[Dostix] Posté le 08 mars 2006 à 16:26:58
l´avortement c´est un assassinat.
Dostix tu es libéral libertaire, alors laisse l´avortement comme une liberté individuelle, de toute façon à terme ton mouvement, ton idéologie c´est quoi? l´assassinat sera une liberté individuelle ça serait logique non, si on poursuis ton raisonnement.
On n´a pas le droit d´agresser quelqu´un or pendant l´avortement le foetus est clairement agressé.
ensuite je ne me reconnais pas du tout dans le terme liberal-libertaire, je préfère libertarien.
[Dostix] Posté le 08 mars 2006 à 16:39:55
On n´a pas le droit d´agresser quelqu´un or pendant l´avortement le foetus est clairement agressé.
ensuite je ne me reconnais pas du tout dans le terme liberal-libertaire, je préfère libertarien.
Oui mais agressé ce n´est pas une liberté individuelle?
non, evidemment.
[Dostix] Posté le 08 mars 2006 à 17:12:02
non, evidemment.
Mais c´est pourtant les représentant de l´état qui font les lois, bou le méchant étatiste que tu es...
pas les lois auxquelles je pense qui découlent de la raison pure et qui peuvent se résumer au respect de l´ANA.
[Dostix] Posté le 08 mars 2006 à 17:18:57
pas les lois auxquelles je pense qui découlent de la raison pure et qui peuvent se résumer au respect de l´ANA.
tu en va pas au bout de tes idées dostix...
et pourquoi?
tu renis une liberté individuellen, qui est la liberté d´agir, tu ne serais pas un peu fas..te
[Dostix] Posté le 08 mars 2006 à 17:18:57
pas les lois auxquelles je pense qui découlent de la raison pure et qui peuvent se résumer au respect de l´ANA.
mais comment faire appliquer ces lois sans justice ni police
et si tu veux garder une police et une justice comment tu vas la payer si y a plus d´impots?
Ca sera des milices privées que tu payeras pour ta protection.
Voila pourquoi les liberaux sont reactionnaires, ils veulent un retour a la loi de la jungle.
L´altermondialisme est un refuge pour drogués de tout poil.
POUR LE RETRAIT DU CPE : AMPLIFIONS LA MOBILISATION !
http://www.france.attac.org/a6007
Communiqué du Bureau d’Attac
Les manifestations organisées le samedi 18 mars dans toute la France pour
exiger le retrait du Contrat première embauche (CPE), en rassemblant 1,5
million de personnes, ont été un immense succès. D’autres mobilisations
sont prévues le jeudi 23 mars, organisées par les lycéens et étudiants
et le mardi 28 mars avec les organisations syndicales de salariés qui
appellent à une journée nationale d’action avec arrêts de travail.
Ces manifestations doivent être soigneusement préparées. Face à
l’obstination du gouvernement Villepin-Sarkozy-Chirac il faut
aujourd’hui, pour imposer le retrait du CPE, aller bien au-delà de
l’actuelle mobilisation. D’immenses réserves existent. Dans les
universités, les lycées, les centres d’apprentissage, les entreprises,
des centaines de milliers de jeunes ne sont pas encore dans l’action.
C’est à eux, en premier lieu, qu’il faudra s’adresser dans les jours qui
viennent. Les politiques néolibérales, conçues et mises en œuvre au
niveau mondial et avec un zèle particulier par l’Union européenne, ont
bouché l’avenir de la jeunesse.
Mais le CPE ne concerne pas seulement les jeunes. Il concerne tous les
travailleurs et toute la société. Car le CPE, comme le CNE, va peser à
la baisse des salaires et contribuer à la dégradation des conditions de
travail, encourager la soumission. Il est une nouvelle étape dans la
destruction des droits des travailleurs et ouvre la voie au contrat
unique précaire que le gouvernement Villepin-Sarkozy prépare avec le
Medef.
Attac-France dénonce avec la plus grande fermeté les violences policières
commises contre les jeunes et les syndicalistes par le gouvernement
Chirac-Villepin-Sarkozy. L’association apporte toute sa solidarité au
militant syndicaliste de Sud-PTT, Cyril Ferez, qui lutte aujourd’hui
contre la mort après avoir été brutalisé par les forces de police. La
fuite en avant, la politique du pire et la violence n’impressionneront
pas la lutte des jeunes et des travailleurs pour leurs droits légitimes.
Les militants d’Attac-France seront présents dans les manifestations du
jeudi 23 mars. L’association appelle par ailleurs ses militants et
comités locaux à faire des 24, 25 et 26 mars un week-end de
mobilisations et d’explications auprès de la population. Dans les gares,
les grandes surfaces, sur les marchés, les militants d’Attac seront
présents pour diffuser des tracts, dialoguer avec les citoyens pour
populariser les manifestations du mardi 28 mars.
Le Bureau d’Attac France
21 mars 2006.
http://climax.hautetfort.com/archive/2005/11/23/cinema-citoyen.html
Attac fait son cinéma
Quel autre événement que le Festival Cinéma d´ATTAC peut réunir en un seul lieu toute l´oligarchie altermondialiste ?
Déroulant ses fastes citoyens du 24 novembre au 4 décembre, cette manifestation utile (parce que, je vous le rappelle, un autre monde est possible) dispose d´un générique de très haut vol.
On pourra y croiser en effet les gloires belges de l´antilibéralisme viscéral : Pierre Galand, Mateo Alaluf, Ricardo Petrella, Anne Morelli, Jean-Jacques Jespers, etc. Pour les épauler, toute la clique du Monde Diplomatique fera le voyage de Bruxelles.
Bref, du beau linge... et des débats pluralistes en perspective, sur des sujets aussi variés que le Vénézuela, la guerre en Irak, la défense des sans-papiers, le harcèlement au travail, l´inégalité à l´école ou encore la politique de l´eau.
On le voit, ATTAC ratisse large, très large, quitte à sombrer dans la confusion des genres.
Au programme, et c´est finalement l´objet du festival, des films prometteurs... Pointons-en quelques-uns au hasard, et sans nous appesantir, tant ce type de dialectique nous est devenue familière :
LA CAROTTE OU LE BÂTON "Face à la croissante marchandisation de l´activité humaine, des citoyens s´engagent. Artistes, enseignants, chercheurs et intellectuels s´opposent à la refondation sociale imaginée par le MEDEF et appliquée par le pouvoir libéral. Par une année de débats et d´actions, ils tentent d´entraîner une prise de conscience collective et citoyenne, en rappelant les fondements mêmes de notre société qui avait jadis fait naître les Droits de l´Homme." (le premier droit de l´homme, c´est le droit de propriété, non ?)
SANS VALEUR MARCHANDE "Acte de résistance à la colonisation de nos esprits et de nos corps, vecteur de dialogue, d’espoir, de déraison nécessaire, d’utopie essentielle. A partir du journal filmé d’une action d’occupation surréaliste, le film interroge sur l’utopie et la création comme forme de résistance. L’acte créatif peut-il retrouver une dimension politique et se mettre au service de la prise de conscience citoyenne? " (sic... n´est pas Tristan Tzara qui veut)
LE BIEN COMMUN : L’ASSAUT FINAL "Dieu a créé le monde en sept jours. Aujourd´hui, l´homme d´affaires tout-puissant veut le vendre en sept jours afin de proclamer le Marché Total. Ce film est une enquête sur l´érosion de la notion de bien commun dans un contexte économique qui voit l´augmentation des privatisations et la généralisation des droits d´exploitation. Que ce soit au Canada, aux Etats-Unis, au Mexique, en France, au Brésil ou en Inde, les biens les plus essentiels à la vie sont devenus de simples marchandises." (après, on viendra nous expliquer que l´altermondialisme n´est pas une religion...)
Manifestement, le marché du film gauchiste se porte bien : la production est abondante... On ne peut que s´en féliciter.
Précision nécessaire même si vous pouviez vous en douter : ce festival est organisé aux frais du contribuable, et du contribuable francophone de surcroît, puisque ce sont la Communauté française et la Cocof, dont l´ampleur des surplus budgétaires est connue, qui mettent la main à votre portefeuille.
Comme quoi, l´Etat ultralibéral n´est pas si ingrat que ça envers ses détracteurs.
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CA VA LES SEANCES DE CINE AU FRAIS DU CONTRIBUABLE?? VOUS VOUS EMBETEZ PAS?? ![]()
Hum source trés fiable...
http://bxl.attac.be/spip/ip/article.php3?id_article=358
"Avec le soutien du service culturel de la COCOF et du service éducation permanente de la Communauté Française"
ça te va?? tu vas pas me dire que même là ce n´est pas crédible??
1.- LA LOI SUR LES OGM PEUT ETRE REJETEE. MOBILISONS-NOUS !
A l’issue d’un scrutin organisé en séance le jeudi 23 mars, le Sénat a
adopté dans son intégralité le projet de loi sur les OGM proposé par le
Ministère de la Recherche.
Mais l’analyse des votes montre des résultats extrêmement serrés, qui
dépassent les pronostics les plus optimistes. En effet, le texte a
recueilli 166 voix « pour » (56,6%), et 127 voix « contre » (43,4%), sur
293 suffrages exprimés.
La campagne active menée par les comités locaux Attac et les collectifs
OGM est sans doute pour beaucoup dans ce résultat.
Aussi, l’effort doit être intensifié dès maintenant en vue du vote à
l’Assemblée Nationale courant mai. Attac appelle les militants à
rencontrer leur député pour réclamer le rejet de cette proposition de
loi qui vise à légaliser les contaminations génétiques. Pour ce faire,
un texte d’analyse « article par article » est disponible sur le site
d’Attac France :
http://www.france.attac.org/a5914
L’ampleur de la mobilisation du 8 avril, pour la « journée internationale
d’opposition collective aux OGM » (JIGMOD) aura également un impact
décisif sur les votes des députés.
Ce projet de loi scandaleux peut et doit être rejeté.
Mobilisons-nous dès maintenant !
Attac France,
Le 25 mars 2006
Communiqué d’Attac France
2.- LE 8 AVRIL 2006, PARTICIPEZ A LA PLUS GRANDE MOBILISATION
JAMAIS ORGANISEE POUR REFUSER LA DISSEMINATION DES OGM
Pour la troisième année consécutive, une journée de mobilisation unitaire
permettra aux citoyens d’exprimer leur refus des OGM dans les champs et
l’alimentation.
En 2004, la première manifestation de ce type était française. En 2005,
elle s’étendait à plusieurs pays européens. Ce 8 avril 2006, elle sera
internationale : dans 55 pays, plus de 150 structures sont d’ores et
déjà sur le pont pour préparer cette « journée internationale
d’opposition collective aux OGM » (JIGMOD).
Des personnalités aussi connues que Vandana Shiva, Arpad Pusztaï, Percy
Schmeiser, José Bové, Brian Tokar, Arnaud Apotheker, Benedict Haerlin ou
Ignacio Chapela participeront d’une manière ou d’une autre à cet
événement, et réaffirmeront nos revendications communes : l’autonomie
alimentaire pour les peuples, des produits sains pour notre
alimentation, et une agriculture paysanne en lieu et place du « modèle »
intensif.
En France, plus de 30 manifestations sont actuellement répertoriées, et
beaucoup d’autres s’annonceront dans les jours qui viennent. Attac
France et les comités locaux se mobilisent comme il se doit pour faire
de cette journée un moment fort d’information sur les nombreux risques
liés à la dissémination des plantes transgéniques.
Il n’est pas inutile de rappeler à cette occasion :
- que 85% des français souhaitent que l’agriculture biologique, les
A.O.C. et les labels restent strictement sans OGM ;
- que 78% pensent qu’il faut adopter une interdiction temporaire des OGM ;
- que 72% sont favorables à un référendum la question des OGM ;
- que 74% attendent de leur élus (sénateurs et députés) qu’ils
interdisent les cultures d’OGM et qu’ils fassent appliquer strictement
le principe de précaution.
En parallèle, des actions se poursuivent en direction des élus qui
devront se prononcer, au Sénat puis à l’Assemblée Nationale, sur un
texte de loi inacceptable, qui légaliserait purement et simplement la
culture des plantes transgéniques en France.
Dans ce contexte, une victoire formidable est à portée de main des
citoyens, et l’ampleur de la mobilisation du 8 avril pèsera pour
beaucoup dans la balance.
Soyons donc toutes et tous sur le terrain le 8 avril, pour que résonne un
peu partout en France et dans le monde notre refus de livrer notre
alimentation aux multinationales productrices d’OGM !
Attac France,
Le 25 mars 2006
Toutes les informations relatives à la JIGMOD sont accessibles sur
http://www.france.attac.org/
3.- EN FINIR AVEC LA GRATUITE !
En rédigeant une lettre à mon député sur la coexistence entre chimères
génétiques et cultures ordinaires (que le Parlement va discuter), je me
suis rendu compte que nous sommes confrontés à une offensive
soigneusement coordonnée de l´Etat, des transnationales des
nécrotechnologies, et bien entendu, de la Commission. Il n’y a guère de
doute que cette offensive ne concerne pas seulement la France et qu’elle
est planétaire.
Cette offensive dont la dernière manifestation est l´envoi d´huissiers
au domicile de Gilles Lemaire (et certainement à celui des autres
faucheurs volontaires), vise à disperser les opposants aux nécro sur une
série de fronts (étiquetage et taux de contamination tolérable ;
coexistence avec ses différents leurres comme les distances devant
séparer les cultures, le taux de pollution génétique admissibles pour
les semences (comme par hasard sort une étude Inra/Union Européenne qui
montre que la coexistence peut-être aisément organisée !) ,
l’indemnisation des victimes des contaminations, la transparence et
l’information du public ; les controverses interminables sur les
risques, comme si dans un domaine où la science est ignorance, il
fallait s’en remettre aux opinions de scientifiques sous influence et
comme s’il s’agissait d’une question de « sound science » comme le
voudrait le gouvernement US ; les procès à répétition, les poursuites
des faucheurs, les amendes à la Conf’ ; la campagne de publicité pour
les agrotoxiques, etc).
Pendant que nous nous dispersons et nous épuisons sur des questions
importantes mais périphériques, le complexe génético industriel avance
en catimini son projet central mortifère de confiscation du vivant.
L´office européen du brevet a accordé le brevet Terminator (octobre
2005) dans l´indifférence générale, les entreprises qui avaient
prétendu abandonner cette technique si prometteuse y travaillent
maintenant officiellement d´arrache-pied (j´avais écrit un article en
2000 « Terminator ne mourra jamais ! » pour expliquer que jamais les
entreprises de nécro technologies ne renonceraient à cette arme décisive
contre la vie), l´Assemblée Nationale conduite par le poisson pilote PS
des nécro-technologies, le député Le Déaut, a transposé la directive
européenne de brevetabilité des soi disant « inventions
biotechnologiques » (décembre 2004) et s´apprête après le Sénat (où
sévit une autre créature du complexe génético-industriel, le sénateur
Bizet) à ratifier la nouvelles version (1991) de la Convention de
l´Upov, qui crée le privilège sur la reproduction des êtres vivants
pour les fabricants d´agrotoxiques.
Ne nous y trompons pas. Le dispositif état/industriels des sciences de la
mort pour mettre fin à la gratuité de la vie est un tournant de
civilisation avec, au bout, des catastrophes inouïes. Et cette guerre à
la gratuité du vivant fait partie d´un processus plus général et
dément, celui de la disparition progressive de tous les espaces de
gratuité, ceux qui ne sont pas régis par la marchandise, par la création
de privilèges aux dépens des peuples et des générations à venir. Là est
fondement du projet néo-libéral – exactement à l’opposé du libéralisme
économique.
En tout cas voici le texte que j´ai écrit et diffusé sur Internet. Le
journal de la Conf´ souhaite le publier et je lui ai donné mon accord.
D’autres journaux le publieront, je l’espère
Vous pouvez le diffuser librement et le publier ou le faire publier, le
piller en le citant ou pas.
Il est libre !
Jean-Pierre Berlan
Directeur de Recherche Inra
En finir avec la gratuité !
En 1845, le lobby des Fabricants de Chandelles, Bougies, Lampes,
Chandeliers, Réverbères, Mouchettes, Éteignoirs, et des Producteurs de
Suif, Huile, Résine, Alcool, et généralement de tout ce qui concerne
l´Éclairage avaient pétitionné les députés dans les termes suivants :
« … Nous subissons l´intolérable concurrence d´un rival étranger placé,
à ce qu´il paraît, dans des conditions tellement supérieures aux
nôtres, pour la production de la lumière, qu´il en inonde notre marché
national à un prix fabuleusement réduit; car, aussitôt qu´il se montre,
notre vente cesse, tous les consommateurs s´adressent à lui, et une
branche d´industrie française, dont les ramifications sont
innombrables, est tout à coup frappée de la stagnation la plus complète.
Ce rival, qui n´est autre que le soleil, nous fait une guerre (si)
acharnée…
Nous demandons qu´il vous plaise de faire une loi qui ordonne la
fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, abat-jour, contre-vents, volets,
rideaux, vasistas, oeils-de-bœuf, stores, en un mot, de toutes
ouvertures, trous, fentes et fissures par lesquelles la lumière du
soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles
industries dont nous nous flattons d´avoir doté le pays, qui ne saurait
sans ingratitude nous abandonner aujourd´hui à une lutte si inégale.
… Et d´abord, si vous fermez, autant que possible tout accès à la
lumière naturelle, si vous créez ainsi le besoin de lumière
artificielle, quelle est en France l´industrie qui, de proche en
proche, ne sera pas encouragée ? »
Le lecteur aura reconnu des extraits du pamphlet célèbre de Frédéric
Bastiat, qui ferraillait contre les protectionnistes de son temps. Ce
libéral conséquent avait pressenti le principe économique néo-libéral
d’une croissance illimitée, quelqu’en soit le coût : toute activité
gratuite, parce qu´elle lèse le secteur marchand correspondant, devra
être soit interdite soit taxée à son profit.
Les êtres vivants commettent un crime impardonnable: ils se reproduisent
et se multiplient gratuitement. Certains en éprouvent même du plaisir.
Depuis plus de deux siècles, notre société livre à cette gratuité une
guerre longtemps secrète dont la dernière bataille est en cours.
Depuis 1961, l’Union pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV)
signée par les six pays fondateurs du Marché commun, protège les
sélectionneurs du pillage de leurs « variétés » (de blé, d’orge, etc.)
par leurs concurrents. En interdisant à un semencier de vendre sous son
nom une « variété » pillée, cette convention moralise le marché des
semences et protège l’obtenteur (le créateur) d’une nouvelle « variété
». Précisons : ce que l’on appelle « variété » (« le caractère de ce qui
est varié, diversité ») en est précisément le contraire puisque
constitué de copies identiques d’un modèle (ou génotype) unique de
plante. C’est donc un clone. Homogène et Stable, un clone conserve ses
caractères individuels d’une génération à la suivante dans le cas des
plantes « autogames ». L’agriculteur peut donc semer librement le grain
qu’il récolte, et l’UPOV n’entrave nullement cette liberté. De plus,
tout clone reste une ressource génétique disponible pour poursuivre le
travail de sélection.
La version originale de l’UPOV satisfaisait les sélectionneurs de
l’époque, de grands agronomes agriculteurs passionnés par la plante et
travaillant avec les généticiens/sélectionneurs de l’Inra. Ce système
fonctionnait, en dépit de sa lourdeur administrative. L’Inra pouvait
faire respecter ce qu’il jugeait être l’intérêt public. Mais maintenant
qu’un cartel de fabricants d’agrotoxiques contrôle les semences, l´Inra
ne pèse pas lourd. De plus, les gouvernements successifs ont mis
directement les chercheurs au service de transnationales qui n’entendent
pas se contenter des profits, somme toute modestes, que la redevance
UPOV et la réglementation administrative offre aux
agronomes-sélectionneurs. Le cartel exige maintenant d’en finir avec
cette injustice de la reproduction gratuite des êtres vivants d’autant
plus vite qu’il se heurte à une résistance populaire mondiale. Son but
est de les stériliser par un moyen quelconque, administratif,
réglementaire, biologique, ou légal.
En 2001, le gouvernement Jospin a pris une mesure inédite de lutte contre
la gratuité de la nature, la « Cotisation Volontaire Obligatoire »
(George Orwell aurait aimé cette expression) pour les semences de blé
tendre. Que l’agriculteur sème le grain qu’il récolte ou qu’il achète
des semences, il doit payer une redevance à l’obtenteur ! Ce dispositif
sera étendu à d’autres espèces. Une commission estimera le prix de cette
marchandise nouvelle, le « droit à semer ». Comment, puisqu’il y a
pléthore et donc pas de marché ? Pourquoi pas un « droit à respirer » ?
On ne pourra même plus dire comme Mme du Deffants au temps de Louis XV :
« On taxe tout, hormis l’air que nous respirons ».
On connaît la technique emblématique des industriels des « sciences de la
vie », Terminator, la production de semences transgéniques dont la
descendance est stérile - le triomphe de la loi du profit sur la loi de
la vie. En 1998, Terminator avait soulevé une vague d´indignation telle
que Monsanto avait dû annoncer qu´il abandonnait cette technique de
stérilisation. En octobre 2005, l´Office Européen du Brevet a accordé
le brevet Terminator dans l’indifférence. Monsanto et ses
concurrents/alliés travaillent d´arrache-pied à cette méthode jamais
abandonnée – c’est l’arme absolu contre la Vie - qui cible en priorité
les paysans du Tiers-Monde – pour les soulager de la faim, nous
affirment le cartel et ses affidés.
En novembre 2004, l’Assemblée Nationale unanime (sauf le groupe
communiste) avait transposé la Directive Européenne 98/44 de soi disant
« brevetabilité des inventions biotechnologiques ». Tout ce qui
transgénique est brevetable (article 4), ce qui, comme le montre
l’exemple nord-américain mettra fin à la pratique fondatrice de
l’agriculture, semer le grain récolté. Les gènes eux-mêmes sont
brevetables. Une « variété » (en réalité : un clone) transgénique ne
peut donc être une ressource génétique pour poursuivre le travail de
sélection. Il est piquant que les communistes défendent maintenant les
valeurs libérales – et significatif qu’ils soient seuls à le faire.
La version 1991 du traité de l’UPOV confère à l’obtenteur le « droit
exclusif de produire, reproduire, conditionner au fins de la
reproduction ou de la multiplication, offrir à la vente sous toute autre
forme, exporter, importer, détenir à une des fins ci-dessus mentionnées
du matériel de reproduction et de multiplication de la variété protégée.
» Semer le grain récolté n’est possible que par dérogation accordée par
le Conseil d’Etat. On voit la cohérence de ces mesures successives.
L’Assemblée Nationale discutera prochainement de la ratification de
l’UPOV 1991 adoptée le 23 février par le Sénat. L’Union Européenne, le
lobby des agrotoxiques et le gouvernement font passer pour une opération
de routine technique la stérilisation légale et gratuite du vivant au
profit d’un cartel de fabricants d’agrotoxiques exemptés ainsi dans les
pays industriels des coûts de la mise au point de techniques biologiques
aléatoires de stérilisation comme Terminator ou les Gurts - les méthodes
de restriction de l’utilisation des gènes, la fabrication non pas de
plantes stériles mais des plantes handicapées.
En somme, le gouvernement demande au législateur de créer un privilège
sur la reproduction des êtres vivants. Contre l’intérêt public. Contre
celui des agriculteurs Au profit de producteurs de poisons. Au nom du
libéralisme !
Un privilège incite ceux qu’il lèse à tricher. La prochaine étape sera
donc de créer une police génétique pour le faire respecter. En Amérique
du Nord, Monsanto engage des entreprises de détectives privés pour
débusquer les éventuels “pirates” et offre aux agriculteurs qui
voudraient dénoncer leurs voisins une ligne téléphonique gratuite (!).
En Europe, la police génétique sera-t-elle privée ou publique ? C’est le
choix que la Commission Européenne et le gouvernement imposeront au
législateur. Est-ce un choix honorable ?
Dans le même temps, la création d’un catalogue alternatif pour les
variétés paysannes dites « de conservation » qui les protégerait de
l’expropriation par le cartel, est au point mort.
Dernière pierre du dispositif gouvernemental, le projet de loi sur la
coexistence entre clones chimériques brevetés et clones traditionnels
organise la pollution génétique. Il s’agit de créer le fait accompli en
accélérant encore la destruction déjà catastrophique de la biodiversité.
Il s’agit d’euthanasier l’agriculture biologique dont le seul tort est
d’utiliser la gratuité de la Nature plutôt que des pétro-intrants
marchands ruineux pour les humains, les sols, l’eau, bref, notre milieu
de vie, au moment même où se ferme la parenthèse d’une pétro-agriculture
industrielle condamnée car relevant de la thermodynamique du XIXè siècle
!
Une société totalitaire de délation est en gestation. De vote en vote, de
règlement en règlement, de mesure en mesure, insensiblement, le
législateur est aspiré dans une spirale funeste et détestable dont il ne
voudrait à aucun prix si la propagande du cartel des chandelles
transgénique ne le trompait pas.
Mesdames et Messieurs les Députés, ouvrez les yeux ! Nos libertés sont en
danger. Ne confiez l’avenir biologique de nos enfants et de notre
planète aux fabricants d’agrotoxiques !
Par Jean-Pierre Berlan, Directeur de Recherche à l’Inra.
LEKHAN TU RIGOLES OU QUOI??? TU LIS CE QUE TU POSTES???
Bah oui je suis d´accord avec ce que je poste.