
discours, mais d´aucune décision concrète. Le principal - et sans doute le seul
- résultat tangible de ce sommet sera l´adoption par l´Assemblée générale d´une
déclaration commune où figure le principe de nouvelles sources innovantes pour
le développement et la volonté de certains pays de mettre en place une
contribution sur les billets d´avion pour financer la lutte contre la pauvreté
et les grandes pandémies.
Gadget, idée mineure diront certains. Non, évolution capitale et lourde de
conséquence pour l´avenir, au-delà du caractère apparemment limité de la mesure.
L´idée d´une taxation internationale, certes volontaire et modeste, est entrée
dans le paysage juridique. On peut faire le pari que cela ne s´arrêtera pas en
si bon chemin et que c´est le début d´un processus qui devrait prendre de
l´ampleur. Ce que l´Assemblée générale a consacré, c´est un succédané de la
fameuse taxe Tobin proposée par le mouvement alter-mondialiste, et notamment
ATTAC en France, depuis quelques années. Cette idée était jugée démagogique et
illusoire lorsqu´elle a été proposée. Elle fut ensuite reprise par le Président
français et le Président brésilien Lula et elle est désormais en passe de
rentrer dans les faits.
Pour la première fois, l´idée d´une taxation internationale a donc été admise et
va entrer en application. Et la démarche qui a conduit à cette décision est
également intéressante. Elle est le produit de l´adéquation entre un mouvement
de citoyens, d´ONG et de décisions étatiques. Les ONG prennent en effet souvent
des initiatives qui sont ensuite mises en ¦uvre par les Etats qui restent les
décisionnaires. Il y a donc eu finalement une bonne coopération entre certains
Etats et les ONG, montrant ainsi que ces deux acteurs de la scène internationale
ne sont pas forcément adversaires ou concurrents, et qu´ils peuvent être parfois
complémentaires.
C´est la seule bonne nouvelle de ce sommet.
Par Pascal Boniface, directeur de l´Institut des relations internationales et
stratégiques (IRIS), membre du Conseil scientifique d´Attac
et puis on peut aussi parler du raté de l´onu ^^
Tiens, mon prof d´Histoire, alors qu´on abordait le chapitre sur la mondialisation, nous a dit qu´il était altermondialiste ![]()
chanceux va moi je me tape encore un communiste je crois^^
erf un communiste
, bonjour la lecon sur staline, lenine etc...
surtout que les livres d´histoires du college s´appuie beaucoup sur le fait que c´etait lus de la dictature que du communisme je crois ... ![]()
1.- 15/10, GENEVE : STOPPONS L´EMPRISE DES MULTINATIONALES A L´OMC !
La conférence ministérielle de l´OMC à Hong Kong approche. A Genève, les
négociations s´intensifient pour en assurer le succès.
Ayant encore à l´esprit l´échec de Cancun, l´OMC a changé sa stratégie de
négociation. Les négociateurs tentent de résoudre les questions les plus
conflictuelles durant les Conseils Généraux à Genève, évitant ainsi les feux des
projecteurs et la pression populaire qui ont contribué aux précédents blocages.
Cette stratégie renforce encore l´aspect opaque et non-démocratique de ses
décisions. La société civile doit s´opposer à cette stratégie !
SAMEDI 15/10/05 à 14h00
départ devant l´OMC,
avenue de la Paix, Genève
L´agenda de juillet qui a été décidé l´année dernière montre ce changement de
stratégie. Le Conseil Général en juillet de cette année, qui s´est terminé sans
accord, a encore une fois montré la nature réelle des pourparlers commerciaux :
le cycle actuel de négociation sera une fois de plus un cycle au service des
multinationales, sans que les intérêts des petits agriculteurs, des femmes, des
travailleurs et des travailleuses, des plus pauvres et de l´environnement, ne
soient pris en compte. Au vu de ce qui se passe pour l´agriculture, les services
et les biens industriels - et au vu des rapports de force à l´OMC - les
évolutions récentes suscitent de réelles et graves inquiétudes. Il est donc
indispensable
d´exercer une pression populaire et de focaliser l´attention internationale sur
les prochains Conseils Généraux de l´OMC à Genève. Les mouvements sociaux et la
société civile doivent être présents pour faire porter leur responsabilité aux
membres de l´OMC, et pour s´assurer que les pays en développement, les intérêts
des peuples du monde et de l´environnement ne soient plus bafoués, dans la fuite
en avant toujours plus libérale du commerce international.
D´ici à Hong Kong, toute l´attention est portée sur le Conseil Général
d´octobre, durant lequel d´importantes décisions devraient être prises dans tous
les secteurs. La ministérielle de Hong Kong devrait donc servir au mieux à
entériner des décisions plutôt qu´à les prendre.
Par l´Alliance Genevoise des peuples -
Tract d´appel à la manifestation : http://www.france.attac.org/a5572
2.- MISSION IMPOSSIBLE POUR LAMY ?
Dans le monde uniforme des négociations commerciales, Pascal Lamy se repère
instantanément. Son crâne rasé de près et son regard déterminé, façonnés par la
course à pied et d´impressionnantes heures de travail, le distinguent des
autres. Dès le moment où il se jeta dans la bataille pour le poste de Directeur
Général de l´OMC, on présageait sans trop de doutes que sa nomination lui serait
servie sur un plateau.
Lamy est parfait pour le poste. Il est foncièrement acquis au libre-échange et
au multilatéralisme, bureaucrate expérimenté et intervenant politique efficace.
Là où son charisme fait défaut, il le compense largement par sa capacité à
orchestrer le dessous des cartes, une facilité réglée finement quand il était «
chef de cabinet » pendant la présidence de Jacques Delors au Conseil de
l´Europe, puis perfectionnée en tant que commissaire de l´Union Européenne.
Âgé de cinquante-huit ans, Lamy incarne la crème de ce que produit le système
éducatif français des élites. Diplômé de l´Ecole Nationale d´Administration
(ENA) et titulaire d´un MBA des hautes écoles de commerce et sciences
politiques, Lamy a été formé - sans doute dès la naissance - pour exercer de
hautes fonctions officielles. Bien qu´il soit social-démocrate - il se présenta
en 1993, en vain, comme candidat du parti socialiste - il est économiquement
(sinon socialement), comme la plupart de ses « camarades » ces temps-ci,
néo-libéral.
Pendant ses six années en tant que commissaire au commerce de l´UE, Lamy a
acquis une réputation de travailleur chevronné et une maîtrise singulièrement
fine des technicités, sans compter ses dix années dans le cercle privilégié du
bureau de Delors où il a appris à tirer le maximum de son influence dans une
bureaucratie. En résumé, sa crédibilité en tant que DG de l´OMC est sans faille.
PERSPECTIVES POUR LES SIX PROCHAINS MOIS
Donc, que peut-on attendre de Pascal Lamy lorsqu´il prendra ses fonctions le 1er
Septembre?
Sur le plan personnel, Lamy s´attachera à surmonter "l´effondrement" de la
conférence ministérielle de Cancun qui n´a pas seulement porté un coup à sa
vision du monde mais est aussi une défaite personnelle. Paul Nicholson, présent
à Cancun aux côtés du mouvement paysan international Via Campesina, a vu Lamy
peu de temps après l´échec des pourparlers et l´a décrit comme un « homme abattu
».
Indéniablement, une grande partie de la responsabilité concernant l´issue de
Cancun, revient à la position de l´UE sur l´agriculture et celle de Lamy qui est
resté campé sur les questions de Singapour bien après que le consensus ait
évolué dans une autre direction. Et lorsqu´il fit réellement des compromis,
ceux-ci étaient trop minces et trop tardifs. Selon l´interprétation de Eric
Wesselius de Corporate Europe Observatory, Lamy aurait poussé l´ordre du jour
trop loin et Wesselius souligne que malgré son discours pro pays en
développement, Lamy est très proche du monde du business. En tant que
commissaire au commerce, il a poursuivi la trajectoire tracée par son
prédécesseur thatchérien, Leon Brittan, et a conservé des liens étroits avec le
Conseil Transatlantique des Affaires et le Forum des Services Européens. D´après
Wesselius, Lamy a beaucoup parlé de développement et des règles du commerce
équitable mais le point de mire de sa politique a toujours été l´agriculture et
le business.
L´agriculture continuera à susciter des frictions au sein de l´OMC et malgré la
fougue des propos de Lamy sur la suppression des subventions à l´exportation, il
n´a pas réussi à faire avancer ce débat à Bruxelles. On voit mal comment il
pourrait avoir plus de succès à Genève. De même, sans atout en poche, il aura
peu d´influence sur les Etats-Unis. En effet, le succès ou l´échec de Lamy
dépendra, en définitive, des relations professionnelles qu´il entretiendra avec
son successeur Peter Mandelson et du nouveau représentant au commerce des
Etats-Unis, Rob Portman.
Mais l´ UE et les USA ont leurs propres problèmes à gérer. Le vote coûteux et
extrêmement serré du CAFTA (Central American Free Trade Agreement)(1) , souligné
par une nervosité continuelle au sujet de la Chine, a peut-être épuisé l´appétit
pour davantage de libéralisation des échanges aux USA. En Europe, l´agriculture
reste un problème central et bien qu´une pression budgétaire pèse sur la
réduction des subventions, il y a peu de chances que Mandelson soit la personne
idéale pour faire bouger la France et l´Allemagne sur cette question. Mandelson
est un partisan farouche du libéralisme sans l´expérience conciliatrice du
modèle social français. Il est déterminé à remiser la « vieille Europe » et à
renforcer le « pouvoir de pression économique » mondial de l´Europe. Vu sa
pugnacité et les complexités de l´adhésion à l´Europe élargie, Mandelson aura du
mal à établir un consensus, même au niveau européen. La mission de Lamy s´en
trouvera d´autant plus difficile.
CULTIVER LE SUD
Tout au long de son mandat à l´UE, et très récemment lors de sa campagne pour
devenir directeur général, Lamy a pris soin de cultiver le soutien des pays en
développement. Lors de son discours de candidature à l´OMC, il a lancé des
appels répétés aux intérêts des pays en développement et a affirmé la position
centrale du « développement » dans le cycle de Doha. La priorité, a-t-il dit,
est de « rééquilibrer le système d´échanges international au profit des pays en
développement ». En tant que commissaire au commerce de l´UE, il a su gagner le
soutien des pays en développement, surtout celui des « pays les moins développés
» grâce aux baumes apaisants de l´Accord Cotonou et notamment par le biais du
contrat « Tout sauf les armes » qui leur a offert un accès détaxé aux produits
agricoles ainsi que de menus cadeaux commerciaux ou médicaux. Comme DG de l´OMC,
il n´a d´autres carottes que celles qu´il peut convaincre les autres pays
d´offrir.
Lamy s´est également distingué par son recours habile à la tactique « diviser
pour mieux régner ». En 2003, s´exprimant lors d´une réunion avec les ONGs à
Bangkok, Lamy déplorait le fait que les négociations sur les questions de mise
en application des points traités n´aient pas avancé car les pays en
développement, « ne parvenaient pas à s´entendre sur les deux ou cinq
principales questions de mise en application à débattre » . Dans la période qui
a précédé la réunion du Conseil Général en juillet 2004, Lamy a offert au G90 le
« cycle gratuit » avec la promesse qu´ils ne seraient pas obligés de baisser les
tarifs douaniers, une action visant manifestement à séparer le G90 du G20. Il a
aussi défendu l´idée selon laquelle les pays en développement à revenu moyen
devraient progressivement sortir du traitement spécial et différentiel (S&D),
une proposition qui hante encore les négociations S&D. Bien que Lamy, en tant
que DG de l´OMC, n´est pas en mesure de proposer des incitations commerciales,
il peut en revanche avancer des procédures et des définitions de travail qui
nuiraient à la solidarité fragile des membres des pays en développement.
RÉFORMER L´OMC
Lors d´une conférence de presse enflammée au lendemain du fiasco de Cancun, Lamy
a marqué les esprits en qualifiant l´OMC « d´institution médiévale ». Plus tard,
sur une tonalité plus tempérée, il a laissé entendre que des réformes en
profondeur étaient nécessaires, notamment la possibilité d´un processus de
négociation plus efficace formé à partir d´un « groupe consultatif » de pays qui
reflètent les intérêts divers des membres. La réforme des processus de
négociation et de décision sera une priorité de son action, peut-être selon le
modèle (très modeste) du rapport Sutherland sur la réforme de l´OMC que Lamy a
évoqué favorablement dans son discours devant les membres de l´OMC. Toutefois,
les membres se montreront hostiles si l´« efficacité » devait être l´objectif
principal de la réforme. En outre, au regard de la faible adhésion des membres à
l´OMC, Lamy aurait tort d´abandonner le principe du consensus.
Seattle fut pour Lamy sa première conférence ministérielle de l´OMC en tant que
commissaire et Cancun, sa dernière. Ces deux expériences lui ont
indiscutablement légué le désir de faire taire les contestataires. Pourtant, au
lieu de prêter l´oreille aux critiques, Lamy pense que donner à l´OMC la liberté
de dialoguer « de manière structurée avec tous ceux qui aujourd´hui souhaitent
un droit d´expression lors de l´établissement de politiques commerciales »
résoudra le problème.
« Maintenir les portes fermées est contre-productif pour l´OMC », déclare-t-il.
« Cela alimente la paranoïa infondée à l´égard de l´OMC qui règne chez les
altermondialistes, les protectionnistes purs et durs et tous ceux dans le monde
qui contestent tout ce que les membres de l´OMC tentent d´accomplir en tant
qu´OMC » (Bridges, Volume 8, Numéro 4, 2004). Cette approche passera avec les
lobbyistes et les ONGs qui aiment bien travailler de l´intérieur mais les
commentaires de Lamy montrent qu´il n´a pas de temps à perdre avec ceux qui
désapprouvent son programme.
On peut s´attendre à ce que Lamy réussisse mieux à dynamiser le secrétariat de
l´OMC et à faire pression pour obtenir plus de ressources et un accroissement de
personnel, précisément pour renforcer sa propre position et l´« efficacité » de
l´OMC.
LE POUVOIR DE PERSUASION
Mais des différences conséquentes existent entre Lamy et l´OMC et Lamy à l´UE et
il ne faut donc pas surestimer sa capacité à surmonter ces difficultés.
D´abord, en tant que directeur général, Lamy n´a aucun marché à ouvrir ni aucun
tarif douanier à baisser. Tout ce qu´il peut faire, c´est « en prendre un pour
taper sur l´autre » mais sans rien dans les mains pour amortir les coups.
Deuxièmement, il n´a pas de « position » explicite ou précise à défendre si ce
n´est sa croyance au libre échange, au multilatéralisme et le fait qu´il faut
éviter à l´OMC une nouvelle honte à Hong-Kong. Bien que les sympathies de Lamy
vont sans conteste vers l´UE, sa crédibilité en tant que DG dépendra de sa
faculté à être perçu comme ¦uvrant au service de tous les membres - le G148,
comme il l´appelle. C´est assurément une leçon qu´il a tirée à la commission et
c´est sans doute l´une des expériences les plus importantes qu´il apporte à son
poste. Son prédécesseur Supachai Panitchpakdi était un canard boiteux qui
contrebalançait par une léthargie quasi-totale tout ce qui pouvait apparaître
comme une inclinaison vers les pays en développement, et Mike Moore avant lui
était tellement identifié aux USA poursuivant leurs manouvres d´intimidation
pour assurer sa nomination, que les membres ne lui firent jamais vraiment
confiance.
Lamy arrive aux commandes avec un consensus relativement fort malgré les vagues
règles de sélection et les divisions du Sud dont il a su tirer parti. Les
Etats-Unis soutiennent Lamy et bien qu´un officiel au commerce de l´UE ait
démenti l´information, nombre d´observateurs voient une corrélation entre l´avis
favorable des Etats-Unis vis-à-vis de Lamy et l´appui apporté par l´UE à Paul
Wolfowitz pour la direction de la Banque Mondiale. Malgré leurs différents, l´UE
et les USA s´accordent à penser qu´il est plus sûr de découper le monde entre
eux - même s´il s´agit d´accepter un français et l´un des principaux architectes
de l´invasion en Irak. N´importe qui, semble-t-il, vaut mieux que quelqu´un du
Sud !
Lamy n´est pas au bout de ses peines. En effet, les profondes divisions au sein
de l´OMC ne peuvent être aplanies par une diplomatie intelligente et de simples
bricolages techniques. Son atout majeur sera son pouvoir de persuasion. La
majorité des pays en développement commencent à s´impatienter de ne pas profiter
de leurs parts des retombées extraordinaires de la libéralisation des échanges
et il faudra une prise en main (visible) de la part de l´UE et des USA pour les
convaincre que le jeu en vaut encore la chandelle.
Pour Lamy, les enjeux sont de taille, à la fois sur le plan personnel et
idéologique. S´il parvient à obtenir le soutien de Mandelson et de Portman, il
pourra décrocher quelque chose à Hong Kong. Mais même s´il réussit, ce sera
seulement une victoire pour Lamy et ses amis. Pour tous les autres, la pilule
sera amère.
Notes :
(1) http://www.citizen.org/trade/cafta/
Par Nicola Bullard de Focus on the Global South.
3.- LE SOMMET DE L´OMC A HONG-KONG
Le prochain sommet de l´Organisation Mondiale du Commerce aura lieu à Hong-Kong
du 13 au 18 décembre 2005. Et l´OMC est l´institution internationale, qui
illustre le mieux le caractère libéral des politiques commerciales d´aujourd´hui
; un objectif prime tout : supprimer les entraves au libre échange, sans
qu´aucun pouvoir ne puisse s´y opposer ! Dans cette logique, le sommet de
Hong-Kong a pour objet de donner, par une coordination accrue des politiques
libre échangistes, plus d´efficacité aux décisions, qui y seront prises sur
quatre dossiers clefs, censés servir le développement. Pour comprendre les
enjeux de ce sommet, interrogeons l´histoire et l´actualité de l´OMC à travers
trois entrées : les principes directeurs de la politique de l´OMC, les domaines
décisifs où cette institution veut « avancer », les enjeux de cette prochaine
conférence inter ministérielle.
Principes directeurs
L´OMC a été voulue par les pays développés et les Sociétés Transnationales (STN)
originaires de ces pays et associées à toutes les négociations de
l´Organisation. Elle a succédé, le 1er Janvier 1995, au GATT (General Agreement
on Tariffs and Trade), simple accord douanier, qui ne couvrait que les produits
industriels et ne pouvait arbitrer aucun litige. En avril 1994 à Marrakech, les
pays riches transforment le GATT en OMC afin que la nouvelle institution puisse
traiter, en plus des biens industriels, des services, de l´agriculture et de la
propriété intellectuelle ; et ils instaurent l´Organe des Différends (ORD),
tribunal de l´OMC, dont les décisions autorisent l´application de sanctions
d´ordre commercial ou financier. Et l´OMC ouvre ses portes dans les anciens
locaux du siège du GATT à Genève le 1° Janvier 1995 ! Aujourd´hui, quelques 150
pays sont membres de l´OMC, ce qui leur donne le « droit théorique » de
participer à ses négociations et à ses décisions selon le principe « un pays-une
voix » ; mais, dans bien des cas, par manque de moyens pour assurer une
permanence politique et juridique à Genève, ils ne peuvent suivre, avec
l´assiduité nécessaire, les négociations qui s´y déroulent en permanence. En
fait, à quoi sert l´OMC si ce n´est à satisfaire aux exigences d´extension
commerciale des STN (les 2/3 du commerce mondial a lieu soit au sein d´une même
STN, soit entre STN) ? Pour parvenir à cette fin, l´OMC s´est donc dotée de
principes et de règles, conformes à l´idéologie libérale. Du côté des principes,
le marché prime tout ; l´environnement, la démocratie, les lois sociales des
Etats et même leur compétence à édicter des lois sont reléguées au second plan,
relativement à l´objectif « d´un laisser-faire - laisser passer » commercial
intégral, qui permettrait aux STN d´obtenir des rendements majeurs avec des
produits de moindre coût, les valeurs d´ajustement du marché étant des salaires
bas et un environnement totalement à la disposition des prélèvements de matières
premières nécessaires à la !
production et au marché ; les services seraient fournis sur une base commerciale
et tout serait breveté, y compris le vivant ! Du côté de la réglementation, qui
concerne tous les niveaux de décisions, dans un Etat donné, du municipal au
national, 3 règles encadrent les pratiques commerciales : d´abord « la clause de
la nation la plus favorisée » (NPF) (2) , selon laquelle un pays membre de l´OMC
ne peut accorder une faveur à un autre membre sans qu´il l´accorde à tous - et
les subventions sont concernées par ce dispositif -; la seconde règle concerne «
l´accès au marché » : une instance décisionnelle (Etat, Conseil Général ou
Régional, Commune ou Communauté de Communes, par exemple) ne doit limiter ni le
nombre de ses fournisseurs ni le montant de leurs investissements ou le volume
de leurs transactions ; enfin, avec « le traitement national », les mêmes
décideurs s´engagent à traiter les fournisseurs étrangers au moins aussi bien
que les fournisseurs nationaux. Ainsi, si l´on applique ces 3 règles au marché
des services, l´on parvient à l´Accord sur le Commerce Général des Services
(AGCS), dont les statuts figurent en annexe de ceux de l´OMC ! Et, pour les
services publics, l´on arrive aux conséquences suivantes : « ouverture de leur
capital au privé » et mise en concurrence, puis, à terme, privatisation ! Par ce
seul exemple, l´on voit l´incidence de l´emprise de l´OMC sur la vie politique,
qui devient servante d´un libre-échange généralisé !
Domaines décisifs
Trois domaines, étroitement imbriqués dans l´ensemble des négociations
apparaissent décisifs pour permettre à l´OMC de parvenir à Hong-Kong à un accord
global, qui lui avait échappé à Cancun en 2003 : l´agriculture, l´accès au
marché des produits non agricoles (désignés par l´abréviation « NAMA ») et les
services. Précisons que, selon les domaines, les parties prenantes ont des
intérêts divergents et que divers pays se sont constitués en alliances ; ainsi,
pour le seul domaine agricole, l´on dénombre 7 alliances ponctuelles, qui
associent, entre autres cas de figure, ou des pays riches exportateurs aidant
leurs agriculteurs par des subventions ou des pays pauvres exportateurs mais ne
pouvant s´introduire sur le marché international en raison de leurs coûts de
production trop élevés. Et, dans la négociation globale, il est clair qu´une
concession dans l´un des domaines peut faciliter une négociation sur d´autres !
Précisons donc les points sensibles du « marchandage » :
- Dans le domaine agricole, le « bras de fer » tourne autour des subventions et
des barrières que l´UE comme les USA ne veulent pas réduire. Cela donne un
avantage décisif à leurs exportations et limite leurs importations. Ce qui pèse,
lourdement, à la fois sur l´économie de pays agricoles aux technologies moins
avancées et aux coûts de production élevés, et sur des pays au fort potentiel
d´exportation agricole mais sans capacité de subventionner.
-Les NAMAS visent la réduction des tarifs douaniers des produits non agricoles.
A Cancun, l´écrasante majorité des pays du Sud avait refusé toute discussion sur
ce sujet ; mais, malgré cette opposition massive, certains pays, développés ou
émergents, ont continué à négocier à Genève et font maintenant porter le débat
sur des coefficients de baisse des tarifs douaniers variables selon la situation
de tel ou tel pays. Bien évidemment, les Etats des pays en développement tirant
des ressources non négligeables de tarifs douaniers élevés demeurent hostiles à
toute évolution de cette clause commerciale, qui correspond néanmoins à l´un des
principes de l´OMC : « l´accès au marché ».
- Enfin, l´Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) revient en force à
la table des négociations de Hong-Kong, avec des perspectives de négociation
accrues dans la mesure où les pays du Sud sont maintenant divisés entre des
Etats qui continuent de refuser de proposer des libéralisations de services et
d´autres qui, comme le l´Inde ou les Philippines, n´en font plus une opposition
de principe et utilisent à leur profit le « mode 4 » de cet accord, qui,
notamment, risque d´internationaliser la clause du « pays d´origine » de la
directive Bolkestein ; ainsi est facilitée « l´exportation » de leurs
ressortissants par « la levée d´obstacles à la concurrence » sur le marché du
travail des services ! Et il est évident que les USA comme l´UE joueront de
cette division pour parvenir à un accord à Hong-Kong! Ainsi pourquoi, par
exemple, ne pas favoriser un « mode 4 » pour obtenir plus de souplesse sur les
coefficients des droits de douane dans le domaine des NAMA ?
Quant au développement, objectif affiché de « la libre concurrence », il n´en
sera jamais question de manière spécifique, puisqu´il est censé résulter du
règlement positif de l´ensemble de la négociation !
Enjeux
L´OMC ne peut se permettre un nouvel échec après ceux de Seattle en 1999 et de
Cancun en 2003 ; aussi peut-on compter sur Pascal Lamy, nouveau directeur
général de l´OMC, pour user de son expérience et de sa force de négociateur pour
parvenir à un accord à Hong-Kong : il l´a d´ailleurs rappelé lors de la réunion
du Comité des Négociations commerciales de l´OMC du 14 septembre, qu´il
présidait : il faut remplir l´intégralité du contrat fixé à Doha et d´ici 2006,
date limite prévue! Et diviser comme trouver des arguments contraignants font
partie des instruments que Pascal Lamy sait utiliser ! Bien sûr, malgré les
énormes pressions exercées par le Nord sur le Sud lors des nombreuses réunions
préparatoires au sommet de Hong-Kong, la partie reste encore ouverte, mais les
enjeux de pouvoir sont tels qu´un échec de l´OMC à Hong-Kong signerait
probablement son déclin institutionnel ! Alors, le grand marchandage va
commencer ; ainsi, le Brésil, qui fait partie du Groupe des 20 (G 20) qui avait
fortement contribué à l´échec de Cancun, aurait-il déjà accepté de s´engager sur
l´AGCS si l´UE et les USA répondaient aux demandes expresses du G20 de supprimer
les subventions agricoles ! Mais sur quelle échéance exacte UE et USA
s´engagent-ils ? Si, par exemple, ils échelonnent la suppression des subventions
agricoles, cette mesure transitoire n´ayant aucun effet immédiat sur l´économie
des pays du Sud, peut-on penser qu´elle sera suffisante pour amoindrir les
réserves, voire l´hostilité, du Sud vis à vis du Nord ?
Réserves et hostilité, qui dépassent largement les négociations commerciales !
Car les pays du Sud, qui n´ont jusqu´alors guère étaient gagnants dans le jeu du
libre-échange mais qui ne peuvent se placer hors du jeu des échanges commerciaux
de l´OMC s´ils veulent se développer, ces mêmes pays savent bien que l´enjeu est
plus global ! Ils ont bien mesuré qu´au delà des négociations commerciales c´est
de la domination du Monde qu´il s´agit ! Car « ouvrir leurs marchés », c´est
permettre à ceux qui ont quelque chose à exporter de les envahir toujours plus
de leurs produits au détriment de leurs propres productions locales ; ils
vérifient donc, tous les jours, que « ceux qui ont besoin le plus sont en fait
ceux qui perdent le plus » (citation de Carin Smaller, de l´Institute for
Agriculture and tade Policy) ! Ils savent aussi qu´ils perdront, après la
maîtrise de leurs marchés, le bénéfice politique de l´émancipation issue de la
décolonisation ! Car « accroître le libre échange », c´est permettre aux STN,
qui contrôlent déjà économiquement et donc politiquement les pays du Nord, de
développer toujours plus leur « force de frappe » financière sur l´ensemble de
la planète! Ainsi, grâce aux règles de l´OMC, qui visent à restreindre le
pouvoir des Etats au contrôle de leur sécurité, donneront-ils à ces mêmes
multinationales un pouvoir suffisant pour supprimer leur souveraineté !
En Conclusion, il n´est pas difficile de percevoir l´ampleur de l´enjeu qui va
se nouer ou se dénouer à Hong-Kong ! Comme citoyens avertis, nous devons
dévoiler les enjeux et les risques de ce sommet décisif dans la partie d´échecs
mondiale : non, contrairement au matraquage du complexe politico-médiatique au
service des STN, le libre échange n´a jamais profité à l´ensemble de l´humanité
mais à un cercle restreint de possédants ! Leur politique de « prix bas » et de
destruction des obstacles à la concurrence vise à accroître indéfiniment leurs
rendements commerciaux sans égards pour l´amont (l´environnement pillé) et pour
l´aval (des salaires et un accompagnement social de plus en plus réduits) ! Au
jeu du libre échange, il existe donc bien des gagnants et des perdants : la
fracture sociale, loin de s´atténuer, s´accentue ; et la facture
environnementale s´alourdit incommensurablement ; quant au développement, il
n´est plus qu´une chimère et un slogan mensonger, dont nous percevons, chaque
jour, les contre exemples !
Le Monde n´est pas à vendre ! alors, citoyennes, citoyens, laisserons nous
mourir le Monde ?
Notes (2) Aujourd´hui remise en cause par l´Union européenne, dans le cadre des
négociations de l´AGCS, dans le but de débloquer les négociations, secteur par
secteur, à l´aide d´accords plurilatéraux sectoriels couvrant de vastes zones
économiques ouvertes, mais exclusivement, aux exportations et aux STN des pays
issues de ces zones.
Par Albert Richez, membre du Conseil scientifique d´Attac France.
4.CONTRE LA MONDIALISATION LIBERAL
Déclaration
Les enclaves de Ceuta et Melilla, pointes avancées de la présence espagnole en
Afrique, offrent aujourd´hui le spectacle hideux et poignant des ravages
provoqués par la mondialisation néo-libérale sur le continent africain.
Aux quelques centaines de migrants subsahariens qui sont parvenus, au terme de
longues errances à travers déserts et forêts, affaiblis par les privations et
les conditions infra-humaines de leur périple, à frapper aux portes du monde
développé, l´Europe, secondée par les pays du Maghreb, répond par la répression
et les balles, tandis que continuent les disparitions en mer, au large des
Canaries ou des côtes andalouses.
Que ces africains fuient un continent rongé par la faim, l´analphabétisme, les
épidémies, les guerres et les dictatures, un continent qui, de plans
d´ajustement structurel en accords de libre-échange, s´enfonce chaque jour
davantage dans le non développement, l´Europe n´en a cure et continue à
surélever les grillages et déployer des kilomètres de fils de fer barbelés.
Tandis que les grandes puissances, relayées par la Banque mondiale, multiplient
les beaux discours sur l´éradication de la pauvreté, c´est à une véritable
éradication des pauvres que l´on assiste, à une guerre, armes au poing, contre
quelques poignées de malheureux qui tentent, à mains nues et munis d´échelles de
fortune, d´escalader la Forteresse Europe.
Que le Maroc, tout comme ses voisins maghrébins, acceptent aujourd´hui, dans le
cadre de la politique d´externalisation, de faire le sale boulot de
sous-traitant, de multiplier les expulsions forcées, de planifier la
construction de centres de rétention, de faire donner l´armée, la police et la
gendarmerie contre des hommes, des femmes et des enfants affaiblis et non armés,
voilà qui en dit long sur le degré de collusion des gouvernements du Nord et du
Sud dans leur combat contre les peuples, alors que leurs propres ressortissants
tentent, eux aussi de fuir le chômage et de gagner au péril de leur vie, la
rive Nord de la Méditerranée.
Nous, militants d´Attac Maroc, nous affirmons pour notre part notre condamnation
totale de la répression dont sont victimes aujourd´hui, en terre africaine, des
êtres humains dont le seul crime est de vouloir trouver du travail et vivre
dignement. Nous les assurons de notre pleine solidarité et de notre vigilance
par rapport aux dérives racistes qui se font jour.
Nous nous indignons devant les violations répétées du droit des personnes à la
libre circulation, du droit d´asile, et du droit à la vie et à la protection,
contenus dans la Déclaration Universelle des Droits de l´Homme ainsi que dans
les Conventions internationales.
Nous affirmons notre totale condamnation de l´approche exclusivement sécuritaire
du fait migratoire mise en ¦uvre par les gouvernements du Nord et du Sud dans le
cadre du Partenariat euroméditerranéen.
Face au pillage multi-séculaire de l´Afrique, dans le cadre de la colonisation
autrefois, et aujourd´hui dans le cadre de l´OMC et des accords de libre
échange et des différents accords de partenariat euro-africains, nous
réaffirmons que le développement de l´Afrique passe par :
- l´annulation effective et massive de la dette africaine, déjà plusieurs fois
remboursée
- l´arrêt immédiat du pillage des ressources africaines par les spéculateurs et
les multinationales et la dénonciation de tous les accords bilatéraux et
multilatéraux qui l´organisent
- l´arrêt du soutien éhonté dont bénéficient nombre de régimes non
démocratiques, corrompus, dictatoriaux, de la part d´une Europe qui se pose en
champion de la démocratie
- le respect du droit des peuples à la souveraineté et à la détermination de ses
propres politiques et choix économiques.
- L´arrêt du commerce des armes, hautement lucratif pour les industries
occidentales, permettant d´entretenir un climat d´insécurité permanente qui,
s´il favorise l´ingérence européenne et américaine dans les affaires africaines,
plonge les populations dans la peur, le dénuement et l´absence totale d´espoir
en une vie digne et décente
- L´affectation des aides au développement à la mise sur pied ou l´extension de
services publics, tels que l´éducation, la santé, l´accès à l´eau potable, qui
sont les conditions sine qua non d´un décollage économique
A quelques semaines de la célébration des accords de Barcelone qui prétendaient
vouloir ¦uvrer à faire de la Méditerranée une mer de paix, de prospérité et de
sécurité partagée, les évènements dramatiques de Ceuta et Melilla viennent jeter
une lumière crue sur les réalités qui se cachent derrière les beaux discours.
Face aux collusions entre Etats prédateurs, construisons les solidarités entre
les peuples.
voilà pour les derniéres news et la conclusion du sommet de Hong kong
""Le commerce équitable est une invention des industriels pour inciter les gens à la consommation.""
Putain mais va te faire f**** !! Là tu dénigres des gars qui passent leur soirées et leurs week-ends à faire tourner des petits magasins entièrement FairTrade bénévolement, c´est pas pour q´un gros c** qui en a jamais entendu parler à part par tf1 vienne dire que c´est du marketing ! Quand on sait pas on ferme sa gueule au lieu de balancer des conneries enormes !
Le FairTrade n´aurait pas besoin d´exister si il était appliqué naturellement... Mais le commerce mondial est malheureusement dicté à 100% par l´argent...
Je rappelle cette citation : "Le but du commerce n´est pas, ou ne devrait pas être, de faire de l´argent, mais surtout de contribuer au bonheur global de l´humanité"
Idéaliste ? Beaucoup moins que les textes risibles de nâïveté des liberaux qui pensent qu´une ouverture totale va permettre à un exploitant du tiers-monde de traiter d´égal à égal avec le patron d´un importateur...
euh tu cite qui là pcq bon ce sont les news d´attac est je penses que nous alter sommes à fond pour le commerce équitable enfin aprés c´est quand même vrai que ça a était créé par des industriel soyons sérieux ![]()
Bourré de contradictions.
1-Pourquoi les Africains veulent t-ils aller en Europe ?C ar l´Etat leur fait miroiter un assistanat qu´il assume souvent mal.
2-La cause de la pauvreté en Afrique ?U ne concurrence absolument déloyale et un protectionnisme érigé de part et d´autres, tuant ainsi dans l´oeuf les exportations des autres pays. Chose que combat le libéralisme.
De plus les dons de bouffe en Afrique font nettement plus de mal à leur économie que le reste.
En outre, il faut détruire la PAC et TOUTE subvention de l´Etat.
En s´enrichissant, la personne en fait rejaillir via différents moyens sur d´autres.
Mais si vous êtes dans une fièvre partageuse à outrance ne vous privez pas, allez en Afrique, sauvez les vu que vous avez les armes contre le néo-ultra libéralisme dont vos seules notions se trouvent dans les idées de Raffarin et de Sarko.